Tequila's Secrets

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jeudi 30 avril 2009

Plein Soleil

Sollicitée par Petite Mousse, j'ai sauté sur l'occasion de voir un (vieux) film dont je n'avais jamais entendu parler. Il faut dire que j'ai été élevée plutôt dans la tradition du livre que du film et qu'aujourd'hui encore je repasse, je lis ou j'écris devant la télé. Les femmes sont merveilleuses, elles sont multi-tâches, elles.

Pour en revenir à Plein Soleil, donc, j'ai eu du mal avec la première heure, que j'ai trouvée très lente. L'histoire, c'est celle de Tom, payé par le père de Philip pour ramener celui-ci à San Francisco. Sauf qu'évidemment ce dernier n'a pas la moindre intention de rentrer, d'autant qu'il se plaît bien en Italie avec sa petite amie Marge. Tom, lui, serait bien tenté par le fait de prendre la place de Philip, autant pour son compte en banque et sa vie dorée que pour partager le lit de Marge... L'imposture commence, la grande question étant de savoir s'il va, ou non, s'en sortir.

alain delon plein soleil
Tous droits réservés

Je dois avouer que je n'avais jamais vu Alain Delon aussi jeune, et que cela m'a bien amusée... à part cela, évidemment l'intrigue est très désuète, et c'est difficile de s'abstraire de toutes nos techniques modernes d'ADN et d'analyse d'une scène de crime. Je ne peux pas dire que j'ai été enchantée, mais pour un film qui a presque 50 ans... c'est pas si mal. J'ai adoré les cinq dernières minutes, pour tout vous dire. J'étais sûre que quelque chose de ce genre allait se produire ;)

Date de sortie : 10 Mars 1960. Réalisé par René Clément. Avec Alain Delon, Marie Laforêt, Maurice Ronet.


dimanche 26 avril 2009

Pride & Prejudice (BBC version)

J'ai beaucoup aimé cette adaptation de Jane Austen, au point de regarder d'une traite les six épisodes de 55 minutes... j'ai trouvé l'ensemble très convaincant, et si certaines libertés ont été prises par rapport à l'oeuvre originale, je dois avouer qu'il y en a deux qui m'ont vraiment sauté aux yeux. La première, c'est bien évidemment Mr Darcy dans sa baignoire... je ne m'attendais pas à le voir aussi vulnérable, la peau humide et les cheveux mouillés, tout cela pour que lorsqu'il en sorte, il soit dérobé à nos yeux par une robe de chambre. Ceci dit, vu qu'il en profite justement pour espionner Elizabeth qui joue avec le chien dans le jardin, c'est sans doute plus raisonnable.



La seconde, c'est le plongeon de Mr Darcy, encore, cette fois-ci dans le lac de Pemberley, tout habillé, ou presque. Et sur qui faut-il qu'il tombe en ressortant, là encore, tandis que ses vêtements mouillés laissent peu de place à l'imagination? Je vous le donne en mille, sur Elizabeth. Mais tout bien réfléchi, ce serait difficile d'en vouloir aux scénaristes d'avoir choisi de déshabiller Colin Firth, même Jane Austen n'avait pas osé déshabiller Mr Darcy...

A mon sens, le seul réel défaut cette adaptation se trouve dans le casting. Jane, la soeur aîné d'Elizabeth, est supposée être d'une grande beauté, et je ne veux pas me montrer désagréable avec Susannah Harker, mais je la trouve moins jolie que Jennifer Ehle, ce qui m'a gâché un certain nombre de dialogues. Du coup, à entendre les personnages vanter la beauté de Jane, j'en arrivais à les trouver hypocrites, ce qui est un comble, bien sûr, mais surtout aux antipodes du roman... Bref. Ceci dit, mes critères de beauté sont forcément subjectifs, et si vous trouvez Susannah Harker plus jolie que Jennifer Ehle, tout cela ne vous causera aucun souci.

Pride and Prejudice (BBC): Jennifer Ehle
Elizabeth Bennet (jouée par Jennifer Ehle) - Tous droits réservés

Pride and Prejudice (BBC): Susannah Harker
Jane Bennet (jouée par Susannah Harker) - Tous droits réservés

Le reste du casting était relativement à ma convenance, excepté les soeurs Bingley qui auraient pu être belles en plus d'être pimbêches et élégantes... Colin Firth s'en sort évidemment très bien dans le rôle de Mr Darcy, avec juste le reproche qu'il n'est lui non plus pas éclipsé physiquement comme il le devrait l'être par son ami Bingley. C'est moins choquant ceci dit que pour les soeurs Bennett puisque la goujaterie et l'arrogance de Darcy nous le rendent forcément de prime abord moins sympathique que son ami. Je crois qu'un mix des castings 2005 et 1995 me conviendrait très bien. Pour les rôles principaux, version 2005, je garderais Jane Bennett, les Bingley, Mr. Collins et Ms Lucas. Version 1995 pour le reste de la famille Bennett. Quand à Mr Darcy, je garderais bien les deux ;)

L'histoire, c'est bien sûr celle en particulier de deux soeurs, Elizabeth et Jane, dont la vie est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau voisin, et de l'un de ses amis. Et si Mr Bingley illumine son entourage, et tombe immédiatement amoureux de la jolie Jane. Mr Darcy, lui, n'est que froideur et arrogance, et va tout faire pour que son ami ne cède pas à l'attrait des boucles blondes de Jane, alors qu'il pourrait trouver une femme tellement plus convenable...

Avec Jennifer Ehle, Colin Firth, Susannah Harker. Réalisé par Simon Langton. Sorti en 1995.

Lire mes autres billets à propos de Pride and Prejudice et de Jane Austen.


lundi 20 avril 2009

Monstres contre Aliens

J'ai énormément de mal à m'enthousiasmer pour des héros aussi... monstrueux que ceux de ce dessin animé. Il faut bien reconnaître qu'à part Susan, qui n'a d'autre tort que d'être très grande (et peut être aussi, à mon goût, de porter si bien cette combinaison qui ne cache rien de ses formes !), les autres sont quand même peu ragoutants. En particulier insectosaure, qui est donc (vous l'aurez deviné) jugé particulièrement drôle par les enfants. Se servir de ses sécrétions nasales pour rattrapper ses copains (certes, en situation dangereuse) ça déclenche forcèment les rires dans la salle...

Bref, si je fais abstraction du fait que je n'ai pas accroché aux personnages, ce dessin animé est encore, évidemment, un petit bijou de second degré. Je me demande s'il y a un plan ou un dialogue qui ne soit pas un clin d'oeil à un autre film: Star Wars, Abyss, La Mouche, Rencontres du 3ème Type, Independance Day, FourmiZ, l'Etrange Créature du Lac Noir, Superman, Men in Black, Le Parrain, Godzilla, E.T., Rambo, King Kong, Mars attacks, Indiana Jones, Dr Folamour... En tant qu'adulte, vous passerez forcément un moment sympathique à décoder ces références... ou à regarder le Général W. Putch déclarer la guerre aux aliens (toute similitude avec un personnage réel serait évidemment fortuite...).



Les enfants ont aimé, le petit (4 ans et demi) a eu parfois un peu peur (mais il adore ça), le grand (6 ans) était très à l'aise, tous deux ravis des scènes dans l'espace et des combats. Ils ont compris le pitch (à part l'histoire d'amour, donc début très lent), mais je crois qu'ils ont moins ri pendant ces 90 minutes de film que pendant les deux minutes de bande annonce de l'Age de Glace 3... Ceci dit, ils étaient très contents, et ils ont trouvé Susan très jolie (tu m'étonnes!).

Réalisé par Rob Letterman, Conrad Vernon. Sorti le 01 Avril 2009.

vendredi 17 avril 2009

Persuasion

Il faut dire ce qui est, je n’ai pas été convaincu par la réalisation du film, et par tous ces moments où la caméra tourne, littéralement ou non, autour d’Anne. Mais ce qui me gêne le plus, c’est que les personnages principaux, Anne et Frederick semblent si insipides alors que les personnages secondaires sont hauts en couleurs et en caractère. D’accord, Frederick est beau. D’accord, il a quelques répliques cinglantes envers Anne que l’on encaisse avec autant de difficultés qu’elle. Mais à part cela… je l’ai trouvé bien absent, et bien naïf également. Anne brille également par son effacement… elle n’ose piper mot devant son père qui n’a aucun sens des réalités, subit les vexations de sa sœur aînée Elizabeth, les caprices et la jalousie de Mary, sa sœur cadette, et accorde toujours une oreille aussi attentive à Lady Russell qui s’est opposée 8 ans plus tôt à son mariage avec Frederick. Tant de discrétion qui ne me la rend pas excessivement sympathiques. Je serais bien incapable de dire si c’est exactement ainsi dans le livre de Jane Austen, qui n’est pas mon favori… mais ce qui sauve le film, évidemment, ce sont quelques scènes très romantiques, en particulier à partir du moment où nos deux protagonistes sont dans l'atmosphère courtoise de Bath... et les seconds rôles, interprétés avec justesse et plutôt bien castés.



Le père d’Anne qui refuse d’accepter que ses moyens financiers ne sont plus ceux d’autrefois, et qui s’accroche à son titre avec vanité. Elizabeth qui la traite comme une domestique et qui n’hésiterait pas à pousser son père à épouser son amie… pour que le titre et la propriété n’aille pas à son cousin. Mary qui n’a jamais accepté que son mari Charles ait d’abord jeté son dévolu sur elle et qui lui fait payer chaque jour par ses caprices et ses exigences. Charles, toujours un fusil sur l’épaule et les pieds bien sur terre au point de ne pas voir ce qui se passe autour de lui. Ses deux jeunes sœurs, gaies et vives comme des pinsons… et sans beaucoup plus de cervelle ! L’Amiral Croft et sa femme, qui compensent avec la noblesse de leur cœur le fait de ne pas avoir de titre.

L’histoire, c’est celle d’Anne, qui, huit ans plus tôt, a cédé sous la pression de sa famille, et n’a pas épousé Frederick, alors jeune officier sans titre ni fortune. Lorsque la sœur de celui-ci loue la propriété familiale d’Anne, les voilà à nouveau en présence l’un de l’autre, sauf que Frederick est maintenant riche, et que toutes les jeunes femmes du voisinage ne pensent qu'à le séduire.

Avec Sally Hawkins, Rupert Penry-Jones, Alice Krige, Julia Davis. Réalisé par Adrian Shergold. Sorti en DVD le 2 avril 2007.


dimanche 12 avril 2009

Mansfield Park

Il faut dire ce qui est, je l'ai regardé un peu à reculons, parce que le petit côté Cendrillon de Fanny Price, qui mériterait souvent qu'on lui secoue les puces, n'en a pas fait l'une de mes héroïnes préférées... ce qui m'incline à penser que les scénaristes ont réussi à tirer le meilleur du livre puisque le film est un petit bijou, avec un très joli casting et une réalisation très soignée.

L'histoire, c'est celle de Fanny Price qui, à dix ans, est donnée par sa mère (mariée par amour... et vivant dans la pauvreté la plus complète) à sa sœur pour que celle-ci soit élevée à Mansfield Park, dans la famille de Sir Thomas. Nous la retrouvons quelques années plus tard, jamais tout à fait traitée d'égale à égale par sa famille, sauf par Edmund, le fils cadet, et ceci malgré sa supériorité d'esprit et de caractère. Fanny est intelligente, vive, généreuse... mais surtout courageuse et décidée, deux traits qui lui font pas mal défaut dans le livre. L'arrivée dans le voisinage de Ms Crawford et de son frère, tous deux si séduisants, va bouleverser l'équilibre précaire établi à Mansfield Park.



J'ai beaucoup aimé la réalisation, qui n'hésite pas à mettre en scène Fanny face à la caméra pour nous raconter certains épisodes... j'ai également beaucoup aimé qu'elle commente parfois en voix-off, avec une certaine ironie mais surtout beaucoup de malice et d'humour, d'autres scènes dont elle n'est pas le témoin direct. L'écriture de Jane Austen nous emmène régulièrement vers de fausses pistes en ce qui concerne les sentiments des uns et des autres, et c'est un véritable plaisir de voir comment les scénaristes ont traité ces possibilités.

J'ai entendu de très belles répliques, et d'après l'article que vous trouverez à ce lien, finalement, peu d'entre elles sont directement extraites du livre (je soupçonnais qu'effectivement, nous soyons témoins dans le film de propos rapportés par un tiers dans le livre), voyez par exemple l'explication de ce dialogue que j'ai trouvé fabuleux et qui mêle l'écriture de Patricia Rozema à l'écriture de Jane Austen:

Edmund: Fanny don’t be foolish- it is raining! [Patricia Rozema]
Fanny: I see more distinctly through the rain [Letters of Jane Austen]
Edmund: It’s just a silly ball [PR]
Fanny: I will not be sold off like one of your father’s slaves, Edmund. [PR]
Edmund: Aw, don't be an imbecile. [PR]
Fanny: Oh, but imbecility in women is a great enhancement to their personal charms . [Northanger Abbey]
Edmund: Fanny, you're being irrational. [PR]
Fanny: Yet another adornment. I must be ravishing. [PR]
Edmund: Fanny....You must really begin to harden yourself to the idea of being worth looking at... [Mansfield Park]"

Bref, c'est finement ciselé, et j'ai été séduite par les choix de la réalisatrice qui n'a pas non plus hésité à rendre certaines scènes beaucoup plus sensuelles (ce qui modernise l'ensemble, surtout quand lesdites scènes se jouent entre deux femmes), et à s'attarder sur des sujets tels que l'esclavage (avec une scène très dure, lorsque Fanny feuillette le cahier d'esquisses que Tom, le fils aîné, a fait à Antigua) ou, mais là je vais peut être un peu loin, à suggérer l'attirance déplacée d'un tuteur pour sa pupille.

Mais surtout, surtout, le casting est excellent. Frances O'Connor, alias Fanny, est parée d'une beauté naturelle délicieuse, surtout face à ses deux cousines toujours très apprêtées. La modestie lui sied à ravir (Mary Crawford: Gentlemen, please. Fanny Price is as fearful of praise and notice as other women are of neglect.), tout comme à Johnny Lee Miller, d'ailleurs. Ce dernier joue un Edmund très préoccupé par l'idée que son amour pour Fanny pourrait ne pas être celui d'un frère pour sa sœur, mais incapable de réfréner ses sentiments pour elle, malgré son admiration, non feinte, pour Ms Crawford... avec qui son père approuverait un mariage, ce dont il est évidemment hors de question avec Fanny !

Réalisé par Patricia Rozema. Avec Frances O'Connor, Alessandro Nivola, Embeth Davidtz. Sorti en 1999.


mercredi 08 avril 2009

Australia

Je suis assez bonne cliente de manière générale des grandes fresques mi-historiques mi-romancées, qui offrent toujours de très belles images. Et effectivement, il y a de belles images de l'Australie profonde des années 30, où sévit encore une forme de racisme et d'esclavage. Ceci dit, je n'ai pas été séduite...

L'histoire, c'est celle d'une aristocrate anglaise qui débarque en Australie sur un coup de tête avec l'intention de vendre sa propriété qui ne rapporte plus rien, et de ne plus rien avoir à faire avec ce pays. Sauf qu'elle comprend très vite qu'elle a été trahie par son intendant, qui travaille main dans la main avec le roi de bétail local. La voilà donc en train de convoyer 1500 têtes de bétail jusqu'à Darwin, où l'armée attend le troupeau pour nourrir ses soldats en prévision de la guerre imminente... le tout sous les ordres d'un très beau (un chouia rustique, peut-être) conducteur de troupeaux, et accompagnée d'une équipe improbable.



Je ne sais pas si c'est parce que cela commence comme une comédie, avant d'être un film d'initiation, d'aventure, puis une grande histoire d'amour, un drame, et enfin un film de guerre, le tout assaisonné de Magicien d'Oz. Si je voulais être méchante, je dirais que c'est une sorte de croisement entre Crocodile Dundee et Pearl Harbor. Je ne sais pas si c'est parce que de manière générale, Nicole Kidman m'insupporte avec sa taille 34 et ses boucles blondes. A moins que ce ne soit la magie qui ne m'ait pas séduite: quand tout est perdu, hop, Nullah fait appel à la magie aborigène pour sauver la situation... et finalement, ce petit garçon aborigène, il ressemble beaucoup plus à une caution morale (un acte de repentance ?) pour le film qu'à un ressort dramatique.

Je peux vous dire ce qui m'a plu, par contre... J'ai bien aimé les légendes aborigènes, et j'ai trouvé très belles les vues aériennes du port de Darwin, encombré par les paquebots immenses qui évacuent la population en prévision d'une invasion japonaise. Vous avez certainement deviné, également, qu'il y a de beaux chevaux et que je suis toujours friande de bonnes galopades... même si par moment les plans sur les cavaliers ne laissent aucun doute sur le fait que l'acteur n'est pas réellement à cheval. Les costumes sont superbes, très soignés, et contribuent grandement aux quelques vrais bons moments du film. Et enfin, ce que j'ai particulièrement aimé, c'est l'accent de Hugh Jackman, infiniment dépaysant... Hugh Jackman qui, non content d'être sacrément beau gosse, expose également avec brio (devant une Nicole Kidman outrée, c'est dans la partie comique du film) son corps de rêve :)

Réalisé par Baz Luhrmann. Avec Nicole Kidman, Hugh Jackman, David Wenham. Sorti le 24 décembre 2008.

lundi 06 avril 2009

Emma

Si vous avez lu le roman éponyme de Jane Austen, vous allez aimer cette adaptation d'Emma, très fidèle à l'oeuvre originale, tant dans les textes que dans le ton, avec un casting qui fait peu rêver, mais qui est parfaitement approprié... Si vous avez envie de voir une jolie comédie romantique, dans laquelle les hommes sont beaux, les personnages souriants, avenants, drôles volontairement ou à leur dépends, optez plutôt pour Emma l'entremetteuse.

Pour ma part, je suis très contente d'avoir vu un Knightley d'âge mûr, face à une Emma qui semble à peine sortie de l'adolescence... Un Knightley qui, lorsqu'il sermonne Emma sans ménagement, pourrait être son père. Très loin donc du Knightley d'Emma l'entremetteuse, qui la réprimande sans pouvoir s'empêcher de rêver toucher la nuque et les épaules découvertes qu'elle offre à son regard. Un Knightley qui fait son âge face à Franck Churchill, dont le rôle a été fort bien développé, preuve s'il en est que c'était parfaitement possible de mettre en scène ses manigances. Une Miss Bates qui n'est pas surjouée, une Harriett Smith qui n'est pas omniprésente, une Mrs Weston qui a effectivement l'âge d'avoir été la gouvernante d'Emma, un beau-frère au jugement acerbe et un père qui ne pense plus qu'à son propre intérêt.

L'histoire d'Emma, c'est celle d'une jeune femme, orpheline de mère, dévouée à son père, généreuse avec ses proches autant qu'avec les pauvres de sa paroisse... peut être trop généreuse, d'ailleurs, puisqu'après avoir marié sa gouvernante et confidente à un voisin, la voilà fort occupée à tenter de favoriser d'autres unions. Mais Emma n'a que 22 ans, peu d'expérience des hommes, et tant de responsabilités reposent sur ses épaules au sein de leur cercle social qu'elle va commettre bien des erreurs. Jane Austen pensait que personne n'aimerait son héroïne... c'est une de mes favorites: manipulatrice à souhait derrière ses manières d'ange, jamais à court de répartie, attachée aux apparences, décidée à donner le meilleur d'elle-même mais incapable parfois de retenir son irritation, même si elle doit ainsi faire du mal autour d'elle.



Réalisé par Diarmuid Lawrence. Avec Kate Beckinsale, Bernard Hepton, Mark Strong. Produit en 1996.



(#78 point de vue ventes sur Amazon, Emma l'entremetteuse étant #6923 au moment ou j'écris ce billet)

dimanche 05 avril 2009

Emma l'entremetteuse

L'histoire d'Emma, c'est celle d'une jeune femme, orpheline de mère, dévouée à son père, généreuse avec ses proches autant qu'avec les pauvres de sa paroisse... peut être trop généreuse, d'ailleurs, puisqu'après avoir marié sa gouvernante et confidente à un voisin, la voilà fort occupée à tenter de favoriser d'autres unions. Mais Emma n'a que 22 ans, peu d'expérience des hommes, et tant de responsabilités reposent sur ces épaules au sein de leur cercle social qu'elle va commettre bien des erreurs. Jane Austen pensait que personne n'aimerait son héroïne... c'est une de mes favorites: manipulatrice à souhait derrière ses manières d'ange, jamais à court de répartie, attachée aux apparences, décidée à donner le meilleur d'elle-même mais incapable parfois de retenir son irritation, même si elle doit ainsi faire du mal autour d'elle.

L'adaptation m'a semblé, de mémoire, fidèle au roman, même si clairement les rôles de Franck Churchill et de Jane Fairfax ont été largement diminués, ce qui est bien dommage, tant ils ajoutent à la confusion ambiante du roman... peut être aurait-il fallu une demi-heure de film supplémentaire pour leur rendre justice ?! Ceci dit, je crois que ma plus grande réserve, finalement, c'est que j'ai trouvé Jeremy Northam bien trop jeune pour le rôle de Mr Knightley, je n'ai pas cru un instant qu'il puisse avoir 16 ans de plus qu'Emma, même si renseignements pris, l'acteur a tout de même réellement 11 ans de plus - et encore moins, d'ailleurs, qu'il soit de 12 ans l'aîné de Mr Elton ;) J'ai également eu le sentiment qu'il est évident dés les premières minutes qu'il est épris d'Emma, et que ce n'est pas la compagnie de son père qu'il recherche lors de ses fréquentes visites, alors qu'à la lecture du livre, j'avais été plus longue à comprendre, sans doute parce que la différence d'age est plus flagrante. Retenez bien que je n'ai rien contre Jeremy Northam, qui campe un très beau Mr Knightley, si élégant de manières, de caractère... et de costume !

Là, encore, j'ai vu de très belles scènes, fort bien jouées, je pense en particulier à la chanson d'amour interprétée en duo par Emma et Franck, devant un auditoire au moins autant passionné par les sentiments qu'ils pourraient avoir l'un pour l'autre -ou pour des tiers présents- que par leur performance ! Et même si je ne suis pas une grande fan de Gwyneth Paltrow, il faut reconnaître qu'elle interprète une bien jolie Emma.



Si vous avez envie de voir une jolie comédie romantique, dans laquelle les hommes sont beaux, les personnages souriants, avenants, drôles volontairement ou à leur dépends, vous allez aimer cette adaptation. Si vous avez lu le roman éponyme de Jane Austen, optez plutôt pour Emma, très fidèle à l'oeuvre originale, tant dans les textes que dans le ton, avec un casting qui fait moins rêver, mais qui est parfaitement approprié...

Réalisé par Douglas McGrath. Avec Gwyneth Paltrow, Greta Scacchi, Jeremy Northam, Ewan McGregor. Sorti le 28 Mai 1997.

samedi 04 avril 2009

Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés)

Je ne peux pas m'empêcher d'être un peu déçue par cette adaptation du roman de Jane Austen... ne vous méprenez pas, il y a des scènes superbes, tant par la mise en scène que par les dialogues, mais dans l'ensemble, je trouve que le résultat est soit trop guindé, soit trop libre... tout comme les personnages.

Bon, d'accord, Darcy n'est jamais trop libre. Même quand il se lance dans une splendide déclaration enflammée, sous une pluie battante, il perd à peine quelques grammes de rigueur. Le jeu de Matthew MacFadyen m'a complètement bluffée, son visage est le reflet parfait de ce qu'il éprouve... ce qui rend sublimes les scènes dans lesquelles il toise avec hauteur et dédain ses compatriotes. Son jeu est toujours aussi parfait lorsque nous découvrons, nous, le public, que sous l'impassibilité et la froideur apparente, il brûle d'amour pour Elizabeth Bennett. Quel plaisir que de voir un instant la passion (et la douleur d'aimer une femme de condition inférieure, également !) traverser son regard à chaque fois qu'elle se détourne de lui...

Et du coup, j'ai été moins convaincue par le jeu de Keira Knightley, trop pétillante à mon goût dans son rôle. Je ne l'ai pas trouvé suffisamment orgueilleuse, même si elle supporte (avec raison il faut bien l'admettre) plutôt mal l'attitude de Darcy à son égard, elle se reprend toujours un peu trop vite, et retrouve le sourire, même s'il n'est que de façade.

L'histoire, c'est évidemment celle en particulier de deux soeurs, Elizabeth et Jane, dont la vie est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau voisin, et de l'un de ses amis. Et si Mr Bingley illumine son entourage, et tombe immédiatement amoureux de la jolie Jane. Mr Darcy, lui, n'est que froideur et supériorité, et va tout faire pour que son ami ne cède pas à l'attrait des boucles blondes de Jane, alors qu'il pourrait trouver une femme tellement plus convenable...

Au final, je reste perplexe à propos de ce film. J'adore le romantisme de Jane Austen qui veut tant nous faire croire aux contes de fées, et je me demande à quel point le film de déforme pas le propos original. Les travers et les manipulations de Mrs Bennett, qui a 5 filles à marier, un domaine qui sera transmis au cousin à la mort de Mr Bennett, et un mari qui n'a pas vraiment ce que l'on peut appeler les pieds sur terre, sont un ressort de comédie dans le film, et je ne les ai jamais vraiment ressentis ainsi dans le livre... Mrs Bennett est excessive et embarrassante, certes, mais ce n'est pas drôle. Pathétique, touchant, tendre, exaspérant... mais drôle, non.

Du coup, j'ai très envie de voir la mini-série de la BBC, mais pour le plaisir, une des scènes emblématiques du film...



Réalisé par Joe Wright. Avec Keira Knightley, Matthew MacFadyen, Brenda Blethyn. Sorti le 18 Janvier 2006.

Lire mes autres billets à propos de Pride and Prejudice et de Jane Austen.


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