Tequila's Secrets

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jeudi 31 janvier 2008

Cri-Kee

Alors, je vous ai déjà dit que j'ai beaucoup aimé Mulan (ici...), et ça tombe bien, mes petiots également, et je voulais partager avec vous, chers lecteurs, un instant privilégié...

Notre chère Mulan se trouve chez la marieuse, et passe de petits tests destinés à prouver qu'elle fera un bonne épouse, et couvrira ainsi d'honneur sa famille. Et elle est supposée être aidée en ceci par le criquet porte-bonheur que vient de lui remettre sa grand-mère. Ledit criquet qui met une pagaille monstre chez la marieuse, faisant tourner au désastre l'entrevue de Mulan.

mulan
Copyright Disney

Et moi, l'expression béate de ce criquet en train de se prélasser dans la tasse de thé que vient de servir Mulan... je l'adore.

mulan cri-kee
Copyright Disney

(La même, à colorier ;) sur ce site)

mardi 29 janvier 2008

La Vie des Autres

Je ne peux pas dire que j'ai été convaincue par ce film (en ce moment, séduire Tequila, c'est quand même relativement rare!). Le sujet est intéressant, tant d'un point de vue historique que par le suspense (limité néanmoins) qu'il dégage, mais je ne trouve pas que ce soit une réussite.

la vie des autres
Photo © Océan Films

L'histoire, c'est celle d'un homme et d'un couple dans l'Allemagne de l'Est des années 1980. L'homme est chargé par la Stasie de surveiller le couple, un écrivain et une actrice, soupçonnés d'entretenir des relations avec l'Ouest. Mais le couple est irréprochable, ou presque... du moins au début... disons que c'est surtout un Camarade Ministre qui souhaite avoir l'actrice pour lui seul, et quel meilleur moyen à sa disposition que de faire accuser l'écrivain de trahison? Et lorsque l'écrivain va effectivement basculer dans la dénonciation du régime suite au suicide d'un de ses confrères, l'homme chargé de leur surveillance est suffisamment écoeuré par le régime est-allemand, et suffisamment séduit par la femme, pour les couvrir. Il va donner une porte de sortie à l'actrice lorsque celle-ci doit dénoncer l'écrivain, et protéger ce dernier à son insu. Ce faisant il va perdre son poste, ses relations et se retrouver dans un placard. Et ce n'est que des années plus tard, après la chute du mur, que l'écrivain réalise qu'un ange gardien a veillé sur lui.

la vie des autres
Photo © Océan Films

Le film est affreusement long à démarrer... je dois avouer que je me suis ennuyée ferme pendant quasiment toute la première heure. Et ensuite, ma foi, j'aurais volontiers coupé tout un tas de scènes pour ne quasiment garder qu'une unité de lieu... et en faire un huis-clos entre les trois personnages principaux. Mais je ne suis pas réalisatrice, et les critiques ont été relativement unanimes sur ce film (époustouflant! incroyablement prenant! captivant! magistral! ambitieux! impressionnant! fascinant!) donc je me trompe certainement ;)

Réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck. Avec Thomas Thieme, Martina Gedeck, Ulrich Mühe. Sorti le 31 Janvier 2007.

lundi 28 janvier 2008

StarGate Atlantis 4x14: Harmony

Honnêtement, s'il y a une chose de sûre, c'est que si on aime Stargate, il ne faut PAS, mais alors sous aucun prétexte, regarder cet épisode. C'est le moins bon de la franchise SGA, et c'est peu de le dire, mais c'est probablement le pire de tout Stargate. Vous me direz qu'il n'a pas du coûter cher, certes. Point de vue personnages, on a Rodney et Shep, entourés par des inconnus au bataillon. Point de vue décors, et à part un bout de château (c'est sans doute la 112ème fois qu'on nous le ressert), la fameuse forêt qu'on connaît réellement par coeur, et trois morceaux de ruines anciennes (également recyclées), il n'y a rien de notable. Mais surtout, surtout, ce qu'il y a de meilleur marché dans cet épisode, c'est le scénario. Je suppose qu'il a été écrit par un stagiaire à qui on a laissé deux heures, c'est pas possible autrement. Les dialogues sont niais au possible, au point que nos deux acteurs ont constamment l'air affligé, et je ne suis pas sûre que c'était écrit dans le script, ça doit être juste parce qu'il n'ont pas pu faire autrement, et je les comprends.

L'intrigue... McKay et Shep sont sollicités par deux soeurs pour accompagner leur cadette, qui va devenir reine, lors d'un rite initiatique: traverser une forêt dans laquelle rode une Bête, et faire un peu de méditation dans des ruines. La petiote, 13 ans, est non seulement une peste manipulatrice, mais une impénitente dragueuse, qui va d'abord jeter son dévolu sur Shep avant de se rabattre sur McKay qui lui sauve la vie à l'insu de son plein gré. Assaisonnez tout ça de drones, de Genii mandatés par une des deux soeurs qui veut devenir reine (ô surprise, on ne l'avait pas vue venir, celle-là), et vous obtiendrez... pas grand chose. Vraiment. C'est terrible d'aimer une série et de tomber sur un épisode nul à ce point.

samedi 26 janvier 2008

Open Range

Voilà un bon vieux western comme on les aime... avec des hommes bourrus, rustiques, et qui fleurent la vie au grand air. Des femmes (peu) qui en ont. Des chevaux. Des bagarres. Du bon sentiment. Les méchants sont ignobles, et les gentils sont de braves garçons... pas forcément bien dégrossis, mais avec une femme pour leur apprendre à boire dans de la porcelaine, on devrait en faire quelque chose dans les années qui suivent.

open range kevin costner

L'histoire, c'est celle de quatre éleveurs itinérants qui convoient leur troupeau sur la piste... et qui ont le malheur d'aller aux provisions dans une ville tombée sous la houlette d'un rancher qui lui est devenu propriètaire de ses terres. Et évidemment il voit d'un mauvais oeil les éleveurs qui n'ont pas su s'adapter à cette nouvelle logique, au point de les liquider discrètement, s'appropriant par la même occasion les troupeaux itinérants. Je n'oserai pas faire le mauvais jeu de mots. Oh et puis, si, tiens. Le bétail n'a pas d'odeur :)

Heureusement pour nos itinérants, il y a une charmante docteur célibataire en ville, et nos p'tits gars ont l'heur de sauver un chien et de dépenser généreusement leurs dollars, ce qui gagne à leur cause quelques habitants. Et surtout, surtout, il y a des femmes décidées à retrouver leur liberté et à foutre des coups de pied aux fesses de leurs hommes. Atypique, comme western, vraiment ;)

Réalisé par Kevin Costner. Avec Kevin Costner, Robert Duvall, Annette Bening, Abraham Benrubi. Sorti le 25 Février 2004.

vendredi 25 janvier 2008

Blow

Je dois avouer que j'ai bien aimé ce film, basé sur une histoire vraie, qui raconte l'ascension de George, petit dealer d'herbe... qui devient un baron de la cocaïne. Et c'est encore un personnage en or pour Johnny Depp, qui prouve une fois de plus qu'il est à l'aise quels que soient les rôles. Et celui-là lui va bien. A part peut être la coupe de cheveux à ses débuts ;)

C'est surtout l'histoire d'un homme qui ne veut pas être pauvre, et qui a besoin de reconnaissance. Celle de sa femme, en premier lieu, pour exorciser le fait que sa mère quittait régulièrement son père et le domicile familial en utilisant le prétexte du manque d'argent. Il recherche également à satisfaire l'orgeuil de sa mère, qui rêve de susciter l'envie dans le voisinage. Et la fierté de son père, qui, malgré qu'elle lui soit acquise depuis toujours, est son réel moteur dans les affaires. Ce n'est que tard, trop tard, que George comprendra ce que son père a essayé de lui enseigner... qu'avec son talent il aurait pu réussir dans n'importe quelle carrière, mais surtout, que l'argent n'a pas d'importance.

Et c'est formidable, en un sens, de voir que malgré le commerce qu'ait choisi son fils, le père ne le laisse jamais tomber. Systématiquement il lui ouvre sa porte. Systématiquement il lui apporte son soutien. Et systématiquement lui assure que le plus important pour lui, c'est que George soit heureux, et que si George est heureux, alors lui aussi est heureux. Et c'est toujours émouvant d'être témoin du soutien inconditionnel d'un parent pour son enfant, d'autant plus que la réciproque, elle, n'est pas vraie.

George: Hello Dad. You know I remember a lifetime ago, when I was about 3 1/2 feet tall, weighing all of 60 pounds, but every inch your son. I remember those Saturday mornings going to work with my dad, we'd climb into that big green truck. I thought that truck... was the biggest truck in the universe pop. I remember how important the job we did was, how if it wasn't for us, people would freeze to death. I thought you were the strongest man in the world. And remember those home videos when mom would dress up like Loretta Young, barbeques and football games, ice cream, playing with the Tuna. And when I left for California only to come home with the FBI chasing me, and that FBI agent Trout had to kneel down to put my boots on and you said, "That's where you belong you son of a bitch, puttin on Georgie's boots." That was a good one pop, you remember that. And remember that time when you told me that money wasn't real. Well old man, I'm 42 years old, and I finally realize what you were trying to tell me, so many years ago. I finally understand. You're the best, pop, just wish I could have done more for you, wish we had more time. Anyway, may the wind always be at your back, and the sun always upon your face, and may the wings of destiny carry you aloft to dance with the stars. I love you Dad. Love, George.

Et finalement, le plus terrible dans ce film, c'est de voir que malgré tout ce que George a fait pour ne pas être dans le même schèma familial que son père... c'est exactement ce qu'il lui arrive. Les deux scènes de dispute familiale autour de la table du dîner, devant l'enfant, à trente années d'intervalle, sont merveilleuses. Mais si son père a toujours été là pour lui, lui rompt malheureusement une fois de trop une promesse à sa fille... qui ne lui pardonnera pas.

C'est un film qui ne porte pas de réel jugement sur le commerce de la drogue, ni ses consommateurs, un peu à la manière de Lord of War avec le traffic d'armes. C'est le récit de la vie et des choix d'un homme opportuniste, qui n'a toujours cherché qu' à rentabiliser ses investissements, supprimer les intermédiaires pour augmenter ses marges, satisfaire la demande d'un marché... et être heureux en faisant une carrière pour laquelle il a du talent, parce que oui, pour faire ce qu'il fait, il faut des c********, et il en a. C'est aussi une histoire d'amitié et de fraternité entre des hommes, malgré leurs trahisons respectives, et deux belles histoires d'amour emplies de passion, de violence, et d'auto-destruction.

George: So in the end, was it worth it? Jesus Christ. How irreparably changed my life has become. It's always the last day of summer and I've been left out in the cold with no door to get back in. I'll grant you I've had more than my share of poignant moments. Life passes most people by while they're making grand plans for it. Throughout my lifetime, I've left pieces of my heart here and there. And now, there's almost not enough to stay alive. But I force a smile, knowing that my ambition far exceeded my talent. There are no more white horses or pretty ladies at my door.

Réalisé par Ted Demme. Avec Johnny Depp, Penélope Cruz, Franka Potente. Sorti le 19 Septembre 2001.

lundi 21 janvier 2008

Les Frères Grimm

Ah ben dites donc, je n'ai pas de chance avec mes films du moment... à chaque fois j'emprunte ce qui me paraît être très prometteur, et à chaque fois ça se termine en pétard mouillé. En fait avec les Frères Grimm, on se demande s'il y a matière à réflexion, ou si c'est juste à prendre au second ou au troisième degré.

L'histoire, c'est celle de deux frères, Jake et Will... Jake le rêveur érudit, et Will le coureur de jupons qui a les pieds bien ancrés sur terre. Tous les deux ont fondé un petit commerce d'exorcistes; ils vont de village en village pour chasser les sorcières et autres phénomènes surnaturels, demandent un salaire exhorbitant, et montent un petit spectacle pour que les pauvres gens en aient pour leur argent. Démasqués par les autorités, les voilà obligés d'aller enquêter dans un village où, semble t-il, d'autres imposteurs ont monté une combine du même genre... et enlevé une dizaine de fillettes. Sauf qu'il ne s'agit pas d'humains, mais pour le coup, d'une forêt réellement maléfique... et nos deux frangins se retrouvent à tenter d'en chasser les forces démoniaques, aidés d'une belle jeune femme mystérieuse, dont le père a disparu dans la forêt et dont les deux jeunes soeurs ont été enlevés.

Matt Damon Heath Ledger Frères Grimm
Photo copyright Mosaic Media Group

Et c'est là que le film part en carafe... entre le Français caricatural qui occupe l'Allemagne de l'époque, et l'Italien qui a la gachette facile et le courage bien dissimulé au fond de ses chaussettes, les tortures dont on ne sait pas si elles doivent nous faire rire ou nous flanquer la trouille, et les séquences supposés terrifiantes dans la forêt, l'ensemble devient un petit peu du grand n'importe quoi.

En passant, puisqu'il s'agit des Frères Grimm, on en profite, enfin, je le suppose, pour nous balancer des clin d'oeil sur les contes... le petit chaperon rouge, le bonhomme en pain d'épices, Hansel et Gretel, la princesse qui avait laissé pousser ses cheveux jusqu'au bas de la tour, Cendrillon, La Belle au Bois Dormant, Blanche-Neige, le baiser de la princesse au crapaud, Jack et le Haricot Magique... je sais que j'en oublie. Par contre le cheval-araignée qui mange les enfants, celui-là, franchement, ça ne me dit rien. Ce que je ne comprends pas non plus c'est que par exemple, quand le loup-garou enfile des pantoufles de vair à la demoiselle endormie et lui pique le doigt, ça a du sens si les contes correspondants existent déjà. Mais si ce sont les Frères Grimm qui sont supposés les avoir écrits ensuite, quid? Vous me direz que la reine a besoin de boire du sang de jeune fille pour retrouver sa jeunesse, certes, admettons que ça explique la piqûre. Mais les pantoufles? Le fait de l'endormir et non de la tuer? La jolie robe?

Pour être franche, je trouvais l'idée bonne, mais je trouve cela atrocement réalisé, et ça m'agace d'autant plus qu'on fait passer les Français pour des imbéciles enfarinés tout juste bons à s'en mettre plein la panse en toutes circonstances, et je ne parle même pas du fait de goûter avec délectation du sang de chat. Et non, ça ne me fait pas rire du tout. Heureusement que Monica Bellucci est très belle et qu'elle fait oublier toutes ces horreurs, lorsqu'on la regarde par le biais du miroir, évidemment.

A part ça, la seule chose qui m'a plu, dans ce film, ce sont les chevaux... Tous de très belles bêtes (à part celui qui mange les enfants, évidemment), et une mention particulière à celui que chevauche Will lors de leur seconde venue au village et qui a une couleur de robe très rare, chocolat avec les crins blonds. C'est la couleur de base des Rocky Mountain Horse, une race qui, comme son nom l'indique, est endémique des Rocheuses, même si on commence à en importer. Cela dit, je pense que celui du film est d'une race tout à fait Européenne, et qu'il a juste eu la bonne combinaison au moment de la grande loterie des gênes correspondant à la couleur et au "délavage" du cheval. Mais je m'égare. On entr'aperçoit également, monté par un soldat français, un cheval avec ce qu'on appelle une "belle-face", une marque blanche qui recouvre toute la tête, et c'est relativement rare également.

Allez, le film, comme tout bon conte de fées (et je suis une spécialiste, en ce moment les petiots sont à fond dans Shrek et la Belle au Bois Dormant), se termine par un livre qui se referme sur le Happy End... ou presque. C'est la seule chose qui m'a arraché un sourire...

[last title card]
Title card: and they all lived happily ever after...
Title card: ...Well, maybe
not

Réalisé par Terry Gilliam. Avec Matt Damon, Heath Ledger, Monica Bellucci. Sorti le 05 Octobre 2005.

dimanche 20 janvier 2008

Stargate Atlantis 4x13: Quarantine

Dans chaque saison de Stargate, il y a un épisode pour les Shippeurs. Le ship, c'est la relation extra-professionnelle (pour ne pas dire plus) entre deux personnages d'une série qui, à la base, n'est vraiment pas une série romantique. Si vous avez attendu pendant 10 saisons le vrai premier baiser de Mulder et Scully, z'êtes un p'tit peu un shippeur.

Et cet épisode est là pour ça: nous offrir quelques miettes de romantisme, avant de doucher les ardeurs des plus fervents partisans de McKay, parce que non, on n'est pas prêt de le marier avec sa Kathy. Et si Kathy veut encore bien de lui après cet épisode, sérieusement, c'est qu'elle n'est pas humaine. Parce que c'est du grand McKay, égoïste, égocentrique, arrogant et absolument incapable de s'intéresser à quelqu'un d'autre qu'à lui, ce qui est relativement ironique considérant qu'il se retrouve coincé et sans moyens de communication, seul avec sa Belle, alors qu'il venait justement la demander en mariage. Manque de pot, on sait que McKay est un grand hypocondriaque, et le voilà donc qu'il ressent tout un tas de symptômes en comprenant que la Cité a pris l'initiative d'une quarantaine. C'est tellement pathétique qu'on en aurait presque pitié de lui sur la fin.

Du côté de John et Teyla, zéro ship, juste l'affirmation du fait qu'ils forment une famille sur Atlantis, et que l'enfant de Teyla ne sera jamais seul. Il y a quand même une chose assez étonnante, c'est qu'on connaît les difficultés de Shep lorsqu'il s'agit de toucher une femme (et je ne parle pas de ses frasques avec les jolies extra-terrestres). Prendre Teyla, Liz' ou Sam dans ses bras, même lorsque c'est absolument nécessaire, ça le rend toujours terriblement empoté. Et bizzarement, là, quand il s'agit d'aller toucher le ventre de Teyla parce que le bébé vient de manifester sa présence, il bondit comme un chat sur une souris.

Pour Zelenka et Sam, coincés dans un ascenseur... l'ambiance est beaucoup plus chaude. Au sens propre du terme. Parce que si Zelenka se montre troublé de voir Sam enlever sa veste devant lui, notre Sam est loin de lui prodiguer de bons soins... et ce malgré son coup de foudre. Et je crois bien que même lui réalise que Sam va avoir du mal à craquer pour un type qui élève des pigeons pendant son temps libre, les prends en photo et les mets en fond d'écran. C'est pourtant Zelenka qui au final va sauver la Cité... il volontarise à la place de Sam pour aller crapahuter dans les conduits de ventilation... avant d'y jurer copieusement en Czech. Et heureusement, GateWorld est là pour nous traduire tout ça ;)

Zelenka: “I'll have the power off in no time.” (In Czech) Jesus, that's unbelievable. I'm such a moron. She'll think I'm a total idiot.

Remarquez, vu comme l'acteur peut être absolument canon quand il s'en donne la peine et qu'on nous l'enlaidit depuis 4 saisons, j'attend toujours un changement radical d'apparence et d'attitude. Et avec McKay qui n'est pas dans une très bonne période, serait-ce le début de l'ère Zelenka? Enfin bref, qui vivra verra.

Et pour finir, le dernier couple, que l'on avait vu venir gros comme une maison, je parle bien sûr de Ronon et du Dr Keller. Parce que Ronon ne s'est jamais rendu de lui-même aussi souvent et avec autant d'empressement à l'infirmerie du temps de Carson, ça c'est indéniable. Typiquement, c'est la troisième fois cette semaine qu'il vient la voir. Sans blague.

Dr Keller: Another sparring accident?
Ronon: Actually, I slipped in the shower.
Dr Keller: Oh, really?
Ronon: No. Sparring accident.
Dr Keller: This is the third time this week I've had to patch you up. You know, there are a lot of other ways you can spend your free time.
Ronon: Not as much fun, though.
(...)
Dr Keller: God, honestly, I don't think I've ever met anyone with such a reckless aggression.
(Ronon smiles)
Dr Keller: That's not a compliment.
Ronon: If you say so.


Et entre ces deux-là, c'est une affaire qui roule. Les silences qui en disent long, les confidences, les gestes embarassés, la langue qui fourche allègrement... évidemment, le dénouement arrive au plus mauvais moment pour nous, pour eux aussi, on peut le supposer, mais vu l'embarras qu'ils manifestent lorsque le Dr Keller rejoint l'équipe de choc à la cantine (équipe sans McKay, mais avec Zelenka, qui doit être ravi d'avoir le droit de s'asseoir à la table des gens populaires, ça ne devait pas lui arriver souvent au Lycée, bref), on peut espèrer que ce n'était pas un one-shot. Avoir un acteur avec l'animalité de Jason Momoa et ne la voir s'exprimer que dans les batailles, c'est quand même un sacré gâchis... mais je m'égare ;)

Pour résumer l'histoire, suite à des fluctuations dont je n'ai absolument pas retenu la nature, la Cité se met d'elle-même en quarantaine "catégorie 5", enfermant ses occupants là où ils se trouvent, sans autre forme de procés.

Teyla: What is a category five?
Sheppard: Well, I'm guessing it's a lot worse than categories one through four.

Les communications sont coupées également, et avec Zelenka, Sam et McKay privés d'ordinateur, c'est donc Sheppard qui se colle à l'épineux problème... transformé en Batman pour l'occasion, on le retrouve en train d'escalader la Tour de la Cité afin de rejoindre la salle de contrôle, d'où il parvient à désactiver le signal d'alerte émis par la Cité.

Teyla: He told you his password?!
Sheppard: Well, he didn't think I'd remember it. One six four three one eight seven nine one nine six eight four two. See? Doesn't take a genius.
Teyla: It doesn't?
Sheppard: 1643 is the year Isaac Newton was born; 1879, Einstein; and 1968 ...
Teyla: The year Rodney was born.
Sheppard: Never underestimate the size of that man's ego.
Teyla: Wait – weren't there other numbers?
Sheppard: Forty-two.
Teyla: What is that?
Sheppard: It's the Ultimate Answer to the great question of life, the universe and everything.


(Et si comme moi ça vous perplexifie un chouia, cf Wikipedia pour la dernière partie de cette extrait)

Et comme je l'ai déjà dit, c'est Zelenka qui fait le reste du boulot... et sauve tout notre petit monde alors que la Cité a programmé son auto-destruction. Vous l'aurez compris, l'épisode ne fait pas avancer le schmilblick, mais c'est un condensé de moments très humains... j'ai par exemple beaucoup aimé la sollicitude de Shep qui explique à Teyla que lorsqu'une femme enceinte est coincée quelque part dans un film, c'est toujours le moment qu'elle choisit pour accoucher. Et visiblement, il aimerait autant que cela ne tombe pas sur lui. Quant à Ronon qui rejoue les Dents de la Mer, c'est toujours très drôle... évidemment on a déjà vécu tout ça avec Teal'c, mais c'est un ressort qui fonctionne encore bien... J'oubliais presque le grand instant de solitude de Rodney lorsque l'ingénue Kathy (quoique...) caresse amoureusement (et suggestivement) la plante qu'elle a nommé d'après lui, et qui n'est pas sans évoquer un phallus. A voir :)

samedi 19 janvier 2008

Arsène Lupin

Pour être franche, et évidemment de mon point de vue ce n'est pas très bon signe, je n'ai pas compris grand chose au film. J'ai suivi la trame générale (même si c'est longuet), mais a posteriori je me rends compte que pas mal de points sont très flous dans ma tête. Et attention, je spoile, z'êtes prévenus.

Pourquoi Théophraste, présenté comme un père modèle, dépense t-il tant d'énergie ensuite à tenter de liquider son fils; jalousie uniquement? Pourquoi toutes les femmes craquent-elles pour Arsène? Où se trouvaient les chevaux et la calèche sur la péniche? D'où sortait cette confrérie royaliste, et quel était son but ultime? Comment Marie-Antoinette aurait-elle pu cacher ainsi le trésor des Rois de France? Qui était réellement la Comtesse Cagliostro? Où Arsène a t-il déniché Philippe? Comment une si petite voile peut-elle faire avancer une si grosse péniche? Pourquoi Arsène ne recherche t-il pas Jean après son enlèvement? Peut-on vraiment cacher une si grande feuille dans un oeil de verre? Théophraste travaillait-il pour la police comme le dénouement post-catacombes le suggère? Pourquoi Arsène se jette t-il sans arrêt dans la gueule du loup? Qu'avait compris sa mère?

arsene lupin romain duris
Photo copyright SND

L'histoire commence alors qu'Arsène assiste, impuissant, à la fuite de son père sous les balles des gendarmes venus l'arrêter pour vol. Et lorsqu'Arsène découvre Théophraste mort après son premier larcin, et non des moindres, le voilà bien décidé à venger la mort de son père, et à être son digne héritier. 15 ans plus tard, on retrouve Arsène, doué, mais insatiable... ce qui lui vaut d'être activement recherché. Et alors qu'il trouve refuge sous une autre identité dans le manoir de sa cousine Clarisse (qu'il s'empresse d'engrosser), le voilà amené à sauver de la noyade une splendide femme désignée comme le diable par une secte dont fait partie son oncle. Femme qu'il se tape, également, peu après. Et à partir de là, c'est la confrérie vs. Arsène et la Comtesse de Cagliostro. Et tandis qu'elle fait de lui un voleur hors pair, les voilà tous bien occupés à rassembler trois crucifix qui, tous réunis, seraient la clef permettant d'accéder au trésor des Rois de France. Les alliances se font et se défont au gré des "je t'aime, tu me trahis, elle ne t'aime pas, tu m'as utilisé, je meurs, je ré-apparaît, je regrette, je vais te tuer". C'est finalement Arsène et sa charmante Clarisse qui découvrent le trésor, ce qui leur permet de vivre heureux jusqu'à la fin de leurs jours et d'avoir beaucoup d'enfants.

Enfin, non, un seul enfant, Jean, et moyennement heureux seulement puisque le Sieur Lupin délaisse le lit conjugal pour dévaliser les demeures voisines... et bien sûr, une nuit, la Comtesse tue la dame et enlève l'enfant. Dénouement (si on peut dire) des années plus tard, visiblement la Comtesse se tape également la troisième génération de Lupin... et ça laisserait presque de quoi faire une suite, ce qui ne serait vraiment pas une bonne idée.

arsene lupin romain duris kristin scott thomas
Photo copyright SND

Ce qui est plutôt joli dans ce film, ce sont les décors, les accessoires, les costumes, les bijoux, et surtout, le Paris des années 1900, qui nous offre un joli voyage dans le temps.

arsene lupin
Photo copyright SND

Et pour terminer, en regardant le film, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'Etretat avait du payer cher pour être autant visible, et que tout cela avait sûrement un but commercial du même genre que le battage fait autour du Da Vinci Code. Que le but ultime était certainement d'amener des cars entiers de touristes voir le lieu de l'assassinat de Théophraste, le petit cimetière de la famille Lupin, et, bien sûr, la cachette du Trésor. Mais bon, je vais accorder au film le bénéfice du doute vu que le livre de Dan Brown date de 2003, et le film de 2006.

Réalisé par Jean-Paul Salomé. Avec Romain Duris, Kristin Scott Thomas, Marie Bunel, Eva Green. Sorti le 13 Octobre 2004.

mardi 15 janvier 2008

Die Hard 4: Retour en Enfer (Live Free or Die Hard)

Alors pour commencer, j'ai A-D-O-R-É. Le personnage de John McLane, ça fait 20 ans qu'on le pratique, et il est comme le vin, il se bonnifie avec l'âge... d'autant plus que dans ce film-ci on découvre sa fille... qui a de qui tenir, pas de doutes. Parce que la demoiselle, quand il s'agit de tenir tête aux méchants, elle n'a pas froid aux yeux. Que ce soit pour donner des indices stratégiques au téléphone lorsqu'elle est censée supplier son père de venir la sauver... ou pour en mettre une à ses geôliers, voire leur tirer dans les pattes. Et moi, les femmes à fort caractère, j'adore.

C'est d'ailleurs un film qui fait la part belle aux femmes puisque parmi les pirates, c'est également une femme, Mai, qui tient tête à McLane de fort belle manière. Parce que notre gars, quand il se bat, c'est plutôt avec les poings dans la figure, alors à la base, se retrouver face à une pro du Kung-Fu, ça ne l'arrange pas terriblement. Du coup, c'est de façon fort peu conventionnelle qu'il en vient à bout. Mais peu importe, il s'en débarrasse bel et bien lors d'un fort joli pétage de plomb comme lui seul sait les faire quand vraiment, vraiment, son adversaire ne veut pas lui ficher la paix.

John McClane: Mai? Asian chick, likes to kick people? Yeah, last time I saw her she was at the bottom of an elevator shaft with an SUV rammed up her ass.

Le précédent, dans le film, c'est quand il liquide un hélicoptère avec une voiture. Et il a le compas dans l'oeil, parce que lancer une voiture pour qu'elle se serve d'une glissière d'un poste de péage pour s'envoler direct dans l'hélico, c'est pas donné à tout le monde. Mais c'est pour ça qu'on l'aime :)

Autre splendide séquence d'action... McLane, au volant du semi-remorque des méchants, limite train routier, se fait intercepter par un F35. Vous m'avez bien lue, F35. Celui-là même qui verra le jour en grande série en 2011 (ce n'est pas moi, c'est Wikipédia qui le dit). Et voir ce F35 passer du mode "chasse" traditionnel avec missile au mitraillage en règle en vol stationnaire, comme suspendu dans les airs, c'est fantastique. Au final, c'est toute une autoroute à deux niveaux qui fait les frais du duel. Mais ça en vaut la peine, définitivement.



L'histoire, c'est celle de John McLane, simple flic New Yorkais, qui se retrouve encore une fois au mauvais endroit au mauvais moment. Chargé d'amener au FBI un hacker soupçonné d'avoir pris part à une intrusion quelques heures plus tôt, v'latipa qu'il se retrouve nez à nez avec une bande de tueurs visiblement chargés d'éliminer ledit hacker, Matt Farrell. Et lorsque nos deux compères arrivent enfin à rejoindre le siège du FBI, c'est pour découvrir qu'une organisation terroriste est déterminée à fermer toutes les infrastructures gérées par informatique. Traffic routier, contrôle aérien, électricité, mais aussi et surtout, évidemment, tout ce qui est financier... dont la bourse, et les fonds de pension. Et quoi de plus efficace pour achever de mettre le bazar que de faire résonner dans toutes les administrations l'alarme d'alerte à l'anthrax, déclenchant ainsi les procédures HazMat...

Matt Farrell: Jesus Christ. It's a fire sale.
John McClane: What?
Matt Farrell: It's a fire sale.
Deputy Director Miguel Bowman: Hey! We don't know that yet.
Taylor: And it's a myth anyway. It can't be done.
Matt Farrell: Oh, it's a myth? Really? Please tell me she's only here for show and she's actually not in charge of anything.
John McClane: What's a fire sale?
Matt Farrell: It's a three-step... it's a three-step systematic attack on the entire national infrastructure. Okay, step one: take out all the transportation. Step two: the financial base and telecoms. Step three: You get rid of all the utilities. Gas, water, electric, nuclear. Pretty much anything that's run by computers which... which today is almost everything. So that's why they call it a fire sale, because everything must go.


Aidé par Matt Farrell, McLane se transforme en grain de sable. Celui qui fait grincer les rouages d'un plan extrèmement bien huilé... C'est regrettable pour les terroristes, bien sûr, mais énorme soupir de soulagement pour nous. Les mauvaises langues pourront toujours dire que le film manque parfois un peu de crédibilité point de vue nouvelles technologies, mais c'est un plaisir de voir McLane aux prises avec celles-ci, justement.

Thomas Gabriel: [about McClane] You're a Timex watch in a digital age.

Allez, pour terminer, les années n'ont décidément prise sur Bruce Willis, de plus en plus séduisant avec l'âge. Je me demande si Harrison Ford sera aussi convaincant dans Indiana Jones 4. Et je l'espère, bien sûr.

bruce willis die hard 4
Photo copyright Twentieth Century Fox France

John McClane: Fuck being a hero. You know what you get for being a hero? Nothin'. You get shot at. You get a little pat on the back, blah blah blah, attaboy. You get divorced. Your wife can't remember your last name. Your kids don't want to talk to you. You get to eat a lot of meals by yourself. Trust me, kid, nobody wants to be that guy.

Réalisé par Len Wiseman. Avec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Olyphant, Jonathan Sadowski. Sorti le 4 Juillet 2007.

lundi 14 janvier 2008

Les 4 Fantastiques et le Surfeur d'Argent

Je n'avais pas accroché au premier, je n'ai pas été plus convaincue par le second. Globalement, on prend les mêmes et on recommence, sauf qu'on rajoute deux méchants supplémentaires: le surfeur d'argent, et un phénomène spatial qui vole l'énergie vitale des planètes... ça va être difficile d'avoir un méchant encore plus méchant pour le prochain. Et franchement, le côté super kitch de l'amour qui sauve le monde, faut arrêter. Quant au type qui pour protéger sa planète en sacrifie plein d'autres alors qu'il suffirait qu'il se sacrifie lui-même, c'est pathétique, d'autant plus qu'on nous le présente comme le héros du jour.

Personellement, à part le fait que les effets spéciaux sont corrects (mais lassants), et qu'il y a quelques belles images de nature, c'est un film qui n'a aucun intérêt. Pas d'histoire, pas de suspense, pas de cohérence non plus (la Tamise vidée en amont ET en aval!), des militaires caricaturaux, les 4 Fantastiques aussi, évidemment, mais bon, eux, à la limite, ça passe. Ou plutôt ça passerait s'ils jouaient bien, mais il y en a pas un pour rattrapper les autres, en particulier Mme Invisible et M. Élastique qui sont irritants au possible. Difficile d'être plus insipide qu'elle.

4 fantastiques surfeur argent
Photo © Twentieth Century Fox

Et pour terminer, les situations "comiques" sont tellement téléphonées qu'elles n'en sont même plus drôles, et ça, c'est la cerise qui fait déborder le vase... Pour enfoncer le dernier clou, le film ne fait qu'1h32, mais j'ai eu l'impression qu'il en faisait au moins 1 de plus tellement je me suis ennuyée. On ne m'y reprendra plus, en fait.

Réalisé par Tim Story. Avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans (II). Sorti le 08 Août 2007.

dimanche 13 janvier 2008

StarGate Atlantis 4x12: Spoils of War

Acte 1, scène 1: Teyla veut aller en mission. John refuse.
Acte 1, scène 2: Ah ben oui, mais en fait John a besoin d'elle.
Acte 2, scène 1: Teyla fait une bricole.
Acte 2, scène 2: Teyla a un vertige. John se mord les doigts de l'avoir emmenée et la laisse en arrière.
Acte 3, scène 1: La mission tourne à la catastrophe, Teyla prend la situation en main.
Acte 3, scène 2: Teyla sauve les fesses de John et de ses autres petits camarades, en mettant péril de la vie de son bébé.
Acte 4, scène 1: John regrette de l'avoir tenue à l'écart.
Acte 4, scène 2: Teyla avoue qu'il a eu raison.

Je regrettais suite au 4x11 que Teyla et John n'aient pas eu de grande scène suite à la révélation de la saison (Teyla est enceinte, pour ceux qui l'ignorent encore!), mais en fait, c'est tout cet épisode qui est centré là-dessus. Enfin, c'est ainsi que moi je l'ai vu. Teyla prend le contrôle d'une Reine Wraith, et ce faisant, expose son bébé à l'esprit de la Dame. Qui, on s'en doute, n'est pas d'une blancheur virginale. Quelques instants de plus, et la Reine pouvait même tuer le pitchoun. Et du coup, c'est le grand jeu du "j'ai raison, tu as tort, tu avais raison, j'avais tort" entre Teyla et John.

Il faut aussi souligner que c'est le premier épisode de la saison dans lequel Lorne, que j'aime beaucoup, a autant de texte ;) c'est peut être même la première fois tout court... il ne sert pas à grand chose (à part rassurer Teyla en lui disant qu'elle sera une super maman), mais au moins, ce n'est pas lui qui met le bazar sous l'emprise d'hallucinations ou de substances illicites.

Mais je suis un peu dure avec cet épisode, qui n'est pas mal du tout au moins pour une chose. Dans le 4x11, suite à la victoire contre les Asurans, tous les vaisseaux étaient supposés se rendre à des coordonnées pré-définies. Sauf que les ruches ne s'y rendent pas, et que nous perdons par la même notre bon ami Wraith. Et ce brave Wraith, donc, juste avant l'implosion du homeworld Asuran, réussit l'exploit de récupèrer des ZPMs par l'intermédiaire de Darts envoyés dans la Cité. Trahi par les siens (c'est une tradition Wraith), sa ruche se fait decimer, et le voilà capturé pour le compte d'une Reine, qui a besoin de sources d'alimentation pour son programme de clonage personnel. Et oui, les guerriers sont enfantés par la Reine, puis clonés à grande échelle. Très grande échelle. Et vu qu'il n'y a pas suffisamment d'humains pour nourrir tous les Wraiths, mener une guerre civile et la gagner est évidemment la meilleure chance de survie pour une faction Wraith.

Avec Teyla aux commandes d'une ruche, nous voilà donc prêts à aller détruire cette installation ultra-secrète. Sauf qu'évidemment, tout ne se passe pas comme prévu, l'équipe de choc se fait capturer, Sheppard résiste splendidement à la torture (l'entrainement), mais McKay est sur le point de servir de plat de résistance lorsque Teyla vient à la rescousse.

Point positif, notre Wraith gagne un nom dans cet épisode... Todd. Dommage, on le perd à nouveau à la fin. C'est que je m'habitue bien à son humour pince sans rire, moi.

samedi 12 janvier 2008

StarGate Atlantis 4x11: Be All My Sins Remember'd

Voilà un épisode comme je les aime... de l'action, une brochette de personnages tous plus couillus et caractériels les uns que les autres, une sérieuse épine dans le pied qui disparaît, et l'apparitition d'un nouveau tourment. Car maintenant que l'équipe d'Atlantis peut traquer les vaisseaux Asurans, les voici bien déterminés à anéantir la flotte ennemie avant que ceux-ci n'aient eu le temps d'annihiler toute vie dans la Galaxie de Pégase.

Scène sympathique lors d'un briefing auquel ne participent que des Colonels, à part McKay... et celui-ci se fait allumer par le Commandant de l'Appollo, Ellis, qui lui reproche son manque d'honnêté. Et si Sam ne dit rien devant McKay, elle n'hésite pas à rappeler à l'ordre son confrère ensuite.

McKay: Your way leaves replicator cells unactive, just waiting around for someone to reactivate them. My way shuts them up for good.
Ellis: But our way is actually operational. now, come to think of it, what exactly IS your way? From what I understand you haven't got any programming done yet, let alone a delivery method.
McKay: Well, you didn't let me finish my presentation.
Ellis: I think I got the jist of it.
McKay: Really?
Sheppard: Rodney...
McKay: No... I just want to know when the Colonel here became a math and physics expert...
Ellis: Doctor, you came in to this meeting knowing that you had nothing. But instead of just saying that like a man, you thought you'd dazzle us with a lot of fancy talk and thought that we were too dumb to notice.
McKay: Now you're questioning my manhood?
Sam: Alright that ii enough!
McKay: No! He just told...
Sheppard: Rodney... move on.
McKay: Look, I think we've got this tracking system down: we can peg where they're gonna be within a 30 minutes windows. And given our current data, we have at least 12 hours before one of their ships are even close to an inhabited planet. Just give me and the Wraith... like ten hours to get the shutdown program working. And if I don't, then you can feel free to go ahead and open up on them with your beam weapons.
Sam: Alright. You have ten hours. Go.
McKay: Right. (He leaves the briefing room.)
Ellis: I don't understand how you guys put up with him...
Sam: If you ever talk like that to someone under my command again, you will not be welcom on this base, Colonel, is that clear?
Yes, right.
Sam: Good. We're done here, thank you.

Et pendant que McKay, qui traverse une période "sans" (idées géniales) cherche un moyen de neutraliser les nanites (le Plan A), l'Apollo et le Daedalus partent casser du réplicateur au moyen des rayons Asgards qui ont été ajoutés à leur arsenal (le Plan B). Et malgré ses inconvénients, le Plan B fonctionne, au point de faire battre en retraite vers son HomeWorld la flotte asurane.

Mais pour détruire en même temps la flotte asurane et le homeworld, non seulement il va falloir une idée géniale concoctée par McKay... et pour le coup il s'agit d'agglomérer toutes les nanites, avant de les faire imploser, mais aussi recruter des petits camarades bien équipés. L'accomplissement du plan impliquant une équipe en bas, dans le core de la Cité, tandis que des vaisseaux font diversion dans l'Espace. Voici donc notre fine équipe en train de recruter 7 Hiveship Wraith pour leur donner un coup de main, avant d'avoir l'opportunité de recruter également des vaisseaux Travelers, dont en particulier celui commandé par Larrin (voir aussi mon commentaire du 4x05). Et là, j'applaudis des deux mains, parce que Larrin , c'est une personnage féminin comme je les aime, et ça ne me déplaît pas de la voir à nouveau faire équipe avec Sheppard.

De retour de la négociation avec les Wraiths, Teyla se décide enfin à avouer à Sheppard qu'elle est enceinte, et même si on peut comprendre que l'annonce ne réjouit pas Sheppard, et qu'il culpabilise de lui avoir fait prendre des risques, une petite scène ensuite pour au moins demander qui est le père n'aurait pas été du luxe. Quoique j'ai bien aimé son "How... far long are you gone" qui a mon avis a failli être un "How did that happen?"...

Sheppard: I'll go and check on McKay, see if he's made any progress...
Teyla: I must go see Dr Keller.
Sheppard: Why is that?
Teyla: I was stunned.
Sheppard: We get stunned all the time. Shake it off.
Teyla: Circumstances are different.
Sheppard: How so?
Teyla: I'm carrying a child.
Sheppard: You're what?
Teyla: I'm pregnant... John.
Sheppard: Is this a joke?
Ronon: Don't look at me...
Teyla: It just happened.
Sheppard: I didn't know you were seeing anyone.
Teyla: It is no one from Atlantis.
Sheppard: How... far along are you?
Teyla: Three months.
Sheppard: Three... How long have you known?
Teyla: Just under two.
Sheppard: Two... YOU let me put you out on the field when you've known you're three months pregnant.
Teyla: I've tried to tell you...
Sheppard: You didn't try hard enough!
Teyla: I'm more than capable of...
Sheppard: You got stunned today. Do you have any idea what kind of effect that has?
Teyla: Athosians women remain very active in the community, we...
Sheppard: This is different. We get shot at, beat up, stunned. We take a chance everytime we walk through the Gate...
Teyla: John...
Sheppard: As of this second, you are relieved from active duty.

Par contre, voir les Hive, les Aurora-class des Travelers, l'Appollo, le Daedalus et les F-302 faire équipe pour mener une superbe bataille spatiale, c'est grisant. D'autant que visiblement, y'avait du budget de disponible pour les effets spéciaux. On a pas du souvent voir mieux dans StarGate...

Le plan de McKay fonctionne presque sans soucis, grâce en particulier à la jolie demoiselle réplicateur qu'il a créé... et j'étais ravie de voir Sam se souvenir qu'elle est une brillante scientifique pour trouver la solution de la dernière chance...

McKay: Sam, we're geniuses!

Et évidemment, j'ai beaucoup apprécié la petite discussion post-victoire entre Sheppard et Larrin... je l'ai trouvé adorable, notre p'tit gars, surtout qu'on voit en lui comme dans un livre ouvert. Il est à cran, pour parler poliment, il la trouve à son goût, et elle n'est pas dupe :)

Sheppard: Sorry you lost a ship.
Larrin: They knew what they were getting into.
Sheppard: Yes, but still. Do you want to stick around and let my guys check this place out?
Larrin: They already gave us a head start when they got us battle-ready. Besides, I have some things that need to be taken care of. Sheppard: Like?
Larrin: Oh, nothing for you to concern your pretty little head with...
Sheppard: Look... now that we're allies and stuff, I should probably have some way of contacting you... you know... for professional reasons, in case we need help again.
Larrin: I know where Atlantis is now, don't worry, I'll stay in touch.
(Voice Over): Colonel, are you ready to beam?
Sheppard: Good seeing you again.
Larrin: I bet it was.
Sheppard: Ready to beam.

Discussion de fin traditionelle entre Sheppard et McKay, fort bien écrite également, mais je vous ai déjà retranscrit la moitié de l'épisode, je ne vous la dévoilerai donc pas. Disons que Sheppard taquine à nouveau McKay sur le fait que ce n'est pas la première planète qu'il fait disparaître, que McKay meurt d'envie de voir la tête de Ellis maintenant que son plan A a fonctionné, et que Sheppard avoue trouver que Ellis est excellent lorsqu'il s'agit de jauger la valeur de quelqu'un etc. Bref, ces deux-là, c'est une affaire qui roule.

J'allais presque oublier que pendant que nos deux grands gamins se chamaillent, un vaisseau inspecte les débris du HomeWorld... et qu'à la tête de celui-ci se trouve quelqu'un fort satisfait de voir les réplicateurs annihilés...

Weir: Good, we can finally get to work without having to look over our shoulders. It's time to begin...

jeudi 10 janvier 2008

Desperate Housewives 4x10: Welcome to Kanagawa

Je ne vais pas dire que je ne suis pas un peu déçue que ma théorie s’avère fausse, mais quand même, donner à Ida le qualificatif de « friend » alors que franchement, à part Lynette et Mrs McClusky, sa mort en touche une sans faire bouger l’autre, c’est un peu exagéré. Disons que c’était un teasing qui ne tient pas toutes ses promesses, purement destiné à faire monter le soufflé. En cela, le coup a réussi. Vous l’aurez compris, c’est bien cette chère Ida qui ne survit pas à la tornade. Et là où c’est intéressant, c’est que non seulement elle s’est sacrifiée pour sauver les enfants de Lynette alors que Tom était inconscient, mais qu’en plus, cette chère Ida était une star du baseball féminin dans sa jeunesse, ce qu’ignorait tout le monde. Et nous retrouvons donc nos deux grandes délinquantes en train de répandre les cendres d’Ida sur un stade de baseball pour respecter les vœux de la défunte, ce que visiblement ses héritiers ne s’apprêtaient pas à faire. Eux sont donc repartis avec une urne funéraire remplie avec… le contenu de l’aspirateur par une Lynette très déterminée à payer sa dette à Ida.

Gaby, cynique à souhait, se fait mettre à la porte de l’église lors des funérailles de Victor par le père de celui-ci. Et non seulement Victor avait montré à son père les photos compromettantes, mais la fortune de Victor était familiale, et, évidemment, Gaby n’aura rien. Nous retrouvons donc Gaby en train de soudoyer des informations à la veuve de Al, le comptable de Carlos, en pleine veillée funéraire… C’est peine perdue, pour protéger sa réputation, celle-ci a détruit tous les documents liés à des comptes off-shore. $0 donc du côté de Gaby, et idem pour Carlos. Et c’est très joli de voir Gaby et Carlos se réciter mutuellement leurs vœux de mariage… "for better and for worse, in richness and poverty, in sickness and health"… alors qu’ils sont effectivement tous les deux fauchés, mais surtout, ce que Gaby ne sait pas encore, maintenant que Carlos est aveugle. Et entendre Carlos répliquer "You don’t know Gaby" au Docteur qui lui reproche de ne pas encore lui avoir avoué la vérité, c’est terrible, mais très touchant.

Mais comme souvent, pour moi, la crème de cet épisode, c’est évidemment Bree, obligée d’emménager avec sa petite famille chez les Delfino. Et Susan et Julie réalisent rapidement que si habiter chez Bree est un enfer, avoir une fée du logis sous la main, c’est paradisiaque. Le ménage est irréprochable, les ourlets se réparent comme par magie, le linge propre, impeccablement repassé, sent merveilleusement bon, et la cuisine et le service sont dignes d’un grand restaurant. Bien décidée à ne pas perdre tout ça, Susan va faire capoter le rendez-vous organisé par Bree entre Walter (gay, évidemment), qui doit réparer son toit, et son fils Andrew.

Susan: I've had a taste of ironed pillowcases, and I'm not going back.

Ce qui donne lieu à une très jolie scène… j’ai adoré voir Orson et Andrew bondir hors du canapé, peu désireux d’assister au lynchage lorsque Bree leur demande de la laisser seule avec Susan... Lynchage qui n’aura pas lieu, puisque si Susan est si égoïste c’est évidemment surtout parce qu’elle est enceinte, que Mike est en rehab’ et qu’elle est sans nouvelles, et qu’avoir Bree qui prend soin d’elle, c’est ce qui l’empêche de craquer.

Et bien sûr, voir Bree ne pas hésiter un seul instant à tendre un piège à son fils gay, c’est très très drôle. On peut tout dire sur Bree, mais elle ne perd décidément jamais le Nord, et Andrew non plus, d'ailleurs!

Andrew: Mom, I'm gonna take these bowls to the kitchen...
Bree: Oh! thanks, dear.
Andrew: With you.
(...)
Andrew: What are you doing?
Bree: Oh, I'm trying to stay out of the way of all the sparks that are flying...
Andrew: Sparks? The man is twice my age.
Bree: Yes, but he's also... he's got a great sense of... OK, do you know how hard it is to get a good contractor?
Andrew: Oh my God.
Bree: And poor Walter just had his heart broken, so if it takes you being nice to hime to have our house fixed...
Andrew: You're pimping me out for a new roof?
Bree: And windows... and I'm not pimping you out, I'm simply asking you to show some kindness to a lonely man who happens to be an excellent roofer.
Andrew: Look, if by kindness you mean sex...
Bree: Watch your mouth, I would never suggest that. You can raise a man's hopes without satisfying them, I've done it all my life. Andrew, I have got to get back into my house, and you're my only hope.
Andrew: Fine, for you I'll flirt, I'll flatter and I'll charm.
Bree: Bless you...
Andrew: And in exchange... I expect a 60-inch flat-screen TV.
Bree: Fine. And if you can get him to come on time and under budget, I'll throw in surround sound.

Et j'avais presque oublié Adam et Kathryn...

Kathryn: What are you still doing here? I thought you found a motel room.
Adam: I did, but I wanted to set something staight before I go. I'm not leaving before you want me to, I'm leaving because I'm walking out on you. Kathryn: Oh, is that how we're gonna play this? Fine, whatever, you're leaving me. Adam: I am, and here's why. You blamed what happened on your ex-husband, and I believed you. You told me it was all his fault, and then I find out it was yours. We are about even in the betrayal department now. In fact, I think you win.


... et Dylan qui découvre la vérité (pas nous!) et le regrette terriblement.

Titre Canal +: Sous les vents de Fairview

lundi 07 janvier 2008

Slevin

Slevin, c'est un film comme je les aime. Un film que l'on regarde en se disant "Y'a un truc, mais où diable veulent-ils en venir ?"... et on se laisse prendre à l'histoire. D'autant que lorsque l'affiche est aussi alléchante, je pense à priori à Morgan Freeman et Bruce Willis, c'est difficile de résister. Pour couronner le tout, notre héros (Josh Hartnett), plutôt beau mâle, passe une partie du film nu sous sa serviette de bain, et ceci avec une désinvolture déconcertante. C'est évidemment le genre d'artifice qui marche très bien sur un public féminin normalement constitué, surtout lorsqu'on a vu les merveilles que peut faire Josh Hartnett avec une orchidée. J'avoue également un très gros faible pour la coiffure du Monsieur, façon John Sheppard. C'est fou ce que l'on peut faire de nos jours avec un pétard.

josh hartnett slevin
Photo copyright Metropolitan Export

Ceci étant dit, les choses sérieuses... Slevin débarque à New York chez un de ses copains de longue date, histoire d'oublier ses ennuis récents... malheureusement pour lui, ledit ami, Nick, a visiblement pris la poudre d'escampette pour échapper à deux malfrats qui se vouent une féroce antipathie, et à qui il doit, tout confondu, la modique somme de $130,000.

Elvis: [Grabs Slevin by the throat and moves him into the living room] The Boss wants to see you.
Slevin: Who?
Sloe: The Boss.
Slevin: Who's the Boss?
Sloe: The guy we work for. Sit
Slevin: [He attempts getting up but is kept down by Sloe] Look. I'm not the guy you're looking for. I don't live here.
Sloe: Yeah well you look like the guy who lives here.
Slevin: Man, you don't know what the guy who lives here looks like.
Elvis: What he means to say is that you look like you live here.
Sloe: Yeah, that's what I mean to say.
(...)
Slevin: But I'm not Nick.
Elvis: Yeah, well, unfortunately for you, you're not the first cat to tell me you wasn't the guy I was looking for.
Slevin: You can ask Lindsey. She lives across the hall!
Elvis: Yo, man, I ain't askin' nobody nothin'! Nick, Slevin, Clark Kent, whatever the fuck your name is. The Virgin Mary herself could com waltzin' up in here with her fine ass, titties hangin' out and everything, and if she tells me your name is Jesus Christ, I STILL gotta take you to see the Boss.

Le premier des deux, le Boss, lui propose un marché. Si Slevin arrive à tuer le fils du Rabbin, son rival, il effacera l'ardoise. A Slevin de trouver une solution pour y parvenir sans se faire à son tour descendre par les anciens du Mossad qui jouent les gardes du corps. Surveillé étroitement par les sbires du Rabbin, ceux du Boss, mais aussi par la police, Slevin ne peut guère compter que sur l'aide de la jolie légiste qui vit en face de chez Nick.

Slevin: This isn't the first time this has happened, you know.
Lindsey: You mean this isn't the first time a crime lord asked you to kill the gay son of a rival gangster to pay off a debt that belongs to a friend whose place you're staying in as a result of losing your job, your apartment, and finding your girlfriend in bed with another guy?
Slevin: No, this is the first time THAT happened, but Nick has been painting me into corners since we were kids.


Mais évidemment c'est bien plus compliqué que cela, puisque Slevin n'est pas le seul à voir ses entrées, bien malgré lui, à la fois chez le Boss et chez le Rabbin. Un certain M. Smith également, qui visiblement joue double jeu... Et quel rapport tout cela a t-il avec la séquence d'introduction, une vingtaine d'années plus tôt, et le Kansas City Shuffle... pour lequel il fallait un corps?

Mr. Goodkat: The reason I'm in town, in case you're wondering, is because of a Kansas City Shuffle.
Nick: What's a Kansas City Shuffle?
Mr. Goodkat: A Kansas City Shuffle is when everybody looks right, you go left.
Nick: Never heard of it.
Mr. Goodkat: It's not something people hear about. Falls on deaf ears mostly. This particular one has been over twenty years in the making. No small matter. Requires a lot of planning. Involves a lot of people. People connected by the slightest of events. Like whispers in the night, in that place that never forgets, even when those people do. It starts with a horse.

bruce willis slevin
Photo copyright Metropolitan Export

Allez, autant l'avouer, j'ai été séduite par ce film, qui m'a rappelé "Bandits", à la fois par sa fantaisie, ses dialogues extrèmement bien écrits, et la perplexité dans laquelle il m'a plongée. J'avais perdu de vue Bruce Willis, mais visiblement, je n'aurais pas du, ses films sont toujours aussi excellents. Et laissez-vous suprendre par le dénouement... dont je ne vous dévoilerai pas la teneur, ce serait trop dommage ;)

Réalisé par Paul McGuigan. Avec Josh Hartnett, Bruce Willis, Lucy Liu, Morgan Freeman. Sorti le 28 juin 2006.

samedi 05 janvier 2008

Mulan

Les contes se suivent et ne se ressemblent pas... après avoir fait plus ample connaissance avec Mushu aux Walt Disney Studios (voir ce billet), nous voilà donc en train de regarder Mulan. Et je dois avouer que même si je ne sais pas fan des dessins animés avec des passages chantés, celui-ci est quand même fort bien réussi. D'ailleurs, il a tout pour plaire: un sympathique dragon genre modèle de poche, un sacré p'tit veinard de criquet, une jeune fille courageuse et aimante, un beau Samouraï, des méchants ultra-sombres (les huns), et des figures paternelles (le père de Mulan, l'Empereur) dignes et attachantes. Sans compter les feux d'artifices, les dragons de carton pâte, deux magnifiques chevaux, un coup de crayon calligraphique et des traditions inconnues... on est définitivement transporté en Chine, et c'est fort dépaysant.

Avec le recul de ma formation en culture asiatique, et mon expérience avec Chinois et Japonais, je dois dire que j'ai "vu" plus de détails qu'à mon premier visionnage, en particulier l'idée de perdre la face, ou de faire perdre la face, et au contraire, de "donner" de la face. Et évidemment, Mulan n'est pas prête de trouver un mari.

Fa Zhou: I am ready to serve the emperor.
Mulan: No, father! You can't go!
Fa Zhou: Mulan!
Mulan: Please, sir. My father has already served for his...
Chi Fu: Silence! I would advise your daughter to hold her tongue in a man's presence.
Fa Zhou: Mulan, you dishonor me.

L'histoire est semble t-il basée sur une authentique légende Chinoise. Mulan est une jeune fille à qui il est temps de trouver un mari pour apporter de l'honneur à sa famille. Malheureusement, une fois de plus, son entrevue avec la marieuse tourne au drame et la jeune fille revient tête basse au domicile familial. Pendant ce temps, les Huns ont franchi la grande muraille et marchent vers la capitale pour faire plier l'Empereur. Un homme de chaque famille doit au combat, et le père de Mulan, infirme, doit donc s'engager à nouveau. Bien décidée à sauver son père malgré lui, Mulan lui vole sa tenue de Samouraï et se présente à sa place devant le Capitaine Shang. Et c'est cette jeune fille qui par son courage, sa détermination, son intelligence et sa force intérieure va sauver l'Empereur et la Chine toute entière.

mulan mushu
Photo copyright Walt Disney Pictures

Je crois qu'on a rarement vu un personnage féminin aussi fort dans un dessin animé. On est bien loin de la princesse qui attend son Prince Charmant bien sagement dans son château, se lamente de son triste sort, ou qui rêve d'être quelqu'un d'autre. Mulan veut rester elle-même malgré le fait que sa personnalité ne corresponde pas aux canons ni de son époque, ni de sa culture ancestrale. Et si elle se travestit en homme, ce n'est pas pour prouver sa valeur, mais bien par amour pour ses parents. Au final, c'est l'Empereur de Chine lui-même qui va donner de la face à Mulan et sa famille, et implicitement, permettre à cette jeune fille de se marier. Et personne d'autre ne pouvait le faire.

The Emperor of China: I've heard a great deal about you, Fa Mulan. You stole your father's armor, ran away from home, impersonated a soldier, deceived your commanding officer, dishonored the Chinese Army, destroyed my palace, and... you have saved us all.
(...)
The Emperor of China: The flower that blooms in adversity is the most rare and beautiful of all.
Shang: Sir?
The Emperor of China: You don't meet a girl like that every dynasty.


Et c'est évidemment fort symbolique que lorsque Mulan rentre chez elle munie du médaillon de l'Empereur et de l'épée du commandant ennemi, son père ne se préoccupe que de la savoir, elle, en vie.

Fa Zhou: The greatest gift and honor is having you for a daughter.

Réalisé par Tony Bancroft, Barry Cook. Sorti en 1998.

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ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .