Tequila's Secrets

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dimanche 30 novembre 2008

Nuits Blanches à Seattle (Sleepless in Seattle)

Il y a quelques temps, le nom de Seattle m'évoquait la comédie romantique de 1993, dont je n'avais pas gardé de réel souvenir... hier soir, en regardant le générique de début, trois noms m'ont sauté aux yeux... ceux de Tom Hanks, Meg Ryan, et Nora Ephron. Parce que "Vous Avez un Message", par contre, je crois que je commence à la connaître par coeur :)

Alors peut être que j'ai regardé "Nuits Blanches à Seattle" en étant particulièrement attentive aux points communs... mais clairement, à la fin du film, j'ai eu le sentiment d'avoir vu le brouillon de "Vous Avez un Message". Ne vous méprenez pas, c'est une charmante comédie, mais qui commence quand même par un enterrement, et dans laquelle on devine combien un petit garçon et son papa ont été malheureux pendant les 18 mois qui précédent le Noël pendant lequel tout commence. Et si tout le reste du film est traité avec humour, autant les seconds rôles que les dialogues... je crois que le fantôme de Maggie plane sur l'ensemble de l'histoire. Contrairement à "Vous Avez un Message", qui n'a rien de dramatique.

La nuit de Noël, un petit garçon passe à l'antenne d'une radio nationale pour dire que son papa a besoin d'une nouvelle femme. Et des milliers de femmes vont leur écrire... Peu convaincu par la femme que Sam se décide à fréquenter, Jonah est séduit par l'une de ces lettres, et décide de se rendre au rendez-vous fixé en haut de l'Empire State Building, le jour de la St Valentin. C'est Annie, une journaliste qui vient de se fiancer, qui a écrit, émue par ce petit garçon et cet homme qu'elle a entendus à la radio. Elle va même jusqu'à aller les voir en cachette à Seattle, sans jamais comprendre pourquoi elle en arrive à ce point là, si ce n'est son amour pour le film "An Affair To Remember"... (qui me rappelle un autre film dans lequel les deux héros se promettent de se retrouver quelque part six mois plus tard... j'aurais vu un remake ?).

Doctor Marcia Fieldstone: People who truly loved once are far more likely to love again. Sam, do you think there's someone out there you could love as much as your wife?
Sam Baldwin: Well, Dr. Marcia Fieldstone, that's hard to imagine.
Doctor Marcia Fieldstone: What are you going to do?
Sam Baldwin: Well, I'm gonna get out of bed every morning... breath in and out all day long. Then, after a while I won't have to remind myself to get out of bed every morning and breath in and out... and, then after a while, I won't have to think about how I had it great and perfect for a while.
Doctor Marcia Fieldstone: Tell me what was so special about your wife?
Sam Baldwin: Well, how long is your program? Well, it was a million tiny little things that, when you added them all up, they meant we were suppose to be together... and I knew it. I knew it the very first time I touched her. It was like coming home... only to no home I'd ever known... I was just taking her hand to help her out of a car and I knew. It was like... magic.


C'est l'entière atmosphère du film qui m'a rappelé "Vous Avez un Message"... la bande son tout d'abord, dont on sent que chaque chanson au charme désuet a été choisie avec un soin infini... "Back in the saddle" au moment où le personnage joué par Tom Hanks se décide à demander un RDV à une femme pour la première fois depuis plus de 15 ans, c'est tout simplement parfait. Surtout quand Tom Hanks se la joue cow-boy ;) Tom Hanks est toujours brillant, et plein d'humour, même à propos de lui-même... Meg Ryan est toujours à la recherche du prince charmant, avec ce romantisme totalement naïf qui lui va si bien, qu'il lui vienne d'un film, ou des livres de Jane Austen... Son personnage est d'ailleurs dans les deux cas très influencé par la figure maternelle, qui lui a appris ce qu'est la magie de l'amour, et ce qu'elle ne retrouve pas dans le couple qu'elle forme au début de chaque film avec un homme gentil... oui, juste gentil. Dans chaque film, elle en vient donc à rendre sa liberté à l'autre... parce qu'évidemment, un mariage dans lequel on s'attend juste à être de bons amis, et à vivre confortablement l'un avec l'autre serait voué à l'échec.

Walter: Marriage is hard enough without bringing such low expectations into it.

Et même si Sam et Annie n'ont jamais réellement d'échange épistolaire, l'idée d'écrire est présente tout au long du film... par les milliers de lettres que Sam reçoit, par la lettre que Jonah envoie à Annie, par celle qu'Annie écrit à Sam, avec toutes les suppositions que chacun fait sur la véritable nature de l'autre. L'allusion de Tom Hanks à "Fatal Attraction" est superbe, et nous renvoie à la coïncidence de "Vous Avez un Message", lorsqu'un serial killer est arrêté le soir où Joe n'est pas venu au rendez-vous fixé avec Kathleen. Quant à la réalisation... difficile de rater le parallèle entre les scènes ou Joe et Kathleen ne se rencontrent pas alors qu'ils suivent le même chemin tous les jours... et celles où Sam et Annie se ratent de si peu, à l'aéroport ou à l'Empire State Building. C'est drôle, fascinant, et touchant à la fois.

En résumé, j'aurais tendance à dire que Nora Ephron a appris de ses erreurs de "Nuits Blanches à Seattle" pour sa formidable réusite de "Vous avez un Message"... pas de veuvage, pas d'enfants si ce n'est ceux des autres, pas d'éloignement géographique, et des partenaires encore moins perturbés le jour de l'inévitable rupture pour avoir le champ libre. J'irais même plus loin... si Kathleen et Joe mettent plus longtemps à se reconnaître, c'est bien pour que l'on imagine leur couple plus solide sur le long terme, et que l'on s'identifie plus facilement. Annie et Sam ont cette aura magique des contes de fée... ils s'aiment sans même avoir encore échangé autre chose qu'un "Hello...".



Réalisé par Nora Ephron. Avec Meg Ryan, Tom Hanks, Bill Pullman. Sorti le 17 novembre 1993.

dimanche 23 novembre 2008

L'Arme Fatale 3

Je dois avouer que j'ai moins ri devant celui-là , même si le duo que forment Lorna et Martin est tout de même particulièrement savoureux. Je pense notamment à la scène d'antologie pendant laquelle ils examinent chacun les cicatrices de l'autre, mais finalement, chacune de leurs scènes est particulièrement ciselée point de vue dialogues. Et si dans le précédent opus Martin se trouvait une poupée fragile et naïve à aimer, ce coup-ci il s'agit d'une femme de caractère, et ça a l'avantage de me plaire beaucoup plus. C'est sans doute la raison pour laquelle la mort de Rika m'avait laissée aussi indifférente.

Ceci dit, même si je le trouve un chouia en-dessous du 2, il y a quand même un paquet de scène très drôles, et d'autres à couper le souffle, dont malheureusement je me souvenais suffisamment pour ne pas avoir d'effet de surprise. Si des années plus tard je suis encore capable de ressortir les répliques d'un film, forcément, ça gâche un peu le plaisir. Par contre, je pense que c'est quand même révélateur de combien c'est un BON film.

Réalisé par Richard Donner. Avec Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci. Sorti le 12 Août 1992.




vendredi 21 novembre 2008

L'Arme Fatale 2

J'ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce second opus, très drôle malgré des moments particulièrement dramatiques. Souvenez-vous, c'est dans celui-là que Roger se retrouve cloué pendant plus de 20 heures sur ses toilettes piégées. C'est dans celui-là également que la voiture neuve de la femme de Roger part en lambeaux au fur et à mesure du temps qui passe... C'est dans celui-là encore que l'on fait la connaissance de Leo Getz, qui sauve sa peau en étant témoin à charge... et qui n'en croit pas sa chance, ou son malheur, de se retrouver à devoir suivre en permanence ses deux anges gardiens. Roger est fidèle à lui-même, père de famille avant tout, et Martin est beaucoup moins tourmenté que dans le premier épisode, et d'autant plus drôle.



L'histoire débute par une longue course poursuite, cette fois-ci nos deux amis sont aux trousses de trafiquants Sud-Africains qui se servent allégrement de leur immunité diplomatique pour blanchir des palettes complètes de billets de $1000. Et Martin et Roger vont à nouveau légèrement oublier les règles en vigueur dans la police pour faire tomber les méchants. Très légèrement, vous vous en doutez... :)

[Rudd fires at Riggs, hitting him several times. Riggs falls, writhing in pain. Arjen's gun clicks empty. Roger aims at him]
Roger Murtaugh: [shouting] DROP IT, ASSHOLE!
Arjen Rudd: [holds up his wallet] Diplomatic immunity!
[Roger slowly rolls his head on his neck, takes aim, and fires - his bullet goes through Rudd's wallet, and then his head]
Roger Murtaugh: has just been revoked!


Réalisé par Richard Donner. Avec Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci. Sorti le 02 Août 1989.


jeudi 20 novembre 2008

L'Arme Fatale 1

Je suis persuadée que je n'avais pas revu ce film depuis plus de 10 ans... et pour être honnête, je ne me souvenais que de la fin, je me suis donc bien laissée prendre par l'intrigue, qui n'a pas mal vieilli du tout pour un film qui affiche 21 ans au compteur. Certes les voitures sont antiques, certes le jean de Mel Gibson n'est pas coupé à la dernière mode, mais dans l'histoire, ça n'a pas une grande importance. Et puis vu que l'on voit Mel Gibson nu dans les dix premières minutes, finalement, le jean, on s'en fout ;)

Ceci dit, le personnage campé par Mel Gibson, Martin Riggs, est tellement caricatural que par moments il perd en crédibilité, malgré qu'il soit fabuleusement bien joué... ses moments psychotiques et suicidaires sont à vous glacer les sangs, même si parfois ça traîne un peu en longueur. L'histoire c'est celle de deux flics de Los Angeles, aux caractères, vies, méthodes, diamétralement opposés, et qui vont devoir collaborer sur l'affaire du meurtre d'une prostituée... et si le travail d'équipe n'est pas sans heurts, l'un comme l'autre vont rapidement apprendre à remettre leur vie dans les mains de leur partenaire.



Malgré quelques lourdeurs et quelques incohérences, c'est un bon film du genre, qui alterne le grand spectacle et les dialogues plutôt bien écrits. C'est également une bonne étude de caractères, qui pose les bases entre nos héros, et qui est un fort bon prélude à la savoureuse suite de la saga.

Réalisé par Richard Donner. Avec Mel Gibson, Danny Glover, Gary Busey. Sorti le 05 Août 1987.


samedi 15 novembre 2008

Flawless

Pour le coup, j'ai bien aimé ce film, à l'atmosphère absolument délicieuse, j'adore cette époque de libération de la femme dans les années 60. J'adore la sensualité et la féminité du personnage incarné par Demi Moore, tellement fragile et tellement ambitieuse à la fois, derrière un masque de parfaite froideur qui lui permet de se fondre dans ce milieu très uniquement masculin. La scène de bal, lorsque ses collègues semblent soudainement découvrir qu'elle n'est pas comme eux au vu des outrageuses avances de leur client est... édifiante. Si elle a gagné son indépendance à force de travail, d'intelligence, elle n'en est pas moins qu'une femme objet, qui ne mérite que mépris puisqu'elle a préféré mener une carrière plutôt que fonder une famille.

Flawless Demi Moore Michael Caine
Tous droits réservés

L'histoire m'a rappelé les casses improbables menés par les 11, 12, ou 13 de l'équipe d'Ocean. Un homme d'entretien souhaite arrondir sa pension de retraite. Une femme est fatiguée de n'être qu'une femme aux yeux de ses collègues. A eux deux, ils vont voler plus de 2 tonnes de diamants sous les yeux du service de sécurité... je ne vais pas vous révéler comment, parce que c'est la beauté de ce film. Je ne vais pas non plus vous révéler les raisons profondes de chacun, parce qu'elles font partie du suspense... très bien mené.

C'est un de ces films où vous avez envie de congratuler les protagonistes (bien joué !) au moment du générique de fin. Les décors sont superbes, le rythme vous donne le temps de réfléchir à l'énigme, sans jamais sombrer vers l'ennuyeux. Quant au casting... rien à redire.

Réalisé par Michael Radford. Avec Demi Moore, Michael Caine, Lambert Wilson.

vendredi 14 novembre 2008

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Pour être honnête, je crois que la seule raison pour laquelle j'ai regardé ce film jusqu'au bout (l'Homme a abandonné à mi-film), c'est que Robert Ford (incarné par Casey Affleck, le frère de Ben) est plutôt beau gosse. Et oui, je sais bien que ce n'est pas une bonne raison ! Ceci dit, Brad Pitt et Casey Affleck jouent très bien, et l'on retiendrait presque parfois son souffle lors de leurs duels psychologiques menés avec leurs armes à portée de main.

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Casey Affleck Brad Pitt
Tous droits réservés

L'histoire raconte l'assassinat de Jesse James par Robert Ford, et au vu du film, je ne suis pas persuadée que le lâche soit celui qu'on le dit. Mais à part ça, je n'ai pas grand chose à ajouter. C'est terriblement long (2h39), et à part peut être pendant les 20 dernières minutes, je me suis beaucoup ennuyée. Les paysages, très crépusculaires, n'ont pas la beauté à laquelle on pourrait s'attendre, même tous les chevaux sont bais foncés ou noirs. Il se dégage de ce film une mélancolie permanente, un désoeuvrement, une lassitude, une impuissance, une résignation à laquelle je n'ai pas adhéré.

Réalisé par Andrew Dominik. Avec Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard. Date de sortie : 10 Octobre 2007


jeudi 13 novembre 2008

Lions et Agneaux (Lions for Lambs)

C'est un film intéressant... qui, vu de ma fenêtre, pourrait presque être un docu-fiction. Je n'ai pas senti de parti-pris politique (je suis peut être naïve à ce sujet), j'ai reçu ce film comme étant plutôt une invitation à la réflexion... êtes-vous prêt à vous battre pour une cause qui vous semble juste ? Etes-vous prêt à tenir votre position ? Etes-vous prêt à vous impliquer, à payer de votre personne ? Jusqu'où iriez-vous ?

A Washington, un sénateur de l'Illinois consacre une interview d'une heure à la journaliste, Janine Roth, qui l'a désigné comme présidentiable... il lui offre sur un plateau une exclusivité concernant un changement de tactique en Afghanistan, qu'il présente comme une stratégie gagnante, et non la tentative de la dernière chance. De petits groupes vont prendre des positions stratégiques, et les tenir coûte que coûte. Jeune journaliste à l'époque de la Guerre du Vietnam, et échaudée par le fait d'avoir cautionné la Guerre, d'avoir cru le gouvernement américain sur parole six ans plus tôt, Janine doute. Comment traiter cette information ?

Lion for Lambs meryl strep tom cruise
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Senator Jasper Irving: What I can say is that this strategy has patience and determination at its core. It ensures that it puts our fighting men in spots where they can face, and fight, and kill the enemy, so that we can then go on about rebuilding that country. And if it takes ten years, that's how long we stay, we do whatever it takes.
Janine Roth: [quoting the Senator] Whatever it takes.
Senator Jasper Irving: Whatever it takes.


En Californie, un professeur de Science Politique a convoqué un élève brillant mais absentéiste. Il a une heure pour comprendre la démotivation de l'élève, Todd Hayes, qui est pourtant à l'origine du débat le plus animé et profond qu'il lui ait été donné d'arbitrer, et tenter de le convaincre de donner un sens à sa vie. A quoi bon être intelligent si ce n'est pas pour faire une différence au sein de la société ? Pourquoi ne pas utiliser ses capacités naturelles pour changer les choses ? Pour le convaincre, il va évoquer avec lui deux autres de ses étudiants, Ernest et Arian, qui ont poussé leur engagement jusqu'à partir en Iraq, pensant qu'à leur retour ils pourraient réellement faire une différence.

En Iraq, un hélicoptère décolle avec à son bord un petit groupe de militaires... alors qu'ils sont pris pour cible à proximité du site stratégique visé, Ernest riposte et chute, se blessant gravement. Adrian saute à sa suite... les secours arriveront-ils à temps alors que les Talibans progressent vers eux ? Quelles décisions vont-ils prendre pour ré-affirmer leur engagement ? Comment en sont-ils arrivés à la conclusion que l'engagement leur permettrait de faire la différence ?

C'est un film intéressant, très porté sur les dialogues... trois lieux, peu de seconds rôles, peu d'effets spéciaux, beaucoup de sobriété. Les performances sont brillantes... j'ai été subjuguée par Tom Cruise et Meryl Streep, leur language du corps à tous les deux est juste parfait. Les deux engagés sont excellents également, en particulier Michael Peña (Ernest)... j'ai beaucoup aimé la fraternité entre ces deux hommes issus de minorités, mal à l'aise à l'idée de devenir des héros, mais prêts à se battre pour la grandeur de leur pays.

Réalisé par Robert Redford. Avec Tom Cruise, Meryl Streep, Robert Redford, Michael Peña. Sorti le 21 Novembre 2007.


dimanche 09 novembre 2008

Madagascar 2: Escape to Africa

Allez, autant vous le dire de suite, je fais partie des privilégiés qui l'ont vu en avant-première aujourd'hui dans un Kinépolis. Na :) Et c'est plutôt un bon second opus, très drôle, même si globalement je crois que je suis quand même moins emballée que par le premier. Ceci dit, le premier, je l'ai vu tant de fois que je crois n'avoir laissé passer aucun détail... ce qui n'est pas le cas en un seul visionnage au ciné.

Je vais commencer par le moins bon, enfin, à mon goût, avant de vous dire ce que j'ai aimé... Je crois que déjà, la bande son est beaucoup moins enthousiasmante... même si on n'échappe pas au "I like to Move It" ou à une nouvelle interprétation de "New York"... ça colle moins bien à l'histoire, et du coup, à part "Coppacabana", je n'ai pas retenu grand chose. J'ai également eu l'impression d'une plus grande segmentation entre les scènes enfants et les scènes adultes, le comique de situation et les dialogues humouristiques... et c'est un peu dommage.

Mais ne vous méprenez pas, hein, c'est du très bon divertissement... l'histoire, c'est celle de nos amis du Zoo de New York, bien décidés à rentrer chez eux dans l'avion... commandé et réparé par les pingouins, qui sont toujours aussi drôles. Ils arrivent même à squatter le logo DreamWorks au début du film ;) Vous devinerez aisément que cela ne se passe pas tout à fait comme prévu, et que nos amis se retrouvent en Afrique, pour un retour à "la vie sauvage", au milieu de leurs semblables, enfin, si l'on peut dire. Entre Moto-Moto l'hippopotame séducteur ("Moto" signifie "chaud" en Swahili... bref, je ne vous fais pas de dessin !), le lion coiffé à la Elvis et les girafes fatalistes... ils sembleraient presque normaux. Presque.

Je dois avouer que j'ai adoré toutes les scènes avec l'avion... avec lequel les pingouins font des miracles, et dans lequel King Julian est terriblement drôle. C'est bien sûr très mignon de découvrir quelle fut l'enfance d'Alex, et de quelle manière il s'est retrouvé Roi de NY... Un bon point également pour une séquence très bien réalisée qui retrace à la façon d'un reportage la disparition du cargo sur lequel nos amis avaient embarqué, et l'émotion qui s'est emparée de la ville... bref, si vous n'avez pas vu le premier, vous comprendrez quand même celui-là. Et autant le premier épisode était centré sur la quête du "moi" intérieur, autant celui-ci touche à l'identité, et à ce qui rend chacun unique... on reparle aussi d'amitié, et on aborde l'amour. Se retrouver enfin dans un groupe appartenant à sa propre espèce, c'est quand même pour chacun d'eux un grand changement, même s'ils l'abordent avec plus ou moins d'enthousiasme ! Évidemment nos amis ont les hormones qui les démangent, avec les implications inévitables que ces désirs peuvent avoir sur leur bonne entente à tous les 4, et je dois avouer que ça aussi, ça m'a bien plu. Beaucoup de clin d'oeils également vers d'autres films, le plus évident étant bien sûr Le Roi Lion, avec le retour de l'enfant prodigue, chassé et re-chassé à cause des manigances de celui qui veut prendre la place de mâle dominant. Petite allusion aux Gremlins également, 'sont pourtant pas jeunes, ceux-là !

Un peu déçue néanmoins par le fait qu'il y ait tant de "gens"... je continue de trouver que la force de ces personnages ne vient pas de leur interaction avec l'homme, et pour le coup, en plus, nous retrouvons la vieille dame qui avait vaincu Alex dans la Gare Grand Central, je ne l'aimais déjà pas trop à l'époque, je ne l'aime pas plus aujourd'hui, d'autant que les animaux ne sont quand même pas tendres avec les gens, et que je n'aime pas les voir trop violents. Ceci dit, elle est quand même un ressort très drôle de l'histoire, à mi-chemin entre Robin des Bois et Koh-Lanta, et j'aurais presque pu, parfois, l'applaudir des deux mains !

Réalisé par Eric Darnell, Tom McGrath. Avec Ben Stiller, Chris Rock, Jada Pinkett. Sortie le 03 décembre 2008.

vendredi 07 novembre 2008

Medieval Pie: Territoires Vierges (Virgin Territory)

Sur ce coup là, P'tit Mousse, je ne félicite pas ton frangin ;) Non, je plaisante, en réalité j'avais bien besoin d'un film qui me permettrait de m'évader tant je serais affligée! :) Son titre me rappelait évidemment les American Pie, dont je ne garde pas d'excellents souvenirs, mais qui ont le mérite de me faire rire pour peu que je sois dans l'humeur. Et pour le coup, je n'ai pas été déçue, il y a quand même quelques scènes assez terribles... celle où les deux paysannes très émoustillées donnent une leçon de traite... très suggestive... aux deux godelureaux qui en ont marre d'entendre vanter les mérites de la virginité. Ou encore celle où la vierge effarouchée et la fille facile s'échappent en triant les bandits fesses à l'air par ordre de taille (je vous laisse deviner ce qu'elles mesurent !).

A part ces scènes peu intellectuelles, c'est tout de même très shakespearien. Ne rigolez pas, je m'explique :) Déjà, moi, l'Italie de cette époque, ça me fait toujours penser à "Beaucoup de Bruit pour Rien" (Much Ado About Nothing) qui est une comédie que j'adore, tant au cinéma qu'en lecture. Mais au-delà de cela, le trame est typiquement dramatique... une jeune fille, promise à un Comte Russe, perd ses parents lors de l'épidémie de peste noire. Aussi belle que riche, elle est évidemment convoitée par l'homme le plus puissant de la ville (Gerbino), tandis qu'elle est amourachée d'un beau jeune homme (Lorenzo)... moins fortuné qu'elle. Pour échapper au mariage que tente de lui imposer Gerbino, là voici qui fuit la ville en même temps que Lorenzo pour aller attendre le Comte dans une de ses propriétés à la campagne. Evidemment elle est suivie par Gerbino, et évidemment ces messieurs, le Comte y compris, vont se battre pour elle.

Bon, si je vous révèle que Lorenzo profite de son étape dans un couvent pour déflorer tous les anges qui y sont enfermés, c'est tout de suite moins Shakespearien... mais ça réussit l'exploit d'être à la fois relativement sensuel et très drôle :) Sérieusement, j'ai passé un bon moment devant ce film aux dialogues quasi-entièrement à double sens... sans compter les chouettes duels à l'épée pendant lesquels Lorenzo, qui fut un Jedi dans une autre vie, manie l'épée aussi prestement que le sabre laser. Et puis que de beaux mâles... l'oeil vif, la musculature saillante, fougueux... tous de très beaux spécimens ! (Je parle des chevaux, évidemment, pas des hommes. Quoique !)



Réalisé par David Leland. Avec Hayden Christensen, Mischa Barton, Tim Roth, Matthew Rhys. Sorti le 23 juillet 2008.

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