Tequila's Secrets

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samedi 16 août 2008

Can You Keep a Secret, par Sophie Kinsella

Voilà de la "chick lit" (littérature de fille !) comme je l'aime... drôle, inspirée, légère, sans pathos d'aucune sorte.

L'histoire, c'est celle d'Emma, qui révèle par inadvertance tous ses secrets à son voisin de siège lors d'un vol en avion un p'tit peu mouvementé. Tout ce qu'elle aime, tout ce qu'elle déteste, tout ce qu'elle cache... rien de bien important, mais il y a quand même deux ou trois révélations un peu gênantes à propos de ses sous-vêtements, et peut-être aussi de sa vie sexuelle et amoureuse. Mais après réflexion, ce n'est pas bien grave, ce n'est pas comme si elle allait le revoir. Ou comme si il était le riche président-fondateur de la boite pour laquelle elle travaille. Ou comme s'il avait lui aussi un secret dont elle se retrouve dépositaire. Et encore moins comme s'ils avaient eu le coup de foudre.


jeudi 14 août 2008

Chasing Harry Winston, par Lauren Weisberger

En voilà un à côté duquel je suis complètement passée... je ne sais pas si je n'étais pas d'humeur ou s'il est vraiment mauvais, mais je me suis ennuyée ferme en lisant les aventures de ces trois trentenaires New-Yorkaises. Qu'elles sont insipides ! Les femmes, et les aventures. Les hommes aussi, d'ailleurs, heureusement qu'il y a une ou deux scènes croustillantes pour réveiller quelques minutes l'intérêt du lecteur.

L'histoire, c'est celle de trois trentenaires qui se donnent une année pour changer un point précis de leur vie. Il y a Emmy, celle qui n'a eu que trois hommes dans sa vie, et qui vient de se faire larguer par le dernier, un crétin fini, au bout de 5 ans. Et puis Adriana, la bombe sexuelle brésilienne qui collectionne les hommes et n'a jamais travaillé de sa vie. Et enfin, Leigh à la vie de rêve... un travail valorisant, un super appart', et le petit ami idéal.

Emmy se donne pour objectif d'avoir une aventure sans lendemain avec un homme de chaque continent. Adriana d'avoir une relation monogame, durable et le plus gros diamant possible sur sa bague de fiançailles. Quant à Leigh... c'est d'être enfin séduite par son fiançé riche, célèbre, fidèle, et fou amoureux d'elle.

Le pitch était relativement alléchant, le problème, c'est que c'est écrit avec une extrème platitude, que les aventures de nos héroïnes sont très convenues, qu'il manque des passages essentiels, et que par contre moult détails sont complètement inutiles. Il me fait l'effet d'un livre commandé pour surfer sur la vague de célébrité qu'a connue Lauren Weisberger, et bâclé le plus rapidement possible.


dimanche 10 août 2008

Shopaholic, par Sophie Kinsella

Je m'étais sélectionnée cette série pour mes vacances, et je dois avouer que depuis que je suis rentrée de la plage, il y a 48 heures, j'ai quand même réussi l'exploit de lire les trois derniers. J'avais lu le premier non pas sur le sable (pas le temps) mais aux petites heures de l'aube quand les enfants dorment encore (Dieu merci !), qu'il fait suffisamment clair pour lire sans allumer (pour ne pas gêner l'Homme qui sommeille), et qu'il est encore trop tôt pour risquer de réveiller le reste de la maisonnée en se levant (surtout les enfants, vous l'aurez compris !).

Et figurez-vous que c'est pas mal du tout. Lecture pour fille, pas de doutes, à lire de préférence en vacances, il faut bien reconnaître que les seules choses que l'on y apprend, c'est tout un éventail de marques plus prestigieuses les unes que les autres, qu'il s'agisse de maquillage, de chaussures, de vêtements, de baggagerie... la faune féminine jure par les mêmes enseignes que les héroïnes de Lauren Weisberger (Le Diable s'habille en Prada, etc.)

L'histoire, c'est celle de Becky, un chouia irresponsable, très enfant-gâtée, peut être un peu égoïste, et certainement obsédée par le shopping. Becky est incapable de résister lorsqu'il s'agit de shopping. Ce qui évidemment va la mettre dans des situations un peu délicates, d'autant plus que son salaire n'est pas tout à fait cohérent avec ses envies. Mais Becky a des idées, des amis... et de la ressource, surtout quand elle se décide à prendre les choses en main.

N'étant pas obsédée moi même par le shopping (non, sérieux, pourquoi ça en fait rire certains ?), j'ai eu un peu de mal au début à accrocher. Je me suis dit que sérieusement, la Becky, elle était quand même un peu trop caricaturale pour être crédible, d'ailleurs, on lui mettrait parfois volontiers quelques baffes. Et je le pense toujours. Mais finalement, on a tous une obsession pour laquelle on ne se montre pas raisonnable (évidemment, sinon, ce ne serait pas une obsession). Et du coup, c'est vrai qu'en transposant un p'tit peu, je crois qu'on peut tous (enfin, toutes, au moins) se retrouver en Becky... On a tous mis la tête dans le sable un jour avec l'espoir que si on ignore les problèmes, ils vont disparaître. Becky, elle, jette ses factures dans une benne. Trempe dans la sauce les relevés du compte-joint. Efface ses messages sans les écouter. Et même si je n'en suis jamais arrivée là (je touche du bois !), je la comprends très bien.

5 tomes existent, mais à ma connaissance, seuls les 4 premiers sont pour l'instant édités au format poche... ils sont suffisamment bien écrits pour pouvoir être lus indépendamment les uns des autres, et je dois avouer une préférence pour le 4ème... Shopaholic & Sister.


dimanche 20 juillet 2008

Le Monde Perdu, de Sir Arthur Conan Doyle

250 pages. Je dois avouer que c'est sur ce critère que je l'ai pioché dans ma bibliothèque... il s'agit de la longueur idéale pour une séance de bronzage... plus long, et je ne fais plus rien d'autre de ma journée, ce qui n'est pas le but lorqu'on a la chance de pouvoir faire des concours de plongée avec ses petiots dans une piscine à 29°C. Bref, vous me direz que jusque là, je n'ai pas dit grand chose à propos du livre, et vous aurez raison.

Comme moi, vous avez certainement vu le téléfilm dans votre jeunesse, et à ma grande honte, j'étais persuadée qu'il s'agissait d'un Jules Verne. Mea Culpa.

L'histoire, c'est celle d'un scientifique qui a trouvé des dinosaures sur un plateau perdu au fin de l'Amazonie lors d'une expédition. Raillé par ses semblables londoniens, il repart chercher des preuves en compagnie d'un de ses détracteurs, d'un chasseur, et d'un journaliste. Et à eux quatre, ils vont non seulement trouver des dinosaures, mais également faire la connaissance du chaînon manquant... à leurs dépends.

Ca se lit très bien, et je soupçonne que Crichton ait longtemps eu ce récit sur sa table de nuit étant enfant pour en venir ensuite à écrire Jurassic Park (ainsi que son second tome, Le Monde Perdu) et surtout Congo... C'est amusant, parce que si l'action se situe sur deux continents et à sans doute un siècle d'intervalle, certains ressorts dramatiques sont parfaitement identiques. La vraie différence, c'est que pour Conan Doyle, une jolie femme ne peut être qu'écervelée et inconstante.

jeudi 26 juin 2008

Team Rafale

Et oui, j'avais failli faire la connaissance de Matthieu sous l'aile d'un Transall, mais je n'ai pas failli à passer ma commande chez Zephyr Editions, pour les deux premiers tomes de Team Rafale - Matthieu est le dessinateur du #2.

Et je n'ai pas été déçue... certes, il faut aimer les avions, et de préférence militaires, mais il y a deux véritables scénarios avec des enjeux géopolitiques, et puis l'un des pilotes est... une femme. Sexy, intelligente, pleine de sang froid (peu amatrice de scorpions, par contre)... et casée. Je ne suis pas féministe, mais ça m'a fait bien plaisir quand même. C'est vrai, quoi, pourquoi seuls les mecs pourraient s'éclater aux commandes d'un de ces jouets high-tech?

Vous l'avez compris, les dessins sont superbes, et à la fin de chaque BD il y a quelques pages très intéressantes qui permettent d'apprendre plein de choses sur le Rafale, les pilotes, les exhibitions, les figures, etc. En prime, si vous vous dépêchez, en commandant sur le site de l'éditeur il doit rester des exemplaires avec ex-libris dédicacé par Monsieur Matthieu en personne...

mardi 27 mai 2008

The Collectors, par David Baldacci

Je dois avouer que j'ai adoré retrouver le Camel Club dans ce second opus de leurs aventures... et encore plus de me retrouver à Washington au sein de la Librairie du Congrés. Ne me demandez pas pourquoi, c'est peut être parce que je l'ai vue récemment dans un Benjamin Gates, mais j'ai ressenti une certaine familiarité avec le lieu. Bref.

Cette fois-ci, le Camel Club se retrouve embarqué dans une histoire d'espionnage via le meurtre de Jonathan, le boss de l'un des leurs... meurtre qui survient juste après l'assassinat du Speaker of the House, et juste avant celui d'un riche contracteur en armement, voisin à la ville de Jonathan. Il n'en faut pas plus pour aiguiser la curiosité du Camel Club, et aiguillonner l'instinct d'Oliver Stone...

En parallèle, Annabelle a monté une escroquerie afin de venger la mort de sa mère, assassinée par un propriétaire de Casino qui voulait faire payer à son père les $10,000 dont ce dernier l'avait délesté. Vengée et en possession de 17 millions de dollars, Annabelle va néanmoins prendre le temps d'assister aux funérailles de Jonathan, son ex-mari, et en profiter pour donner un coup de main au Camel Club, mis en émoi par cette présence féminine dans leurs rangs...

Ma seule frustration en tournant la dernière page de ce suspense rondement mené, c'est que l'histoire n'est pas tout à fait terminée, j'ai le sentiment qu'Annabelle va encore avoir quelques soucis avant d'être complètement tirée d'affaire... et vu le potentiel de la demoiselle, je comprendrais très bien que Baldacci ait eu envie de lui consacrer un autre livre, avec ou sans le Camel Club. Il me reste à regarder de près les oeuvres de l'auteur pour découvrir s'il a, ou non, d'ores et déjà écrit la suite ;) Vu que celui-ci n'est pas encore dispo en poche en Français, j'ai comme un doute!



dimanche 25 mai 2008

La Chaîne Brisée, par Marion Zimmer Bradley

Je dois dire que les Amazones Libres, malgré le relent de féminisme qui se dégage de leur philosophie de vie, me plaisent bien. Évidemment, être une femme, sur Ténébreuse, c'est risquer de devenir Gardienne, et donc d'utiliser ses dons psychiques pour le bien de Ténébreuse, lors d'une vie de chasteté toute entière dédiée au travail. Ou alors d'avoir les mains enchaînées toute sa vie, comme le veut la tradition, dans les villes sèches. Pour les plus chanceuses, c'est un mariage arrangé avec un Seigneur et maître, qui lui confiera l'intendance de la forteresse. Pour les autres... une vie de dur labeur au service de leur compagnon, sans liberté d'action, de parole ou même de pensée.

Les Amazones Libres ont donc rejeté tout cela pour devenir maîtres de leur destin. Quelque soit son origine sociale, son passé, ses expériences, ses capacités, une fois qu'une femme a prêté le serment, elle retrouve une famille, et un foyer. Entraînées à savoir défendre leur vie, toutes recoivent ensuite l'éducation dont elles ont envie, pour arriver à faire le métier de leur choix. Seule restriction, prêter un autre serment, il n'est donc pas question de se marier ensuite.

Dans ce tome de la Romance de Ténébreuse, Jaelle, Amazone Libre suite à son évasion à 12 ans des Villes Sèches, va venir au secours, à moins que ce ne soit l'inverse, de Magda, qui a entrepris d'aller rechercher dans les montagnes son ex-mari retenu en otage. A leur retour à l'Astroport, chacune aura fait avancer à sa manière l'Histoire de Ténébreuse, et découvert que la liberté n'est pas toujours là où on l'imagine, surtout en amour.



vendredi 16 mai 2008

Soleil Sanglant, Marion Zimmer Bradley

Bon, sans être réellement enthousiasmant, celui-là traite quand même de thèmes qui ne sont pas inintéressants... Faut-il être chaste, voire ascètique, pour exercer un poste à grande responsabilité ? (ça me rappelle la philosophie Jedi, bizarrement!) La race pure est-elle supérieure au métissage ? Pour certains métiers, faut-il avoir un don, ou peut-on apprendre ? Chez un individu, quelle part de sa personnalité lui est propre, et quelle part lui est imposée par l'environnement dans lequel il a grandi ?

L'histoire, c'est celle d'un orphelin, un batard né d'une mère Ténébrane et d'un père Terrien qui revient sur Ténébreuse pour y découvrir ses racines. Et il va devenir la pièce maîtresse d'un tournant de l'histoire de Ténébreuse: faut-il accepter la technologie terrienne, ou continuer à vivre et travailler suivant les anciennes lois Ténébranes ? Concrètement, le changement semble inéluctable pour cette civilisation, il est même obligatoire, mais jusqu'où faut-il accepter d'aller ? Et entre les progressistes et les intégristes, ceux qui croient et ceux qui ne croient plus, ceux qui sont prêts à sacrifier leur vie et les autres, la bataille est sans pitié.

Je ne peux pas dire que j'ai été séduite, ni par les personnages ni par l'intrigue, mais ce titre-là a le mérite de poser des questions, et d'avoir un vrai suspense. Enfin, rien de super palpitant, mais on se demande quand même jusqu'au bout qui a fait quoi, c'est déjà pas mal ;)



dimanche 11 mai 2008

L'étoile du danger, Marion Zimmer Bradley

Bon, à part le format du livre, 188 pages, idéal pour un bain de soleil de longueur raisonnable, je dois avouer que je n'ai pas apprécié grand chose... un peu de télépathie, des non-humains, deux gamins perdus dans la montagne, un Terrien et un Ténébran, même si OK, ils ont 16 ans et sur Ténébreuse, ça fait d'eux des hommes.

C'est quand même peu, d'autant que dés la page 16 on se doute bien que le Terrien qui n'a plus de mère a été conçu sur Ténébreuse avec une autochtone... et vu que c'est la révélation finale, en page 187, le suspense est un chouia absent du bouquin.

Bref, je crois que je vais changer d'auteur avant d'être complètement blasée par la Romance de Ténébreuse...



samedi 10 mai 2008

La Belle Fauconnière, Marion Zimmer Bradley

J'ai de beaucoup préféré celui-ci à La Captive... plus d'action, des personnages mieux définis, qui agissent au lieu de subir, un zeste de magie, et des explications beaucoup plus détaillées sur le Qui, Quand, Comment, Pourquoi.

L'histoire, c'est celle de Romilly, dont le don, le laran, lui permet de communiquer par télépathie avec les animaux, en particulier les chevaux et les oiseaux de proie, qu'elle dresse. Échaudée par la perte d'un de ses fils qui avait lui aussi le laran, son père refuse qu'elle soit éduquée à La Tour, pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs, et décide de la marier contre son gré.

Refusant d'être mise en cage, elle s'enfuit et rejoint, après moult péripéties, l'armée de Carolin, qui veut renverser le roi actuel, un usurpateur. Son rôle va être d'éduquer et de maîtriser les oiseaux espions, d'énormes charognards, et de garder le contact télépatique avec eux lorsqu'ils survolent les terres ennemies afin de donner un avantage stratégique au Roi légitime. En contact avec les animaux qu'elle a dressé, la souffrance qu'ils endurent va être également la sienne avant qu'elle ne trouve son équilibre.

Évidemment, entre les chevaux et les oiseaux de proie, c'est aussi un livre qui explore des domaines qui me sont familiers, enfin, les chevaux tout du moins, mais j'avoue volontiers une certaine attirance pour les rapaces :) En bref, le sujet me parle!



vendredi 09 mai 2008

La Captive aux Cheveux de Feu, Marion Zimmer Bradley

Bon, je dois avouer que j'ai choisi de commencer par celui-là en particulier à cause de sa taille; étant le plus petit de la série, il convenait parfaitement le week end dernier pour le 6 à 7 du matin, quand je ne dors plus et que je peux lire sans allumer... en attendant qu'il soit une heure décente pour se lever, surtout avec du monde à la maison.

Et je n'ai pas été entièrement convaincue. Certes le décor est sympathique, certes il y a de quoi faire avec cette planète, Ténébreuse, peuplée par des humains et des non-humains, mais l'histoire, je l'ai trouvée singulièrement plate. Nous voilà à suivre les aventures de Allira, qui s'enfuit de son château qui vient d'être pris par des bandits... son don de télépathe lui permet de garder le contact avec son frère, infirme, dont le corps est protégé dans une sorte de coma magique au château, mais dont l'esprit va s'emparer de celui d'un Terrien, beau gosse sinon ce ne serait pas aussi excitant. Frère et soeur vont se retrouver et tenter de lever une armée pour reprendre possession de leur bien. Chemin faisant, le frère va devoir libèrer le Terrien, qui va quand même choisir de les aider. Quand je vous dit que c'est plat, c'est vraiment plat.

Évidemment il y a un côté roman d'initiation puisque la soeur découvre la télépathie, le Terrien également, et qu'il s'agit d'une sorte de quête, etc. Ceci dit, le roman ne fait que 187 pages, et se lit très bien.



mardi 11 mars 2008

Fendragon, par Barbary Hambly

J'aime beaucoup les mondes magiques de Barbara Hambly, et même si l'on est parfois effaré de leur noirceur, l'impression est fugace tant ses personnages sont dépeints avec tendresse.

John Aversin est le dernier chasseur de dragon du royaume, le dernier Fendragon, et veille sur les Territoires du Nord, délaissés depuis longtemps par le roi. Loin de l'image d'Épinal des chevaliers qui galopent vers le dragon épée à la main, John a usé de la ruse et des talents de Jenny, guérisseuse et sorcière, pour venir, dix ans plus tôt, à bout du plus bel animal que Jenny ait vu. Beau, mais mortel.

Jusqu'au jour où un messager du Roi, Gareth, vient chercher John parce qu'un dragon, Morkeleb, s'est installé sur les Terres du Sud, et terrorise, tue, vole, sème la zizanie entre les hommes et les goblins... et amène la famine. John et Jenny prennent la route du sud sur leurs chevaux, et se trouvent mêlés aux intrigues de la cour, au sein de laquelle sévit une sulfureuse sorcière, avant de faire la rencontre de Morkeleb. Et si John blesse mortellement le dragon, il est également mortellement blessé. Et pour sauver John, Jenny va sauver Morkeleb, et en faire son débiteur. Tous ensemble, ils vont tenter de ramener la paix au sein du royaume... Et si les talents de magicienne de Jenny vont s'accroître au contact de Morkeleb, celui-ci va surtout lui donner, par amour pour elle sans doute, la puissance de se changer en dragon, et l'opportunité de vivre loin des basses préoccupations des hommes.

Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé Morkeleb, et qu'à la lecture du livre, c'est extrèmement tentant de partager la fascination de Jenny pour les dragons... dont la magie est si belle, malgré l'horreur de leurs actes à nos yeux d'humains.

(Saphira me manque!)

lundi 04 février 2008

Lie Down with Lions par Ken Follett

Après une première partie bien parisienne, voilà un Ken Follett qui nous plonge en Afghanistan, alors que les Russes organisent chaque jour des raids pour éliminer la guerilla qui a la main mise sur le pays.

Etudiante à Paris, Jane vit une belle histoire d'amour avec un poète américain, Ellis Thaller, tandis que tous deux gravitent dans des milieux idéalistes... fréquentés également, à l'insu de Jane, par des terroristes de tous poils. Et lorsqu'au bout d'une année de romance Jane découvre qu'Ellis est en fait un agent de la CIA sous couverture, elle se marie sur un coup de tête avec un autre de ses soupirants, Jean-Pierre, médecin, et part avec lui pour l'Afghanistan, vivre au milieu des rebelles sous couvert humanitaire. Si ce n'est que Jean-Pierre est lui aussi un agent sous couverture opèrant pour le KGB. Lorsque Jane va découvrir que c'est grâce aux informations qu'il fournit que les raids sont de telles réussites dans leur région... elle vient d'accoucher d'une petite fille de deux mois... C'est donc lorsqu'Ellis va débarquer à son tour en Afghanistan, avec pour mission d'unifier les rebelles sous le commandement de Masud, que Jane va reprendre sa vie en main, au milieu des hélicos militaires, des kalashnikoffs et des bombardements.

Evidemment c'est une histoire d'amour, mais dans un contexte historique bien particulier, l'avénement de Masud, dans un contexte de guerre également, dans lequel les hommes ne se font aucun cadeaux, qu'ils soient russes, pakistanais, afghans, américains ou français, amoureux ou non. C'est aussi l'histoire d'une course poursuite qui s'engage dans les montagnes afghanes. L'histoire de la vie dans des conditions que nous n'imaginons même plus, avec un regard neutre sur les traditions millénaires.

jeudi 03 janvier 2008

Psychologies Magazine, Janvier 2008

Je vais vous avouer un de mes petits secrets... après avoir testé nombre de magazines féminins, sans grande satisfaction (régime, mode, réigme, mode, régime, mode...), puis les magazines "parentaux" (accouchement, allaitement, sevrage, propreté, accouchement, allaitement, sevrage, propreté...), je me suis lassée. Je n'ai rien contre les marronniers (l'arbre, j'en ai même planté), mais les marronniers en presse magazine, on en fait quand même vite le tour.

Du coup je me suis bien habituée à Psychologies Magazine. Mi-féminin, mi-société, mi-couple, mi-parental. Vous me direz que ça fait beaucoup de moitiés, mais d'un autre côté, les maths n'ont jamais été mon point fort ;)

Et chez Psychologies, ils viennent tout juste de revoir la maquette de leur journal. Et c'est franchement pas mal du tout. Plus de brèves, de chroniques, de papiers signés, de billets. Une structure plus évidente au premier coup d'oeil, et ce mois-ci, la partie Société ("Planète")est en grande partie consacrée à l'éco-citoyenneté, avec un regard différent de ce que l'on peut lire à droite ou à gauche.

J'ai beaucoup aimé lire l'expérience de cette journaliste parisienne qui s'est engagée à ne manger que ce qui est produit dans un rayon de 160 kilomètres autour de chez elle, et l'impact au quotidien de cette résolution. Fini la vanille, la raclette et les vins de Bordeaux. Bien aimé également le test qui permet de calculer son empreinte écologique et donne des astuces pour la réduire.

Quant à la chronique de Blandine Le Callet intitulée "L'ami Ricoré", je l'ai trouvée délicieuse... narrées avec humour, dérision et auto-critique, les deux minutes qui ont précédé une "photo parfaite" de sa petite famille, prise à l'improviste, ou "presque" à l'improviste si refuse de pardonner les petits arrangements faits avec la réalité.

Allez, homme ou femme, peu importe, tentez-le, c'est mon (bon) conseil du jour.

vendredi 28 décembre 2007

Innocent Man (John Grisham)

J'ai eu un mal fou à terminer ce livre qui, malgré son auteur, est loin d'être une fiction palpitante. C'est l'histoire vraie d'une vie, celle d'un homme, Ron Williamson, injustement condamné à la peine de mort suite à un procès complètement à charge. Cette homme sera blanchi après 12 années dans les couloirs de la mort, années pendant lesquelles son état psychologique déjà terriblement fragile et instable va aller de mal en pis. Un homme, ancien héros de la ville, qui mourra très jeune des suites de cette incarcération.

Et si évidemment c'est terriblement injuste, et même si on est horrifiés par l'acharnement de ceux (y compris le vrai meurtrier) qui vont tout faire pour que Ron Williamson soit condamné et exécuté (y compris fabriquer des faux-témoignages et des preuves), cela ne reste qu'une peinture du système judiciaire et policier à un instant T dans une petite ville des États-Unis, et cela avant l'avénement de l'utilisation de l'ADN.

Pour résumer, pas du tout convaincue par ce Grisham qui s'étire à n'en plus finir, je suis seulement épatée par le fait qu'il ait passé tout ce temps dans des dossiers vieux de quelques dizaines d'années, même si on peut supposer que c'est surtout son stagiaire qui était le nez dans la poussière. Je n'avais déjà pas accroché aux deux récits de Grisham qui ne sont pas des "fictional legal thrillers", et la tendance se confirme pour moi ;)

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