Tequila's Secrets

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mercredi 24 juin 2009

Anges et Démons

Je dois avouer que j'ai plutôt bien aimé cette adaptation du livre de Dan Brown, que j'avais lui-même trouvé bien meilleur que le Da Vinci Code... J'ai le tort d'avoir lu le livre au moins deux fois, donc j'ai repéré assez facilement les différences, sans que les choix qui ont été faits lors de l'adaptation me choquent. L'intrigue a été légèrement simplifiée, le nombre de personnages et les relations qui les unissent également, mais je pense que le résultat final est ma foi assez réussi. J'ai par contre eu l'impression que ce film était situé après le Da Vinci Code, alors que dans les livres, c'est le contraire: j'ai rêvé, ou vous avez eu le même sentiment? Et puis pendant que j'en suis aux différences, j'ai noté avec amusement que si le Professeur Langdon a un rôle plutôt physique dans le bouquin, avec entre autres trois confrontations très musclées avec le tueur et une chute de plusieurs milliers de mètres depuis un hélicoptère, ce ne devaient pas être les passages favoris de Tom Hanks puisqu'aucune de ces scènes ne se trouve dans le film. Se ferait-il vieux, ou a t-il juré qu'on ne l'y reprendrait plus avec un rôle physique après Seul au Monde?

L'histoire, c'est donc celle des Illuminati, un groupe composé en majorité d'éminents scientifiques, mais également d'artistes, tous persécutés, et qui referait surface au Vatican à l'occasion de la mort du Pape, avec pour objectif d'anéantir l'Eglise Catholique. Le Professeur se lance donc dans une course contre la montre pour retrouver les 4 cardinaux qui vont être assassinés en des lieux stratégiques de Rome, afin d'avoir une chance de découvrir l'anti-matière qui a été dissimulée au sein même du Vatican avant que celle-ci n'explose.

anges et démons Tom Hanks
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Personellement, je vous le conseille, mais si vous avez plus de 2h20 devant vous, lisez plutôt le livre de Dan Brown, qui prend le temps de s'attarder sur beaucoup de points qui ne sont qu'effleurés dans le film, notamment les relations conflictuelles entre la science et la religion, ou encore le cérémonial qui entoure la mort d'un Pape et l'élection de son successeur. Le film a par contre l'intérêt de nous emmener voir Rome et le Vatican, et je dois avouer que j'aime beaucoup pouvoir découvrir de visu les lieux évoqués dans un livre...

Réalisé par Ron Howard. Avec Tom Hanks, Ewan McGregor, Stellan Skarsgard. Sorti le 13 Mai 2009.

dimanche 21 juin 2009

L'amour de l'or (Fool's Gold)

Je crois que je vais finir par croire que pour que Matthew McConaughey accepte un rôle, il suffit de lui en proposer un dans lequel il peut avoir une (belle) fille à chaque bras, être régulièrement à moitié nu/ivre/blessé et pratiquer au moins un sport extrême. L'histoire est presque accessoire. Et je trouve quand même ça dommage, je ne dis pas que c'est un super acteur, mais dans Contact ou dans Règne de feu, il nous avait fait de belles compositions, alors pourquoi se cantonne t-il à ces rôles de beaux gosses branleurs?

Bref, l'histoire, c'est celle d'un couple qui a cherché pendant 8 ans à localiser l'épave qui contiendrait un fabuleux trésor... Tess s'est lassée, a demandé le divorce, et paf! c'est juste à ce moment là qu'il découvre un fragment d'assiette significatif, au milieu de l'explosion de son bateau. Un milliardaire croise heureusement dans les parages sur son fabuleux yacht, équipé de tout ce qu'il faut pour mener à bien des recherches sous-marines, et hop, les affaires reprennent. Si ce n'est que Finnigan doit quelques dizaines de milliers de dollars à un parrain local, qui entend bien lui-aussi récupérer le trésor, même s'il doit leur passer sur le corps.

amour de l'or Matthew McConaughey Kate Hudson
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A la manière d'un Benjamin Gates, voilà nos deux divorcés sur la piste de l'Aurelia, résolvant énigme après énigme tout en étant talonnés par les méchants, qui sont aussi très bêtes. Encore plus que certains des gentils. Sauf que les méchants sont vraiment très méchants alors que les gentils sont surtout très braves. C'est par contre très loin d'un Benjamin Gates, et à part quelques jolies images sous-marines, il n'y a pas grand chose à retirer de ce film, pas assez sérieux pour nous tenir en haleine, mais pas assez drôle pour nous faire rire, tout au plus esquisser parfois un sourire. Encore raté.

Réalisé par Andy Tennant. Avec Matthew McConaughey, Kate Hudson, Donald Sutherland. Sorti le 30 Avril 2008.


jeudi 18 juin 2009

Hanté par ses ex (Ghosts of Girlfriends Past)

Je me demande quand j'aurai la chance de voir Matthew McConaughey à nouveau dans un bon film. J'aime toujours autant son accent, mais à le voir se perdre dans des comédies romantiques plus que moyennes... je commence à perdre patience. A moins que ce ne soit moi qui en demande trop? Parce que les adaptations de A Special Caroll de Dickens, de manière générale j'aime bien, ce qui me laisse d'autant plus perplexe. Enfin... lui, au moins, il n'a pas du s'ennuyer pendant le tournage!

ghosts of girlfriends past hanté par ses ex matthew mcconaughey
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L'histoire, c'est celle d'un séducteur impénitent qui reçoit la visite de trois fantômes (passé, présent et futur) la veille du mariage de son p'tit frère, qu'il adorerait réussir à décourager de se passer la corde au cou. Ce n'est pas que c'est mauvais (enfin, si, un peu quand même), mais je crois que la seule chose de vraiment drôle, c'est de voir Michael Douglas dans le rôle de l'oncle qui apprend à un ado comment séduire une femme. P'têt aussi de voir Connor (joué par Matthew, donc) faire son grand numéro de drague sur la mère de la future mariée. C'est affreusement cliché, mais ça m'a fait sourire.

Bon, évidemment ça se termine bien, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... blabla, blabla.

Réalisé par Mark Waters. Avec Jennifer Garner, Matthew McConaughey, Michael Douglas. Sorti le 17 Juin 2009.

mardi 16 juin 2009

Home (Yann Arthus Bertrand, Luc Besson)

Je vais faire ma politiquement incorrecte, mais j'avoue avoir du mal à comprendre l'engouement suscité par Home. Je veux dire, évidemment qu'il faut protéger notre planète, et évidemment qu'il est temps de se mobiliser individuellement au quotidien. J'ai effectivement vu de belles images, mais qui m'ont beaucoup moins touchée que des émissions comme Ushuaïa savaient le faire, et je crois que c'est du à plusieurs choses.

Premièrement au fait que la réalisation nous emmène constamment d'un continent à un autre, et d'un climat à un autre, enfin, c'est ce que l'on le suppose au vu de la variété des images... Et c'est en effet l'un de mes grands reproches puisque à part quand le lieu est cité dans le commentaire de Yann Arthus Bertrand, rien n'indique où l'on se trouve (ni planisphère, ni nom de lieu), et j'ai trouvé cela extrêmement frustrant. Si vous êtes touché ou intrigué par l'un des lieux survolés, il faut vous rendre sur le site internet, et cliquer sur le globe pour essayer de retrouver l'image qui vous a ému... J'aurais voulu connaître le nom de chaque animal, celui de chaque ethnie, celui de chaque région... Comment peut-on donner envie de protéger une planète en ne montrant que des images? en n'enseignant rien? en ne restant qu'à un niveau superficiel d'explications? Vous me direz qu'à la fin il y a cet abécédaire (si je puis dire, l'ordre alphabétique n'étant pas toujours respecté) des pays. Certes.

Deuxièmement, j'ai entendu tellement de chiffres que je n'ai ai retenu aucun. C'est vrai que je n'ai pas pris de notes, et du coup, la seule chose qui me reste de Home, c'est que les pays industrialisés poussent le bouchon trop loin, et que l'arrogance de l'homme ne connaît pas de limites. En résumé, rien de très nouveau... Je suis également très réservée sur la diabolisation de certaines images et de certains modes de vie via le commentaire. J'imagine qu'il a obtenu de tout le monde toutes les autorisations nécessaires pour le droit à l'image, mais je ne peux pas dire que j'approuve la démarche d'aller filmer des personnes dans leur vie de tous les jours, en train d'exercer leur métier (avez-vous remarqué ceux qui clairement regardent la caméra... savent-ils pourquoi ils sont filmés?) pour ensuite en faire un pamphlet, même s'il se veut optimiste.

Troisièmement, Yann Arthus Bertrand est certainement un grand photographe, mais utiliser une seule personne pour lire un commentaire, surtout comme il le fait, de manière très monocorde, ce n'est sans doute pas la meilleure manière de garder l'intérêt des spectateurs, enfin, le mien, en tous les cas. Ajoutez à cela que tous les cinq mots en moyenne vous retrouverez un mot issu de la liste suivante, et vous commencerez sans doute à comprendre pourquoi j'ai décroché: trois-quart; moitié; pourcent; lien (ou encore "tout est lié"); maillon.

Quatrièmement, j'apprécie peu que ce documentaire ait pu servir des intérêts politiques (la date de sortie ne pouvait pas être une coïncidence, faut pas nous prendre pour des truffes)... et encore moins les séquences d'intro et de fin qui introduisent toutes les marques du groupe PPR. J'ai eu du mal à lire les petites lettres du générique, mais j'ai quand même entrevu que le film avait été "compensé carbone". Ah oui, il n'a pas fait tout ça seul depuis une montgolfière? Au-delà des déplacements, je n'ose imaginer les heures passées en vol à attendre la bonne image, dans les bonnes conditions météo. C'est un peu hypocrite, non, pour un gars qui a ce privilège de voyager partout et de voir tout ce qu'il y a de plus beau dans le monde de dénoncer notre société basée sur le pétrole?

Allez, je termine cette review (discordante avec l'opinion générale, je le reconnais!) par une imitation de Nicolas Canteloup... à écouter avec l'esprit ouvert! Nicolas Canteloup le 9 juin sur Europe 1 (si vous êtes pressé, allez directement à 8mn 53s)

Réalisé par Yann Arthus-Bertrand. Produit par Luc Besson. Sorti le 5 Juin 2009.

lundi 15 juin 2009

Tropic Thunder (Tonnerre sous les Tropiques)

Autant vous le dire tout de suite, ce film est très con. Réalisé et joué par Ben Stiller, et il n'y a pas à dire, on retrouve sa patte à tous les niveaux... Mais j'ai ri de bon cœur (pas tout le temps certes, mais suffisamment), et ça, c'est finalement assez rare devant un film! J'ai également trouvées très drôles les bandes annonces qui précèdent le film... surtout accompagnées de titres bien connus de bandes originales. Bref, à voir.

L'histoire, c'est celle d'un groupe d'acteurs au talent discutable et plus ou moins sur le retour qui sont en train de filmer un film de guerre au Vietnam... aucun d'entre eux n'est prêt à admettre qu'il n'est plus une star, et encore moins prêt à reconnaître que l'autre est meilleur acteur. Lorsqu'un léger malentendu survient, grillant d'un coup plusieurs millions de dollars d'effets spéciaux, le réalisateur décide de larguer ses acteurs dans la jungle, et de les filmer façon télé-réalité pour sauver son film... Malheureusement pour eux, la jungle recèle des surprises, y compris de vraies mines et une bande de narco-farmers qui ne plaisantent pas, mais alors, pas du tout. Notre bande de joyeux lurons va mettre un peu de temps à comprendre que tout ce qui leur arrive ne fait pas forcément partie du script d'origine, pour notre plus grand plaisir.

tonnerre sous les tropiques Ben Stiller Robert Downey Jr
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Ben Stiller est très bon dans ce genre d'exercice, et mon Matthew McConaughey, qui campe encore une fois un branleur friqué, tire relativement bien son épingle du jeu dans cette complète absurdité ambiante. Mais mon préféré, c'est bien sûr Tom Cruise... qui est absolument génial. Tellement bien planqué dans un personnage cynique, calculateur et complètement frappé que s'il n'était ses yeux, je ne l'aurais jamais reconnu, d'autant qu'il ne nous a pas habitués à autant de vulgarité dans ses personnages... ni à être aussi... libéré.

Les Grossman: First, take a big step back... and literally, FUCK YOUR OWN FACE! I don't know what kind of pan-pacific bullshit power play you're trying to pull here, but Asia Jack is my territory. So whatever you're thinking, you'd better think again! Otherwise I'm gonna have to head down there and I will rain down in a Godly fucking firestorm upon you! You're gonna have to call the fucking United Nations and get a fucking binding resolution to keep me from fucking destroying you. I'm talking about a scorched earth, motherfucker! I will massacre you! I WILL FUCK YOU UP!

Vous l'avez compris, c'est un film à prendre au premier degré, éventuellement aussi au second... mais en aucun cas sérieusement ;)

Réalisé par Ben Stiller. Avec Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr. Sorti le 15 Octobre 2008.


samedi 13 juin 2009

Panique à Hollywood (What Just Happened)

Je suis tombée sur ce film en vérifiant la filmographie de Bruce Willis: je suis toujours en cure de désintoxication de Hugh Jackman, j'essaie de revenir à des valeurs sûres... Bon, et puis Robert de Niro, Sean Penn et la petite dame qui jouait Kelly dans Santa Barbara à une époque... tout cela me paraissait très prometteur. Ce qui me fait dire que j'ai sans doute raté quelque chose, parce qu'à part quelques scènes intéressantes, il n'y avait pas trop de quoi lever les yeux de mon repassage :)

panique à hollywood
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Nous voilà donc embarqués pour quelques jours aux côtés de Ben, un producteur très occupé à jongler à chaque instant de la journée entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle... tout en se déplaçant d'une crise à l'autre au volant de son Cayenne (splendide pub, soit dit en passant!), le téléphone vissé sur l'oreille. Simultanément occupé à mettre la pression d'un côté, à l'encaisser de l'autre, à gérer les personnalités à fleur de peau d'un acteur et d'un réalisateur, et à tenter d'assurer son avenir financier, le tout sans (trop) délaisser ses deux familles, en particulier sa seconde ex-femme dont il ne sait pas si elle regrette ou non leur séparation. Lui non plus, d'ailleurs.

C'est donc l'histoire d'un homme qui marche (maladroitement, parfois) sur des œufs à chaque instant de la journée, et si la réalisation est par moment très intéressante (j'ai beaucoup aimé les temps d'attente, par exemple), il manque quelque chose d'essentiel à ce film: une intrigue. Je veux dire, c'est vaguement amusant, son histoire, mais il n'y a pas de début, et (presque) pas de chute. Somme toute, donc, vu que cela ne nous emmène nulle part... ça m'a laissée sur ma faim.

Réalisé par Barry Levinson. Avec Robert De Niro, Catherine Keener, Sean Penn. Sorti en 2008.

jeudi 11 juin 2009

Seven pounds (Sept vies)

Difficile de parler de ce film sans gâcher une partie du suspense de la première demi-heure, celle pendant laquelle on regarde Ben Thomas en se demandant où est-ce qu'il veut bien en venir avec ses incursions dans les vies de parfaits inconnus. Ce film, c'est la recherche de rédemption d'un homme, qui a perdu ce à quoi il tenait le plus, détruit bien plus encore, et qui va tenter de retrouver la paix en donnant tout. Non pas auprès de ceux qui souffrent de ses erreurs, qu'il ne se sent sans doute même pas digne de soulager. Non, il va choisir des inconnus qui auraient bien besoin d'aide... et leur offrir ce dont ils ont besoin.

Je ne peux guère en dire plus, parce que c'est un film très émouvant, emprunt également de beaucoup de tendresse et de petits bonheurs... et que je ne veux pas vous gâcher la surprise. Je crois que pour l'apprécier pleinement, il faut vivre les journées de Ben au même rythme que lui, et se laisser porter par les événements et par ses émotions, refoulées ou non.

Will Smith, Rosario Dawson seven pounds sept vies
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J'ai trouvé que c'était plutôt bien réalisé, j'adore me poser des questions devant ces petits riens que la caméra vous montre pendant tout le film, ce plan anodin sur tel ou tel objet qui finalement va prendre une grande importance dans la suite des événements. J'aime quand aucun plan n'est superflu... et aucun dialogue non plus ;)

Réalisé par Gabriele Muccino. Avec Will Smith, Rosario Dawson, Woody Harrelson. Sorti le 14 janvier 2009.


lundi 08 juin 2009

Hancock

Je ne veux pas faire ma maligne, mais un super héros nommé Hancock... c'était prometteur. C'est quand même pas innocent, si? Bon, OK, j'arrête :)

Je n'ai pas été convaincue par l'histoire, d'autant qu'une fois n'est pas coutume, mais le résumé d'imdb prête à confusion et je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai regardé... Hancock est un solitaire, perpétuellement de mauvaise humeur, bagarreur et grossier, un peu imbibé par l'alcool, et s'il arrête encore les méchants et sauve les gentils, il n'est plus le super-héros de personne tant il cause de dégâts matériels et fait d'erreurs de jugement. Coaché par un expert en relations publiques sur le retour, Hancock reprend du poil de la bête, avant de découvrir qu'il n'est pas le seul à avoir de super pouvoirs...

hancock will smith
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A part des effets spéciaux qui tiennent la route et deux ou trois dialogues qui prêtent vaguement à sourire (malheureusement perdus au milieu d'énormément de vulgarité), je n'ai pas grand chose de positif à dire sur ce film, et je me demande bien pourquoi Will Smith est allé se fourrer là-dedans, à part pour amuser ses gamins.

Réalisé par Peter Berg. Avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman. Sorti le 09 Juillet 2008.


vendredi 05 juin 2009

Blade runner

Je me souvenais avoir vu ce film étant jeune, lors d'une diffusion à la télévision, et ne pas y avoir accroché à l'époque. Je ne l'avais jamais revu depuis, et même si je sais que c'est un monument du cinéma de science fiction, je dois avouer que je me suis ennuyée fermement devant. Pour être franche, j'imagine que le fait d'avoir vu l'intégralité de la série Battlestar Galactica n'est pas étrangère à cette impression de déjà-vu-mais-en-mieux.

L'histoire, c'est celle de replicants, des robots à forme humaine, qui viennent sur Terre avec une exigence pour leur créateur, l'allongement de leur espérance de vie, limitée à 4 années... un blade runner, Deckard, est chargé de les retrouver et de les descendre, dans un Los Angeles futuriste et décadent, où les plus beaux immeubles sont à l'abandon sous une pluie diluvienne, et la misère humaine omniprésente.

Le texte d'introduction qui défile sur l'écran au début de l'histoire m'a fait bondir... des replicants ont été créés avec des profils spécifiques (divertissement, armée, main d'oeuvre...) pour accomplir certaines tâches que les hommes ne souhaitaient plus accomplir. Avec le temps, ceux-ci développant des émotions humaines posant problème, ils ont été envoyés sur des colonies et bannis... revenir sur Terre est désormais pour eux synonyme de peine capitale, joliment appelée "retirement" (retraite), de la main des blade runners. Discrètement, pour contrôler plus facilement les futures générations de replicants, des expérimentations ont été faites par leur créateur, Tyrell, visant à leur implanter des souvenirs, afin qu'ils se posent moins de questions à propos d'eux-mêmes et de leur humanité... certains ne savent ainsi même pas qu'ils sont des robots. Et évidemment, tout cela fait très Battlestar Galactica. Surtout avec l'emploi du terme "skinjobs", et avec Edward James Olmos dans le cast :-)

blade runner harrison ford edward james olmos
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Ce film est postérieur de 4 années à la première série BSG... une chose est sûre, la seconde série BSG s'est forcément inspirée de Bladerunner... j'y ai vu trop de clins d'œil pour qu'il s'agisse uniquement de coïncidences, y compris la sensualité de Pris, le fait qu'elle se serve de ses charmes pour obtenir la coopération d'un scientifique... ou encore la manière dont Rachael se retourne contre les siens pour l'amour d'un humain, qui ne voit d'abord en elle qu'une machine.

Deckard: She's a replicant, isn't she?
Tyrell: I'm impressed. How many questions does it usually take to spot them?
Deckard: I don't get it, Tyrell.
Tyrell: How many questions?
Deckard: Twenty, thirty, cross-referenced.
Tyrell: It took more than a hundred for Rachael, didn't it?
Deckard: [realizing Rachael believes she's human] She doesn't know.
Tyrell: She's beginning to suspect, I think.
Deckard: Suspect? How can it not know what it is?


Réalisé par Ridley Scott. Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young. Sorti le 15 Septembre 1982, repris le 5 Décembre 2007.


jeudi 04 juin 2009

Paperback Hero

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas commencer la review par mon impression, mais par vous donner un aperçu de l'histoire, vous allez comprendre pourquoi. Jack est le conducteur d'un train de la route, en plein outback australien. Sur son trajet vers Sydney, il fait systématiquement étape dans une petite ville, à moins que ce ne soit un hameau, dans lequel il a ses habitudes. Il y retrouve Hamish, son copain vétérinaire fiancé à Ruby, qui traite par avion les terres des exploitations voisines. Et quelques autres âmes dont la seule distraction semble être le bar. Je dois avouer que malgré les paysages superbes... le décor a un côté sordide. Seul pendant des journées entières au volant de son camion avec son chien Lance, Jack a donc écrit un roman à l'eau de rose, qu'il a fait publier au nom de Ruby, et qui connaît une célébrité inattendue. Et lorsque l'éditrice débarque pour emmener Ruby faire la promotion de son livre... Ruby accepte de jouer le jeu à la condition que Jack leur paie le beau mariage qu'Hamish ne peut pas lui offrir. Voilà donc Jack et Ruby en route vers Sydney, le premier coachant la seconde, qui découvre au fil des kilomètres et des pages que Jack a mis beaucoup d'eux dans cette histoire...

paperback hero hugh jackman
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24 heures après l'avoir vu, je ne sais toujours pas que penser de ce film, dont j'ai beaucoup aimé certains moments, mais qui sombre parfois dans des clichés du genre, certains agréables, et d'autres moins poétiques. La scène inévitable dans laquelle Jack abandonne son short et son marcel de routier pour apparaître en costume à la soirée... où il découvre Ruby, non en combinaison de pilote, mais dans une délicieuse robe rouge, coiffée et maquillée... c'est un classique du genre, toujours savoureux. Je crois même que Hugh Jackman a rejoué quasiment la même avec Nicole Kidman dans Australia. Quant au moment où Jack monte sur scène pour chanter une chanson d'amour (Crying, de Roy Orbison) en duo avec Ruby... c'est une astuce usée et abusée, mais c'est toujours très joli (surtout que Hugh Jackman sait chanter, pas de doutes!). Le type qui pète sans arrêt, par contre, j'aurais pu m'en passer, voyez.

paperback hero hugh jackman
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L'écriture est parfois très belle, comme cette jolie métaphore quand Amish rend sa liberté tout en douceur à Ruby en lui expliquant qu'en l'attendant dans le salon de thé l'autre jour, il en a bu six tasses parce qu'il ne savait pas comment dire à la serveuse qu'il n'aimait pas le thé. Ou quand Ruby préfère crasher son avion auquel elle tient pourtant tellement plutôt que de blesser Lance, le chien de Jack.

Le plus difficile, finalement, c'est de ne pas avoir accroché complètement à Ruby, qui m'a souvent laissée perplexe, même si elle est par moments très attendrissante. Je n'ai pas réussi à comprendre pourquoi elle s'était laissée prendre au piège de ce mariage avec Hamish, même si, on l'a bien compris, le fait d'exiger un beau mariage était certainement un appel à l'aide ou une échappatoire. J'aurais bien aimé comprendre pourquoi elle et Jack sont devenus amis plutôt qu'amants, en fait... d'autant que de son côté à lui au moins, il n'y a pas d'ambiguiïté, son "I love you (...) I always have" est on ne peut plus clair. Je n'ai pas non plus été séduite par les personnages secondaires... qui sont certes présents à l'écran, mais ne servent pas à grand chose.

Un dernier bon point tout de même pour la BO... je n'arrive à me sortir de la tête ni Crying, ni I drove all night :) C'est amusant, Allociné classe ce film en drame et imdb en comédie romantique... c'est p'têt qu'il n'est pas simple à appréhender, ce Paperback Hero...



Réalisé par Antony J. Bowman. Avec Claudia Karvan, Hugh Jackman, Angie Milliken. Sorti en 1998.


mardi 02 juin 2009

Swordfish (Opération Espadon)

Eh bien jeunes gens, celui-là, il était pas mal du tout, c'est même une excellente surprise. Il faut bien dire que j'aime beaucoup Travolta, et que j'étais ravie de le retrouver face à un petit jeune (tout est relatif!) comme Hugh Jackman. Mais bon, le casting c'est une chose, et oui, on admire la plastique de Hale Berry sous toutes ses coutures, pour le plus grand plaisir des hommes, j'imagine, mais il n'y a pas que le casting... C'est un joli suspense bien mené, avec son lot de scènes d'action, de bagarres et de surprises en tous genres. C'est bien écrit, et je me suis laissée prendre sans difficulté par l'histoire, qui n'est pas aussi simple qu'elle n'en a l'air, loin de là.

swordfish hale berry hugh jackman john travolta
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Stanley, qui vient de boucler deux années de prison pour avoir hacké par idéalisme le réseau du FBI, est donc recruté, bon gré mal gré, par un mystérieux Gabriel qui souhaite récupérer des fonds blanchis par le gouvernement afin de mener une guerre contre le terrorisme... la motivation première de notre chevalier des temps modernes, ce sera la possibilité de soustraire sa fille, qu'il adore, à son ex-femme, actrice remariée à un magnat du porno. C'est un ressort classique, mais j'aime beaucoup le fait que Stanley se batte pour sauver sa fille, c'est très Die Hard sur le principe, et c'est plutôt bien joué, d'autant que la petiote est très crédible dans son rôle.

Je dois avouer qu'il y a des scènes savoureuses, notamment celle pendant laquelle Gabriel donne à Stanley soixante secondes pour cracker un mot de passe. Gabriel qui, non seulement lui colle un revolver sur la tempe, mais confie à une jeune femme une mission bien particulière (Gabriel: Oh she's good isn't she!). C'est très osé... et ça marche particulièrement bien à l'écran -je n'avais d'ailleurs jamais rien vu de tel, j'en suis restée les yeux écarquillés comme des soucoupes!- L'évasion en bus est là encore digne d'un Die Hard, quant à la prise d'otages... certaines images sont très dures, Gabriel ne reculant devant rien pour persuader les autorités de sa détermination, et Travolta joue son rôle à la perfection.

Stanley: How can you justify all this?
Gabriel: You're not looking at the big picture Stan. Here's a scenario. You have the power to cure all the world's diseases but the price for this is that you must kill a single innocent child, could you kill that child Stanley?
Stanley: No.
Gabriel: You disappoint me, it's the greatest good.
Stanley: Well how about 10 innocents?
Gabriel: Now you're gettin' it, how about a hundred - how about a THOUSAND? Not to save the world but to preserve our way of life.
Stanley: No man has the right to make that decision; you're no different from any other terrorist.
Gabriel: No, you're wrong Stanley. Thousands die every day for no reason at all, where's your bleeding heart for them? You give your twenty dollars to Greenpeace every year thinking you're changing the world? What countries will harbor terrorists when they realize the consequences of what I'll do? Did you know that I can buy nuclear warheads in Minsk for forty million each? Hell, I'd buy half a dozen and even get a discount!


Sérieusement, en regardant la date de sortie du film, je comprends pourquoi je suis passée à côté à sa sortie au cinéma, je ne dois pas être la seule, d'ailleurs, et je dois dire que ça place ce film dans une perspective encore différente... j'ai le sentiment qu'il est sorti au plus mauvais moment. Comment aurait-il été reçu quelques mois plus tôt (on ne peut pas vaincre le terrorisme par le terrorisme?)... ou quelques mois plus tard (œil pour œil, dent pour dent?)

Réalisé par Dominic Sena. Avec John Travolta, Hugh Jackman, Halle Berry. Sorti le 12 septembre 2001.


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