Tequila's Secrets

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dimanche 30 septembre 2007

Otage (Hostage)

Enfin un chef d'oeuvre... non seulement Bruce Willis est sublime, comme souvent, mais l'intrigue est extrèmement bien ficelée, avec une galerie de personnages passionnants, dont certains sont véritablement de grands malades.

Otage Bruce Willis
Photo © Metropolitan FilmExport

Le film commence sur une scène très dure, dont on se doute malheureusement de l'issue. Jeff Taley était un brillant négociateur à Los Angeles, jusqu'au jour où il n'a pas empêcher un enfant et sa mère de mourir... pour Jeff Taley, sans doute largement idéaliste à l'époque, personne ne devait mourir ce jour là, même pas le preneur d'otages. A présent chef de la police dans une petite ville, Jeff Taley se retrouve confronté à une nouvelle prise d'otages lorsque 3 gamins s'introduisent dans la splendide baraque d'un comptable et de sa famille... à la base parce qu'ils voulaient lui tirer sa voiture, et éventuellement, en bonus, niquer sa fille. Le mot "fuck" est employé 89 fois dans la VO, donc autant vous habituer tout de suite à un language un peu cru ;) Manque de bol pour les 3 branleurs, le comptable est complice d'escrocs qui ne plaisantent vraiment pas... et pour pousser Jeff Taley à résoudre au plus vite leur problème, à savoir récupèrer un DVD sur lequel figurent des numéros de comptes off-shore, ils vont prendre en otage la femme et la fille de Jeff.

Mars (Ben Foster), l'un des 3 malfrats, est sérieusement frappé, et la situation à l'intérieur de la maison dégénère rapidement... avec des rebondissements à vous faire dresser les cheveux sur la tête. C'est extrèmement bien fait, la réalisation est aux petits oignons, et l'ensemble du casting très crédible. Quant à Bruce Willis, eh bien, c'est Bruce Willis, dans un rôle relativement traditionnel pour lui. Jeff Taley est affûté, endurant, pugnace, rusé et en même temps, infiniment sensible... et Bruce Willis s'en sort superbement, il fait passer sans aucun soucis une palette d'émotions terriblement variée. (Le seul tout petit défaut du film, éventuellement, c'est d'avoir filé un caleçon bien trop long et trop large à Bruce pour sa scène en sous-vêtements... Mais c'est très personnel comme point de vue!)



Otage Bruce Willis
Photo © Metropolitan FilmExport

Je ne vais pas vous raconter la fin, mais vous ne serez pas déçu, ça je vous le promets!



Réalisé par Florent Emilio Siri. Avec Bruce Willis, Kevin Pollak, Ben Foster. Sorti le 27 Avril 2005.

Stargate Atlantis épisode 4x01 - Adrift

Je dois avouer que l'épisode ne m'a pas emballée... évidemment le 4x02 est lié et peut être qu'il réserve une bonne surprise, mais là, j'ai le même sentiment de gâchis que lorsqu'ils ont tué le Dr Carson. Le sentiment que le show n'est pas gouverné par les impératifs de l'histoire, mais par les problèmes de contrat des acteurs, et c'est bien dommage. Mais revenons un instant au scénario.

Dans le 3x20, ciblée par les Asurans, la cité d'Atlantis subissait un tir continu d'un rayon émis par un satellite placé en orbite et protégé par un bouclier. La submersion de la cité ne suffit pas à dissiper l'intensité du rayon, et McKay et Sheppard décident tout simplement d'emmener Atlantis ailleurs. Obligés de couper un instant le bouclier pour avoir la puissance d'allumer le StarDrive, la tour dans laquelle se trouve la salle de contrôle est effleurée par le rayon... et Elizabeth Weir se retrouve dans un bien mauvais état à l'infirmerie.

L'épisode 4X01 se déroule à un rythme effréné, sans un instant de repos pour le trio McKay/Zelenka/Sheppard... et l'équipe médicale. A chaque fois qu'ils tentent un scénario de secours, soit celui-ci plante au dernier moment, soit ils n'arrivent pas à le mettre en place dans les temps. Et c'est sans compter les impondérables, genre le champ d'astéroïdes qu'il faut traverser alors que le bouclier est réduit à sa plus simple expression ou la Cité qui prend des initiatives... intelligentes mais pas au moment le mieux choisi (ils auraient pu anticiper, cela dit, c'était un scénario connu). Pendant ce temps, Elizabeth est dans un état désespéré, au point que Ronon lui fasse ses adieux, et que le nouveau docteur, la jolie blonde, informe Sheppard que s'il elle s'en sort, elle ne sera jamais plus la même... Et j'ai trouvé que Joe Flanigan s'en sort très bien, sans craquer (il est maintenant Chef à la place du Chef, faut pas déconner non plus) on sent bien que Shep est super malheureux. Je pense qu'on peut faire une croix dessus maintenant, il ne va jamais se la faire, et c'est bien dommage. -1 pour les scénaristes, finalement, ils n'en ont pas eu le cran.

Et au-delà de ça, ce qui me déçoit, c'est justement le manque de profondeur des personnages. Je sais, je sais, je sais qu'il ne faut pas faire la comparaison, je suis la première à le dire, mais quand Shep briefe ses pilotes du dimanche pour qu'ils aillent détruire les astéroïdes, le pep talk n'est... pas motivant du tout. Et c'est là que je me dis qu'Apollo ou Starbuck auraient été autrement plus convaincants. Idem pour les seconds rôles... y'a quelques dialogues qui n'ont vraiment aucun intérêt. Remarquez, j'ai eu grand peur qu'on nous tue Zelenka, et ça aurait vraiment été la cerise qui fait déborder le vase. Dieu merci, on y échappe... étonnant quand même qu'on envoie Sheppard en EVA alors qu'il est le seul à pouvoir piloter la Cité. Mais admettons. Par contre, on n'échappe pas à la résurrection instantanée d'Elizabeth, sauvée par une ré-activation et une re-programmation des nanites faite sans l'autorisation de Sheppard par McKay, et il y a de l'eau dans le gaz entre ces deux-là. J'ai beaucoup aimé quand Shep dit à McKay qu'il connaissait bien mal Elizabeth s'il pense qu'elle aurait voulu cela. Liz' lui donne raison à son réveil, et ça m'a fait du bien de la voir donner une bonne giffle virtuelle à Teyla, encore une fois beaucoup trop lisse dans son rôle et son personnage.

Pour conclure, je suis dégoûtée par deux choses:
(1) Non, on ne tue pas des personnages intéressants pour des problèmes de contrat... mais si on les tue, on leur offre une belle mort, purée, on ne les rescucite pas. Je trouvais que la fin de Liz' était intéressante et que si la Cité s'en sortait, on pouvait dans le même temps tuer sa responsable civile... afin de laisser les militaires aux commandes puisqu'il faut bien que Sam arrive. Je ne doute pas qu'on va quand même la liquider ou l'incapaciter, mais ce jeu de yoyo entre je meurs/je vis/je meurs, ça me saoûle grave (comment que je cause, moi?).
(2) Sam, qui va bientôt devoir débarquer sur Atlantis, n'est plus que la caricature d'elle-même. Et la mettre en valeur face au Dr Lee, capable de sortir trois conneries à la minute tout en vomissant ses tripes, c'est fondamentalement stupide. D'ailleurs, le personnage du Dr Lee est une abherration, et j'en ai ras le bol de le voir. Dites moi qu'il ne débarque pas sur Atlantis, pitié. Et dites moi que Sam ne va pas regarder McKay comme elle regarde Lee, s'il vous plaît. Enlevez lui son air de je-suis-la-personne-la plus-intelligente-de-l'univers-et-je-le-sais, ça lui rendra peut être son capital sympathie.

Bref, un peu déçue, même si ça m'a fait beaucoup de bien de ré-entendre le générique le SGA... et de revoir les 4 Fantastiques. Je vous ai dit que Ronon a droit à une réflexion très touchante? Ou alors c'était dans le précédent?

Photos de l'épisode sur le site de GateWorld

mercredi 26 septembre 2007

Bad Company

Alors, celui-là, je vous le dit d’emblée, vous pouvez éviter de le regarder… j’étais alléchée par les noms sur la jaquette du DVD, entre Jerry Bruckheimer et Anthony Hopkins, ça faisait quand même du beau monde. Mais que nenni, pour le coup, c’est vraiment un navet.

L’histoire, c’est celle d’un agent de la CIA qui après deux années passées à convaincre un mafieux russe qu’il était digne de confiance, se fait descendre une semaine avant de conclure une transaction de toute première importance, l’achat d’une mini bombe nucléaire. Évidemment ça n’arrange pas sa hiérarchie à la CIA… du coup, on découvre qu’il avait un frère jumeau dont il a été séparé à la naissance, et la CIA tente de convaincre ledit jumeau de rejoindre leurs rangs le temps de boucler la mission.

Et si feu l’agent de la CIA a été adopté par des gens riches qui lui ont donné une super éducation, le jumeau, lui, a quitté l’école dés que possible et vit de petits trafics en tous genres, au grand dam de sa petite amie qui décide justement de le quitter à cause de ça. Ca nous donne donc le droit d’assister à des scènes pathétiques, à mi-chemin entre le bizutage des nouvelles recrues à l’armée et le coaching des demoiselles de bonne famille pour le Bal des Débutantes… ça se veut drôle, mais c’est juste affligeant.

Chris Rock & Anthony Hopkins
Photo © Gaumont Buena Vista International (GBVI)

Au final, même si le pourquoi du comment n’est pas très clair, tout est bien qui finit bien et le branleur épouse sa dulcinée qui, vu le chèque qu’il a reçu de la CIA, décide qu’il le vaut bien. Le pire dans tout ça, c’est la porte ouverte sur un numéro 2. Et là, non, faut quand même pas pousser.

Oui, il y a des bagarres, oui il y a des courses-poursuites en voiture (vaut mieux rouler en Mercedes qu’en Ford) et oui il y a des tas de méchants qui se font zigouiller. Mais c’est sans intérêt. Je ne comprends même pas qu’on se lance dans un film aussi creux. A moins que le doublage ote tout le charme du personnage campé par Chris Rock. Ah si tiens, le seul truc sympa, c’est de voir John Slattery, alias Victor Lang (le nouveau mari d’Eva Longoria dans Desperate Housewives, faut vraiment tout vous dire?), dans un autre rôle du même acabit.

Réalisé par Joel Schumacher. Avec Anthony Hopkins, Chris Rock, Gabriel Macht. Sorti le 17 juillet 2002.

lundi 24 septembre 2007

Vous avez un Message

Qu'est-ce que j'aime cette comédie romantique... même au 72ème visionnage (à peu prés), elle n'a rien perdu de son charme. Rafraîchissante, drôle, mélancolique juste ce qu'il faut, pleine d'espoir, et joliment réalisée dans un New York plein de charme.

Est-ce qu'il faut vraiment que je vous rappelle l'histoire?
Elle, Kathleen Kelly alias Shopgirl, tient une boutique de livres pour enfants où il fait bon vivre, une boutique qui lui vient de sa maman. The Shop Around The Corner, c'est une boutique dans laquelle les enfants sont accueillis comme des rois... parce que l'adulte que l'on devient dépends des livres que l'on lit en étant petit.
Lui, c'est Joe Fox, alias NY152... tradition de libraire de père en fils également, même si leur business c'est le superstore. Une chaîne de librairies discount qui célèbre chaque fermeture de magasins indépendants. On voudrait détester les trois générations de Fox... mais c'est impossible.

Shopgirl et NY152 se rencontrent par hasard sur internet et commencent une correspondance... ils aiment tous les deux passionnément NY, ses odeurs, ses bruits... et grandissent au contact l'un de l'autre, l'un devenant moins cynique, et l'autre... plus guerrière. Mais lorsque Kathleen rencontre Joe, ils se détestent au premier contact. Il va lui faire perdre sa boutique, et elle jette l'oprobe sur son magasin. Chacun reprèsente ce que l'autre déteste. Tous les deux s'embarquent dans une bataille médiatique au moment même où Shopgirl et NY152, amoureux l'un de l'autre même s'ils refusent de se l'avouer, se donnent rendez-vous dans un café. Shopgirl va s'y rendre, mais c'est Joe qui va l'y retrouver... dans l'intention de lui faire du mal, mais il va être pris à son propre piège.

Pendant les mois qui suivent, Joe va prendre soin de Kathleen, tandis que NY152 continue sa relation anonyme avec Shopgirl... jusqu'à ce qu'il soit temps de tomber les masques.


Photo copyright Warner Bros France

Pour le plaisir, je vous mets le dialogue final, c'est pas comme si c'était un spoiler, (1) parce qu'évidemment, ils finissent ensemble et (2) de toutes manières vous avez déjà vu le film, c'est pas possible autrement. J'veux même pas de vous sur ce blog sinon ;)

Joe Fox: Timing is everything. He waited until you were primed. Until you knew there was no other man you could ever love.
Kathleen Kelly: Yes.
Joe Fox: Sometimes I wonder...
Kathleen Kelly: What?
[they stop]
Joe Fox: If I hadn't been FoxBooks and you hadn't been the Shop Around the Corner... and you and I had, just you know, met... Yeah. I would have asked for your phone number and I wouldn't have been able to wait 24 hours before calling and asking, "How about coffee, drinks, dinner, a movie, for as long as we both shall live?"
Kathleen Kelly: Joe.
Joe Fox: And you and I would have never been at war. And the only things we would've fought about would be what video to rent on Saturday night.
Kathleen Kelly: Well, who fights about that?
Joe Fox: Well, some people. Not us.
Kathleen Kelly: We would never.
Joe Fox: ...if only.
Kathleen Kelly: I should go.
Joe Fox: Well let me ask you something. How can you forgive this guy for standing you up and not forgive me for this tiny little thing like putting you out of business.
[Kathleen shakes her head no]
Joe Fox: Oh how I wish you would.
Kathleen Kelly: I really have to go.
Joe Fox: Yeah, well, you don't wanna be late.
(...)
[Joe retrouve Kathleen au point de rendez-vous prévu avec NY152]
Joe Fox: Don't cry, Shopgirl. Don't cry.
Kathleen Kelly: I wanted it to be you. I wanted it to be you so badly.


Réalisé par Nora Ephron. Avec Tom Hanks, Meg Ryan, Parker Posey, Steve Zahn. Sorti le 20 Janvier 1999.

dimanche 23 septembre 2007

The Island

Finalement, c'est pas si souvent que je vois dans un film une idée vraiment nouvelle... et c'est le cas pour The Island. A l'intérieur d'une immense structure, des hommes et des femmes vivent privés de liberté individuelle. Tous habillés de la même manière, logés à la même enseigne, nourris, blanchis, contrôlés quotidiennement pour leur santé, et surveillés constamment par des gardes chargés d'éviter tous contacts trop "rapprochés" entre différents sexes. La Terre aurait subit une contamination, et tous sont des survivants... ils attendent chacun d'être désignés par la loterie pour aller sur l'île, seul endroit paradisiaque de surface encore habitable... et commencer à repeupler la Terre. Jordan Two-Delta sera la prochaine à partir pour l'île.

Mais tout ceci commence à devenir pesant pour Lincoln Six-Echo qui rêve littéralement de fuir et de faire ses choix. Epris de rebellion et de liberté, il va découvrir une réalité choquante au hasard d'un battement d'aile de papillon... la jeune femme partie accoucher sur l'île est euthanasiée sous ses yeux juste après avoir mis au monde son bébé. Quant à l'homme qui vient de gagner à la loterie, il est en réalité contre son gré en salle d'opération pour le prélèvement d'un de ses organes. Absolument horrifié, d'autant plus qu'il est aussi proche de Jordan que deux enfants pourraient l'être, Lincoln entraîne Jordan avec lui dans une fuite éperdue vers un ailleurs dont ils ignorent l'existence, une Terre parfaitement habitable et civilisée, en 2019.


Photo copyright Warner Bros France

J'ai trouvé que le film est rondement mené... idée originale, qui sert de prétexte à introduire une société futuriste, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du monde confiné. Les décors sont magnifiques, ça ne manque pas de bagarres, de courses poursuites, de scènes spectaculaires, de belles images aériennes, de véhicules superbement désignés... et de bons sentiments.

Réalisé par Michael Bay. Avec Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Djimon Hounsou, Sean Bean, Michael Clark Duncan, Steve Buscemi. Sorti le 17 août 2005.

vendredi 21 septembre 2007

Toy Story 2

J'aime pas du tout les Toy Story... et j'oserai peut être même vous dire un jour pourquoi, mais par contre, ce genre de choses (c'est pendant le générique de fin) ça me fait bien rire.

La Somme de Toutes les Peurs

Je crois que le livre (de Tom Clancy) doit être plus intéressant, même si Ben Affleck apporte sûrement beaucoup au personnage de Jack Ryan. Ceci dit, c'est un film à suspense honnête, même si le sujet du bras de fer nucléaire entre les États-Unis et la Russie a déjà été traité une ou deux fois. Celui de la bombe dans le stade de football également, d'ailleurs. Mais c'est intéressant d'ajouter un groupe de néo-nazis pour figurer les "vrais" méchants.

Y'a pas que Ben Affleck dans le film, et je crois que c'est ça qui le sauve... une bonne brochette d'acteurs charismatiques, ça aide beaucoup.


Photo © United International Pictures (UIP)

C'est pas un film très drôle, mais y'a quand même des moments qui prêtent à sourire... enfin, au moins un ;)

[en route to Russia]
Cabot: Jack... Jack, what are you doing?
Jack: Oh... I had a date tonight, so I had to call and cancel...
Cabot: Well, don't be stupid! Tell her where you're going. In fact, tell her who you work for. She'll be impressed.
Jack: [to Cathy, over the phone] OK. I work for the CIA, and the Director asked me at the last minute to come with him to Russia with him to do a nuclear arms inspection. Hello?
Cathy: That is so lame.
Jack: No, I swear, it's because of the START treaty, we get to inspect to make sure they're really decommissioning their nuclear arsenal...
[Cathy hangs up]
Jack: Hello... hello?
[Cabot starts laughing]
Jack: Thanks. Thanks a lot.

Et enfin, je me demande si Ben Affleck exige dans tous ses contrats d'avoir au moins une scène au lit avec une jolie fille... ce serait de bonne guerre, remarquez.

Réalisé par Phil Alden Robinson. Avec Ben Affleck, Morgan Freeman, James Cromwell, Liev Schreiber. Sorti le 24 juillet 2002.

jeudi 20 septembre 2007

I, Robot

Voyons, voyons, voyons… alors déjà, la nudité, ça lui va super bien, à Will Smith, parce qu’il est quand même gaulé comme un prince ;) Merci aussi de nous le montrer sous la douche pour qu’on profite bien de l’eau qui ruisselle sur ses pectoraux, ce serait dommage de s’en priver. ‘Fait soudainement plus chaud, tiens. Et puis tout de cuir vêtu, il est pas mal du tout non plus. Y a pas à dire, le cuir, c’est la matière du futur. Je pourrais citer quantité de films de science fiction dont les héros sont en cuir. Noir, évidemment.

A part ça… les robots, c’est pas forcément mon truc, et franchement, ceux-là, ils sont trop humains pour que je me sente confortable avec eux. C’est amusant que les siècles derniers ne nous aient pas encore appris que refiler à une race l’obligation de prendre soin de nous, ce n’est définitivement pas une bonne idée. Ça paraît super confortable au début, mais ça se termine toujours mal. Le regard de Sonny, il fait froid dans le dos.

I Robot Will Smith
Photo by Digital Domain - © 2004 20th Century Fox.

Idée d’Isaac Asimov donc pour ce film, et le bonhomme est une référence en la matière. Pas étonnant donc qu’on retrouve les trois lois… et leur corolaire implicite qui n’est pas à l’avantage de l’homme. Je l’avais bien dit.

Law I / A robot may not harm a human or, by inaction, allow a human being to come to harm
Law II / A robot must obey orders given it by human beings except where such orders would conflict with the first law
Law III / A robot must protect its own existence as long as such protection does not conflict with the first or second law

C’est donc une histoire de meurtre, celui de l’inventeur de la série de robots NS… on y assigne un policier qui n’aime pas les robots pour une raison obscure, et qui avait des liens de nature inconnue avec la victime. Ca, au moins, c’est clair. Enquête policière somme toute assez classique… le coupable idéal est innocent sauf qu’il est coupable quand même, et ça on le devine très vite. On dirait l’assassinat de Dumbledore par Snape. Du coup, y’a forcément un autre coupable. Le type super louche avec un mobile long comme le bras ? Ou p’têt pas, tiens.

Pour clôturer ce billet, y’a des courses poursuites, des bagarres, de sympathiques effets spéciaux, un chouia de Matrix… et un chat. Une grand-mère aussi. Tout ça c’est positif. Par contre, y’a aussi un branleur insupportable qui jure comme un charretier, mais on ne le voit que brièvement. Si je vous dis que je ne suis pas enthousiasmée, vous l’aurez sûrement déjà deviné...

Réalisé par Alex Proyas. Avec Will Smith, Alan Tudyk, Bridget Moynahan. Sorti le 28 Juillet 2004.

mardi 18 septembre 2007

Le Jour d'Après (The Day After Tomorrow)

Mettons les choses au clair tout de suite. C'est un film qui m'a bien plu pour différentes raisons que je vais détailler (pas d'inquiétude!) même si évidemment on est tous bien d'accord que scientifiquement, non, le Gulf Stream ne peut pas s'arrêter en 48 heures, et non, une nouvelle ère glaciaire ne peut pas se produire sur une semaine. C'est un film, et j'imagine bien que ç'aurait été super compliqué et moins impressionnant de faire se dérouler l'histoire sur dix générations.

Le film comporte deux niveaux... globalement celui de l'avenir de la planète, et celui de la famille Hall. Comme les bons vieux films catastrophe des années 70, on utilise un phénomène naturel (ici le réchauffement climatique) en toile de fond à une histoire humaine... au sein de la galerie de portraits, on sait que certains ne vont pas s'en sortir. C'est cruel, mais c'est ainsi... Stephen King, qui fut un de mes auteurs préféré est passé maître dans cet exercice... présenter un personnage, son passé, sa famille, son métier, sa petite vie tranquille pendant un chapitre pour le faire mourir à l'instant où son histoire percute l'intrigue principale. Eh bien dans ce film, c'est tout à fait pareil. Et à chaque fois qu'on rebascule sur un personnage déjà introduit, on se demande si l'empereur va lever ou baisser son pouce. Et c'est parfois terriblement poignant.

Jack Hall: Professeur, je crois qu'il est temps pour vous de partir.
Terry Rapson: J'ai bien peur qu'il n'en soit plus temps.
Jack Hall: Que pouvons-nous faire?
Terry Rapson: Sauvez le plus de monde possible.
(...)
[Simon est bloqué avec ses collègues, dont le professeur Rapson, dans une station de surveillance météo du nord de l’Écosse… ils savent qu’ils vont mourir. Sa femme et son fils sont en Espagne, pays qui devrait être épargné par la tempête.]
Simon : J’aurais tellement voulu voir grandir mon fils.
Terry Rapson : L’important c’est qu’il grandisse.

La famille Hall, c'est tout d'abord Jack le paléoclimatologiste qui en étudiant les glaces arctique a découvert qu'une ére glaciaire est brutalement survenue il y a 10,000 ans suite à un réchauffement climatique. Persuadé que cela pourrait se reproduire, il se bat pour convaincre les autorités de la nécessité de changer de comportement vis à vis de la planète. Séparé de sa femme, Laura, il rencontre aussi quelques difficultés à ne pas perdre le contact avec son fils surdoué, Sam. Lorsque le climat se dérégle, Sam est à New York pour une compétition inter-écoles, avec la demoiselle de ses rêves.

le jour d'après
Photo copyright UFD

Pris au piège par la brutale montée des eaux et la glaciation qui s'ensuit, les jeunes gens se réfugient avec d'autres naufragés dans la bibliothèque publique de Manhattan... où ils vont survivre en brûlant ce qu'ils peuvent trouver.

Jeremy: Friedrich Nietzsche? We can't burn that! He's one of the most important thinkers in 19th Century!
Elsa: Please! Nietzsche was a chauvinist pig who was in love with his sister.
Jeremy: He was not a chauvinist pig!
Elsa: But he was in love with his sister.
Brian Parks: Uh, excuse me, guys? Yeah, we got a whole section on tax laws down here we can burn.


A Washington, Jack décide d'aller chercher son fils.

Le film commence avec des images terriblement fortes, terrifiantes, et en même temps, pour certaines, terriblement belles... il neige à New Delhi, il tombe des grêlons énormes à Tokyo, Los Angeles est détruite par des tornades multiples, et la température chute brutalement au nord de l'Écosse. Dans un ciel d'apocalypse, des milliers d'oiseaux fuient New York qui va être submergée par les eaux... et prise dans les glaces, comme quasiment tout l'hémisphère nord. Les images de notre Terre vue de l'ISS sont à couper le souffle.

le jour d'après
Photo copyright UFD

Outre le petit garçon souffrant du cancer, un autre moment fort du film, pour moi, c'est lorsque Jack dessine un trait horizontal qui coupe en deux les États-Unis au niveau de Washington, et conseille au Président de faire évacuer la population située sous cette ligne... parce qu'il est trop tard pour évacuer les États du Nord... Voilà une décision que je n'aimerais pas avoir à prendre. Ceci dit, il n'y a guère de risque que je sois un jour Présidente des États-Unis.

Et le responsable de ces déréglements me direz-vous? le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces polaires, modifiant à la fois la température du Gulf Stream et son équilibre eau douce/eau saline...

Je dois avouer que j'aime bien les films catastrophe, et franchement, celui-ci est d'un excellent niveau... et même si certaines péripéties sont surjouées dans la seconde moitié du film (la septicémie, les loups...) c'est plutôt intelligent de raccrocher la catastrophe planétaire à l'avenir de la famille Hall. S'il y a de l'espoir pour eux, il y en a pour d'autres... et effectivement, il y a des survivants dans l'hémisphère nord.

Réalisé par Roland Emmerich. Avec Dennis Quaid, Jake Gyllenhaal, Ian Holm, Arjay Smith, Austin Nichols, Emmy Rossum, Sela Ward, Tamlyn Tomita. Sorti le 26 Mai 2004.

lundi 17 septembre 2007

Ratatouille

Alors Ratatouille, c'est le dernier sorti des studios Disney, et comme souvent, c'est un vrai petit bijou. Auquel vous n'avez d'ailleurs pas pu échapper à moins de ne jamais mettre les pieds dans un supermarché, parce qu'évidemment, la campagne marketing est omniprésente. Je ne m'en plains pas, j'adore ça.

Ratatouille, c'est l'histoire d'un petit rat, Rémy, pas comme les autres. Rémy a un odorat très développé, et aussi, il faut bien le dire, un petit peu une haute opinion de lui-même. Disons qu'il ne supporte plus de manger n'importe quelle ordure, et qu'il admire les hommes qui ne se contentent pas de survivre en absorbant une nourriture-carburant, mais qui créent des combinaisons de saveurs.

ratatouille remy
© Buena Vista International

Remy: [observing what Emile is eating] What is that?
Emile: [pause] I don't really know.
Remy: You dunno... and you're eating it?
Emile: You know, once you muscle your way past the gag reflex, all kinds of possibilities open up.
Remy: This is what I'm talking about.
(...)
Remy: Hey I brought you something to...
[sees Emile eating garbage]
Remy: AH! NO NO NO NO! SPIT THAT OUT RIGHT NOW!
[Emile obeys]
Remy: I have got to teach you about food. Close your eyes.
[Emile obeys, Remy hands out piece of cheese]
Remy: Now take a bite of this...
[Emile snarfs cheese]
Remy: No no no! Don't just hork it down!
Emile: Too late.


Ses grandes idées culinaires vont lui jouer un mauvais tour, et il se retrouve seul dans les égouts parisiens. Inspiré par le fantôme du Chef Gusteau, son modèle, Rémy se faufile dans les cuisines du plus grand restaurant parisien... et fait la connaissance de Linguini, un commis aux poubelles nouvellement embauché. Et voilà deux partenaires improbables qui apprennent à travailler ensemble. Rémy sait faire la cuisine... et Linguini est obligé de faire de la grande cuisine s'il veut garder son travail.

ratatouille remy & linguini
© Buena Vista International

Évidemment les seconds rôles sont savoureux... Émile le timoré boulimique, Django le patriarche autoritaire, Colette la justicière, le Chef Skinner avide de gloire et de richesse, et le critique Anton Ego qui fait trembler tous les chefs parisiens. Ce dessin animé, c'est une plongée dans le Paris des grands restaurants, avec ses règles, ses critiques, ses étoiles, ses personnalités... et bien évidemment, c'est aussi un prétexte à une leçon de morale, incontournable dans les Disney. Si elles prennent la peine de se connaître, des races différentes peuvent travailler, vivre, cohabiter les unes avec les autres. Même les rats et les hommes.

Anton Ego: In many ways, the work of a critic is easy. We risk very little yet enjoy a position over those who offer up their work and their selves to our judgment. We thrive on negative criticism, which is fun to write and to read. But the bitter truth we critics must face is that, in the grand scheme of things, the average piece of junk is more meaningful than our criticism designating it so. But there are times when a critic truly risks something, and that is in the discovery and defense of the new. Last night, I experienced something new, an extraordinary meal from a singularly unexpected source. To say that both the meal and its maker have challenged my preconceptions is a gross understatement. They have rocked me to my core. In the past, I have made no secret of my disdain for Chef Gusteau's famous motto: Anyone can cook. But I realize that only now do I truly understand what he meant. Not everyone can become a great artist, but a great artist can come from anywhere. It is difficult to imagine more humble origins than those of the genius now cooking at Gusteau's, who is, in this critic's opinion, nothing less than the finest chef in France. I will be returning to Gusteau's soon, hungry for more.

Point de vue animation, le résultat est sublime... L'animation de Rémy est du même niveau que celle de Scrat dans l'Age de Glace. Mais si, l'écureuil... celui dont un gros plan sur les yeux suffit à savoir son humeur. Et Rémy, c'est tout aussi bien fait... on lit les émotions de ce petit rat dans la position des oreilles, des moustaches, dans son regard: la honte, le désir de bien faire, le soulagement, la joie, le découragement, la tristesse, l'espoir, l'inquiètude, la gêne, l'exaspèration, le plaisir... tout est là.

ratatouille remy
© Buena Vista International

Je suis toujours émerveillée par la scène des premières minutes de Rémy dans le restaurant; la vitesse, la fluidité du mouvement, le tout avec le point de vue du rat dans cet environnement (dangereux) pas du tout adapté ni à sa taille, ni à sa condition... c'est magique.


© Buena Vista International

Sur un autre plan, je suis contente que les américains aient gardé comme titre du film le mot "Ratatouille"... parce que même si "ratatouille" ne se traduit pas, c'est quand même fichtrement difficile à prononcer pour un anglophone. Je suis donc ravie qu'ils aient délibérèment choisi ce plat (pour sa simplicité je suppose) et décidé de faire figurer la prononciation sous le nom du film sur les affiches et tous les produits dérivés: "Rat-a-too-ee". Par contre, pas mal de différences entre le film final et les previews qui étaient dispos sur internet... et le livre dérivé, que les petiots dévorent ;) Pas de fusil par exemple dans le livre... histoire de cibler un public encore plus jeune peut être?

Sorti le 01 Août 2007.

jeudi 13 septembre 2007

Jurassic Park

Jurassic Park, à la base, ce sont deux livres de Michael Crichton... et c'est un formidable raconteur d'histoires. Ces deux livres sont superbes, malgré la propension parfois agaçante de l'auteur à se perdre dans des explications scientifiques très pointues. Et je dois dire que c'est le léger défaut de ce premier film... il faut bien qu'on nous explique comment Hammond a créé ses dinosaures, comment ils se sont mis à se reproduire seuls, et que Ian Malcolm nous serve sa Théorie du Chaos.

Ceci dit, j'ai beaucoup de tendresse pour ce film, peu pour le T-Rex, évidemment, mais les personnages sont attachants même si les traits sont parfois un peu forcés. Ian Malcom a des réparties brillantes, Alan est très drôle dans sa relation avec les enfants, et Hammond est fabuleux dans sa mégalomanie...

Les premières rencontres avec les dinosaures sont magiques... le groupe d'herbivores tout d'abord, et le Triceratops ensuite... Alan le paléontologue, et Ellie la paléobotaniste sont complètement subjugués... avoir étudié des ossements pendant des années, sans espoir de voir vivre ces animaux fabuleux, et pouvoir soudainement les toucher, écouter leur respiration, les regarder les yeux dans les yeux... l'enthousiasme d'Ellie et Alan est communicatif, et c'est très attendrissant. Ils sont comme un enfant qui touche un animal pour la première fois. Evidemment, comme le dira Ian de manière un peu cynique dans un des épisodes suivants, c'est toujours comme ça que ça commence.

Dr. Ian Malcolm: Oh, yeah. Oooh, ahhh, that's how it always starts. Then later there's running and screaming. (Jurassic Park II)

Mais reprenons l'histoire dans l'ordre. Jurassic Park, c'est le rêve d'un riche homme d'affaires qui a l'idée géniale d'extraire de l'ambre du sang de dinosaures, et de recréer grâce à la génétique... rien de moins qu'une quinzaine d'espèces de dinosaures, qu'il met en scène dans un gigantesque parc d'attractions. Sceptiques, ses investisseurs lui demandent d'obtenir l'aval d'un mathématicien, Ian Malcolm, et de deux paléontologues, Alan et Ellie. Hammond les invite donc à visiter son parc en avant-première, en compagnie de ses deux petits-enfants... Pendant ce temps, Nedry, l'informaticien du parc, s'apprête à vendre des embryons à une firme concurrente, n'hésitant pas pour ce faire à mettre en péril la sécurité du parc. Parce qu'éteindre les clôtures électriques des enclos du T-Rex et des Raptors, couper le téléphone et verrouiller par mot de passe les systèmes informatiques, c'est quand même une très mauvaise idée.

Dr. Ellie Sattler: We can make it if we run.
Muldoon: No, we can't.
Dr. Ellie Sattler: Why not?
Muldoon: Because we are being hunted.
Dr. Ellie Sattler: Oh God.
Muldoon: It's all right.
Dr. Ellie Sattler: Like hell it is!



Photo copyright Universal Pictures

Le tour inaugural se transforme en boucherie, et malgré cela, malgré que ses petits-enfants soient perdus au milieu d'un parc dans lequel chassent les carnivores les plus redoutables qui aient un jour existé, Hammond veut continuer à croire en son rêve. Et c'est terrible... et triste à la fois.

John Hammond: All major theme parks have had delays. When they opened Disneyland in 1956, nothing worked, nothing.
Dr. Ian Malcolm: But, John, if the Pirates of the Caribbean break down, the pirates don't eat the tourists.


J'aime beaucoup le personnage d'Ian Malcom (et Jeff Goldblum de manière générale, j'adore ce grand bonhomme!) qui est superbement servi par des dialogues aux petits oignons exprés pour lui. Parfois subtils...

Dr. Alan Grant: It looks like we're out of a job.
Dr. Ian Malcolm: Don't you mean extinct?


... parfois cyniques, et parfois terriblement drôles, même quand la situation ne l'est pas du tout :)

[after finding Malcolm with a broken leg]
Dr. Ellie Sattler: Should we chance moving him?
[the Tyrannosaur roars nearby]
Dr. Ian Malcolm: Please, chance it.


En résumé, un excellent film... c'était la première fois que je ressentais l'envie de voir un film deux fois au cinéma, et également la première fois que j'achetais une bande originale composée spécifiquement pour un film... parce que le thème musical est très bien réussi également.

Le film a 14 ans déjà, et il a plutôt bien vieilli, à part peut être l'émerveillement des gamins devant le cédérom interactif avec écran tactile embarqué dans les voitures. Évidemment, aujourd'hui, c'est d'un commun... Un quatrième opus est annoncé pour 2008, et ça me fait bien plaisir :)

Réalisé par Steven Spielberg. Avec Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern. Sorti le 20 Octobre 1993.

The Lost World: Jurassic Park (Jurassic Park II)

Aaaaaaaaah, le retour d'Ian Malcolm et de son brillant esprit de répartie, sans blabla scientifique pour gâcher le tout... Jurassic Park II, c'est à nouveau une formidable aventure (stressante, cela va sans dire) au milieu des dinosaures... et cette fois-ci il y a non plus un T-Rex mais un couple de T-Rex... et un jeune. Et évidemment, trois T-Rex ça fait encore plus de dégats qu'un seul. Même les herbivores se montrent... moins paisibles.

L'histoire... comme le dit Ian Malcolm lui-même, John Hammond a évolué durant ces cinq dernières années, et pour le coup, il tente de recruter Malcolm pour mener une expédition chargée de se rendre sur le Site B. Le but est de réaliser un documentaire sur la manière dont les dinosaures vivent et survivent sans l'intervention humaine. Et quelle meilleure manière de convaincre Malcolm que d'y avoir envoyé en éclaireur sa petite amie, spécialiste en comportement des grands prédateurs? Malcolm, Eddie (organisateur d'expéditions extrèmes), Nick (photographe animalier) et une petite passagère clandestine débarquent donc sur l'île à la recherche de la miss Sarah, qui n'a aucunement besoin que Malcolm vole à son secours.

Sarah Harding: I love you. I just don't... need you right now.
Dr. Ian Malcolm: I'll tell you what you NEED, a good anti-psychotic!
Sarah Harding: I'll be back in five or six days.
Dr. Ian Malcolm: No, you'll be back in five or six PIECES!


Sur l'île, Malcom et le reste de l'équipe se trouvent rapidement face à une seconde équipe, envoyée par le neveu d'Hammond, Ludlow, qui a pu prendre le contrôle de la société Ingen... Menée par un chasseur hors-pair, Roland Tembo, la traque commence pour attrapper vivants des spécimens de chaque espèce...

Roland Tembo: This is a game trail, Mr. Ludlow. Carnivors hunt on game trails. Do you want to set up base camp or a buffet?

Évidemment, les choses tournent au vinaigre lorsque Nick et Sarah ramènent un bébé T-Rex à leur campement, avec les meilleures intentions du monde. La (longue) scène de l'attaque des caravanes par les deux T-Rex, même si elle fait par moment appel à de grossières ficelles, est tout de même super bien jouée.

the lost world jurassic park II
Photo copyright Universal Pictures

Au final, pour survivre entre les T-Rex et les Raptors, les deux équipes vont devoir s'unir, et je dois avouer que c'est assez plaisant de voir en chemin l'agonie des personnables détestables...

Malgré les pertes humaines colossales (Note pour les âmes sensibles: il y a deux fois plus de morts dans cet opus que dans les deux autres réunis), Ludlow réussit à embarquer un T-Rex mâle sur un cargo... et à le ramener à San Diego pour en faire l'attraction phare de son parc... inutile de vous dire que ça ne se passe pas tout à fait comme prévu...

Dr. Ian Malcolm: Why don't people listen to me. I use plain and simple English, I don't have any accent that I'm aware of.
Sarah Harding: Oh, shut up.


Allez, pour terminer, je voulais juste dire que c'est quand même étonnant d'avoir mis des gamins dans tous les épisodes de Jurassic Park... ils visaient tant que ça un public pré-ado? Je sais bien que les dinosaures n'existent pas vraiment, mais bon... ça reste un film assez cruel... et sanguinolent, même si c'est plus suggéré que montré (quoique).

A noter également que dans le livre, deux gamins se joignent clandestinement à l'expédition (aucun n'est issu d'Ian Malcolm) et que Crichton ne ramène aucun dinosaure sur le continent... tout ce passage façon Godzilla a été écrit spécifiquement pour le film.

Réalisé par Steven Spielberg. Avec Jeff Goldblum, Richard Attenborough, Pete Postlethwaite. Sorti le 22 Octobre 1997.



mercredi 12 septembre 2007

Jurassic Park III

Les petits sont beaucoup dans les dinosaures en ce moment, alors forcément, une fois qu'ils sont couchés, ça donne envie de se replonger dans la trilogie Jurassic Park. A l'envers, parce qu'ainsi ça va du moins bon au meilleur, et du moins vu au plus vu. Premier constat, c'est bien d'avoir couché les petits. Parce qu'il y a beau avoir de superbes images de dinosaures, ils sont quand même rarement paisiblement en train de brouter. Les trente premières minutes sur Isla Sorna sont... trépidantes.

L'histoire... bien malgré lui, Alan (Sam Neill) se retrouve otage de l'île, en compagnie d'un couple venu chercher leur gamin, Erik, porté disparu six semaines plus tôt alors qu'il survolait l'île en parachute ascentionnel. Le jet privé rutilant est à peine posé sur la piste de fortune que la fine équipe est attaquée par un dinosaure qui relèguerait presque le T-Rex au rang de roquet. A partir de là, c'est la débandade, et entre le spinosaure, le T-Rex, les raptors (plus intelligents que jamais), et les immenses pterodons... nos héros vont avoir fort à faire pour rester en vie.

Reporter: Are you saying you wouldn't want to get on Isla Sorna and study them if you had the chance?
Dr. Grant: No force on earth or heaven could get me on that island.



Photo copyright United International Pictures (UIP)

Cet opus voit le retour d'Alan, le paléontologue du Jurassic Park I, toujours aussi fasciné par ses raptors, au point de tenter de communiquer avec eux. J'étais pas fan du personnage dans le I, et c'est pas tellement mieux dans le III, si ce n'est qu'il est maintenant plus à l'aise avec les gamins.

Dr. Grant: I have a theory that there are two kinds of boys. There are those that want to be astronomers, and those that want to be astronauts. The astronomer, or the paleontologist, gets to study these amazing things from a place of complete safety.
Erik: But then you never get to go into space.
Dr. Grant: Exactly. That's the difference between imagining and seeing: to be able to touch them.


Clairement, Ian Malcolm (Jeff Goldblum) et son humour manquent terriblement au film. A part ça, je me suis demandé où j'avais bien pu voir la belle blonde, mais à part qu'il s'agit de Tea Leoni, l'épouse de David Duchovny (Fox Mulder!)... sa filmographie ne me dit rien. Je la remettais peut être de Jurassic Park III ;)

Au final, c'est quand même un film sympathique, avec des effets spéciaux superbes. Même si depuis Jurassic Park I on s'est habitué à voir vivre, bouger, manger et rugir les dinosaures, c'est encore à couper le souffle, et le film introduit pas mal de nouvelles espèces. Réalisé par Joe Johnston. Avec Sam Neill, William H. Macy, Téa Leoni. Sorti le 08 Août 2001.

vendredi 07 septembre 2007

6 Jours, 7 Nuits (6 Days, 7 Nights)

Ce qu'il y a de vraiment bien avec 6 Jours, 7 Nuits, c'est que ça favorise la paix des ménages. Parce que mine de rien, c'est l'histoire d'un beau mec (Harrison Ford) et d'une jolie fille (Ann Heche) paumés sur une île polynésienne. Et évidemment, les t-shirts mouillés, les shorts hypercourts et les torses nus, c'est aussi facile à trouver qu'une mouche dans le cul d'un éléphant, pour reprendre une réplique du film. Voilà une critique de film qui s'annonce bien, tiens.


Photo copyright Caravan Pictures

Je (me) reprends. Robin est une rédactrice à succés pour un magazine de mode. Si côtée qu'alors qu'elle est en vacances en Polynésie et que son brave petit ami vient de la demander en mariage, il faut qu'elle aille superviser un shoot photo. Et lorsque que le coucou qui l'emmène à Tahiti est pris dans un orage, Quinn le pilote quasi-sexagénaire (mais foutument bien conservé) et Robin se retrouvent pris au piège sur une île déserte, sans moyens de communication avec l'extérieur.

Quinn Harris: How do you want it?
Robin: Excuse me?
Quinn Harris: Do you want it sugar-coated, or right between the eyes?
Robin: You Pick.
Quinn Harris: We got no landing gear, so we can't take off. Lightning fried the radio, so we can't call for help. AirSea will try a rescue mission but without a beacon to home in on it's like trying to find a flea on an elephant's ass. The only thing we got is this flare gun with a single flare.
Robin: Is it too late to get it sugar coated?
Quinn Harris: That was sugar-coated.


Pendant que le brave petit ami (Ross de Friends!!) se console avec la demoiselle qui meuble habituellement les nuits du pilote, Quinn et Robin, eux, font face à des pirates des temps modernes.

Robin Monroe: I am so scared.
Quinn Harris: If it makes you feel any better, I'm a little scared myself.
Robin Monroe: Uh, no. No, that does not make me feel better.
Quinn Harris: I thought that's what women wanted.
Robin Monroe: What?
Quinn Harris: Men who weren't afraid to cry, who were in touch with their feminine side.
Robin Monroe: No, not when they're being chased by pirates, they like 'em mean and armed!


Honnêtement, il ne faut surtout pas chercher à trouver de vraisemblance à ce film, qui ne brille ni par son originalité ni par sa crédibilité, mais c'est le genre de divertissement qui fait toujours du bien. Les acteurs sont adorables, Robin a des yeux magnifiques (et pas de budget pour acheter des sous-vêtements, visiblement), Quinn est aussi craquant qu'Indy a pu l'être à son époque, il ne manque pas de ressources non plus, et franchement, le résultat est très mignon.

En fait, au-delà du film, ce que je trouve drôle aujourd'hui avec le recul de "Men In Trees", c'est de voir Ann Heche un peu dans le même genre de rôle, la New Yorkaise avec un job littéraire bien payé qui débarque dans un milieu inhospitalier. Et si l'Alaska et la Polynésie n'ont évidemment pas les températures en commun, le serpent et le raton laveur, eux, ont un seul et même but... jeter Marin/Robin dans les bras de Jack/Quinn, avec pour toile de fond un cadre aussi grandiose au nord qu'au sud. C'est un chouette film, j'vous l'jure.

Réalisé par Ivan Reitman. Avec Harrison Ford, Anne Heche, David Schwimmer, Jacqueline Obradors. Sorti le 26 Août 1998.

lundi 03 septembre 2007

It's a Hell of a Day

Définitivement, j'me referais bien un p'tit Desperate ;)

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ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .