Tequila's Secrets

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jeudi 31 mai 2007

Love Actually

Je suis tombée sous le charme de ce film, dans lequel les scénaristes se sont attachés à montrer l’amour sous toutes ses formes… d’un père pour son beau-fils, d’une employée pour son chef, d’un producteur pour son poulain, d’un homme pour la femme de son meilleur ami, d’un premier ministre pour une collaboratrice, d’une jeune garçon pour une camarade de classe, d’une femme pour son frère, d’un veuf pour sa femme décédée, d’un écrivain solitaire pour la femme qui vient faire son ménage, d’une femme pour un de ses collègues, et réciproquement.

Certains aiment sans retour, d’autres sont heureux, d’autres souffrent ou attendent.

Le film commence dans un aéroport, avec de belles images de retrouvailles à la descente d’un avion, et le constat que « Love, actually, is everywhere ». Une voix off nous rappelle que le 11 septembre 2001, tous les messages envoyés par les futures victimes de l’attentat étaient des messages d’amour. Aucun message de haine.

Love Actually, c’est une galerie de portraits entremêlés, et qui s’attache à ne dépeindre que quelques scènes picorées dans leur vie, au hasard de leurs coups de cœur ou de leurs sentiments profonds… Un enterrement, un mariage, une fête de bureau, le tournage d’un film porno, le spectacle de Noël d’une école, le 10 downing street, un restaurant, un aéroport… évidemment c’est une comédie britannique, et on échappe pas à Rowan Atkinson ni au lourdaud obsédé par le sexe, mais c’est un faible prix à payer tant le reste est bien (res)senti. En fil rouge, l’on a un chanteur ringard qui sort une reprise d’un de ses tubes pour Noël et ambitionne d’être LE hit de la fin de l’année… peu importe les moyens.

J’ai été particulièrement sensible à trois chassé-croisés:

- L’homme amoureux de la femme de son meilleur ami… qui leur fait une superbe surprise pour leur mariage, et qui, en échange, s’autorise à ne filmer qu’elle ce jour là, comme s’il pouvait imaginer en regardant la cassette qu'il s'agit de leur bonheur. Il se refuse à lui dire à quel point il l’aime, préfèrant la laisser penser tout le contraire, mais une fois trahi, finira par lui faire une déclaration extraordinaire de romantisme, sans rien attendre d'elle en retour.



- Le veuf et son beau-fils… leur point commun, la femme, vient de mourir. L’homme voit le garçon se renfermer sur lui-même et s’inquiète, sans savoir que son fils est amoureux et se sent coupable de ressentir d’autres émotions que la tristesse de la mort de sa maman. L’homme va tout faire pour que le premier amour de son fils ne soit pas un souvenir douloureux… et retrouver dans le même temps une femme à aimer.



- La femme et son frère… cette femme se consume d’amour depuis plus de deux ans pour un de ses collègues, et le soir où enfin ils sont seuls chez elle après avoir osé franchir le pas, elle le laisse en plan pour son frère, qui l’appelle continuellement sur son portable. L'on ne comprend son attitude que quelques scènes plus tard...

Le film est interprété par une brassée de têtes connues (Keira Knightley, Liam Neeson, Hugh Grant, Emma Thompson, Alan Rickman…), d’autres moins connues mais déjà vues, d’autres nouvelles… pour une vingtaine de personnages principaux. Finalement, c’est Hugh Grant en premier ministre qui m’a le moins convaincue, même si Hugh Grant n’est jamais vraiment mauvais ;)

Réalisé par Richard Curtis, Avec Hugh Grant, Liam Neeson, Colin Firth, Keira Knightley, Emma Thompson, Alan Rickman... sorti le 3 décembre 2003.

Photos © Mars Distribution

mercredi 30 mai 2007

Man on Fire

Lorsqu’on devient maman, il y a des films qui sont tout d’un coup plus durs à regarder. La scène dans la mini-série de BattleStar Galactica où Caprica Six tue un nouveau-né, par exemple. Et ce film, Man on Fire, c’est la même chose. On y traite de l’enlèvement d’une gamine d’une dizaine d’années, et la détresse des parents est terrible lorsque l’on est soi-même parent. Et il faut bien avouer que la gamine est tout à fait craquante. Maman de deux garçons, elle me ferait presque regretter de ne pas avoir eu de fille...


Photo ©UFD

J’ai aimé le personnage de la jeune maman. Une maman qui accorde instinctivement sa confiance à celui que sa fille a choisi. Une maman qui perd tout contrôle lorsqu’il s’agit de la vie de sa fille. Qui n’a aucune miséricorde. Qui a soif de vengeance. Qui est prête à tuer. Qui ne pense à plus rien d’autre.

J’ai aimé le personnage joué par Denzel Washington, John Creasby. Un homme hanté par son passé, qui a peur que son âme aille en enfer. Un homme qui se croit perdu, qui refuse toute aide, qui voudrait en finir et qui malgré lui est séduit par une petite fille. Un homme qui retrouve une raison de vivre lorsqu’il comprend qu’elle a besoin de lui. Qu’elle compte sur lui. Qu’il peut être un père –de substitution- pour elle.Qu’elle lui accorde sa confiance, malgré tout, et qu’elle sait ce qu’il cache au fond de lui.


Photo ©UFD

C’est un film dur. Très dur. L’histoire d’un homme qui va traquer sans relâche, et tuer sans hésitations, tous ceux qui ont participé à l’enlèvement de celle qui l’avait fait renaître. Et John Creasby, en matière de torture, il ne plaisante pas. Les images sont fortes, dans un Mexique complètement corrompu où kidnappeurs, escrocs et policiers verreux se soutiennent et se trahissent à tour de rôle.

La musique est omni-présente, les images parfois stroboscopiques, le sous-titrage des scènes en espagnol subtilement fait… tous ces artifices soulignent la violence, crédibilisent les scènes, tout comme la voix off qui prend parfois le relais façon informations télévisées. Malgré quelques longueurs, c’est un excellent film. Et malgré l'horreur ambiante, la poèsie prend parfois le relais dans l'image.

Réalisé par Tony Scott, Avec Denzel Washington, Dakota Fanning, Christopher Walken, sorti le 13 Octobre 2004.

lundi 28 mai 2007

Rencontres à Elizabethtown (Elizabethtown)

Après Pirates des Caraïbes, et un petit tour sur Allociné qui m'a permis de réaliser qu'Orlando Bloom incarnait également Legolas dans le Seigneur des Anneaux, j'ai eu envie de voir ce que ce petit gars avait fait d'autre. D'où ce film. Pour vous dire si je suis physionomiste (!), il m'a fallut attendre de lire "Kirsten Dunst" au générique pour réaliser que la Claire du film est également la petite copine de Spiderman. Sa tête me disait pourtant quelque chose ;)

Nous avons donc Drew et Claire. Drew vient de subir un "léger" échec professionnel, et pour couronner sa journée, apprend que son père est décédé et que c'est à lui de se rendre dans le Kentucky pour les formalités. Sur place il rencontre toute une branche de sa famille qu'il connaît à peine, et découvre aussi certains aspects de son père... et plus tard de sa mère. Son chemin croise et re-croise celui de Claire, dont le sixième sens est surprenant (inquiètant?)... et c'est au final elle qui l'incite à entreprendre un voyage initiatique à travers les Etats-Unis pour son retour chez lui.

Pour être franche, je n'ai pas du tout été convaincue par ce film... trop de longueurs, trop découpé, trop superficiel. Quelques moments de poèsie, de romantisme ou de drôlerie ne peuvent pas compenser le côté pathétique et oppressant de cette réunion de famille... Mais ce n'est que mon avis...


Photo ©United International Pictures (UIP)

Réalisé par Cameron Crowe, Avec Orlando Bloom, Kirsten Dunst, Susan Sarandon, sorti le 02 Novembre 2005.

Un Mariage Trop Parfait (The Wedding Planner)

C'est parti pour une autre comédie romantique avec Matthew McConaughey... alors déjà, dans celle-là, il a les cheveux un petit peu plus court, et il est blond. Alors rien que pour ça, elle en vaut la peine! ;)



Renseignements pris, "The Wedding Planner" est antérieure à "How to lose a guy in 10 lessons"... ce n'est toujours pas la comédie romantique du siècle (je vous ferai mon palmarés un de ces jours!) mais c'est pas mal du tout, même si je pense que le jeu de Sieur McConaughey y fait beaucoup... dans un film comme celui-là, je trouve qu'il arrive tout à fait au niveau d'un Hugh Grant ou d'un Tom Hanks en matière de jeu romantique.

Résumons l'histoire... Mary est une "Wedding Planner"; elle organise et supervise les mariages des autres, tout en menant de son côté une vie de vieille fille bien rangée. Si bien que lorsqu'un séduisant pédiatre, Peter, lui sauve la vie, elle tombe sous son charme et se surprend à croire (à nouveau) en l'amour, d'autant que le coup de foudre semble réciproque. Evidemment ce n'est pas aussi simple, et évidemment, Peter est le futur mari du pompeux mariage qu'elle doit organiser en un temps record.

Ajoutez par-dessus un père entremetteur, une future mariée qui a du succés dans les affaires, un jeune Italien amoureux et une collègue hystérique. Secouez bien le tout, et au final, malgré quelques longueurs, vous obtiendrez une sympathique comédie romantique.

Certains moments comiques sont un peu surjoués, les second rôles ne sont pas non plus extraordinaires (à part les parents de la future mariée, très drôles) mais les scènes romantiques sont joliment touchantes, surtout grâce au jeu de Matthew McConaughey, qui ferait se pâmer une statue.



Réalisé par Adam Shankman, Avec Jennifer Lopez, Matthew McConaughey, Bridgette Wilson, sorti le 11 Juillet 2001.

(Les photos ci-dessus appartiennent à leurs propriétaires respectifs.)

dimanche 27 mai 2007

Comment se faire larguer en 10 leçons (How to Lose a Guy in 10 Days)

Sahara m'a donné envie de voir d'autres films de Matthew McConaughey... d'où celui-ci. Le scénario de départ est simplissime, pour une comédie romantique qui ne devait pas avoir de grandes prétentions, et qui réussit néanmoins à faire rire. Oh, pas tout le temps, hein, ce n'est pas non plus la comédie du siècle, mais j'ai vu de bons moments.

Nous avons donc une jeune journaliste blonde mais intelligente (tapez pas!), obligée par sa rédactrice en chef d'écrire un "article-réalité" sur le thème "comment se faire larguer en dix jours". A elle de dénicher un homme, et de ne lui épargner aucun travers féminin jusqu'à ce qu'il prenne la poudre d'escampette. De l'autre côté, un brillant chef de pub qui accepte un pari pour obtenir le budget qu'il convoite: rencontrer une femme, et faire en sorte qu'elle soit amoureuse de lui au bout de dix jours.

Benjamin va donc non seulement tout supporter de la part d'une femme collante, versatile et hystérique mais en plus endosser le rôle de l'homme parfait, tandis que Andie multiplie les clichés dans l'espoir de se faire larguer. Evidemment, c'est bourré de clichés, évidemment la fin est très convenue, et l'intérêt du film réside uniquement dans quelques scènes, en particulier lorsque la demoiselle débarque pendant la partie de poker ultra-masculine... et provoque un carnage.

Comment se faire larguer en 10 leçons (How to Lose a Guy in 10 Days) Réalisé par Donald Petrie, Avec Kate Hudson, Matthew McConaughey, sorti le 11 Juin 2003.


©United International Pictures (UIP)

Sahara

Résumons l'histoire... on a d'un côté un chasseur de trésors, Dirk, ex-navy seal, et son meilleur pote, Al, exactement du même acabit. De l'autre, on a un Docteur de l'OMS, Eva, qui soupçonne avoir découvert une nouvelle épidémie... Tous ont besoin de se rendre au Mali pour vérifier leur théories respectives, un Mali militarisé, tenu par des chefs de guerre et un gouvernement qui visiblement ne veut pas de leur présence sur son sol.

Le résultat est un film d'action façon Indiana Jones... de la vitesse, des explosions, de la chance, de l'humour, des paysages superbes, de la baston, de l'archéologie, des fusillades, des adversaires qui ne pensent qu'à s'enrichir et toutes les cascades requises par le genre que ce soit sur un train, un bateau, en haut d'un bâtiment, sous un hélicoptère etc.



Au final on a un bon divertissement, moderne, avec à la clef une menace à la fois écologique et sanitaire, et même si l'intrigue a un peu de mal à démarrer, elle est néanmoins bien ficelée.

Nos deux aventuriers endossent à merveille leurs rôles respectifs: Matthew McConaughey est très convaincant en chevalier des temps modernes, et Steve Zahn, "Al", dans un second rôle plus déjanté. Seul bémol, je n'ai pas été super convaincue par le jeu d'actrice de Penelope Cruz, "Dr Eva".

Sahara, réalisé par Breck Eisner, avec Matthew McConaughey, Steve Zahn, Penélope Cruz, sorti en juin 2005.


(Photos copyright SD)

vendredi 25 mai 2007

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Décidément, si j'avais commencé à regarder à reculons le premier opus à cause de tout un tas de préjugés (un film issu d'une attraction?! quelle idée saugrenue!), cette saga me donne beaucoup de plaisir.


Photo ©Buena Vista International

Je n'aime pas particulièrement Johnny Depp, mais dans ce rôle de pirate fantasque et outrancier, je trouve qu'il joue à merveille... Le gentil petit couple (contre lequel je n'irai certainement pas me battre) est charmant également, et le film est bien servi par tout un tas de second rôles tous plus savoureux les uns que les autres.

Et puis bon, c'est du grand spectacle... il y a de la bataille, de beaux effets spéciaux, des paysages magnifiques, de l'humour au premier, second et troisième degré, du romantisme, des décors sublimes, du drame, de l'amour, des retournements de situation, du suspense, de la poésie également, souvent emprunte de tristesse... bref, tout est réuni pour faire de ce film un grand divertissement.

A noter que malgré tout le merchandising qui est fait en leur direction, ce n'est pas un film à conseiller à de jeunes enfants... pas forcément à cause des scènes de bataille, car même si les morts se comptent par dizaines, je ne crois pas avoir vu une seule goutte de sang. Plutôt parce que certaines scènes suggérées sont très fortes, en particulier la scène d'ouverture du film, avec une longue file de prisonniers conduits à l'échafaud, et plusieurs pendaisons collectives, dont celle d'un jeune garçon.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, mais la dernière fois qu'on avait vu Jack Sparrow, c'était en bien mauvaise posture face au Krakken commandé par Davy Jones... nous retrouvons ses "amis" bien décidés à le ramener de son purgatoire afin de réunir la confrérie des pirates et d'en finir avec Davy Jones maintenant au service de la Compagnie des Indes. Force est de constater pourtant qu'en ramenant Jack Sparrow, chacun des protagonistes de l'aventure poursuit un objectif personnel. A partir de là, les alliances se font et se défont à une vitesse vertigineuse au rythme des intérêts et des profits de chacun.

La fin m'a laissée légèrement... sur ma faim. Outre quelques points d'interrogation (en particulier à propos de 9 pièces de 8), disons que dans les dernières minutes je m'attendais à une meilleure exploitation de la fureur de Calypso... et que dix ans, c'est long. Trèèèèèèèèèèèèèès long. Même si ça dépends de la journée, comme le dit le beau Will. Et de ses conséquences! (restez jusqu'à la fin du générique!) Disons que je suis sortie de la salle en espèrant que nous aurons un jour un Pirates... 4 tant il reste de pistes à explorer.

Si vous avez aimé les deux premiers épisodes, foncez voir celui-là également! Par contre, si vous n'aimez ni les hommes-poissons, ni les pirates à l'hygiène douteuse, ni les scènes d'abordage... passez votre chemin sans regrets.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (Pirates of the Caribbean: At World's End), Réalisé par Gore Verbinski, Avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, sorti le 23 Mai 2007.

mercredi 23 mai 2007

Immortel (Ad Vitam)

Je dois avouer que même si le nom de Enki Bilal me disait quelque chose, jamais je n'ai ouvert une de ses bandes dessinées.

C'est un joli film, dont l'ambiance m'a fait penser au "Cinquième Élément", les voitures un peu rétros peut être, et l'idée des niveaux différents dans la ville. Les décors sont superbes. Les effets spéciaux également. C'est très surprenant de voir cohabiter des humains et des personnages dessinés, mais l'on s'y fait. C'est quand même à des années lumière de "Qui veut la peau de Roger Rabbit", je vous rassure.

L'histoire est celle d'un Dieu à tête de faucon tout droit sorti de l'Egypte Antique, qui dispose de quelques heures pour emprunter le corps d'un homme afin de se reproduire avec une "femme" dont c'est la destinée. Une Femme qui vient d'arriver sur la planète, aux cheveux et aux larmes de couleur bleue. Une Femme guidée par un passeur dont on sait peu de choses. Une Femme étudiée par une scientifique d'un laboratoire qui visiblement est prépondérant dans la vie de la planète. L'Homme est un rebelle qui s'est opposé à ce laboratoire trente ans plus tôt, a été congelé toutes ces années, et profite d'une défaillance du système pour mettre les voiles. Le Dieu doit possèder la Femme, l'Homme veut l'aimer et la respecter, la Femme déteste le Dieu qui la viole et voudrait croire en l'Homme.


Photo ©UFD

La fin du film est très poétique, le Dieu est à nouveau en stase dans sa pyramide, l'Homme qui a fini de purger sa peine retrouve la Femme qui est née à nouveau en haut d'une Tour Eiffel, et l'Enfant faucon vole autour d'eux tandis qu'ils (re)font connaissance.

Ce qui est difficile, finalement, pour moi, c'est qu'après plus de dix ans de ma vie rythmés par la série Stargate, j'ai du mal à voir un Dieu Faucon sans penser Go'auld, surtout quand il vit dans un sarcophage à l'intérieur d'une pyramide volante.

Immortel (Ad Vitam), Réalisé par Enki Bilal, Avec Linda Hardy, Thomas Kretschmann, Charlotte Rampling, sorti le 24 Mars 2004.

Nos Amis les Terriens

J'ai une confession à faire; j'ai une légère tendance à écouter Europe 1 une bonne partie de la journée. Surtout le matin. Et Jacques Pradel, qui tient la tranche 9h -10h30, il a fait une super émission pour la sortie du film "Nos Amis les Terriens" de Bernard Werber. Le Bernard en question était là, accompagné de Claude Lelouch, producteur si mes souvenirs sont bons. Jacques Pradel, un type bien habituellement, avait adoré le film, et franchement, au bout d'une heure trente, j'étais persuadée qu'il s'agissait d'un chef d'oeuvre. Un petit bijou. Enfin l'homme était étudié par des extra terrestres en tant qu'espèce animale, avec tous les clichés du genre! Quant à la scène de sexe, jamais on n'avait filmé ainsi un couple faisant l'amour! Et le poulet, le poulet, mes amis, un caméraman était spécialement affecté au poulet tant il jouait avec naturel (!). Par l'odeur alléchée, patati, patata, vous devinez la suite.

Eh bien non, ce n'est pas un chef d'oeuvre. C'est même très soporifique. Récapitulons l'histoire. Des extra-terrestres découvrent la Terre, les espèces animales qui y vivent, et évidemment s'intéressent en particulier à l'étude de l'homme qui semble être l'animal dominant les autres. Leurs biologistes, zoologistes et autres scientifiques décident donc de nous étudier à la fois in vivo et in vitro. Outre le côté rétro, cliché, et lent, très lent, de l'étude de nos moeurs dans notre milieu naturel, le fim suit également des spécimens prélevés au Bois de Boulogne et installés dans un aquarium géant. Les scientifiques subviennent à leurs besoins au fur et à mesure qu'ils les découvrent: se vêtir, manger, aller aux toilettes, construire, trouver sa place dans le groupe (dominé, dominant, souffre-douleur ou autonome) et enfin, se battre pour le droit de possèder la télécommande -même s'il n'y a pas de télé- (et quand on en arrive là dans le film, la bonne nouvelle, c'est que ça se termine bientôt). Ces "rats" de laboratoire sont soumis à des privations, des prélèvements, des tests, du stress... et les réactions des uns et des autres sont disséquées, avec évidemment des conclusions erronnées (la baffe dans un couple fait partie de la parade nuptiale, les préservatifs sont utilisés pour sélectionner les spermatozoïdes les plus valeureux etc.)

Au final, les sujets étudiés sont relâchés dans le Bois de Boulogne, sans souvenirs de ce qui leur est arrivé. A peu près tous en bon état, sauf le souffre-douleur, qui y a laissé sa peau. Je comprends que l'exercice ait été intéressant à faire, je veux dire, examiner l'homme comme on examinait une espèce animale il y a 100 ou 200 ans, c'est intriguant, mais ça ne mène pas loin. Ce qui m'a le plus chiffonnée, c'est que je pense qu'aujourd'hui nos éthologues sont beaucoup plus prudents dans leurs hypothèses, et évidemment, c'est difficile d'imaginer qu'une race extra-terrestre plus "avancée" que nous n'ait pas des éthologues encore plus affûtés.

Nos Amis les Terriens, Réalisé par Bernard Werber, Avec Pierre Arditi, Audrey Dana, Boris Ventura Diaz, sorti le 18 Avril 2007.

Casino Royale

Horreur, James Bond est blond. Sacrilège, il n'est pas invincible. Il se traîne même plutôt lamentablement dans la poursuite traditionnelle des cinq premières minutes, je me suis surprise à faire des Ohhhhhhhhhhhhh et des Aaaaaaaaaaaaaah d'admiration pour le gars qu'il poursuit et qui, lui, bondit comme une gazelle.

Bon, en fait, ce qui m'a le plus déplu dans ce Bond, ce ne sont pas les longueurs terriblement longues des parties de poker, ou du happy end avant l'heure à Venise. Ce n'est pas non plus les trucs que je n'ai pas compris, genre, pourquoi la CIA prend contact avec le vilain monsieur mais lui laisse tranquillement le temps de kidnapper la copine de James? Qui est le copain de la copine? Qui arrive à temps pour sauver les bijoux de famille? Pourquoi la demoiselle tient-elle absolument à se suicider?

Non, j'ai surtout regretté que "M" soit mariée. "M" aurait une vie en dehors du QG?

Sérieusement, quelque part au fond de moi, j'ai toujours vu James Bond comme étant la même personne, peu importe les acteurs qui jouent le rôle. Une sorte de héros qui traverse les années sans vieillir. Pour moi il n'y a qu'un James Bond, et là, du coup, ré-entendre cette histoire de permis de tuer qui vient de lui être délivré, ça me chiffonne. Tout comme le voir inventer en "live" la recette de son fameux cocktail.

En résumé, pas un grand James Bond pour moi... les puristes regretteront également que sa nouvelle Aston Martin ne fasse que quelques kilomètres avant d'être pulvérisée. Ce n'est pas la première fois, mais quand même.


©Gaumont Columbia Tristar Films

Casino Royale, Réalisé par Martin Campbell, Avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, sorti le 22 Novembre 2006.

Voir ma critique du livre.

Séries télé

Bon, je ne saurais que trop vous conseiller, en matière de séries télé, que d'aller faire un tour sur le blog de La Sorcière (voir la rubrique "Liens"). Non seulement vous y trouverez toutes les séries (et quand je dis toutes, c'est toutes!), mais également les dernières news, des analyses de podcasts, et des reviews fort bien faites avec des captures d'écran aux petits oignons. Si vous ne devez cliquer que sur un lien, c'est celui-là, et je ne suis même pas payée pour le dire ;)

Desperate Housewives: épisode 323 (final de la saison 3)

Toutes les bonnes choses ont une fin... pardon, une pause. Le final de la saison 3 donc. (Euh, inutile de préciser que si vous ne l'avez pas vu et ne tenez pas à vous gâcher le plaisir, STOOOOOOOOOOOOOP!)

Contrairement aux saisons 1 et 2, pas d'énigme en fil rouge dont on aurait la solution dans ce final... avec le départ de Bree en court de saison pour cause de maternité de l'actrice, l'énigme concernant le passé d'Orson s'est résolue un peu tôt, entrainant le départ des deux pestes associées, sa mère et son ex-femme.

Du coup, ces derniers épisodes manquaient un peu de sel. Disons que les aventures de nos héroïnes éponymes étaient intéressantes, mais qu'il manquait un peu de suspense pour assaisonner le tout... évidemment, le cliffhanger y remèdie. Récapitulons:

  • Gabrielle embrasse goulûment Carlos le jour même de son mariage avec Viktor, après avoir découvert qu'elle n'est guère plus qu'une "Trophy Wife" destinée à gagner le soutien de la communauté latino.
  • Bree s'est embarquée avec son mari et son fils dans une grande aventure: faire croire à tout Wistéria Lane qu'elle est enceinte tandis que Danielle, réellement enceinte, est enfermée au couvent. Vivement la naissance... d'autant que ce n'est pas très clair que Danielle a accepté le plan... en connaît-elle toutes les subtilités? A quand le retour du neveu prodigue d'Eddie, le papa biologique du bébé?
  • Lynette va devoir à la fois gèrer son cancer, sa mère (ancienne alcoolique, rescapée d'un cancer et qui apparemment avait l'habitude de molester ses enfants)... il faut bien dire que Tom a accepté l'argent et la présence de sa belle-mère, et qu'il considère cela comme la pénitence de Lynette pour son aventure avec Rick.
  • Carlos a découvert qu'Eddie lui avait menti, qu'elle ne souhaitait pas avoir d'enfant et continuait à prendre la pilule... bref, que sa volonté de lui donner un enfant n'était qu'une stratégie pour le garder alors qu'il voulait la quitter.
  • Susan a épousé Mike... en douce pour lui éviter d'avoir à payer pour le mariage coûteux que Ian était prêt à lui offrir. Ces deux-là sont fantastiques ensemble. Même si je plains Mike de tout coeur!

L'épisode se termine par un plan des pieds d'Eddie, qui visiblement vient de se pendre à l'aide d'un foulard de soie, laissant un message pour son "beloved Carlos"... A suivre donc.

Titre M6: Rien n'est plus important au monde / Titre Canal +: Quand la mère se montre

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