Tequila's Secrets

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samedi 30 juin 2007

Détournement d'iPhone

Vidéo trouvée sur le site du quotidien Le Monde... où il y en a d'autres ;) Celle-là, c'est une publicité pour un (faux) iphone à tout faire. C'est drôle et caustique à la fois.

vendredi 29 juin 2007

Wild Wild West

Je l'avoue, je ne l'avais jamais regardé. Pourtant, en règle générale, j'aime plutôt bien Will Smith. Mais les films drôles et invraisemblables, c'est pas toujours mon truc. Euh, pas souvent. Je ne l'aurais pas cru, donc, mais qu'est-ce que j'ai ri la première heure... sur la fin, ça se gâte. A partir du moment où il y a des tas de machines à vapeur et des araignées de 30 mètres, j'ai un peu décroché. Mais les dialogues du début, Messieurs Dames, y'en a certains qui sont drôlement ciselés.

L'histoire en deux mots... on a un méchant sudiste, aigri d'avoir perdu sa guerre et par la même occasion une bonne partie de son anatomie, qui veut prendre le contrôle des Etats Unis. Pour cela, il enlève toutes sortes de savants afin qu'ils conçoivent de nouvelles machines de guerre. En face, mandatés par le Président, Will Smith, alias le Capitaine James West, sublime dans son bel uniforme et sur son cheval noir. Celui qui tire d'abord et pose les questions ensuite. Et le Marshall Artemus Gordon, alias Kevin Kline, qui aurait pu être "Q" dans une autre série et à une autre époque. Le duo, déjà improbable, se transforme en trio avec l'arrivée d'une danseuse aux charmes avantageux qui sème le trouble au milieu de nos deux mâles. Après une enquête "sous couverture", nos héros poursuivent à travers le Far West le démoniaque Dr LoveLace jusqu'à la confrontation finale...

Après une intense recherche sur internet, j'trouve pô les répliques en français, mais imdb les a en anglais, et évidemment c'est aussi bien senti. Coup de chapeau aux traducteurs qui n'ont pas loupé leur coup en français :)

Artemus Gordon: She's a breath of fresh ass.
Capt. James West: What did you just say?
Artemus Gordon: Nothing.
Capt. James West: You just said "ass."
Artemus Gordon: No, I didn't. No, I said, "It's nice having her on board, she's a breast of fresh air."

Dr. Arliss Loveless: Mister West! How nice of you to join us tonight and add COLOR to these monochromatic proceedings!
Capt. James West: Well when a fella comes back from the dead, I find that an occasion to STAND UP and be counted!
Dr. Arliss Loveless: Miss East informs me that you were expectin' to see General McGrath here. Well, I knew him years ago, but I haven't seen him in a COON's age!
Capt. James West: Well, I can see where it'd be difficult for a man of your stature to keep in touch with even HALF the people you know.
Dr. Arliss Loveless: Well, perhaps the lovely Miss East will keep you from bein' a SLAVE to your disappointment!
Capt. James West: Well, you know beautiful women; they encourage you one minute, and CUT THE LEGS OUT from under you the next!

Dr. Arliss Loveless: Why y'all look like you've seen a ghost? It's me, dear friends - alive and kicking! Well, alive, anyway. We may have lost the war, but heaven knows we haven't lost our sense of humor! No, not even when we've lost a lung, a spleen, a bladder, two legs, thirty-five feet of small intestine, and our ability to reproduce - all in the name of the South! - do we EVER LOSE OUR SENSE OF HUMOR!

Artemus Gordon: I've been trying to place myself in Loveless' shoes.
Capt. James West: Good luck with that one.
Artemus Gordon: What could this demented maniac with no reproductive organs, want with Rita?
Artemus Gordon: [Rita falls through the train's sliding roof, beside West, unseen by Gordon] Which is not to say Rita doesn't possess a beauty worthy of a Shakespeare sonnet or a Botticelli painting. My god, the curvature of her buttocks and the swell of that magnificent bosom. So full, so sumptous, so...
Artemus Gordon: [turns and notices Rita] ... what were all those foreign ministers doing at Loveless' party? This is what really puzzles me, did you have any idea there were so many, so foreign, so...
[quietly to West]
Artemus Gordon: How long has she been here?
Capt. James West: Somewhere around Botticelli's buttocks.
Artemus Gordon: I am profoundly sorry.

Réalisé par Barry Sonnenfeld, Avec Will Smith, Kevin Kline, Kenneth Branagh, Salma Hayek, Sorti le 04 Août 1999.

mardi 26 juin 2007

Le Règne du Feu (Reign of Fire)

Le synopsis me semblait alléchant: en 2008, un jeune garçon, Quinn, est témoin du décés de sa mère lorsqu'un dragon cracheur de feu sort d'un tunnel de métro en cours de construction. 20 ans plus tard, Quinn est à la tête d'un petite communauté sur une Terre complètement ravagée par ces dragons qui se nourrissent des cendres de ce qu'ils brûlent. Tous vivent dans la peur d'une attaque sur leur château fortifié lorsque surgit un commando américain à la recherche du dragon mâle de l'espèce. Leur arrivée sème le trouble... faut-il continuer à se cacher ou au contraire attaquer pour tenter de reprendre possession de la Terre?

Les dragons sont magnifiques de réalisme... ils volent, marchent, atterrissent à mon sens comme un dragon devrait le faire, moitié faucon en vol, moitié reptile au sol, leur déplacements tout en puissance sont terrifiants. Les décors sont superbes également... on a l'habitude des visions cataclysmiques des grandes capitales détruites, mais cette terre entièrement brûlée, dans des tons de noirs ou de feu, est une vraie vision d'horreur.

Matthew McConaughey s'en sort plutôt bien, méconnaissable dans un rôle aux antipodes de l'homme romantique dans lequel on le voit habituellement... il campe ici un chef militaire rigide, étonnamment sensible lorsqu'il s'agit de ses hommes... qui sont littéralement irremplaçables.


Photo © Gaumont Buena Vista International (GBVI)

Malheureusement, ce beau film épique n'échappe pas aux clichés des films dans lesquels on cherche à tuer une bête, que ce soit Les Dents de la Mer, Godzilla, Jurassic Park... On sait à l'avance qui va mourir, et on anticipe relativement facilement le contenu des scènes à venir. Le film manque de surprises, mais les images sont très belles.

Réalisé par Rob Bowman. Avec Christian Bale, Matthew McConaughey, Gerard Butler, Izabella Scorupco. Sorti le 21 Août 2002.

mercredi 20 juin 2007

Les Prisonniers du Temps (TimeLine)

Je m'y attendais, mais je suis un peu déçue par ce film... connaissant par coeur le livre, j'ai trouvé le film creux, peu crédible et faisant appel à des artifices qui n'étaient vraiment pas nécessaires.

Pour prendre un exemple, l'arrivée des protagonistes en 1357 est beaucoup plus percutante dans le livre que dans le film. En moins d'une minute, l'une est décapitée, l'autre tué et les survivants sont séparés les uns des autres. Alors les faire arriver dans une rivière dans le film, simplement parce que l'un d'eux ne sait pas nager, à mon sens c'est ajouter du "drama" bas de gamme qui ne fait que délayer l'intensité qu'imprime Crichton à son histoire.


Photo © United International Pictures (UIP)

Le Chris du roman est un personnage superficiel qui devient un héros poussé par l'instinct de survie et un sens chevaleresque qui le surprend lui-même. Marek semble plus adapté au Moyen Âge qu'au 20ème siècle, et ce n'est pas une surprise de le voir si à l'aise à Castelguard. Kate est une femme indépendante qui se fragilise au fil des pages, sans jamais perdre de sa vitalité ni craquer. Du coup, je n'ai pas non plus été convaincue par les personnages du film, qui m'ont semblé fades, faibles, et convenus.


Photo © United International Pictures (UIP)

D'autres points sont également très différents, je pense au sponsor et à la machine à remonter le temps, par exemple, qui sont traités superficiellement. Rien n'est du au hasard dans le livre... il y a une vraie raison merchantile derrière le sponsoring des fouilles de Castelguard.

Ceci dit, je regardais ce film avec beaucoup d'exigences en tête, et même s'il est perdant de la comparaison avec le livre, certaines scènes sont tout bonnement superbes. Je le juge certainement beaucoup trop sévèrement. Comme souvent, à voir d'abord, et à lire ensuite pour approfondir.

Réalisé par Richard Donner, Avec Paul Walker, Gerard Butler, sorti le 21 Avril 2004.

Voir ma critique du livre.

dimanche 17 juin 2007

Lara Croft Tomb Raider: le Berceau de la Vie (Lara Croft Tomb Raider: The Cradle of Life)

Allez, on prend les protagonistes du 1, et on recommence. Ou presque. Aidée par son majordome et son technicien, Lara est cette fois-ci à la recherche de l'Arche d'Alliance. Ah non, pardon, de la Boite de Pandore. On pourrait presque se méprendre en regardant les bas-reliefs. Bref, le film est à nouveau prétexte à de belles batailles et cascades en tous genres... cheval, moto, hélicoptère, plongée, parachute, Miss Croft a tous les talents ;)

C'est également un prétexte à la découverte de beaux paysages, autant en Asie qu'en Afrique, j'ai juste regretté le peu de respect qu'a Lara pour la nature. Casser des coraux, bazarder son parachute en pleine savane et déranger toute la faune en fonçant dessus en Jeep, c'est quand même moyen. Je veux bien lui pardonner le coup de poing sur le nez du requin qui cherchait un peu la bagarre, mais pour le reste... peut mieux faire.


Photo © United International Pictures (UIP)

En accolyte masculin, on nous a échangé Daniel Craig pour Gerard Butler, et ma foi, pour le coup, on ne perd pas au change. En regardant la filmographie de ce monsieur, j'ai d'ailleurs vu qu'il joue André Marek dans Les Prisonniers du Temps (Timeline) de Crichton. C'est mon bouquin favori de Crichton, et j'étais même pas au courant qu'une adaptation avait été faite. Vu le potentiel de l'histoire, ce n'est pas étonnant. Remarquez, le 21 avril 2004, jour de la sortie, j'étais encore à la maternité suite à l'arrivée de Pitchoun #1. Ceci explique sans doute cela.

Pour en revenir à Lara Coft, divertissement honnête, sans plus. En mélangeant les deux opus, il y aurait sûrement moyen de faire un excellent film d'aventure qui dépote sa race. (Oups, ça m'a échappée. Pardon.)

Réalisé par Jan de Bont, Avec Angelina Jolie, Gerard Butler, Ciaran Hinds, sorti le Août 2003.

samedi 16 juin 2007

Tomb Raider

Bon, disons le honnêtement tout de suite, je ne dois pas être dans la cible.
(1) Je n'ai jamais joué à Tomb Raider.
(2) La plastique d'Angelina Jolie me laisse indifférente.


Photo copyright United International Pictures (UIP)

Alors forcément, le film... non, sérieusement, je ne me suis pas vraiment ennuyée, mais je ne suis pas particulièrement fan des grandes scènes interminables pendant lesquelles on tire partout et on casse le plus de choses possibles. J'ai beaucoup aimé les deux scènes (majeures) aux décors sublimes: celle avec les statues qui prennent vie, et celle avec les planètes. C'est bien foutu, ça me rappelle la grande époque d'Indiana Jones et même si je préfère voir la bouille d'Harrison Ford, on profite quand même relativement de la plastique de Daniel Craig, notre James Bond de Casino Royale. (Ceci dit en passant, sa scène de douche dure plus longtemps que celle d'AJ, c'est au moins une satisfaction).

Bon, Tomb Raider, c'est quand même un super prétexte pour caser toutes les scènes classiques des jeux vidéos: une scène d'action, une scène de réflexion, un temps pour se ressourcer, et on reprend le cycle. Bref, rien d'extraordinaire, bien sûr il s'agit de sauver le monde, les méchants meurent à la fin et la Belle peut enfin accepter la mort de son père dix ans plus tôt. J'oubliais, en plus d'avoir un corps de rêve, Lady Lara Croft est également extrèmement riche et emploie simplement pour l'entretien d'un manoir de 83 chambres un majordome de pure tradition anglaise et un surdoué de la robotique. "Cliché" vous avez dit?

Réalisé par Simon West, Avec Angelina Jolie, Iain Glen, Daniel Craig, sorti le 27 Juin 2001.

vendredi 15 juin 2007

Play-Boy à Saisir (Failure to Launch)

Alors… comment dire… à part Matthew McConaughey (qui ne joue d’ailleurs pas de façon extraordinaire) et les beaux yeux d’un des second rôles masculin (Bradley Cooper), il n’y a pas grand-chose à retirer de ce film. Bon, en plus, je n’aime vraiment pas Sarah J. P. et évidemment, ça n’aide pas. A noter quand même la prestation de Kathy Bates, aussi touchante que dans « Beignets de Tomates Vertes ».

Tout le film est très convenu, en fait. C’est l’histoire d’un trentenaire qui vit toujours chez ses parents, qui se débarrasseraient bien de lui. Enfin, surtout son père. (Et oui, certaines scènes sont directement inspirées de Tanguy, et ce n’est pas mal fait du tout.) Papa et Maman embauchent donc une jeune femme, Paula, pour qu’elle l’amène à quitter la maison. Sauf que Trip n’a pas le profil habituel, il n’est pas du tout du type blaireau qui n’a aucune confiance en lui. Bien au contraire. Il a une vie équilibrée, épanouie, tournée vers les autres et l’extérieur mais profite simplement du fait qu’il vit chez ses parents pour se faire dorloter. En plus, ça lui fournit une excuse parfaite pour que les femmes trop envahissantes rompent avec lui en le découvrant.


© United International Pictures (UIP)

Évidemment ils tombent amoureux, évidemment la colocataire de Paula lâche le morceau au meilleur copain de Trip… et évidemment c’est le drame pour tout le monde lorsque le stratagème est éventé. Amis et famille tentent l’opération de la dernière chance pour les réconcilier, et c’est bien la seule scène du film qui en vaut vraiment la peine.

Rétrospectivement, ce qui me fait sourire, c’est que ce film donne l’impression que le tournage a été un vrai plaisir. Comme si les gars avaient eu un budget « détente » illimité et qu’ils avaient fait une liste des activités qu’ils voudraient faire. Parce que nos trois héros masculins, on les voit faire du VTT, de l’escalade, du surf, du voilier, du paintball, nager avec les dauphins… bref, ils n’ont pas du trop s’ennuyer entre les scènes.

Réalisé par Tom Dey, Avec Matthew McConaughey, Sarah Jessica Parker, Zooey Deschanel, Justin Bartha, Bradley Cooper, Kathy Bates, sorti le 15 Mars 2006

Les séries les plus regardées au monde...

Entendu chez Jean-Marc Morandini sur Europe 1:

  • Catégorie 'comedy' (comédie): Desperate Housewives
  • Catégorie 'drama' (drame): Les Experts Las Végas

mercredi 13 juin 2007

Le Parfum: Histoire d'un Meurtrier (Perfume: The Story of a Murderer)

Le Parfum, c'est un film intriguant... conçu comme une biographie, narré en voix off, à la fois improbable lorsqu'il s'agit du parfum de l'amour, et tellement crédible lorsqu'il s'agit de la folle quête du serial killer.

L'histoire, c'est celle de Jean-Baptiste Grenouille, né et abandonné au milieu des déchets de poisson, sous un étal de marché. Une enfance sordide, pendant laquelle il est moqué, battu, mis à l'écart par les autres orphelins... avant d'être vendu à l'adolescence comme employé dans une tannerie non moins sordide. C'est difficile de ne pas avoir pitié de ce jeune homme, malgré que le film commence par une scène équivoque, la lecture de la sentence qui le condame à être battu avant d'être exécuté.

Mais ce jeune homme insignifiant pour le Paris de la seconde moitié du 18ème siècle a reçu un don de la Nature, un odorat surdimensionné. Et lorsqu'il rencontre un "Nez" sur le déclin, il est vendu une nouvelle fois à ce maître qui va l'exploiter à son tour. Jean-Baptiste n'en a cure, ce qu'il veut apprendre, c'est comment conserver les odeurs. En effet, sa première sortie en ville s'est soldée par la fin accidentelle, mais de ses mains, de l'odeur la plus délicieuse qu'il ait jamais sentie: celle d'une femme. Et son obsession grandit. Envoyé en compagnonnage à Grasse, il va tenter de mettre au point un nouveau parfum, issu de l'odeur de treize femmes... il sera arrêté, jugé, condamné, mais échappera encore une fois à la Mort qui lui colle pourtant à la peau depuis son enfance. Intentionellement ou non, Jean-Baptiste sème la mort partout où il passe.


© Metropolitan FilmExport

C'est un film intriguant, un peu long au démarrage, avec de belles images destinées à nous communiquer les odeurs perçues par Jean-Baptiste, une belle musique, et un tueur en série qui ne verse pas de sang. Toute la partie du film qui se déroule à Grasse m'a tenue en haleine. J'avoue avoir adhéré plus difficilement au début et à la fin du film, lorsqu'il sombre dans l'allégorie. Disons qu'à partir du moment où les milliers de Grassois sont nus sur leur grand place, je me suis plutot représenté les difficultés du tournage... réunir tous ces figurants (5200!) qui acceptent la nudité, les filmer pendant des heures, rester soi-même nu pendant des heures. Bref.

C'est donc un film intriguant, mais au final plutôt une bonne surprise.

Réalisé par Tom Tykwer, avec Avec Ben Whishaw, Dustin Hoffman, Alan Rickman, sorti le 04 Octobre 2006.

samedi 09 juin 2007

Sunshine

Dans Sunshine, un groupe d'astronautes et de scientifiques part à bord de l'Icarus II pour la mission de la dernière chance: le soleil va s'éteindre, et ils doivent aller faire exploser en son coeur une charge nucléaire pour tenter de lui donner un second souffle... et sauver ainsi la Terre. Parvenus dans la zone de non-communication, ils recoivent un signal de détresse de l'Icarus I, dont la mission avait échoué, et le physicien prend la décision de dérouter la mission parce que les chances de réussite en sont tellement ténues qu'il vaut mieux en avoir deux qu'une. A partir de là, l'Icarus II commence à subir des dommages qui mettent en péril à la fois la mission et la survie de l'équipage...


Photo © Twentieth Century Fox France

Je ne peux pas dire que j'ai accroché au film... je me suis un peu ennuyée au début, malgré les très belles images du soleil, de Mercure, et les plans du vaisseau et de son immense bouclier, que j'ai trouvé très réussi. Et quand le rythme s'accélère, j'ai regretté l'impression de caméra à l'épaule, qui secoue constamment l'image, la surabondance de gros plans dans une lumière faible (je me suis régulièrement demandé ce que j'étais en train de voir), les images subliminales, et les plans flous... Par contre, on sent qu'il y a eu un travail sur les couleurs, avec le vert sublime de la ferme à oxygène, la lumière blanche intense dans les quartiers de l'équipage, le jaune orangé des scènes avec le soleil... et l'image est parfois très belle.


Photo © Twentieth Century Fox France

Et sans rentrer dans le jeu des incohérences avec ce que l'on sait de l'espace, du soleil, etc. j'ai quand même trouvé certaines scènes largement "tirées par les cheveux": la réparation miraculeuse des panneaux du bouclier, l'apnée dans le liquide de refoidissement de l'ordinateur du vaisseau, la poussière humaine, le fait qu'une seule personne fasse les calculs de trajectoire...

Alors finalement, ce que je trouve le plus regrettable, je l'ai trouvé dans Espace Magazine de mai/juin 2007.
A la question "A quel niveau de réalisme avez-vous choisi de vous situer?"
Danny Boyle répond: "Aux antipodes d'un film comme Armageddon par exemple, c'est à dire à un niveau maximal de crédibilité visuelle, scientifique et psychologique pour que le spectateur ait vraiment l'impression d'accompagner les personnages dans leur voyage. Je voulais absolument que Sunshine se situe davantage dans l'esprit de la NASA que de Star Wars."

Et je ne suis pas trop d'accord avec ça.

Réalisé par Danny Boyle, Avec Chris Evans (II), Cillian Murphy, Rose Byrne, sorti le 11 Avril 2007

vendredi 08 juin 2007

Apparences (What Lies Beneath)

Apparences est un thriller honnête… la musique, l’ambiance, les mouvements de caméra, la météo, la lumière, tout est fait pour que vous trembliez ou sursautiez aux moments convenus.

Et c’est un peu le problème de ce film, c’est que tout est trop convenu… L’héroïne se fie aux apparences, mais dés le début du film, on devine que c’est une erreur. Reste ensuite à deviner sur quel point elle fait fausse route, et quel rôle vont jouer les détails sur lesquels on jette un coup de projecteur.

Il s’agit donc de l’histoire d’une femme qui passe beaucoup de temps seule dans une maison au bord de l’eau, alors que sa fille vient de quitter le nid familial et que son mari travaille dur sur un projet d’anesthésiant paralysant. Lorsque des événements surnaturels surviennent autour d’elle, elle se persuade que son voisin, au comportement à première vue questionnable, a tué sa femme. Tandis que ses visions se précisent, des souvenirs lui reviennent à propos d’une soirée qui s’était soldée par un grave accident de voiture, et tout se complique.

Si à la lecture de ce synopsis vous n’avez pas encore deviné le fin mot de l’histoire, regardez le film. Et si vous avez une petite idée, regardez-le quand même, vous serez peut-être surpris… évitez juste de le regarder une nuit d’orage depuis votre baignoire.


Photo copyright Fox

Réalisé par Robert Zemeckis, Avec Harrison Ford, Michelle Pfeiffer, Joe Morton, sorti le 13 Septembre 2000

mercredi 06 juin 2007

Emprise (Frailty)

Voyons voyons, Matthew McConaughey, enfin, son personnage, se pointe au FBI un soir pour dénoncer son frère qui vient de se suicider. Il pense que celui-ci est "La Main de Dieu", un serial killer. Devant l'incrédulité de l'agent qui le reçoit, le sieur Meeks raconte un évènement de son enfance... Alors qu'il mène une vie heureuse avec son frère et son père, ce dernier est soudainement investi d'une mission par un ange... détruire les démons, tout à fait humains en apparence, dont le nom figure sur la liste qui lui a été remise. Et si le petit frère croit en cette mission, le grand frère pense que leur père est devenu un assassin.


Photo copyright Lions Gate Films

La difficulté de ce film, c'est de savoir qui croire et que croire... tout n'est pas aussi simple qu'on veut nous le faire penser en premier lieu. Ce film distille un superbe suspense, autant dans chacune des séquences que pour l'histoire en elle-même. Et sans être novice dans ce genre d'intrigue, je dois avouer avoir été largement surprise par certaines scènes, et par la cohérence de l'histoire après coup.

A voir... ou revoir. Vraiment.

Réalisé par Bill Paxton, Avec Bill Paxton, Matthew McConaughey, Powers Boothe, sorti le 15 Mai 2002

En Direct sur Ed TV (EdTV)

EdTV, c’est un film qui commence comme une comédie bien grasse, avec deux frangins aussi « redneck » l’un que l’autre et qui se croient irrésistibles. Et ça tombe bien, True TV cherche un homme quelconque, de préfèrence affligeant, pour le filmer 24 heures sur 24 et diffuser en direct son quotidien. Les premières images que les Etats-Unis voient de Ed, c’est au réveil, la main dans le pyjama et le bracquemard bien visible. Bref, la première demi-heure est très « premier degré », et même si je ne suis pas fan du genre, il faut avouer que c’est très drôle.

Mais au fil de l’histoire, l’entourage de Ed, ravi au départ de passer à la télévision et de devenir célèbre, fini par souffrir de la médiatisation… jusqu’à refuser sa présence. Et les situations qui en privé ne seraient déjà pas faciles à gérer prennent sur le petit écran une ampleur phénomènale, comme lorsque Ed embrasse la petite amie de son frère ou quand son père réapparaît dans sa vie après 20 ans avec des secrets à révèler. Malheureusement, lorsque Ed souhaite mettre un terme à son contrat, le directeur de la chaîne ne l’entend pas de cette oreille…


Photo copyright Universal Pictures

Ce ne sera certainement pas mon film préféré de Matthew McConaughey, mais on ne peut pas nier la performance d’acteur. Et même la coupe de cheveux minable et le rasage approximatif ne changent rien au fait qu’il a un regard sublime. Mais je m’égare. Liz Hurley fait quant à elle une apparition remarquée - et peu habillée - dans le rôle d’une actrice qui cherche à donner un coup de fouet à sa carrière.

Finalement, ce qui est surprenant dans ce film, c’est que la comédie cède la place au pathétique, voire au drame avant de reprendre le dessus. C’est extrèmement bien mené, mais rien d’étonnant à cela, Ron Howard n’est pas non plus un débutant.

Ce qui est intéressant également, c’est que ce film date d’avant les débuts du Loft sur M6… mais qu’il frappe très juste. On y retrouve tout ce que l’on a vécu à l’époque : les participants qui jouent un rôle au début et finissent par oublier les caméras, leurs tentatives futiles pour s’isoler, et de l’autre côté du poste, les téléspectateurs qui s’enflamment ou rejettent l’idée même de l’émission, qui prennent parti, aiment ou détestent Ed, contestent ses choix. On voit Ed traité comme une star, reçu sur les plateaux de télé, adulé par la foule, signant des autographes. On voit aussi des chroniqueurs qui décryptent cette « médiatisation du rien », et des producteurs qui tentent de scénariser sa vie et d'influencer ses choix en fonction du taux d'audience. Finalement, puisque TF1 nous a programmé un retour du Loft pour cet été, c’est encore un film d’actualité.

Réalisé par Ron Howard, Avec Matthew McConaughey, Ellen DeGeneres, Jenna Elfman, Liz Hurley sorti le 16 Juin 1999

mardi 05 juin 2007

BattleStar Galactica: saison 4, c'est la dernière!

ATTENTION SPOILERS

Merci à La Sorcière pour avoir posté ce lien sur son blog...

BSG Press Conference

Les extraits de cette conférence de presse (01/06/07) de Ron D. Moore et David Eick qui m'ont le plus fait trépigner:

'On ‘bringing closure to relationships’ between characters on the show.'
Moore: Well, that’s the plan, that’s how we approached the story lines as we were breaking them out for the season. The intention would be certainly to concentrate on the characters and their relationships and sort of bring them all to an end point. I don’t know if we’ll resolve every single thing about every single relationship. There’s value in leaving some things to the imagination and having some things that are sort of tantalizingly unresolved. But the intention is to move toward what is the final chapter.

(...)

'On when they began thinking of mapping out the ending.'
Moore: I think it was somewhere around the midpoint of the third season, when we were working on the story where they got to the algae planet and discovered the Temple and the Temple gave D’Anna a glimpse of the Final Five, and then that triggers the beacon that points the way to Earth. Both of those events felt like you were promising the audience that you were moving toward revelation.
And indeed by the end of the season, we had taken that moment, and moved it to, OK, we’re going to reveal four of the final five Cylons, and one of our characters has actually been to Earth and seen it. That was sort of probably the moment when I think we started feeling like, if we don’t start paying this off, if we don’t really reveal those secrets and start moving in that direction, you get to a place where you feel like… you’re just treading water. And we never wanted to be in that position, we wanted to always striding forward and always pushing the show to its limits…

'On whether they have enough time to wrap up the series.'
Moore: It just felt like yeah, this was really the right time. In terms of, have we had enough time -NDLR to tell the stories they wanted to tell-, I feel like we have. We really start taking our cues from the story itself, and it just feels like the story has moved forward aggressively, and that’s one of the things I’m proud of about the series – NDLR it’s - unafraid to take risks and unafraid to move strongly forward instead of trying to tread water. And it just feels like the momentum of the series is now moving toward the conclusion.

(...)

'On how they selected who the four Cylons of the finale would be.'
Eick: Well, there was a big dartboard in the writers room with all the cast members’ pictures on it…
Moore: It was a process. We sat and we talked about it, who would be the final four, and actually we gravitated kind of quickly to these four names, for various reason.
* Tigh was the sexiest, because he was the one with the biggest hatred of the Cylons, he’d killed his own wife because she collaborated with the Cylons, he was a drunk and had all these completely human qualities. There was something amazing about realized that he’s a Cylon.
* Anders has participated in two resistance movements and was drawn to Kara Thrace for reasons unknown. And she had a specific destiny within the mythos of the show.
* Tyrol was the everyman, in some ways one of the most human characters. He was just very unexpected, to believe that he was a Cylon. And yet we’d already built into his backstory that he’d had a religious connection that seemed greater than anyone else’s. When he was on the Temple of the Five on the algae planet, he was sort of drawn there by reasons that had nothing to do with reason or rationality, he had a specific connection to it, he had dreamed about being a Cylon. He’d had emotional reactions about -NDLR Cylons-, he was in love with a Cylon at the beginning of the miniseries.
* Tory was a wild card, she’s the one we knew the least about and could have more fun with, because we weren’t locked into as many choices with her as we were with the others.

lundi 04 juin 2007

There But For The Grace of God (Stargate SG1, ep 1.20)

Alors dans Stargate, un des grands thèmes récurrents, ce sont les dimensions parallèles, les univers parallèles, les différents plans à l'intérieur d'une même réalité... bref, au fil des années, nos héros se sont régulièrement retrouvés, seuls ou à plusieurs, soit dans des réalités alternatives, et c'est toujours un grand plaisir que de voir comment les choses auraient pu tourner, soit dans le cadre de plans différents, de les voir s'égosiller pour se faire remarquer des autres.

Dans celui-ci, c'est Daniel qui passe au travers d'un miroir et se retrouve dans un univers où la Terre subit depuis déjà 15 jours une attaque massive des Go'aulds. Teal'c n'a pas été converti à la cause Tauri, et c'est d'ailleurs lui qui commande l'invasion. Samantha Carter (non contente d'avoir une coupe de cheveux beaucoup plus féminine) est une civile, ce qui lui permet (bain béni pour les shippeurs!) d'être fiancée à Jack O'Neill (ceci explique peut être cela). Catherine a déchiffré sans Daniel Jackson l'énigme de la porte, et elle est à la tête de SG1. Jack est le responsable de la base, Hammond sous ses ordres. Bref. A part quelques différences, c'est le même monde, mais plus pour très longtemps...


Photo copyright MGM

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