Tequila's Secrets

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mercredi 26 août 2009

Le monde (presque) perdu

Difficile de s'exprimer sur ce film parfaitement affligeant. C'est le genre de film que l'on regarde en secouant la tête et en se disant "Non, ils n'ont pas osé, ce n'est pas possible, ils n'ont pas fait ça (...) Ah ben si, ils ont osé". Le problème, c'est que c'est par moments très drôle. Très affligeant, aussi. Mais très drôle. Attendez-vous à regarder des personnages caricaturaux faire les pitres dans des situations surréalistes, mais attendez-vous également à rire et à sourire, parce qu'il faudrait être très mauvais public pour rester de marbre devant ce film.

L'histoire, c'est celle d'un scientifique minable qui prétend avoir trouvé un moyen de voyager dans le temps, l'espace et les dimensions parallèles... Mis au ban de la communauté par ses pairs, il se trouve pourtant une étudiante passionnée pour lui prouver que ses théories sont justes. Et les voilà partis, accélérateur de tachyons sous le bras, pour trouver un endroit propice à l'expérimentation, en l'occurrence l'un de ces pièges à touristes en plein désert, vous savez, l'un de ces endroits pour lequel vous voyez beaucoup de publicités dithyrambiques, et qui est au final une attraction minable dans laquelle vous faites semblant de vous amuser pour ne pas vexer votre guide... Bref, ils se retrouvent soudain dans un monde étrange peuplé d'hommes singes et de dinosaures, visité par des extra-terrestres et meublé de petites ou de grandes choses arrachées à notre monde par des failles, de la piscine d'un motel au drakkar viking. Leur mission? Trouver une solution pour rentrer chez eux... et empêcher l'invasion de notre planète (rien que ça!).

le monde presque perdu will ferrel anna friel danny mcbride
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Il n'y a rien de sérieux dans ce film qui manipule avec un certain talent la caricature, la parodie, et le comique de situation... le tout finissant quand même par sembler un peu long (il ne fait pourtant qu'1h41), malgré les rebondissements (à deux balles) permanents. Un dernier mot, ce n'est pas un film pour enfants, non parce que la jeune assistante est de plus en plus sexy au fur et à mesure du film, mais surtout parce que l'humour est y quand même relativement cru, qu'il s'agisse de drogue ou de scènes graphiquement explicites. Ce n'est pas non plus toujours tout à fait de très bon goût... mais vous l'avez sûrement déjà deviné.

le monde presque perdu will ferrel anna friel danny mcbride
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Réalisé par Brad Silberling. Avec Will Ferrell, Anna Friel, Danny McBride. Sorti le 26 Août 2009.

lundi 24 août 2009

Transformers 2: La Revanche

Vu que j'avais plutôt bien aimé le premier opus, j'étais assez confiante en m'installant devant celui-là. Mal m'en a pris, je me suis ennuyée ferme! Sans doute parce qu'à part quelques nouveaux Transformers (que j'ai bien eu du mal à distinguer les uns des autres, surtout chez les méchants), il n'y a absolument rien de nouveau dans ce film. Ou alors je l'ai raté.

transformers la revanche
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Les méchants Decepticons dont on se croyait (naïvement) débarrassés reviennent en force, toujours à la recherche de la source d'énergie qui leur permettrait de faire renaître leur civilisation. Les gentils Autobots, eux, travaillaient main dans la main avec les marines, jusqu'à ce qu'un vilain conseiller du président ait la brillante idée d'éloigner les Autobots pour éloigner la menace que représente les Decepticons. Quant à Sam, il rêvait d'aller tranquillement étudier à la fac, loin de ses parents, loin de sa superbe petite amie, loin de la Camarro jaune qui crèche dans le garage et qui lui semble être devenue une source d'ennuis.

Je n'ai pas retrouvé le sel du premier opus, à part quelques scènes sympathiques autour de Decepticons prêts à donner un coup de main, le reste n'est qu'explosions (dans de beaux paysages, certes) et transformations à tout va. Les dialogues sont plats, les personnages caricaturaux (chez les Autobots, j'ai trouvé les jumeaux parfaitement insupportables!)... bref, le cas d'école parfait d'une suite qui tombe complètement à l'eau. Peut être faudrait-il commencer par couper au montage 30 ou 45 minutes sur les 2h31?

Réalisé par Michael Bay. Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel. Sorti le 24 juin 2009.


dimanche 23 août 2009

Là-Haut

Autant le dire tout de suite, il y a des moments très drôles dans Là-Haut, je pense en particulier aux chiens, qui, s'ils sont dotés de la parole... ne sont toujours que des chiens, avec tout le décalage que cela représente. Et puis il y a évidemment cette relation d'amitié improbable entre ce jeune garçon et ce vieil homme aigri, qui a décidé de rendre un dernier hommage à sa bien-aimée en accomplissant seul le voyage qu'ils s'étaient juré de faire tous les deux...

Ce qui m'amène naturellement aux premières minutes du film, qui sont, elles, très tristes... un résumé en image de toute une vie de couple faite d'amour et de complicité, de joies et de peines. C'est une bien belle histoire sans paroles, joliment mise en scène et qui vous serre parfois le cœur. Et là, je parle du cœur des adultes, je pense que cette longue séquence est bien difficile à comprendre et à appréhender pour les plus jeunes.


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Toujours au chapitre des difficultés avec les plus petits, le dernier quart d'heure, digne d'un Indiana Jones de la grande époque puisque les protagonistes se retrouvent sur le dessus du dirigeable (quand ce n'est pas à se balancer au bout d'une corde) pour la bataille finale. Parce qu'il y a un vrai méchant dans Là-Haut, dont on va finalement se débarrasser sans que l'on puisse avoir de doutes sur le sort qui l'attend. Du haut de ses 4 ans et demi, Pitchoun #2 n'était pas trop à l'aise sur son siège en les regardant faire les guignols à si haute altitude. Je ne sais pas si c'est parce qu'il fait de l'ULM et qu'il s'est super bien représenté ce qu'il ressentirait si ça lui arrivait, mais rassurez-vous, il a revolé depuis et il se penche toujours autant pour me faire des signes, donc cela ne l'a pas traumatisé ;)


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Pour résumer, je trouve que le résultat est quand même moins "magique" qu'un film comme Cars, qui a en plus le mérite d'être facile à comprendre (y compris la morale) et dans lequel personne ne meurt. C'est meilleur que Wall-e... mais quand même encore beaucoup moins drôle que l'Âge de Glace 3. Par contre, quand c'est drôle, c'est vraiment très drôle... (Comment cela, je vous l'avais déjà dit?)

Les vidéos, c'est sur la page YouTube de Walt Disney FR que ça se passe... :)

Réalisé par Pete Docter, Bob Peterson. Sorti le 29 Juillet 2009.


jeudi 20 août 2009

Jeux de Pouvoir (State of Play)

A part quelques scènes un peu longuettes, j'ai été séduite par ce suspense qui, sans être très original dans son sujet, est néanmoins fort bien mené. Il faut bien dire également que point de vue acteurs, il y en a deux ou trois dans le casting qui savent jouer, avec une mention spéciale pour Russel Crowe, très convaincant.

L'histoire, c'est celle d'un journaliste d'investigation, ami de longue date d'un membre du congrès, jeune loup ambitieux de la politique. Et lorsque la maîtresse du second se fait assassiner, le premier décide d'enquêter sur le sujet, d'autant plus que tout cela tombe en plein milieu d'une commission sur la Défense dont les conclusions risquent d'être explosives. L'un et l'autre doivent prendre leurs responsabilités, et faire face aux conséquences de leurs actes... et à leur conscience.

state of play jeux de pouvoir
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En résumé, c'est pas mal du tout, et je vous invite à ne pas le rater. Pour tout avouer, le fait que j'ai voulu être journaliste dans une autre vie m'a sûrement bien aidée à m'impliquer dans l'histoire au côté du journaliste de presse écrite et de sa jeune recrue bloggueuse!

Réalisé par Kevin Macdonald. Avec Russell Crowe, Ben Affleck, Jason Bateman. Sorti le 24 juin 2009.

vendredi 14 août 2009

Eureka (à prononcer iou-ri-ka)

J'aime beaucoup cette série, et il était temps que je le dise! A chaque fois que je regarde un épisode, je me retrouve d'ailleurs à en regarder 4 ou 5 d'affilée tant elle m'intrigue et m'amuse. Pour évacuer tout de suite son petit défaut (de là où j'en suis, en saison 1), c'est cette propension à nous avoir présenté un ou deux personnages louches et à nous avoir fait miroiter une intrigue de ce côté là, et puis 10 épisodes plus loin, toujours rien. Mais comparé au plaisir que me procure chaque épisode, je suis prête à laisser le temps au temps, et même à pardonner s'il s'agissait de cette lichette supplémentaire d'huile que l'on ajoute pour faire mieux prendre la mayonnaise (métaphore hasardeuse, je n'ai jamais réussi une mayonnaise de ma vie!).

Eureka, c'est une ville expérimentale, dans laquelle toute personne (voire tout animal) ayant un IQ largement supérieur à la moyenne (et qu'il soit geek ou savant fou!) peut espérer vivre sans être la risée des gens normaux, tranquillement. Enfin, si l'on peut dire étant donné que Global Dynamics, l'employeur voisin, les encourage à expérimenter sur à peu près tous les sujets, depuis la régénération cellulaire à l'intelligence artificielle, en passant par les nanotechnologies, la manipulation mentale, les distorsions spacio-temporelles et tout le toutim.



Autant dire qu'être Sheriff à Eureka, ce n'est pas un travail de tout repos, même en étant chouchouté par S.A.R.A.H, la maison bunker conçue pour répondre à tous ses désirs... et prête à tout pour le garder chez elle!

Colin Ferguson Eureka
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Jack Carter, puisque c'est bien de lui dont il s'agit, s'arrête un jour dans son costume de US Marshall à Eureka alors qu'il convoie son adolescente et délinquante de fille, Zoé, vers son nouveau lieu de résidence, fédéral. Jack a les pieds sur terre, et ça tombe bien pour Eureka puisque suite à un léger... comment dire... incident arrivé à son prédécesseur, l'étoile du Sheriff lui est offerte. J'adore le personnage de Jack, non seulement parce que que Colin Ferguson est un sacré canon, mais surtout parce que c'est un personnage très drôle, très terrien, très pragmatique qui se retrouve plongé dans un univers dans lequel rien n'est impossible, et dans lequel personne ne cherche à aller au plus simple. Tenez, lorsqu'un gamin disparaît, personne à part Jack ne le chercherait dans un placard. Courageux, intelligent (juste ce qu'il faut), tendre, sincère... Jack est un personnage formidablement humain. Complètement séduit par l'agent de liaison du Département de la Défense, Allison Blake (Salli Richardson-Whitfield) avec laquelle il partage de fort jolies scènes de tension romantique, ne faisant pas mystère de son attirance pour elle (celle-là, par exemple, m'a beaucoup fait rire...).

Colin Ferguson Salli Richardson-Whitfield Ed Quinn Eureka
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Ce qui m'amène à un autre personnage masculin fort séduisant lui aussi, Nathan Blake (Ed Quinn)... avec qui il va régulièrement jouer à celui qui a la plus grosse. A part sur le sujet d'Allison, qu'ils convoitent tous deux, je crois que leurs intérêts diffèrent presque en tous points, les confrontations tournant donc quasiment systématiquement à la joute verbale, pour notre plus grand plaisir. Nathan est donc à la tête de Global Dynamics, un brillant scientifique lui aussi, toujours prompt à invoquer le secret défense et la sécurité nationale pour couper l'herbe sous le pied de Jack. Malgré leurs différends et leurs différences, impossible d'ignorer que ces deux-là se respectent et s'admirent mutuellement, et même s'ils sont loin de se l'avouer, ils ont de très jolies scènes tous les deux, qu'elles commencent ou non par un bras de fer.

Ed Quinn Eureka
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Je pourrais aussi vous parler du garagiste qui exerce également tant d'autres métiers, de la psychologue qui n'hésite pas à sacrifier de sa personne pour soulager ses patients, de l'assistante du Sheriff et de sa passion pour son métier, du type de la fourrière complètement déjanté, de ceux qui détournent des signaux de satellites pour voir des films encore non diffusés, ou encore du bras droit de Nathan dont l'immaturité lui vaut de se voir retourner contre lui ses idées et ses inventions géniales. Mais ce serait quelque part vous gâcher le plaisir de la découverte, qui est intense ;)

Sur ce, je vous laisse, il me reste un épisode à voir pour terminer la saison 1!



(Tiens, la bande son est composée entre autres par Bear McCreary et Brendan McCreary... ils me disent quelque chose, ces deux là!)

mardi 11 août 2009

Le Rêve de Cassandre

Ce film, c'est l'histoire de deux frères issus d'un milieu modeste et qui ont un pressant besoin d'argent. Le premier pour rembourser ses dettes de jeu, contractées pour offrir à sa belle, une gentille fille, plus que la vie simple dont elle rêve. Le second pour mener la (grande) vie que sa petite amie, une actrice prête à tout pour réussir, pense qu'il mène déjà. Tous deux se tournent vers leur oncle, dont la réussite est évoquée avec adoration à chaque repas par leur mère, au grand dam de leur père dont le restaurant n'est pas financièrement une réussite. Las, en échange de son aide financière, l'oncle prodigue va leur demander un petit service. Un de ceux que l'on ne refuse pas à la famille.

J'ai beaucoup pensé à Plein Soleil, à la fois parce que le film m'a semblé très long, à cause du voilier, également, bien sûr, et de la réalisation surannée, comme par exemple la longue scène de filature. Et même si les deux personnages principaux sont frères et non amis, ils ont cette même différence de dispositions et de caractères. L'un est fort et l'autre est faible. L'un se croit intelligent, et l'autre se croit minable. L'un va de l'avant et l'autre s'enfonce. L'un veut mourir et l'autre veut tuer.

cassandra colin farrell ewan mcgregor
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Je ne peux pas dire que j'ai été convaincue, le film est longuet, et j'ai longtemps attendu que l'action s'emballe... qu'il se passe quelque chose d'imprévisible, de surprenant qui aurait soudain éveillé mon intérêt. En vain. L'histoire se termine abruptement, comme si d'un coup il n'y avait plus de budget pour garder plus longuement les deux têtes d'affiche, Colin Farrel et Ewan McGregor, et j'ai été frustrée par cette fin qui laisse beaucoup de non-dits, libre à nous d'imaginer la suite. Encore faudrait-il avoir envie de le faire, et définitivement, ce n'est pas mon cas.

Réalisé par Woody Allen. Avec Colin Farrell, Ewan McGregor, Tom Wilkinson. Sorti le 31 octobre 2007.

dimanche 09 août 2009

Twilight, chapitre 1: Fascination

Je crois que c'est la première fois que je préfère une adaptation cinématographique au livre dont elle est inspirée... la raison? Elle est simple... pas (trop) de longueurs, pas d'interminables soirées à se poser des questions, et (dieu merci) on échappe également à la plupart des scènes ultra-ennuyeuses avec les petits camarades de classe. Bella ne passe pas tout son temps à tout faire pour ne pas avoir d'amis... ou à essayer de nous vendre son héroïsme et son abnégation, ce qui la rend d'emblée beaucoup plus supportable. Exit également les vieux joggings et sa faculté à ne voir le verre qu'à moitié vide. Ses parents sont moins caricaturaux, plus réalistes... bref, cette interprétation des personnages est plutôt intéressante. Le corollaire, c'est que si cette version épurée est moins ennuyeuse que le livre, un certain nombre de choses manquent du coup d'explications, ou tombent comme un cheveu dans la soupe... pour plus de détails, il faudra lire la saga ;)

Je suis évidemment un peu déçue par les vampires (à part en ce qui concerne les yeux d'Edward!), mais ce n'est pas terriblement étonnant, vu la perfection qu'ils sont sensés représenter. Rien que Rosalie, tenez, elle est supposée être la beauté incarnée, et franchement, l'actrice (Nikki Reed) n'a rien d'extraordinaire, je la trouve beaucoup moins jolie que Bella (Kristen Stewart) qui passe pourtant tout son temps dans le livre à nous expliquer à quel point elle est quelconque...

twilight Nikki Reed
Tous droits réservés - Nikki Reed

Ceci dit, même si pour ma part j'ai bien aimé voir les voitures, la maison de Carlisle, la chambre de Bella, celle d'Edward et tous ces lieux que j'ai arpenté pendant 2700 pages... je n'irai pas jusqu'à dire que ce film est un incontournable chef d'œuvre ;) Mais je l'avoue bien volontiers, Bella et Edward sont assez touchants (euh, moins prudes que dans le livre, aussi!) et j'ai quand même gloussé (à moins que j'ai été attendrie?) deux ou trois fois là où les livres m'avaient laissé indifférente. Mais je suis une femme, et je ne doute pas que les hommes ne se laisseront pas avoir aussi facilement!

twilight Kristen Stewart Robert Pattinson
Tous droits réservés - Kristen Stewart & Robert Pattinson

L'histoire, c'est donc celle de Bella, une jeune fille de 17 ans qui décide de vivre pour un temps avec son père dans l'état de Washington, où elle se sent immédiatement attirée par Edward, malgré qu'il fasse preuve d'un comportement inexplicablement bipolaire.

Définitivement à voir si vous êtes une jeune fille de moins de 20 ans et que vous croyez encore au Prince Charmant ;) Pour les autres, ça se discute!

Réalisé par Catherine Hardwicke. Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke. Sorti le 7 Janvier 2009.

vendredi 07 août 2009

Star Trek

Ma culture Star Trek se résumait jusqu'à présent à un ou deux épisodes de la série originelle quand j'étais petite, un ou deux autres de Star Trek Next Generation quand je vivais aux States (il y a 17 ans, maintenant!), et aux deux premières saisons de la série Star Trek Entreprise regardées récemment... Pas de préjugés donc avant de regarder ce film, je ne risquais pas d'être agacée par quoi que ce soit en terme d'adaptation, d'incohérences ou de trouver cette réalité alternative moins bien que la première. Ceci dit en passant, vu que je ne regarderais pas forcément les "vieilles" séries (la SF ne vieillit pas toujours si bien que ça), perso, ce renouvellement de la franchise me convient très bien.

J'ai donc passé un plutôt bon moment devant un film de SF comme je les aime, qui, s'il n'a rien de très d'original... est quand même bien sympathique. Évidemment, j'ai beaucoup aimé James Kirk, qui est tout à fait mon genre de personnage. Le gars qui ne laisse jamais tomber, même si les chances de survie sont nulles. Qui n'arrête jamais de parler parce qu'on lui demande, surtout (même) si c'est un ordre. Qui n'en fait qu'à sa tête, surtout si on voudrait qu'il soit raisonnable. Qui croit en lui. Qui prend ses responsabilités. Qui fait beaucoup le mariolle pour dissimuler son étonnante maturité. En bref, une tête brûlée prête à tout sacrifier pour accomplir la mission qu'on lui a confié. Ou qu'il s'est lui-même confié, d'ailleurs, parce que le jeune homme ne manque pas de c*******. Il est franc, il est intelligent, il est loyal, il est courageux, et il aime le genre humain (surtout féminin). C'est fou comme il m'a rappelé le John Sheppard de Stargate Atlantis.

star trek Chris Pine James Kirk
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A part la grande brune qui refuse de se taper Kirk et préfère Spock (!), j'ai trouvé l'équipage de l'Enterprise fort sympathique, depuis le russe de 17 ans avec l'accent à couper au couteau à Scottie et son parler politiquement incorrect. Le Capitaine Pike (Bruce Greenwood) est la figure paternelle parfaite, mise en valeur dans de très belles scènes, tant avec Kirk qu'avec le reste de l'équipage. Et même Spock, finalement, n'est pas si mal que cela... disons... qu'il se bonifie avec l'âge. J'ai également beaucoup aimé le méchant, Nero, que j'ai lui aussi trouvé très beau, et surtout très humain pour un extra-terrestre (c'est une question philosophique, non, l'être humain est-il forcément terrien?), que ce soit dans la douleur ou dans la préparation de sa vengeance.

star trek eric bana Nero
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D'un point de vue plus technique (et moins girlie!), j'ai trouvé que l'image à bord de l'Enterprise était très belle, avec une saturation des blancs jusqu'à la surexposition... le regard se concentre involontairement sur les yeux et la bouche très contrastés des personnages, pour notre plus grand plaisir. L'Enterprise est d'ailleurs un très beau vaisseau, et je me suis surprise à être émerveillée par certaines images, en particulier lorsque la flotte est amarrée ou vole en formation... cela relève juste du sublime! (Comme je regrette de ne pas vivre à une époque où tout cela serait la réalité!)

star trek Chris Pine James Kirk
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Je m'aperçois que je n'ai même pas encore évoqué l'histoire... je vous l'ai dit, rien de très original... L'Enterprise n'a pas encore effectué son voyage inaugural, mais la flotte de la Fédération est occupée ailleurs alors que les Vulcains semblent avoir des soucis de communication. Voilà donc nos p'tits jeunes, tout frais émoulus de leur école, partant à la rescousse en étant assez sûrs de leur supériorité. C'est sans compter sur l'apparition d'un vaisseau utilisant des technologies inégalées, celui-là même contre lequel le père de Kirk avait jeté le USS Kelvin pour faire diversion lors de l'évacuation de son équipage vingt ans plus tôt...



Réalisé par J.J. Abrams. Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, Bruce Greenwood, Karl Urban. Sorti le 6 mai 2009.


mercredi 05 août 2009

Incendiary

Je n'aime pas, je n'aime pas, mais alors je n'aime vraiment pas les films dans lesquels une mère voit mourir son enfant, surtout quand il a l'âge d'un des miens. Difficile d'éviter de me projeter dans sa situation, et c'est une garantie d'idées noires et de cauchemars. Bref, j'aime pô. Alors pourquoi diable ai-je choisi de regarder celui-là? Je suis faible, je l'avoue, je n'ai pas su résister à la perspective de revoir Matthew Macfadyen et Ewan McGregor. Et puis Ewan McGregor avec Michelle Williams, c'est un duo qui m'avait bien plu dans Deception... alors... pourquoi pas?

L'histoire, c'est celle d'un couple qui vit modestement avec leur enfant de 4 ans... une jeune femme au foyer et un démineur de la police londonienne, tous deux enfermés dans la hantise qu'il ne revienne pas de l'une de ses missions. Séduite par l'un de ses voisins intrigué à la fois par sa beauté, sa tristesse et son franc-parler, elle est en train de faire l'amour avec lui (je n'avais plus vu de scène aussi graphiquement explicite depuis longtemps, d'ailleurs!) lorsque six terroristes font sauter le stadium où se trouvent son mari et son fils... et où aurait du se trouver son amant.

Le deuil est terrible, alternant le besoin de comprendre, la résignation, le refus de la réalité, le transfert d'affection, l'envie de vengeance, la culpabilité, l'illusion, les accusations, le désir d'en finir... et au bout d'un très long tunnel, l'espoir. Épaulée par deux hommes qui l'aiment à leur manière et qui contestent chacun la légitimité de l'autre, avec tort ou raison, c'est en elle qui va trouver la force de vivre.

incendiary Michelle Williams Ewan McGregor Matthew MacFadyen

Pas de mystère, j'ai trouvé ce film très dur, et en même temps, par moments, d'une grande poésie... avec en fil rouge du deuil, l'enquête autour de l'attentat mené par celui qui veut l'aider à comprendre, et la lettre de cette jeune femme à un certain Osama.

Réalisé par Sharon Maguire. Avec Michelle Williams, Ewan McGregor, Matthew MacFadyen. Sorti en 2008 (pas en France).

DVD dispo sur Amazon UK.

lundi 03 août 2009

Starter for Ten

Ce n'est pas la comédie romantique du siècle, même si on considère qu'elle est britannique (!), mais il y a quand même quelques bons mots dans ce récit initiatique teinté d'un humour qui ne vire jamais au gras. Alors finalement, entre les répliques subtiles et l'étrange accent (britannique) des acteurs, j'ai plutôt passé un bon moment devant mon petit écran.



Dans les années 80, Brian quitte son meilleur ami Spencer et sa maman pour aller étudier à l'université de Bristol, comme son père en avait rêvé pour lui. Cela aurait pu tourner à une énième version d'American Pie & Co, mais au contraire, c'est un film intelligent, moins porté sur le sexe que sur l'amour, et qui vous explique ce qu'il est important d'apprendre afin de grandir et de devenir un homme. Apprendre que ce ne sont pas les erreurs qui comptent, parce que ceux qui vous aiment vous pardonneront. Apprendre que ce n'est pas de savoir les réponses qui compte, mais bien de poser les bonnes questions.

Pour terminer, je suis bluffée par la facilité de James McAvoy (Brian) à incarner un jeune homme qui doit avoir 18 ans alors qu'il en a 27... qu'est-ce qu'il fait jeune, ce garçon, mais surtout, qu'est-ce qu'il est bon acteur. Ce n'est pas physiquement mon genre, mais il a un sérieux potentiel. La scène pendant laquelle il passe de la plaisanterie aux larmes en quelques battements de cœur, et qui vous donne irrémédiablement envie de le prendre dans vos bras pour le réconforter, c'est du grand art, vraiment. Tout comme sa faculté à garder en toutes circonstance cette attitude effacée du jeune homme qui ne croit pas en lui, même lorsqu'il est brillant et subjugue son entourage.

starter for 10 James McAvoy Rebecca Hall
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Réalisé par Tom Vaughan. Produit par Tom Hanks. Avec James McAvoy, Alice Eve, Rebecca Hall, Dominic Cooper. Sorti en 2006 (mais pas en France).


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