Malgré la fatigue accumulée depuis les derniers jours, je me réveille vers 7 heures du matin et prend le temps de travailler un peu sur le compte-rendu de la veille avant de me doucher et de m’habiller… La chambre qui m’a été attribuée est à la fois plus grande et plus agréable avec ses deux fenêtres et un grand bureau que celle dans laquelle j’avais passé ma première nuit au Chili…

J’apprendrai au petit déjeuner que toutes les chambres sont évidemment différentes puisque nous sommes dans une ancienne maison individuelle – je suppose que ma première chambre faisait partie des quartiers réservés à une époque aux domestiques, mais celle que j’ai aujourd’hui est semble t-il réservée aux hôtes de marque! Mon interlocuteur m’avoue qu’il demande toujours la même, l’ancienne bibliothèque du propriétaire précédent… Je n’avais pas réalisé qu’au-delà du patio il y a également un jardin avec une piscine. J’entendrai plusieurs fois la plaisanterie que l’ESO n’aurait qu’à revendre cette maison pour se payer son prochain télescope!

En tous les cas, tous les visiteurs sont appréciatifs de l’accueil qui leur y est réservé, et j’avoue que l’ambiance est bien sympathique. Je prendrai mon petit déjeuner en compagnie d’un belge qui est à l’origine des tunnels d’interférométrie à Paranal, et le déjeuner en compagnie de 3 astronomes, deux français et un allemand… L’un d’eux n’est là que pour quelques heures, entre deux avions, juste le temps de prendre une douche et d’avaler un repas en bonne compagnie. Tout le monde se présente et la discussion roule pendant tout le repas et même jusqu’au café. Tant et si bien que je ne regagne ma chambre qu’à 15 heures, juste le temps de travailler encore un peu avant d’aller promener au marché artisanal Santa Lucia.

En effet, il drache sur Santiago depuis le début de matinée et l'évènement auquel je devais assister au planétarium a été repoussé. Tant pis ! J’emprunte un parapluie et me voilà dehors. En théorie, je dois juste tourner à droite et marcher 800 mètres jusqu’au métro, mais au bout d’une heure de marche (et toujours pas la moindre station de métro), je hèle un taxi… qui évidemment ne parle pas un mot d’anglais. Il comprend Santa Lucia, pas le mot « market », mais me propose « feria artisanal », ce qui me semble tout bon ;)

L’artisanat est très varié : ambre, lapis-lazuli, cuirs, vêtements en coton, laine d’alpaca, cuivre… Je fais une première fois le tour de toutes les échoppes, plus ou moins inondées par la pluie, avant de me décider. Heureusement, les prix sont affichés et les commerçants baragouinent un peu l’anglais!



Taxi pour le retour également, j’ai rendez-vous avec Mathieu, mon guide de l’ESO, pour un dîner typiquement chilien dans un restaurant du coin. Troisième taxi de la journée… commandé pour 19h50, il arrive finalement à 19h20… Tout cela me laisse donc le temps de lire au bar en sirotant un pisco sour, l’apéritif du coin à base de pisco et de… citron. Traître, mais délicieux.

Retour à la guest-house vers 23 heures, je suis partie tellement précipitamment que je n’ai emporté aucune clef :)