Tequila's Secrets

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lundi 21 septembre 2009

La Proposition

Je dois avouer que j'ai été très agréablement surprise par cette comédie romantique, qui se révèle très drôle malgré le fait qu'elle soit truffée de clichés du début à la fin. Entre la chef qui n'hésite pas à abuser de ses pouvoirs et le pauvre gars qui subit tous ses caprices, le détective à la petite semaine qui prend un plaisir pervers à débusquer les mariages blancs, la fille de la ville qui débarque en Alaska, le gosse de riche qui veut réussir sans l'aide de papa, la grand mère un peu frappée et prête à tout, l'accro à son téléphone portable, l'homme à tout faire qui se prend pour un chippendale devant un public féminin débridé, la pauvre petite orpheline qui retrouve une famille... Enfin bref, tout y est.

la proposition Sandra Bullock Oscar Núñez
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C'est un mélange du Diable s'habille en Prada et de Green Card, avec un soupçon de Men in Trees... et ce qui est vraiment étonnant, c'est que ça marche très bien. On n'y croit évidemment pas une seconde, mais on rit beaucoup, et au final on passe un plutôt bon moment. J'ai beaucoup aimé le jeu de Ryan Reynolds, qui a de fabuleux moments de solitude, en particulier au début de l'histoire, il faut dire que face à un personnage aussi castrateur que celui incarné par Sandra Bullock, qui a toujours au moins un tour d'avance sur lui, il a du mal à en placer une. Quant à Sandra Bullock, justement, elle n'est pas meilleure actrice que d'habitude, mais par rapport à Miss FBI, il y a un progrès certain. Et enfin, il y a quelques répliques très bien écrites, qui contrebalancent le comique de situation vraiment, mais alors, vraiment, cousu de fil blanc... ce qui n'empêche pas d'en rire!

la proposition Sandra Bullock Ryan Reynolds
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L'histoire, c'est celle d'une canadienne qui se retrouve à imposer à son assistant un mariage blanc pour éviter de se faire expluser... et de perdre ainsi son boulot haut placé dans une maison d'édition. Lui sait tout d'elle, ou presque, elle ne sait rien de lui, et ils n'ont que quelques jours pour apprendre à se connaître avant leur rendez-vous dans les bureaux de l'immigration. Il avait prévu de retourner chez ses parents, en Alaska, pour la première fois depuis trois ans... elle fera partie du voyage, mais pour le coup, c'est lui qui mène la danse!

Réalisé par Anne Fletcher. Avec Sandra Bullock, Ryan Reynolds, Betty White. Sorti le 23 Septembre 2009.

mercredi 16 septembre 2009

Ils l'ont tué...

J'admire les séries qui sont capables de liquider l'un des personnages principaux... cela me fait rarement plaisir, bien au contraire, mais ça dénote d'une certaine manière d'un respect pour le public, et surtout du fait que les scénaristes en ont encore sous le pied, sauf si c'est la dernière saison, on est bien d'accord.

C'est particulièrement vrai pour les séries dont les personnages se mettent en danger, tenez, Stargate, par exemple... Quand on voit chaque semaine l'équipe frôler la mort, et ceux qui partent avec eux ne jamais revenir, au bout de quelques dizaines d'épisodes, on se dit que c'est quand même tiré par les cheveux (ne vous méprenez pas, hein, j'étais toujours contente de les voir rentrer en relatif bon état!). Il a fallu attendre la fin de la cinquième saison pour que l'un des membres de SG1 disparaisse, et encore, c'était uniquement parce que l'acteur souhaitait arrêter la série.

stargate saison 5 épisode 21 la mort de daniel
Stargate S05E21 - La mort de Daniel - Tous droits réservés.

Certes, me direz-vous, c'est de la SF. Mais on peut faire de la SF et tuer ses personnages principaux... Prenez Battlestar Galactica. C'est l'exemple même d'une excellente série, qui n'hésite pas à flinguer les principaux ressorts de l'histoire, et sans systématiquement les faire revenir. Une série que vous regardez en retenant votre souffle, parce que vous savez que rien n'est impossible. Que oui, il y a de grandes chances pour qu'ils aient vraiment osé.

Ce qui m'amène à mon second point... finalement, faire disparaître un personnage principal, c'est aussi un excellent moyen de réveiller les téléspectateurs en leur envoyant un signe fort. Oui, vous étiez habitué à la routine des épisodes, et vous regardiez confortablement celui-là, en appréciant l'histoire sans vous douter que cette fois-ci, celui qui sauve le monde va y rester. Et là, soit les scénaristes ont eu une idée géniale qui relance toute la dynamique de la série et qui repose sur cette disparition, soit ils l'ont fait parce qu'ils étaient à court d'idées fortes pour la suite.

Spoilers à suivre, si vous n'avez pas encore vu la saison 3 d'Eurêka, c'est p'têt le moment d'arrêter la lecture... :)

Ce qui me gêne le plus dans la disparition d'hier soir, c'est qu'il s'agissait d'un triangle amoureux, et qu'il faut voir les choses en face, c'est toujours un excellent ressort dramatique autant en terme de dialogues que de situations. Certes tuer l'un des trois va peut être permettre aux deux autres de franchir le cap, mais pour le coup, la situation avait évolué. Je veux dire par là que la demoiselle avait fait son choix entre ses deux soupirants, et que la troisième roue du carrosse faisait admirablement contre mauvaise fortune bon coeur. Situation résolue, on pouvait aller de l'avant tout en gardant la tension entre les trois lascars. Là, je ne peux pas envisager l'avenir entre ceux qui restent sans penser à cette citation d'Emma, de Jane Austen: "and it really was too much to hope even of Harriet, that she could be in love with more than three men in one year".

Eureka promo saison 3
Eurêka - photo promo saison 3 - Tous droits réservés

Du coup, je dois avouer que je suis un peu inquiète pour la suite d'Eurêka, puisque c'est de cette série là qu'il s'agit aujourd'hui (S3E04 vu hier soir...) Je n'avais déjà que moyennement apprécié le retournement de caractère de certains en début de saison 2, et voilà que l'on me prive de mon duo préféré. J'espère vraiment qu'ils* ont un plan.

(* les scénaristes!)

samedi 12 septembre 2009

The Reader

C'est l'histoire d'un homme, Michael, dont la première histoire d'amour fut aussi la seule... celle qu'il vécut l'année de ses 16 ans, avec une femme d'une vingtaine d'années de plus que lui. Une femme qui s'enfuit un jour sans laisser d'adresse, et qu'il va retrouver alors qu'elle a été rattrapée par son passé et passe en jugement. Lui est justement en train d'apprendre le métier d'avocat. Et c'est en regardant ce procès qu'il va découvrir celle qu'elle était, et c'est en étant son seul contact pendant son emprisonnement qu'il va découvrir celle qu'elle est restée. Et malgré tout, jamais il ne l'abandonnera.

Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce film, et même si certains moments sont bouleversants, ce n'est pas tant l'histoire d'amour qui m'a émue que le rappel de la Shoah... Au final, j'ai surtout été soufflée par la performance des deux acteurs qui incarnent Michael.

D'un côté, il y a Ralph Fiennes... solennel, réservé, secret, et qui tient tout le monde à distance, y compris sa fille. C'est fou qu'un acteur anglais puisse aussi bien incarner un personnage germanique... je ne me suis jamais remise, je crois, de son rôle dans Le Patient Anglais. Ce que j'aime chez lui, c'est que même lorsque son visage est un masque fermé, même lorsqu'il ne dit pas un mot... on lit en lui comme dans un livre ouvert. De l'autre côté, il y a le jeune Michael, interprété par David Kross... pour l'anecdote, la production a attendu qu'il ait 18 ans pour lui faire tourner les scènes de nudité avec sa partenaire presque deux fois plus âgée que lui ;) Et à son âge, savoir mettre à nu au sens propre et au sens figuré dans une telle histoire... c'est fascinant. Certes, j'imagine que quantité d'hommes seraient prêts à se battre pour être savonnés et lavés par Kate Winslet. Ou pour être initiés par elle, sans rien cacher de leur intimité. Mais quand même.

Kate Winslet David Kross The Reader
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Réalisé par Stephen Daldry. Avec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross. Sorti le 15 juillet 2009.

samedi 05 septembre 2009

Film ou Série?

Même si je regarde quantité de films, j'ai beaucoup d'affinités avec le format "série" qui m'a sans conteste apporté mes meilleures soirées "télé", tant au niveau du suspense que de l'affection que je peux porter aux personnages... et par extension de l'intérêt que m'inspire leur sort!

Mais alors, pourquoi est-ce que je regarde tant de films? Je crois que c'est justement parce que quelque part, j'aime bien avoir tout, tout de suite... et le gros avantage du film, c'est bien qu'en quelques minutes vous faites la connaissance des personnages, et que vous les suivez pendant quelques heures avant de les quitter, l'histoire terminée, le mot "FIN" écrit en très gros sur l'écran. Debriefing avec les amis qui vous ont accompagné au ciné, un billet sur le blog pour livrer votre 2CW, et hop, la page est tournée, avec un investissement affectif à durée limitée. Tant et si bien que je suis parfois obligée de me relire pour donner mon avis sur un film vu quelques semaines plus tôt! Vous me direz qu'il y a les Sagas, certes. Mais si l'on a le plaisir de retrouver les personnages, chaque film est bien souvent une histoire en soi, avec une conclusion qui vous permet de ranger, là encore, le film terminé dans un coin de votre cerveau en attendant le prochain opus.

Et c'est peut-être là qu'est la supériorité des séries. Je n'ai jamais rangé une série que j'aime dans un coin de mon cerveau... ni pendant sa diffusion, ni une fois sa diffusion terminée. Dans le premier cas, les personnages m'accompagnent dans ma vie de tous les jours afin que je puisse réfléchir à tout instant à ce qui va se produire dans le prochain épisode. Et c'est ainsi que j'échafaude des théories au fur et à mesure du déroulement de l'intrigue de la saison... vous connaissez tous la Tdf de La Sorcière, mais je crois que j'ai moi-même passé des heures à réfléchir à propos de BattleStar Galactica. Et pas seulement sur les événements à venir (Mais qui donc sont les Final Five?! Quel est le plan des Cylons?), mais aussi également beaucoup sur les événements passés, je pense par exemple à toutes les fois où Gaïus s'est sorti in extremis de situations inextricables pendant la saison 1. Et puis, quel plaisir que d'essayer de trouver au fil des épisodes la pièce manquante du puzzle, celle qui fera que tout s'explique et s'enchaîne, tenez comme dans la première saison de Desperate Housewives, quand on cherchait ce que Mary-Alice avait pu commettre comme crime assez atroce pour la conduire au suicide!

Ma relation avec les personnages ne s'arrête pas pour autant une fois la série terminée... je me souviens fort bien des personnages que j'ai aimé et qui ont fait partie de ma vie pendant un temps. Comme s'ils étaient des amis que j'avais perdu de vue... les souvenirs sont intacts, sans savoir ce qu'ils sont devenus depuis que nos chemins se sont séparés. Je me souviens très bien de Caroline, personnage éponyme de Caroline in the City, et je me demande si Richard et elle travaillent toujours ensemble. Je me souviens très bien des premiers émois de Karen et Doug (Relativity), et j'espère qu'ils vivent aujourd'hui heureux. Je me souviens très bien (ne jetez pas de tomates!) de Joey et Pacey dans Dawson's Creek, même si je n'ai vu en pointillé que les deux ou trois premières saisons. Je me souviens très bien des préjugés combattus par le Dr Quinn et par Sully, plus meurtriers que toutes les maladies qu'il a fallu affronter à Colorado Springs, et pourtant il y en a eu de toutes sortes avec l'arrivée d'un docteur! Je me souviens très bien de Marin, si drôle et si touchante dans Men in Trees, hésitant entre ce brave ours de Jack, le casual sex avec Stuart et les abdos de Cash :)

marin frist men in trees
Men in Trees

Et non, je ne regarde pas QUE des séries romantiques. Tenez, Space Above and Beyond (Space 2063), par exemple, dont je n'ai jamais digéré qu'elle se termine au bout d'une saison en laissant tous les personnages en perdition dans l'espace. Star Trek Enterprise et la salle à manger du Capitaine Archer, où je me suis souvent retrouvée attablée en rêve, bien installée entre Tripp et Tucker. Stargate Atlantis et -entre autres!- la fameuse (fumeuse?) question des toilettes Anciens. Je n'ai jamais oublié non plus les questions que se posent les Sliders à chaque saut: sont-ils enfin chez eux? Ont-ils emmené le bon professeur? Qui a la télécommande? Je n'ai jamais oublié Mulder et Scully, que je regardais uniquement après avoir vérifié que rien ne se cachait dans les placards et sous les lits, et soigneusement fermé portes et fenêtres. Lumière allumée, cela va sans dire. J'aimais beaucoup Mulder, mais pour rien au monde je n'aurais voulu faire partie de sa vie ;)

star trek enterprise
Star Trek Enterprise

Et vu que je suis un peu (beaucoup) fleur bleue, je préfère de beaucoup quand la fin de la série est programmée suffisamment à l'avance pour qu'elle puisse nous permettre de prendre congé de nos héros. Ramener l'expédition Stargate Atlantis sur Terre, par exemple... et nous offrir un travelling arrière sur nos personnages favoris dont tous les problèmes ne sont certes pas résolus, mais dont on sent qu'ils vont quand même avoir quelques jours de répit. Et si j'ai mis des années à regarder la fin de Friends, celle-ci était finalement tellement bien écrite que j'ai eu un réel sentiment de paix pendant les dernières minutes. L'on ne peut pas en dire autant de toutes... Star Trek Entreprise, par exemple, je n'ai regardé que les premières saisons un peu naïves, sans me résoudre à suivre mes petits protégés dans leur voyage vers l'enfer.

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Stargate Atlantis

Vous l'avez compris, j'ai une grande tendresse pour quantité de personnages de série... Je les ai côtoyés chaque semaine, parfois pour une seule saison, parfois pendant dix ans, et on ne tourne pas la page sur de si belles histoires et tant de bonheur partagé! Alors quel bonheur quand la fin de la série laisse la porte entrouverte et qu'ils reviennent ensuite nous raconter en film la suite de leurs aventures, et quel bonheur encore de retrouver le concept de départ dans un spin-off qui permet de conserver vivante un p'tit bout de la série originale...

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