Tequila's Secrets

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jeudi 30 août 2007

Contact

Je profite d’être dans la voiture avec un moment devant moi pour vous parler d’un film que je n’ai pas revu ces jours-ci, mais que je connais bien pour l’avoir regardé souvent. C’est l’un de mes films préférés, et si je devais n’en citer qu’un, ce serait probablement celui-là. Parce que les acteurs principaux sont bons, très bons, en particulier évidemment Jodie Foster… Je ne crois pas voir vu de film avec une palette d’émotions aussi développée, et l’on voit l’âme d’Ellie Arroway au fond de ses yeux. C’est une actrice sublime. Le thème m’a également interpellée… peut-on encore avoir foi en Dieu s’il existe une vie extra-terrestre ? La science s’oppose t-elle à la religion ? Et enfin, l’intrigue m’a tenue en haleine… j’ai vibré à l’unisson avec Ellie, la jeune fille fragilisée qui devient une femme décidée à atteindre son but… et à avoir les réponses aux questions qu’elle se pose sur la vie.

Un petit mot encore pour dire que la réalisation du film est également magnifique, et s’il ne faut en donner qu’une preuve, c’est la scène d’introduction du film… un zoom arrière depuis la Terre jusqu’à l’univers dans sa globalité… les planètes du système solaire défilent, la Voie Lactée… pour finir sur une multitude de galaxie. Les images sont magnifiquement soutenues par les ondes radios que nous envoyons dans l’univers, des chansons les plus récentes aux premières émissions transmises... comme autant de bouteilles à la mer envoyées dans l’espace. C’est absolument fascinant à regarder.

Contact, c’est l’histoire d’Ellie Arroway, une jeune femme initiée par son père à la fois à la beauté de l’espace… et à la magie des ondes radio qui lui permettent par l’intermédiaire d’une CB de contacter d’autres radioamateurs aux quatre coins de la planète.

Young Ellie: Dad, do you think there's people on other planets?
Ted Arroway: I don't know, Sparks. But I guess I'd say if it is just us... seems like an awful waste of space.

Des années plus tard, Ellie est devenue une jeune femme solitaire et indépendante, à l’écoute d’un éventuel signal extra-terrestre via le SETI à Arecibo… La mort de son père a changé sa foi en Dieu en une approche purement scientifique de la vie, comme le découvre à ses dépends Joss Palmer (Matthew McConaughey) lorsqu’elle apprend son engagement théologique.

Ellie Arroway: So what's more likely? That an all-powerful, mysterious God created the Universe, and decided not to give any proof of his existence? Or, that He simply doesn't exist at all, and that we created Him, so that we wouldn't have to feel so small and alone?

Ellie, scientifique et sérieuse versus Joss qui professe une foi « moderne », c’est la bipolarité sur laquelle repose avec brio tout le film… et leurs dialogues communs sont toujours superbement ciselés, parfois avec beaucoup d’humour…

Palmer Joss: What are you studying up there?
Ellie Arroway: Oh, the usual. Nebulae, quasars, pulsars, stuff like that. What are you writing?
Palmer Joss: The usual. Nouns, adverbs, adjective here and there.


Et parfois infiniment troublants…

[Ellie challenges Palmer to prove the existence of God]
Palmer Joss: Did you love your father?
Ellie Arroway: What?
Palmer Joss: Your dad. Did you love him?
Ellie Arroway: Yes, very much.
Palmer Joss: Prove it.

Recherche de financement privé obligatoire pour Ellie lorsque David Drumlin coupe ses fonds de recherche publics, regrettant qu’elle ne s’intéresse pas à des sujets « sérieux ».

Executive: We must confess that your proposal seems less like science and more like science fiction.
Ellie Arroway: Science fiction. Well you're right, it's crazy. In fact, it's even worse than that, nuts.
[angrily slams down her briefcase and marches up to the desk]
Ellie Arroway: You wanna hear something really nutty? I heard of a couple guys who wanna build something called an "airplane," you know you get people to go in, and fly around like birds, it's ridiculous, right? And what about breaking the sound barrier, or rockets to the moon, or atomic energy, or a mission to Mars? Science fiction, right? Look, all I'm asking, is for you to just have the tiniest bit of vision. You know, to just sit back for one minute and look at the big picture. To take a chance on something that just might end up being the most profoundly impactful moment for humanity, for the history... of history.

Ellie poursuit sa quête sur le site du VLA (Very Large Array) au Nouveau Mexique… et capte enfin un message. Et entendre ce message, ça m'a donné la chair de poule... j'étais suspendue aux battements entendus dans le casque d'Ellie... et à la confirmation de la nature du phénomène. Au moins aussi enthousiaste et excitée qu'elle. Ce qui est évidemment ridicule, c'est un film, après tout ;)

Ellie Arroway: [listening to the message] Those are primes! 2,3,5,7, those are all prime numbers and there's no way that's a natural phenomenon!

L’humanité toute entière est en émoi… et toutes les communautés, qu’elles soient scientifiques, militaires, politiques, ou religieuses sont chacune convaincues être de plein droit le récipiendaire du message, le tout dans un chaos total.

Michael Kitz: Your having sent this announcement all over the world may well constitute a breach of national security.
Ellie Arroway: This isn't a person-to-person call. You can't possibly think that a civilization sending this kind of message would intend it just for Americans.
Michael Kitz: I'm saying you might have consulted us; obviously, the contents of this message could be extremely sensitive.
Ellie Arroway: You want to classify prime numbers now?


A l’intérieur du message se trouvent les plans d’une machine dont la fonction est inconnue… une première version à bord de laquelle devait embarquer David Drumlin est détruite par un fanatique religieux, et Ellie embarque dans le second modèle, pour ce qu’elle espère être une rencontre avec des extra-terrestres…

Ellie Arroway: Why did you do it?
Palmer Joss: Our job was to select someone to speak for everybody. And I just couldn't in good conscience vote for a person who doesn't believe in God. Someone who honestly thinks the other ninety five percent of us suffer from some form of mass delusion.
Ellie Arroway: I told the truth up there. And Drumlin told you exactly what you wanted to hear.
(…)
Palmer Joss: By doing this, you're willing to give your life, you're willing to die for it. Why?
Ellie Arroway: For as long as I can remember, I've been searching for something, some reason why we're here. What are we doing here? Who are we? If this is a chance to find out even just a little part of that answer... I don't know, I think it's worth a human life. Don't you?
(…)
Palmer Joss: The reason I didn't vote for you to go Ellie, was a good reason but it wasn't the real one. I didn't vote for you to go, because I don't want to lose you. Now you find your way home, all right?



Photo copyright Warner Bros France

Quel sera l’impact de cette confrontation pour Ellie… et l’humanité toute entière ? La fin du monde, ou la promesse au contraire d’un monde meilleur ?

Ellie Arroway: I... had an experience... I can't prove it, I can't even explain it, but everything that I know as a human being, everything that I am tells me that it was real! I was given something wonderful, something that changed me forever... A vision of the universe, that tells us, undeniably, how tiny, and insignificant and how... rare, and precious we all are! A vision that tells us that we belong to something that is greater than ourselves, that we are *not*, that none of us are alone! I wish... I... could share that... I wish, that everybody, if only for one... moment, could feel... that awe, and humility, and hope. But... That continues to be my wish.

Pour conclure, je voulais juste ajouter que j’adore les dialogues (ça se voit, je sais), et que les images sont sublimes, réellement. La grandeur des sites est… à couper le souffle. Je ne rends pas à ce film tout l'hommage qu'il mérite... regardez-le. vraiment.

Réalisé par Robert Zemeckis. Avec Jodie Foster, Matthew McConaughey, Tom Skerritt. Date de sortie : 17 Septembre 1997.

mardi 28 août 2007

Le Patient Anglais (The English Patient)

Au programme d’hier soir, un film que j’avais vu lors de sa sortie, qui m’avait beaucoup plu mais que j’avais trouvé tellement chargé émotionnellement que je ne l’avais jamais revu. C’est peut être le fait de voir voler des biplans ce week-end qui m’a donné le coup de cravache nécessaire pour le regarder à nouveau.

Le Patient Anglais, ce sont deux histoires en parallèle. L’une se situe dans le désert, en 1939, et c’est celle d’un homme, un cartographe hongrois, qui tombe amoureux de la femme d’un autre. L’autre se situe en Toscane, en 1944, et c’est celle d’une femme, infirmière canadienne, qui voit mourir tous ceux qu’elle aime et se raccroche à un grand brûlé qu’elle soigne envers et contre tous.

En 1939, un groupe d’hommes cherche à cartographier le désert… à partir d’un camp de toile, ils explorent en tous sens le Sahara, cherchant à percer ses mystères et à établir des routes. Un photographe anglais, jeune marié, les rejoint pour un temps avec sa femme, Katherine, joliment interprété par Kristin Scott-Thomas qui n’hésite pas à se mettre à nu, littéralement. Le coup de foudre avec le Comte Almasy (Ralph Fiennes) est immédiat même s’il n’est pas question de céder à la tentation... Katherine veut son amitié tandis que lui ne cache pas son hostilité envers elle, jusqu’à ce que la menace de la guerre se fasse plus pressante.

Katharine Clifton: Will we be alright?
Almásy: Yes. Yes, absolutely.
Katharine Clifton: "Yes" is a comfort. "Absolutely" is not.


En 1944, une longue colonne d’ambulances travers l’Italie… à bord de l’une d’elle, une jeune femme bouleversée par la mort omniprésente autour d’elle. En passant devant un monastère abandonné, elle s’installe dans ce havre de paix avec son patient le plus mal en point, un grand brûlé. L'homme est amnésique et a pour seule possession un livre qui lui sert également de carnet de notes et contient des bribes de sa vie sous forme de dessins ou de mots griffonnés. Ils sont rejoints par un homme mystérieux qui semble connaître le passé de ce patient anglais. Puis par des démineurs chargés de nettoyer les environs des mines et des bombes qui n’ont pas explosé… Une tendre histoire d’amour va naître au milieu de ces décombres tandis que sont évoqués en flash-back des bribes du passé des uns et des autres.

Comme au premier visionnage, j’ai été bouleversée par l’intensité de Ralph Fiennes, qui joue de manière sublime… difficile de décrire son personnage, si froid, si solitaire et en même temps tellement humain et tellement passionné. Un homme qui sacrifie tout par amour, sans hésiter un seul instant. Ce n’est pas un super-héros prêt à sauver le monde. Au contraire, il sacrifie le monde pour sauver la femme qu’il aime. Politiquement incorrect… mais tellement bouleversant.

Almásy: This... this, the hollow at the base of a woman's throat, does it have an official name?
Madox: Good God, man, pull yourself together.
(...)
Almásy: There is no God... but I hope someone looks after you.
Madox: Just in case you're interested, it's called the suprasternal notch. Come and visit us in Dorset when all this nonsense is over.
[Heads away but turns back]
Madox: You'll never come to Dorset.

Et au-delà des deux histoires, les paysages sont magnifiques, que ce soit l’ocre du désert, ou la blancheur de la Toscane. Terriblement dépaysants.

(Petit détail noté au générique, Torri Higginson, alias Elizabeth Weir dans Stargate Atlantis, fait partie du casting…)

Réalisé par Anthony Minghella. Avec Ralph Fiennes, Kristin Scott-Thomas, Juliette Binoche, Willem Dafoe, Colin Firth. Sorti le 12 Mars 1997.

mardi 21 août 2007

Men in Trees - Fin de Saison 1 (ou Début de Saison 2)

J'étais partie pour ne regarder qu'un épisode hier soir et finalement j'ai vu les trois, c'est dire si je me suis prise au jeu... très bonne fin de saison pour Men in Trees... au rythme de ces derniers épisodes, certains couples se renforcent tandis que d'autres s'étiolent. Certains sont heureux et d'autres malheureux. Certains s'investissent et d'autres prennent du recul. Les couples les plus solides sont les plus ébranlés et les couples les plus incertains voient leur ciel s'éclaircir.

Je suis contente de la tournure prise par la série. Bizarrement, en voyant Jack décidé à épouser Lynn, j'avais eu un triste goût de déjà-vu dans Caroline in The City... les scénaristes avaient fait un mauvais choix, s'étaient enlisés, et la série s'était suicidée en passant de comédie à drame. C'était comme un mauvais rêve.

Tout n'est pas rose dans Men in Trees, loin de là, mais les personnages ont encore de l'espoir... et ça fait du bien. Rendez-vous mi-octobre pour la suite ;)

lundi 20 août 2007

Men in Trees 1x20 ou 2x04, I Would If I Could

L'épisode tout entier est basé sur les rêves et les fantasmes alors que Marin doit plannifier à la fois la bachelor party de Patrick et la bachelorette party d'Annie... et disons que certains fantasmes sont plus surprenants que d'autres!

Pour le plaisir, un dialogue ciselé comme je les aime entre Marin (relationship coach) et Sara (ex-prostituée), un bon verre de vin à la main.

Marin: Sometimes I think our whole relationship has been backwards.
Sara: What do you mean?
Marin: Well for starters, most people have sex after they've officially started dating...
Sara: Unless you're dating a minister and then you're not having sex until... you're married to him. When I fantasized about not being treated like a sex object, I should have been more specific.
Marin: What are you donna do?
Sara: I don't know, I really like him...
Marin: But...
Sara: I can't pretend this does not matter. And If I stay with him, what am I saying? That this relationship is leading to marriage? I've done marriage, it wasn't my cup of tea.
Marin: Well, maybe this no sex thing is a blessing in disguise...
Sara: Yeah, right...
Marin: No, seriously. It could be nice to have a long courtship, that means you get to know the guy before sex gets in the way.
Sara: It's already in the way! I don't know if I can do this. I understand sex, but relationship without sex, what does that look like?
Marin: It looks like you're gonna find out!

Et la conclusion (en voix off sur des images inédites) de l'épisode.

When fantasy meets reality, you never know what you're going to get. Sometimes the reality falls just a little short of the dream, and sometimes it exceeds all expectations. It takes courage to reveal your secret desires, sharing them is a gamble. It sometimes brings us closer together, and sometimes pulls us apart. Maybe that old saying is true: be careful what you wish for, it might just come true".

(On applaudit bien fort, c'est la première fois que je prends le temps de noter du texte... transcript inédit messieurs-dames! Qui sait, p'têt que bientôt je ferai aussi des captures d'écran?!)

dimanche 19 août 2007

Les Pleins Pouvoirs (Absolute Power)

J'avais gardé un souvenir positif de ce film, vu il y a quelques années déjà, et après lecture la semaine dernière du livre (voir mon billet sur le livre), je dois avouer que je suis plutôt agréablement surprise de son adaptation. Prendre un bouquin de 500 pages et n'en retenir que la quintessence pour en faire 2 heures de film, c'est quand même un sacré boulot...

Je suis restée admirative parce qu'en l'occurence, il manque le personnage principal du livre dans le film. L'homme qui est le ciment du livre, celui sur lequel repose toute la fin, celui qui est à la fois l'avocat de Luther, et par le truchement de sa firme l'avocat de Walter Sullivan, celui qui est également l'ex-petit ami de Kate, la fille de Luther... cet avocat, Jack, est absent. Et avec lui, c'est tout le côté "thriller légal" qui disparaît sans peser du tout sur la qualité de l'intrigue.

Evidemment il y a également d'autres petites différences... je pense à la scène de sexe entre le Président dans les vapes et Gloria Russel, son bras droit, alors que le corps de Christie Sullivan est encore en train de se vider de son sang à leurs pieds. Je pense aussi au fait que le jeune agent secret, Colin, est un grand blond dans le livre, et black dans le film. C'est bien du politiquement correct à l'américaine! Du coup, il perd aussi sa relation sexuelle et amoureuse avec Gloria... sacrifiée pour gagner quelques minutes, je l'espère!

Certains dialogues du film, en particulier du début sont directement issus, mot pour mot, du livre... certaines scènes également, et le fait que l'agent secret enregistre ses conversations avec la présidence n'est pas anodin dans le livre... mais en fait, à partir du guet-apens au café, le film devient radicalement différent. Et pas forcément moins bien, plus percutant à l'écran, sans aucun doute... et j'imagine bien que Clint Eastwood n'avait pas envie de quitter trop tôt son costume de Luther :)

En bref, c'est un film à suspense très correct, un peu long peut être au début, servi par de bons acteurs, et j'aime en particulier Ed Harris dont le personnage de Seth Frank se transforme de marié avec enfants (le livre) à séducteur un peu maladroit (le film).

Réalisé par Clint Eastwood. Avec Clint Eastwood, Scott Glenn, Ed Harris. Sorti le 21 Mai 1997.

samedi 18 août 2007

La Mémoire dans la Peau (The Bourne Identity)

Je ne sais pas ce que vaut le bouquin de Ludlum dont il est issu, mais le film, on peut rapidement l'oublier... c'est plein d'invraisemblances et pas crédible pour deux sous.

  • Pourquoi un type irait-il planquer ses biens personnels à plusieurs centaines de kilomètres du travail qu'il a à faire?

  • Pourquoi aurait-il une balise lumineuse sur lui?

  • Pourquoi les gars super entrainés ne verraient pas ses empreintes dans la neige?

  • Pourquoi se sachant poursuivis vont-ils se planquer chez le frangin qui a deux gosses?

  • Pourquoi tuer la concierge dans l'escalier pour arriver par la fenêtre?


On ne peut également que s'émerveiller qu'un capitaine de bateau de pêche sache extraire deux balles du dos d'un type, soigner son hypothermie (des heures dans l'eau en pleine tempête) et que le gars en question soit capable moins de 15 jours plus tard de faire des pompes et de courir comme un lapin.


Photo copyright United International Pictures (UIP)

Au final, c'est archi-creux. Matt Damon galope derrière sa mémoire et n'est pas ravi de découvrir qu'il est un tueur à la solde d'une obscure organisation américaine aux occupations plus ou moins officielles... j'ai le droit de redire que c'est creux? (Pour faire complète justice au film, y'a quand même des poursuites en voiture, des cascades, des combats au corps à corps... mais ça m'a laissée froide).

Réalisé par Doug Liman. Avec Matt Damon, Franka Potente. Sorti le 25 septembre 2002.

vendredi 17 août 2007

Bandits

Punaise, ça faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à regarder un film... déjà y'a Bruce Willis dedans, et ça, y'a pas à dire, c'est quand même un gage de qualité, ce gars-là, il fait rarement de mauvais choix. Et le reste du casting est très bien également, chaque accolyte plus invraisemblable que le précédent, mais tellement bien joué qu'il en devient crédible...


© 2001 - Metro Goldwyn Mayer - All Rights Reserved

Bandits, c'est l'histoire de deux gars qui se sont rencontrés en prison: Joe, fort et décidé et Terry, hypocondriaque et intelligent. Joe s'évade en saisissant une occasion fortuite, et Terry s'embarque avec lui dans l'aventure... quelques minutes plus tard, ils braquent leur première banque. Pendant leur première nuit de liberté, Joe et Terry décident de réunir suffisamment d'argent pour aller à Acapulco, acheter un petit hôtel et se ranger.


Photo by Richard Cartwright - © 2001 - Metro Goldwyn Mayer - All Rights Reserved

A partir de là, ils vont descendre vers le Mexique en braquant une banque à intervalles réguliers: braquage, séparation pendant 15 jours, retrouvailles et nouveau braquage... Ils s'invitent un soir chez le directeur de la banque, passent la nuit chez lui, et au petit matin, toujours sans aucune violence, ils vont ensemble braquer la banque avant son ouverture.

Là où ça se corse, c'est que Terry ramène un jour bien malgré lui une jolie jeune femme désespérée dans leur planque actuelle.

Terry: Kate, I - I'm a desperate man.
Kate: Desperate?
Terry: Yes.
Kate: You don't know the meaning of the word. Desperate is when you wake up in the morning and you wish you hadn't. It's knowing that every time you get behind the wheel of a car you're only a tree away from ending the empty charade that your life has become! So don't talk to me about desperate!


Ignorée par son mari, en manque d'attention, au bord du gouffre, cette sublime rousse va faire chavirer le coeur de Joe, qui va en oublier toute prudence.


Photo by Richard Cartwright - © 2001 - Metro Goldwyn Mayer - All Rights Reserved

Joe: What'd you bring her here for?
Terry: One, I had no choice, two, I may have suffered a slight concussion and three, she is mentally imbalanced to a spectacular degree.
Kate: I can hear you!


Et non contente du coeur de Joe, la belle va aussi ravir celui de Terry, sans préméditation, en passant 15 jours avec lui... et forcément, les retrouvailles sont épiques!

Terry: Kate, you should choose. What's it gonna be? Mr. Action Figure Hero Guy? Or brains, and sensitivity, and a lot of other things I could name. So in other words: me or THAT guy?
Joe: Yeah, good looking, or ITCHY.


Ajoutez à cela le "poireau" (celui qui poireaute dans la voiture en attendant la fin du braquage), Harvey, qui rêve de devenir cascadeur... et s'habille façon Elvis...

Terry: Harvey?
Harvey: Yeah?
Terry: Do you remember what I said about conspicuous behavior?
Harvey: Keep it low profile.
Terry: Are you achieving it do you think?
Harvey: Yeah. What do you think of my boots?
Terry: Very lifelike.


Au-delà de l'histoire, racontée un peu à la Pulp Fiction par diférents narrateurs avec plus ou moins de sincérité et à différentes périodes, et c'est une bonne histoire, avec ce qu'il faut de rebondissements, de suspense et de surprises, au-delà de l'histoire, donc, ce qui m'a complètement séduite, c'est l'humour du film. Parce que même si certains moments serrent définitivement le coeur, c'est très très drôle. Vraiment. Nos braqueurs deviennent des célébrités de par leur modus operandi, et la jeune femme qui finalement s'est incrustée presque malgré eux est recherchée comme si elle avait été victime d'une enlèvement...

Charles Wheeler: Please, wherever you are, return my wife to me. Kate, if you're listening, I want you to know that I'm okay. I hope you're holding up well, I hope that these gentlemen are treating you correctly, the way you should be treated, and speaking of which, I'm going to Spain next week, so if your kidnappers would like to contact me, they can get in touch with my people, and you know who they are, and the house is waiting for you, right here, where you belong. And the house misses you, I miss you...
[Kate turns off the television]


En résumé, tout pour compliquer leur tâche, même s'il faut bien l'avouer, leur manière de faire semble infaillible... jusqu'au grain de sable, roux, évidemment.

J'allais presque oublier la bande originale, tout à fait dans mes goûts également, avec des morceaux parfaitement adaptés à la scène du moment (Holding Out for a Hero, Just the Two of Us...). Et si elle ne chante pas parfaitement juste, en playback, Kate est fantastique, déjantée comme je les aime.

Bref, que du plaisir.

Réalisé par Barry Levinson. Avec Bruce Willis, Billy Bob Thornton, Cate Blanchett. Sorti le 16 Janvier 2002.

jeudi 16 août 2007

Blood Diamond

Autant le dire tout de suite, si vous êtes à la recherche de légèreté, c'est pas le bon moment pour regarder ce film. En tant qu'être humain, voir tous les hommes, femmes, et enfants d'un village se faire massacrer, tirés comme des lapins, ou pour les plus chanceux, amputés d'une main (celle qui symboliquement leur permet de voter), c'est terrible, d'autant plus que le film est basé sur une réalité historique. Et en tant que parent, voir des enfants enrôlés de force par les rebelles, être encouragés à tuer au fusil mitrailleur, être saoûlés, drogués, endoctrinés au point de renier leur propre famille, voire de la tuer, c'est terrifiant.

Blood Diamond, c'est la mise au jour d'un fait très simple: chaque fois qu'un pays d'Afrique se découvre une richesse (or, pétrole, ivoire...), la guerre s'instaure autour de cette richesse, guerre financée via la contrebande. Les acheteurs sont donc complices des massacres.

Et dans Blood Diamond, la richesse, c'est le diamant. Blood Diamond, c'est l'histoire de deux destins qui se mêlent. Celui de Danny Archer, Africain blanc, ex-mercenaire reconverti dans la contrebande, à la recherche d'un "coup" qui lui permettra de solder ses dettes et de recommencer à zéro, ailleurs. Et celui de Solomon Vendy, Africain noir, pêcheur recruté de force pour travailler dans un mine de diamants le jour où son village est pris pour cible par les rebelles. Alors qu'il vient de découvrir un grand diamant rose, les forces gouvernementales embarquent ouvriers et rebelles lors d'une rafle. Solomon et Danny se rencontrent en prison, et une fois dehors, s'unissent pour remettre la main sur le diamant que Solomon a caché. Danny s'intéresse à sa valeur, tandis que pour Solomon, le diamant représente le seul espoir de réunir sa famille... son fils Dia est maintenant aux mains du chef rebelle, décidé à se venger en faisant de Dia une vraie machine à tuer.

Blood diamond
Photo copyright Warner Bros France

Pour circuler dans le pays en guerre, Danny et Solomon vont faire appel à Maddy Bowen, reporter de guerre New Yorkaise qui cherche un scoop... au-delà de décrire la situation terrible du pays, elle veut des preuves pour dénoncer la contrebande encouragée par de grand diamantaires londoniens qui officiellement se sont engagés à ne plus acheter de pierres de sang. Pris entre les tirs et les assauts des forces gouvernementales, des mercenaires, des rebelles... le trio va littéralement de bain de sang en bain de sang.

C'est un très bon film, humanitaire, qui incite à la réflexion. Les images sont magnifiques, même si elles sont très dures. Les textes également. Les scènes de guerre nous propulsent au coeur de l'action, entre les tirs, tous "ennemis" tant l'on se rend compte qu'une vie humaine n'a aucune importance dans ce conflit. Pas de respect pour les vivants... ni pour les morts.

Réalisé par Edward Zwick. Avec Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou, Jennifer Connelly. Sorti le 31 Janvier 2007 .

jeudi 09 août 2007

Endeavour: décollage réussi pour la mission STS-118

Vidéos sur le site de la NASA



Je ne sais pas pour vous, mais moi, je crois que je me souviendrai toujours des images de l'exposion de Challenger le 28 janvier 1986. Chez ma grand-mère, la semaine suivante, j'avais lu avec beaucoup d'émotion le Paris Match... et à bord d'Endeavour aujourd'hui, il y a Barbara Morgan, la suppléante (à l'époque) de Christa McAuliffe, l'institutrice qui a perdu la vie à bord de Challenger. 21 ans plus tard, c'est le programme "Teacher in Space" qui reprend.

mardi 07 août 2007

Cube Zéro

Bon, le mérite de ce film, le seul d'ailleurs, c'est qu'il propose des solutions. Au final, on a une vague idée de ce qu'est ce cube, à quoi il sert et qui est derrière tout ça. Vague, très vague. Pour le coup, on se rend compte qu'il y a des gens qui surveillent d'autres gens qui eux surveillent ce qui se passe dans les pièces. Des gens qui ont des dossiers sur les prisonniers, prisonniers qui seraient d'ailleurs consentants. Hum.

Les premières minutes à l'intérieur du cube sont assez space, sur le coup je me suis demandé si c'était bien une suite, ou si c'était une reprise du premier... même genre de profils, mêmes réactions, mêmes combines, mêmes ratages. C'est quoi l'astuce?

Pour en revenir à ce qui est cool, c'est que parmi ces surveillants, il y a un petit gars qui dessine bien. Et qui est un pro des échecs. Et qui a mauvaise conscience de voir des gens se faire tuer dans le cube, même s'ils sont volontaires. Un p'tit peu mal au coeur, aussi, et ça se comprend, parce que c'est pas moins gore que le premier opus. Alors quand il voit une belle blonde en péril, ni une, ni deux, il rentre dans le cube. Sauf que le chef à l'oeil artificiel (un poil caricatural, peut être), évidemment, ça ne l'amuse pas, parce que p'tit gars a une combine dans sa poche pour rendre la liberté à la jolie maman. Oui, la blonde a une fille, blonde aussi, c'est d'ailleurs la seule chose dont elle se souvient.


Photo copyright Metropolitan

Panne de courant dans le cube, pièges arrêtés, réinitialisation et plouf, dehors avant l'incinération. Pardon, l'assainissement. Pas de bol, le p'tit gars se sacrifie pour sauver sa blonde (qui retrouve sa fille, Alleluia), il est repris, et ça ne rigole plus du tout au sein de sa hiérarchie. Bloc opératoire, et zou, dans le cube. Tiens, il est handicapé mental maintenant. Et il veut retourner dans sa pièce bleue. Et il est découvert. Et les autres se demandent comment il a fait pour survivre. Ce serait pas une boucle bouclée, ça? (Les mêmes acteurs, ç'aurait été vraiment cool pour enfoncer le clou. Mais je suppose qu'ils ne voulaient pas participer au carnage...)

Réalisé par Ernie Barbarash. Avec Zachary Bennett, Stephanie Moore, Michael Riley. Produit en 2004.

lundi 06 août 2007

Ocean's 13

Ce que j'aime par dessus tout, avec les ordinateurs portables et le Wi-Fi, c'est que je peux pianoter en étant allongée sur ma chaise longue. Si en plus on pouvait voir ce qu'il y a sur l'écran, ce serait vraiment top. [Mode superficiel ON] Je me demande ce que ça va donner comme marques de bronzage. *Se relève, revient* Ayé, troqué les lunettes contre une casquette, je vois mieux. [Mode superficiel OFF]

Ocean's 13, donc. Les Ocean's, c'est un peu comme les James Bond ou les Mission Impossible... on sait exactement ce qu'on va trouver dedans. Pas de surprise, ni bonnes, ni mauvaises. Je serais bien incapable de dire si celui-là est meilleur que les deux autres... c'est un chouette divertissement, avec une montée de la pression jalonnée de péripéties, comme d'habitude, et quelques retournements peut être un chouia prévisibles. De l'humour également. Je ne salive pas (habituellement) devant Georges Clooney ou Brad Pitt, mais bon, je ne suis pas non plus insensible à leur charme, et leurs duos me plaisent beaucoup.

Matt Damon, Georges Clooney, Brad Pitt
Photo copyright Warner Bros

J'ai bien aimé également le petit gars (joué par Matt Damon) qui aimerait bien que son père le prenne (enfin) au sérieux... son apartée avec la belle blonde est à mon goût l'un des meilleurs moments du film, un joli numéro de haute-voltige.

Matt Damon
Photo copyright Warner Bros

Et enfin, le pauvre critique traité comme un moins que rien, victime de bien des tours pendards de la part de notre joyeuse petite bande... et à qui Rusty fait gagner 11 millions de dollars juste avant le générique. J'ai trouvé ça super sympa de sa part. Brad, si tu me lis, moi aussi j'aimerais bien gagner 11 millions ;)

Réalisé par Steven Soderbergh. Avec George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Al Pacino. Sorti le 20 Juin 2007.

samedi 04 août 2007

Final Fantasy, les créatures de l'esprit (Final Fantasy: The Spirits Within)

Je dois avouer que j'ai été agréablement surprise... je ne savais pas trop à quoi m'attendre (donc je m'attendais au pire, c'est machinal) et en fait, c'est pas mal du tout. Fait aujourd'hui, la qualité des animations serait sûrement meilleure, mais j'ai tellement peu l'habitude de voir des humains en animation que cela ne m'a pas gênée. J'ai aussi trouvé que les voix étaient parfaitement assorties aux personnages... c'est flagrant au début, quand l'équipe de sauvetage est en uniforme. On devine parfaitement quel est le physique et le mental sous chacun des masques.

L'histoire, maintenant... Dans un futur proche, c'est la guerre entre une poignée d'humains survivants et les fantômes, qui aspirent l'énergie de toutes les formes de vie terrestre. Deux camps s'opposent sur la meilleure manière de vaincre cet ennemi terrifiant: un général veut employer la force, Zeus, tandis qu'une équipe de scientifiques, et en particulier le Docteur Aki Ross pensent qu'une solution "mystique" peut aboutir, et surtout préserver à la fois la vie et l'intégrité de notre planète, Gaïa. Inutile de dire que sans amour, la vie ne vaut pas d'être vécue... et donc sauvée.


Photo copyright Columbia TriStar Film

Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé cette science fiction auréolée de croyances amérindiennes... les décors sont magnifiques, l'histoire est intelligente, les personnages attachants... et très humains. L'intrigue est conventionnelle sans être téléphonée et j'ai oublié régulièrement qu'il s'agissait d'animation, c'est dire si les graphismes sont crédibles...

Réalisé par Hironobu Sakaguchi, Monotori Sakakibara. Avec les voix de Ming-Na Wen, Alec Baldwin, Donald Sutherland. Sorti le 15 Août 2001.

jeudi 02 août 2007

Trouble Jeu (Hide and Seek)

Pour commencer, je voulais tirer un grand coup de chapeau à Dakota Fanning. Je l'avais trouvé très juste dans Man on Fire (voir ma critique du film) et si dans celui-ci elle est beaucoup moins mise en valeur physiquement, moins lumineuse, et c'est normal vu son personnage, son jeu d'actrice est parfait. C'est fou comme une gamine de 9 ans peut être flippante.

Trouble Jeu, c'est l'histoire d'un père, psychologue, qui se retrouve seul avec sa fille suite au suicide de la maman... après quelques mois de suivi psychologique pour la petiote qui s'enferme sur elle-même, David emmène sa petite Emily vivre loin de New York, dans une immense maison à la lisière d'une forêt, dans le but de renouer le contact avec elle.


Photo copyright Twentieth Century Fox France

Dés leur arrivée, la fillette s'invente un ami imaginaire, Charlie, et renie sa poupée fétiche... A partir de là, c'est la dégringolade. Chaque "provocation" du père (sympathiser avec une jolie divorcée, par exemple...) devient pour Charlie l'occasion d'une mise en scène macabre... avec à chaque fois une gradation dans l'horreur. Les dessins font froid dans le dos... et la petiote également. Et ce Charlie qui semble tellement réel pour Emily, d'abord toute heureuse d'avoir un nouvel ami, mais finalement absolument terrifiée lorsque Charlie en vient à commettre un meurtre...

C'est évidemment un bon suspense, même si les ficelles sont parfois un peu grosses... une partie de la trame du film (je pense aux voisins) se rapproche d'Apparences (voir ma critique du film), et la baignoire est définitivement un élément central des deux films!

A voir pour le plaisir de frissonner... rien d'exceptionnel, mais quand les ingrédients sont bons, on ne peut pas être complètement déçu.

Réalisé par John Polson. Avec Robert De Niro, Famke Janssen, Dakota Fanning. Sorti le 23 Février 2005.

mercredi 01 août 2007

Cube

C'est rare qu'un film me semble aussi creux... j'aurais tendance à dire que la seule chose qui m'a tenue éveillée (avec le repassage, malheureusement) c'est de voir David Hewlett dans un autre rôle que celui du bon docteur McKay d'Atlantis. J'ai d'ailleurs trouvé qu'il jouait plutôt bien, ce qui n'est pas le cas de tous ses petits camarades.

Cube, donc. A part le bonhomme du début qui se fait découper en frites avant même qu'on fasse sa connaissance, on retrouve un flic, un roi de l'évasion, une as des maths, une docteur en médecine, un autiste et un architecte enfermés dans un cube. Ou plutôt dans des tas de pièces cubiques qui forment un gros cube. Certaines pièces sont piégées, superbe prétexte pour des séquences un peu gores, et d'autres non, et notre petit groupe passe de l'une à l'autre en cherchant une sortie.

Je suppose que la morale du film, c'est, (1) qu'il ne faut pas se fier aux apparences, et (2) que l'homme est un danger mortel pour l'homme. C'est pas tout à fait une découverte.

Et quand un film est creux, je déteste qu'on y mette des maths pour faire croire que c'est en fait un film super intelligent. Parce que ça reste un film creux. Au final, un seul va sortir du cube, sans qu'on apprenne ni ce qu'il y a dehors, ni comment ils y sont entrés, ni même à quoi ça sert. J'espèrais presque à un moment qu'ils soient un fait dans un Rubik's Cube, comme à la grande époque de la Quatrième Dimension (Brrrrr). Qui se souvient de l'épisode avec un homme qui se retrouve mystérieusement dans un village désert, va d'horreurs en horreurs, finit par prendre un train qui le ramène à son point de départ, tout ça avant qu'un travelling arrière nous montre qu'il n'est que le nouveau jouet d'un enfant gigantesque? Je n'ai rien contre du mystère, mais bon, des réponses de temps en temps, ça donne l'impression qu'on a pas fait un film mystérieux juste pour faire un film mystérieux, parce que ça, c'est un peu facile.


Photo Copyright Metropolitan FilmExport

Heureusement, ça ne dure qu'1h26 et on nous les déshabille à la moitié du film. Youpi.

Réalisé par Vincenzo Natali. Avec Maurice Dean Wint, Nicole DeBoer, Nicky Guadagni, David Hewlett, Andrew Miller. Sorti le 28 Avril 1999.

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