Après une première partie bien parisienne, voilà un Ken Follett qui nous plonge en Afghanistan, alors que les Russes organisent chaque jour des raids pour éliminer la guerilla qui a la main mise sur le pays.

Etudiante à Paris, Jane vit une belle histoire d'amour avec un poète américain, Ellis Thaller, tandis que tous deux gravitent dans des milieux idéalistes... fréquentés également, à l'insu de Jane, par des terroristes de tous poils. Et lorsqu'au bout d'une année de romance Jane découvre qu'Ellis est en fait un agent de la CIA sous couverture, elle se marie sur un coup de tête avec un autre de ses soupirants, Jean-Pierre, médecin, et part avec lui pour l'Afghanistan, vivre au milieu des rebelles sous couvert humanitaire. Si ce n'est que Jean-Pierre est lui aussi un agent sous couverture opèrant pour le KGB. Lorsque Jane va découvrir que c'est grâce aux informations qu'il fournit que les raids sont de telles réussites dans leur région... elle vient d'accoucher d'une petite fille de deux mois... C'est donc lorsqu'Ellis va débarquer à son tour en Afghanistan, avec pour mission d'unifier les rebelles sous le commandement de Masud, que Jane va reprendre sa vie en main, au milieu des hélicos militaires, des kalashnikoffs et des bombardements.

Evidemment c'est une histoire d'amour, mais dans un contexte historique bien particulier, l'avénement de Masud, dans un contexte de guerre également, dans lequel les hommes ne se font aucun cadeaux, qu'ils soient russes, pakistanais, afghans, américains ou français, amoureux ou non. C'est aussi l'histoire d'une course poursuite qui s'engage dans les montagnes afghanes. L'histoire de la vie dans des conditions que nous n'imaginons même plus, avec un regard neutre sur les traditions millénaires.