Tequila's Secrets

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vendredi 27 juillet 2007

We are Marshall

Nouvelle incursion dans la filmographie de Matthew McConaughey… cette fois-ci pour un film qui raconte une histoire vraie, un fait divers dramatique qui s’est déroulé dans les années 70 dans le sud des États-Unis.

De retour d’un match, c’est toute l’équipe de football de l’université de Marshall, ses entraineurs, et ses plus fervents supporters qui décèdent lors du crash de leur avion. Au-delà de la perte de ces 75 personnes, terrible à encaisser pour une petite ville, cela signifie à priori la fin du football universitaire à Marshall. Parmi les parents, les étudiants, les habitants de Hungtington, chacun a sa manière de porter le deuil, que ce soit en abandonnant l’idée même de regarder à nouveau du football un jour, ou au contraire en souhaitant gagner à nouveau des matchs le plus vite possible… en refusant de jouer, ou en décidant d'y consacrer sa vie.

Tiraillé entre ces deux groupes, le recteur de l’université engage le seul entraîneur qui postule pour le poste, et celui-ci va rebâtir une équipe (55 joueurs) autour des trois joueurs qui n’étaient pas dans l’avion, en recrutant tant bien que mal des premières années et des joueurs venus d’autres sports. Évidemment ils vont se faire laminer par les autres équipes, mais le soutien de la petite ville va leur permettre de remporter tout de même quelques matchs dans les années qui suivent. Et surtout, ils vont comprendre que pour une fois, ce n’est pas de gagner qui importe. C’est de mettre tout son cœur dans le jeu, par respect pour ceux qui ne pourront plus jamais jouer.

Jack Lengyel: For those of you who may not know, this is the final resting place for six members of the 1970 Thundering Herd. The plane crash that took their lives was so severe, so absolute, that their bodies were unable to be identified. So they were buried here. Together. Six players. Six teammates. Six Sons of Marshall. This is our past, gentlemen. This is where we have been. This is how we got here. This is who we are. Today, I want to talk about our opponent this afternoon. They're bigger, faster, stronger, more experienced and on paper, they're just better. And they know it too. But I want to tell you something that they don't know. They don't know your heart. I do. I've seen it. You have shown it to me. You have shown this coaching staff, your teammates. You have shown yourselves just exactly who you are in here.
[Thumps his chest]
Jack Lengyel: When you take that field today, you've got to lay that heart on the line, men. With every ounce of blood you've got in your body, lay it on the line until the final whistle blows. And if you do that, if you do that, we cannot lose. We may be behind on the scoreboard at the end of the game but if you play like that we cannot be defeated. Now we came here today to remember six young men and sixty-nine others who will not be on the field with you today, but they will be watching. You can bet your ass that they'll be gritting their teeth with every snap of that football. You understand me? How you play today, from this moment on is how you will be remembered. This is your opportunity to rise from these ashes and grab glory. We are...
Young Thundering Herd: Marshall!
Jack Lengyel: We are.
Young Thundering Herd: Marshall!
Jack Lengyel: We are!
Young Thundering Herd: Marshall!
Jack Lengyel: The funerals end today!



Photo copyright Warner Bros

Matthew McConaughey campe un entraineur qui a des faux-airs de Columbo, autant dans son allure que dans sa manière de relever des évidences… il joue la naïveté, passe au premier abord pour un imbécile mais se révèle être un homme au grand cœur avec une belle connaissance de la nature humaine.

C’est un film d’une grande pudeur… et finalement plutôt bien joué. Je dois avouer que malgré ses défauts, c’est un film qui m’a parlé parce que j’ai passé une année scolaire dans le sud des Etats-Unis, et que cet engouement pour le football (et le sport en général), je l’ai vécu. Lorsque notre équipe (les demons) jouait, il était hors de question de ne pas se rendre au match, vêtus aux couleurs de l’école (noir et jaune) … je me souviens des cheerleaders, de la fanfare qui saluait les actions, des «pep rally» pour encourager l’équipe, je me souviens même être sortie avec le gars qui avait marqué le plus de touchdowns cette année-là!

Et enfin, c’est quand même une histoire vraie, et la voix off à la fin du film récite ce que sont devenus les protagonistes… les acteurs principaux sont également mis en parallèle au générique avec les personnes qu’ils incarnaient, que ce soit avec des images d’archives ou des articles de presse, et c’est plutôt émouvant. J'ai remarqué en particulier une photo de presse de la scène du crash, parfaitement identique à la scène vue pendant le film...

Réalisé par McG. Avec Matthew McConaughey, Matthew Fox, David Strathairn. Sorti le 22 décembre 2006.

jeudi 26 juillet 2007

Men in Trees: Chemical Reaction (1x18 ou 2x01)

Je n'osais pas l'espèrer, mais quel plaisir de retrouver cette série... la fraîcheur des paysages de l'Alaska et Marin Frist dans le rôle qui lui va le mieux, celui de la citadine qui joue à la femme des bois, secourue par le beau et naïf Jack. Je ne vais pas non plus me plaindre que l'on voit régulièrement les abdos de Cash dans l'épisode (ce serait dommage de s'en priver), ni qu'il y ait de très jolies images de loutres de mer, ou que l'on retrouve Leoben (pardon, Callum Keith Rennie)...

Pour résumer l'intrigue, Jack a été chargé par le zoo d'Anchorage de filmer un accouplement de loutres sauvages pour stimuler la libido des loutres captives... et évidemment il va recueillir pour une nuit de veille la jolie Marin, qui s'est perdue une nouvelle fois dans la forêt.

(Marin asks Jack about the otters.)
Marin Frist: They haven't made it yet, have they?
Jack Slattery: No, you'd know if they did. It's not a quiet ritual.
Marin Frist: The best sex never is.

Marin y cherchait un ingrédient spécial, de l'ail sauvage, pour prendre sa revanche sur Cash, qui pour tout SDF qu'il est, a cuisiné la veille un somptueux ragoût lors d'un défi-cuisine qui n'a fait qu'ajouter du piment, à moins que ce ne soit de la complicité, dans leur relation. Je ne suis pas très sensible aux soucis de Patrick et Annie, mais nos deux flics de choc sont par contre tout à fait dans le ton.

Comme toujours, de très belles métaphores, cette fois-ci entre la cuisine et l'amour, ou les loutres et le couple... j'aime beaucoup les textes de cette série, ciselés à la manière de Desperate Housewives, et toujours tellement justes. Vivement la suite.

mercredi 18 juillet 2007

Nell

Autant vous le dire tout de suite, la fin de la semaine va se passer sans que je regarde quoi que ce soit. Primo parce que j’ai du monde à la maison, et secundo parce que je tiens à avoir relu mon Harry Potter 6 avant samedi. Et non, Harry Potter n’est pas une obsession ;) Du coup, j’ai pensé que pour aujourd’hui je pourrais vous parler de Nell.

Nell, c’est un film qui soit vous bouleverse, soit vous ennuie profondément… je ne crois pas qu’il puisse y avoir de demi-mesure.

L’histoire, c’est celle d’une jeune femme qui a grandi avec sa mère, de façon complètement isolée dans les montagnes de Caroline du Nord. Nell n’a toujours connu que son chalet au milieu des bois, la liberté totale, et la sublime nature qui l’entoure. Elle n’a jamais vu d’homme, ne connaît rien de la vie moderne, et s’exprime dans une langue qui lui appartient.

A la mort de sa mère, elle est découverte par Jérôme, le docteur local, qui est immédiatement fascinée par cette jeune femme et souhaite la protéger. De manière chevaleresque, il va vite s’opposer à d’autres, qui voudraient enfermer Nell. Officiellement « pour son bien », et officieusement parce qu’elle représente une opportunité unique d’étudier « une femme sauvage ». Un juge va donner trois mois d’observation hors de la civilisation, chez Nell, aux deux parties avant de prendre une décision définitive pour l’avenir de la jeune femme. Mais combien de temps faudra t-il avant que la civilisation ne rattrappe Nell?

Si Jérôme et Paula vont apprendre beaucoup à Nell, celle-ci va également leur apprendre sur eux-mêmes des choses qu’ils ignoraient, ou préféraient ne pas voir… C’est un film d’une grande poésie, émouvant et intriguant. Un film sans effets spéciaux, sans grand spectacle, aux second-rôles limités, et dont une grande partie forme un huis-clos entre trois personnes au bord d’un lac.

Jodie Foster est sublime… c’est une fantastique prestation d’acteur et qui sert un film intemporel dont les ambitions sont à des années lumières de ses blockbusters habituels… Liam Neeson interprète une fois encore un chevalier dans ce rôle d’homme prêt à se mettre à nu, psychologiquement… et physiquement aussi d’ailleurs !

Réalisé par Michael Apted. Avec Jodie Foster, Liam Neeson, Natasha Richardson. Date de sortie : 22 Février 1995.

lundi 16 juillet 2007

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen)

Un chasseur, un guerrier, un espion, une bête, un vampire, un immortel, un homme invisible… une improbable association, et pourtant, c’est un mélange qui cartonne. Je vous entends déjà… tiens, voilà qu’elle s’enthousiasme pour un film de super-héros ? Oui, mais celui-là, il est différent.

Je crois que ce qui fait la magie de ce film, pour moi, ce sont les allusions à la littérature classique et les décors issus également de celle-ci. Ca a titillé ma curiosité tout au long du film, sans même me faire râler pour celles sorties de leur contexte. Rien que pour être sûre de ne pas en rater, je le reverrai avec plaisir, et je lirais bien un commentaire éclairé de ce film. En vrac, donc, La Rue Morgue d’Edgar Allan Poe, Le Dracula de Bram Stoker, le Dr Jekyll & Mister Hyde de R.L. Stevenson, le Tom Sawyer de Mark Twain, le Nemo, le Nautilus, et le Tour du Monde de Jules Verne, l’Homme Invisible de H.G. Wells, le Portrait d’Oscar Wilde, le Fantôme de Gaston Leroux…

Pour en revenir au film, Stephen Norrington, le réalisateur, livre un très bon pitch : "La Ligue se compose de super-héros avant la lettre, qui possèdent à la fois des dons surnaturels et des vertus humaines telles que le courage, l'honneur, la loyauté et l'abnégation. C'est la somme de ces qualités qui leur permettra de combattre le péril technologique incarné par le Fantôme. L'histoire, traitée avec humour et fantaisie, illustre les dangers représentés par des hommes ou des nations qui se croient invincibles et s'arrogent tous les droits."


Photo copyright UFD

Bref, j’ai été séduite par ce film qui se déroule au tournant du 19ème siècle… les acteurs sont très bons (évidemment, Sean Connery est magnifique) et les personnalités, sans être caricaturales, sont très bien ciselées. Les décors sont superbes et les effets spéciaux très réussis. Ce n’est que du plaisir!

Réalisé par Stephen Norrington. Sean Connery, Shane West, Stuart Townsend, Peta Wilson, Naseeruddin Shah, Tony Curran, Jason Flemyng, Richard Roxburgh. Date de sortie : 01 Octobre 2003.

Les Quatre Fantastiques (The Fantastic Four)

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas fan des super héros… ni du monde des « Comics ». Clairement, je n’en ai jamais eu dans mon biberon quand j’étais petite. Alors évidemment, je n’ai pas été éblouie par les 4 Fantastiques, à la fois parce que l’intrigue est cousue de fil blanc, et parce que les 5 super-héros sont caricaturaux. D’un autre côté, je suppose que ça fait partie du deal.

Les 4 Fantastiques, donc :
(1) le savant super intelligent,
(2) son ex-femme qui ne supportait plus de passer après ses expériences,
(3) son meilleur ami aux gros bras mais au cœur tendre,
(4) le frangin de l’ex-femme, tête brûlée et tombeur.

Et le joker, le financier mégalomane, qui cherche à séduire l’ex-femme.


Photo © Twentieth Century Fox France

Quant à l’intrigue… nos 5 protagonistes s’en vont passer deux jours dans l’espace pour étudier un phénomène rarissime qui doit leur rapporter gros, mais ils se font bombarder par un nuage cosmique qui va chambouler leur ADN, les transformant respectivement en l’homme élastique, la femme invisible, l’homme pierre, l’homme feu, et l’homme métal. Leur première sortie en public vire à l’exploit, et ils sont immédiatement médiatisés. Tandis que le savant super-intelligent cherche un remède, les dissensions apparaissent entre ceux qui veulent garder profil bas, et ceux qui veulent se servir de leurs pouvoirs. Ceux qui vivent bien leur transformation, et ceux pour qui c’est un calvaire. Et c’est ainsi que les anciennes alliances se rompent tandis que d’autres se forment ou se reforment… mais heureusement, tout est bien qui finit bien. Ou presque. Disons que la porte est ouverte.

Pour moi, la vrai bonne surprise, c’était de voir Julian McMahon dans un rôle noir et manipulateur… quant aux autres… je n’ai pas été super convaincue par leur performance. La demoiselle, Jessica Alba, jouait dans Bleu d’Enfer, qui ne vaut que pour ses séquences sous-marines mais qui ne déborde pas non plus de crédibilité. Chris Evans faisait déjà le Beau Gosse dans Sunshine, qui ne m’avait pas convaincue non plus. Bref.

Les effets spéciaux sont réussis, en particulier tout ce qui est lié au feu. Le film ne manque pas d’humour non plus, et finalement, ne se prend pas au sérieux, et c’est ça qui le sauve à mes yeux. Mais bon, chez moi, c’est la catégorie « Regardé, oublié ». Au moins maintenant je comprendrais les allusions de Sheppard la prochaine fois qu’il en parle dans un épisode de StarGate Atlantis !

Réalisé par Tim Story. Avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Michael Chiklis, Chris Evans (II), Julian McMahon. Date de sortie : 20 Juillet 2005

jeudi 12 juillet 2007

Batman Begins

En général, je ne suis pas une très bonne cliente des films à super-héros... Spiderman, Catwoman, Superman... c'est pas mon truc. Et donc Batman, à priori, cela ne l'est pas non plus. Et pourtant, j'ai relativement bien aimé, sans doute parce que ce super-héros là, finalement, il n'a aucun super-pouvoirs. C'est un homme ordinaire, aidé par des gadgets à la James Bond et motivé par une enfance qu'il a besoin d'exorciser.

Reprenons depuis le début... alors que Bruce, enfant, est déjà traumatisé, il perd le même jour ses deux parents, tués sous ses yeux, et, il faut bien le dire, c'est pas difficile pour lui de s'en sentir responsable. Alors à sa majorité, le p'tit gars, quand il découvre que non, la justice ne fonctionne pas bien, et que oui, les truands sont de vrais méchants, il s'enfuit pendant 7 ans. Il court le monde, fraye avec des bandits de toutes sortes et finit par devenir un Jedi. C'est pas la meilleure partie du film, il faut bien le dire.

De retour à Gotham (en jet grand luxe) avec son brave Alfred le majordome qui l'a patiemment attendu toutes ces années, Bruce se rend compte qu'un requin est désormais à la tête de l'entreprise de son père. Il découvre aussi que des tas de joujoux sympathiques (voiture volante, combinaison anti-balles, tissu à mémoire de forme...) dorment dans les caves de Wayne Entreprises et qu'il peut s'installer une cache secrète dans les souterrains de son château. Et hop, Batman est né.


Photo copyright Warner Bros

Evidemment, il est temps de se battre contre un méchant encore plus vil que le pire des truands de Gotham City, ledit méchant qui ambitionne de rendre fou tous les habitants de Gotham avant de griller leur cerveau.

Je ne vais pas dire que j'ai été enthousiasmée, mais j'ai aimé voir la naissance de Batman... son costume, son repère, la batmobile... pour le reste, si les décors sont jolis (le métro de Gotham, une merveille!) ça reste une histoire un peu trop abracadrabrantesque pour que j'y adhère vraiment.

Réalisé par Christopher Nolan. Avec Christian Bale, Katie Holmes, Michael Caine, Liam Neeson, Morgan Freeman, Gary Oldman. Date de sortie : 15 Juin 2005.

mardi 10 juillet 2007

Matrix Revolutions (The Matrix Revolutions)

Dernier opus de la saga Matrix... le démarrage est un peu lent, je n'ai pas vraiment accroché à l'intrigue des programmes qui se marient et peuvent avoir des enfants qu'ils abandonnent pour qu'il puissent vivre librement une vie de programme sans utilité. Aprés le Maître des Clefs, nous voici présentés à l'Homme du Train, et là également, je ne peux pas dire que ça m'enthousiasme.

Heureusement, le rythme s'accélère avec l'attaque de Sion par les machines, et ça, c'est du grand spectacle. Même si je reste perplexe sur le fait qu'il faille envoyer un gars au casse-pipe en pleine bataille lorsqu'un pilote de APU (Armored Personnel Unit) crie "rechargez!". Parce que le p'tit gars avec sa brouette de munitions, on a beau l'encadrer de deux soldats armés, au milieu d'un feu constant et de 250,000 sentinelles, ça reste une opération suicide. Hormis ça, la bataille APU vs Sentinelles est sublime. C'est vraiment ce que l'on appelle se battre avec l'énergie du désespoir.

Dessin d'un APU

J'ai également beaucoup aimé l'arc avec les trois capitaines de vaisseaux... Niobe m'a parue très convaincante, et j'ai aimé son numéro à la Lee Adama / Luke Skywalker. Et puis j'adore les personnages féminins qui en ont. A l'instar de Trinity, par exemple, qui ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il s'agit de récupèrer son Néo... le Français en fait vite les frais. C'est quoi ce fantasme sur les yeux de l'Oracle, d'ailleurs?

Au rayon des points négatifs, j'ajouterais bien l'EMP, également (Electro Magnetic Pulse). Ca commence à devenir un peu trop facile, en SF, qu'on balance un coup d'EMP lorsqu'il s'agit de venir à bout de machines, peu importe leur taille et leur nombre. Et je listerais bien aussi le combat final entre Néo et l'Agent Smith... il perd, il perd, il perd, et tout à coup, zou, il gagne. Quand on croit que tout est perdu, justement. Je me demande quand même si je n'ai pas raté un truc.

Et pour conclure, très jolie fin pour nos deux tourtereaux.


Photographie copyright Warner Bros

Site Officiel de la Saga Matrix

*************SPOILER*************

J'ai pris le parti dans mes billets de ne pas trop en révèler, mais là, quand même... Je suis restée interdite par la fin. Finalement, on pourrait presque se dire qu'on est devant un jeu de stratégie grandeur nature... l'Architecte qui manipule les Machines et la Matrice, et l'Oracle qui manipule les Humains Libres et tente de corrompre des programmes de la Matrice. Chacun ayant son "héros", que ce soit l'Agent Smith ou Néo, qui sont thèse et anti-thèse. Plus l'un est fort, plus l'autre l'est également. Et si l'un meurt, l'autre meurt aussi.

**********FIN DE SPOILER**********

Réalisé par Andy Wachowski, Larry Wachowski. Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss. Date de sortie : 05 Novembre 2003.

lundi 09 juillet 2007

Matrix Reloaded

Hummmm... pas très convaincue par ce second opus. Je crois que le mélange des genres me gène un peu, et l'action ne compense pas l'intrigue qui fait du sur-place. C'est toujours un peu le problème du deuxième épisode d'une trilogie. Le premier a eu une conclusion avec une porte ouverte, et le troisième va avoir l'épilogue... alors le rôle dun deuxième, c'est d'installer une nouvelle histoire sans en révéler trop. Et arriver à faire ça sans que le spectateur ne s'ennuie, c'est pas facile.

L'histoire, donc. 250,000 machines sont en route vers Sion, qui tente d'organiser sa défense. Avec difficultés, puisque des hommes comme Morpheus pensent que la guerre n'aura pas lieu, qu'il suffira que Néo livre sa bataille pour que tout soit terminé. Et évidemment, vu que c'est l'épisode 2, le spectateur se doute bien que ce ne sera pas le cas... Néo, lui, se bat contre ses doutes et ses peurs.


Photo copyright Warner Bros

J'ai aimé découvrir Sion, ses logements, son envers du décor, ses croyances, sa politique, la sensualité de ses habitants. Pour le reste, je dois avouer que je ne me suis pas passionnée. Ni pour les interminables batailles, ni pour les courses-poursuite à rallonge que ce soit en moto ou en voiture, ni pour les séquences pendant lesquelles Néo survole la planète tel Superman, ni pour les effets spéciaux à la Spiderman 3, ni pour les créatures mi-gorgones mi-énergie, ni pour les manipulations de la matrice quand il s'agit de sauver quelqu'un ou créer des possibilités nouvelles...

Par contre, on ne peut pas nier que les images sont très belles... les batailles, pour être longues, sont excessivement bien filmées et photographiées, et le rendu à l'écran est sublime. J'ai bien aimé également les séquences autour du duo Perséphone/Mérovingien, savoureux mélange de manipulation et de perversité.

Réalisé par Andy Wachowski, Larry Wachowski. Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Lambert Wilson, Monica Bellucci. Date de sortie : 16 Mai 2003.

samedi 07 juillet 2007

Matrix (The Matrix)

Bizarrement, je n'avais pas regardé Matrix depuis des années... sans doute même depuis l'achat du DVD, à sa sortie. Et pourtant, j'avais été complètement séduite par ce film, et pas seulement par les tenues en cuir de Trinity! C'est même un des seuls films que j'ai vu deux fois au cinéma, l'autre étant Jurassic Park... pas tout à fait dans la même catégorie, donc. Je n'ai pas non plus vu ni le 2 ni le 3... et je suis incapable de dire pour quelles raisons. Je crois que parfois, il y a des choses que l'on a pas envie de voir parce que l'on ne veut pas qu'elle se terminent. Après tout, j'ai vu récemment seulement les deux dernières saisons de Friends dont j'ai pourtant les 8 premières en DVDs. Dans 15 jours, ce sera la fin d'Harry Potter... dans une saison seulement, ce sera la fin de BattleStar Galactica... alors un peu de courage, c'est parti pour Matrix, la Totale.

Le postulat de Matrix, c'est que les humains ne sont plus qu'une source d'énergie dans un monde dominé par de l'Intelligence Artificielle. Depuis au moins 200 ans, les hommes passent physiquement leur vie dans une usine tandis qu'ils croient vivre comme par le passé. Leur univers est en fait généré par une matrice qui peut le changer à sa guise pour aider les sentinelles à traquer les pirates informatiques qui seuls pourraient perturber l'ordre établi. Des hommes et des femmes libérés ont fondé une ville, dans laquelle des enfants naissent libres, et Morpheus, à bord de son vaisseau le Nabuchodonosor, cherche parmi la matrice celui qui pourra libérer le monde de cet esclavage. Celui dont la venue a été annoncée par l'oracle.


Photo copyright Warner Bros

Si je n'avais rien oublié de l'intrigue, j'avais mis de côté certains détails "techniques", et sous-estimé la longeur des scènes de combat... j'avais également oublié la poésie du film, les cascades de munitions, la beauté du ralenti des images qui a été tellement copié par la suite que ç'en est devenu galvaudé. L'atrocité de l'exploitation des hommes, enfants, bébés. De la destruction de la Terre. De ces vies volées. Je me souvenais bien que c'est l'espoir qui fait avancer les résistants, et l'amour qui sauve Néo... et l'humanité libre.

Réalisé par Larry Wachowski, Andy Wachowski. Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss. Date de sortie : 23 Juin 1999

jeudi 05 juillet 2007

Sense and Sensibility (Raison et Sentiments)

Oh mon Dieu... les Jane Austen, je les ai tous lus, et plusieurs fois. J'ai commencé par celui-ci je crois, qui était au progamme de mon cours de littérature anglaise, et c'est bon de le revoir...

L'histoire, c'est celle de trois soeurs et de leur mère, qui ont récemment perdu leur père et mari. Sans ressources, chassées par leur demi-frère et sa prétentieuse femme, elles trouvent refuge chez un lointain cousin. L'aînée, Elinor-la-raisonnable, laisse derrière elle Edward Ferrars, l'homme dont est amoureuse, qui est aussi, infortunément, le frère de la femme de son demi-frère (oui, il faut suivre!), et dont la famille désapprouve faroucheusement l'idée même de ce mariage. Marianne-l'enflammée tombe sous le charme de John Willoughby, jeune, beau, romantique, impétueux, impertinent... et oublie dans le même temps toute la réserve imposée par les convenances. Malheureusement les apparences sont trompeuses et l'amour se cache plus souvent, à cette époque, sous les eaux tranquilles d'un lac qu'au milieu des tourbillons d'un torrent. Et en effet Marianne est complètement insensible à la passion que lui voue le Colonel Brandon...

Au-delà de ces personnages principaux, les second-rôles sont savoureux... entre la pie bavarde, le mari ironique, la douairière marieuse, le cousin indiscret, la fiancée mystère... nos héroïne souffrent, héroïquement, c'est le cas de le dire, sous le joug de l'amour. Elinor souffre en silence sans laisser transparaître sa détresse, tandis que Marianne hurle son désespoir...Et c'est lorsque l'on est persuadé qu'elles ne pourront pas encaisser de déconvenues supplémentaires que le ciel s'éclaircit enfin. Et de quelle manière!

Bon, ce n'est pas QUE romantique, hein, y'a une intrigue, aussi. Liée à l'amour, certes. Mais une intrigue quand même.

Et un grand merci à La Sorcière qui m'a donnée l'idée de le revoir ce soir... grâce à son Docteur House (Hugh Laurie). Et il faut bien avouer qu'il a un rôle en or, cynique à souhait.

Réalisé par Ang Lee. Avec Emma Thompson, Kate Winslet, Hugh Grant, Alan Rickman, Hugh Laurie. Date de sortie : 28 Février 1996.

mardi 03 juillet 2007

La Fièvre du Samedi Soir (Saturday Night Fever)

Revu hier soir... je n'ai jamais autant dansé en faisant mon repassage ;) C'est bon de ré-entendre les Bee Gees.

Ce film, on a tendance à n'en retenir que les scènes cultes, mais c'est tout de même une histoire assez lourde, celle d'un vendeur en peinture traité comme le bon à rien de la famille, et qui traîne toujours avec les mêmes branleurs. Son seul plaisir, la seule chose qu'il sache bien faire, c'est danser. Et doucement, au fil du film, il prend conscience qu'il pourrait être un homme meilleur, avec de l'espoir dans sa vie. Et pour cela, il lui faudra s'extraire de la pression de son milieu familial, amical et géographique.

La tolérance raciale n'est pas le fort de ce film, et y'a quand même des termes qui choquent. Les féministes peuvent monter au créneau également... on ne peut pas dire que Tony et ses potes soient particulièrement respectueux de leurs petites amies, et si certaines scènes bien grasses font sourire, j'ai quand même ressenti un malaise à certains moments. Je ne m'émeut plus de voir un type sauter une nana et lui demander ensuite "c'est quoi ton nom?", mais bon, voir des potes attendre leur tour dans la voiture pour se taper sur la banquette arrière une femme qui a abusé de substances illicites, c'est quand même bien glauque.

Réalisé par John Badham. Avec John Travolta, Karen-Lynn Gorney, Joseph Cali. Sorti en 1977.

dimanche 01 juillet 2007

Alexandre (Alexander)

J'ai du mal à croire qu'on puisse avoir naturellement d'aussi beaux yeux que ceux d'Angelina Jolie, mais c'est officiel, j'en suis jalouse. A part ça, je n'ai pas grand chose à dire sur ce film que j'ai failli arrêter de regarder au moins une demi-douzaine de fois tellement je m'ennuyais. Et chez moi c'est exceptionnel, parce qu'en principe, j'aime bien aller jusqu'au bout de ce que je trouve nul pour voir jusqu'où ça va, justement.

Ah si, mon intérêt a été vaguement éveillé par l'intérieur de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie et par la mythique Babylone. Mais pour l'un comme pour l'autre, c'était tellement fabriqué sur ordinateur qu'on ne s'y trouve pas transporté. C'est plus comme si on avait une affiche collée au fond d'une pièce.

Pour le reste... les raccourcis sont insupportables. Il est fâché à mort avec son père, répudié, déshérité etc. et tout d'un coup, HOP, il chevauche à ses côtés. Il est en train de perdre une bataille, et POF, il a gagné. Il est à l'article de la mort, et ZOU, il est guéri. Du coup, la fois suivante on y croit pas alors que c'est la bonne. Zut. Idem pour les "8 ans plus tard", "8 ans plus tard", "8 ans plus tard", "8 ans plus tôt"... c'est bien gentil tous ces sauts dans le temps, mais un peu saoûlant à force.


Photo © Pathé Distribution

Sinon, c'est un peu dommage à dire, mais les grandes batailles sanglantes avec des milliers d'hommes, chevaux, chars... j'en ai déjà vu tellement ces dernières années que ça ne me fait plus d'effet. Je me souviens avoir été presque choquée par Jeanne d'Arc, avoir eu le souffle coupé dans Gladiator, mais depuis... Troie, Kingdom of Heaven, la trilogie du Seigneur des Anneaux... et d'autres qui ne me reviennent pas sur l'instant et au final, c'est un peu toujours la même chose.



Réalisé par Oliver Stone. Avec Colin Farrell, Angelina Jolie, Val Kilmer, Jared Leto, Anthony Hopkins, Jonathan Rhys-Meyers. Sorti le 05 Janvier 2005

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