Tequila's Secrets

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vendredi 17 octobre 2008

The Water Horse: Legend of the Deep (Le Dragon des Mers: la Dernière Légende)

En voyant la bande annonce un peu avant sa sortie au ciné, j'avais été bien tentée pour emmener les Pitchouns le voir. Et puis bon, un doute sur le fait qu'il soit complètement à leur portée, le temps qui passe, et voilà la sortie DVD.

J'ai pris beaucoup de plaisir devant ce film, qui n'est pas que destiné à un jeune public... Déjà, les images de l'Écosse sont superbes... le Loch Ness, la lande, les ruines, l'immense manoir au mobilier baroque (la statue du Dr Faust... comment passer devant sans frissonner ?), mais au-delà de la photographie, vu que je l'ai regardé en VO, je me suis délectée de l'accent à couper au couteau (comme la brume) des acteurs... Pas un "yes", que des "aye", un vrai bonheur.

La trame de l'histoire en elle-même n'est pas d'une grande nouveauté... elle est même parfois très proche d'Eragon... un jeune garçon découvre un oeuf en ramassant des coquillages sur la plage, le ramène chez lui, et prend soin de l'animal qui en sort... vous aurez deviné que l'animal est un bébé Nessie, un dragon des mers, qui en quelques jours va prendre une grande importance dans sa vie. Non seulement parce que sa croissance est remarquablement rapide, mais surtout parce que le petit garçon a perdu son père, mais refuse d'accepter qu'il ne reviendra pas.


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L'histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale... Angus vit avec sa maman Anne, gouvernante, et sa soeur dans un immense manoir que le propriétaire prête à l'un de ses amis, militaire. ce dernier y installe une garnison chargée de surveiller qu'aucun sous-marin ne pénètre dans le Loch... Au même moment, un nouvel arrivant, Lewis, prend possession de l'atelier du père d'Angus, afin de le remplacer comme homme à tout faire. Et Anne, habituée à un isolement relatif avec quelques autres domestiques (la cuisinière forme un couple savoureux avec le cuisiner du régiment !) se retrouve soudainement entre deux hommes qui se détestent au premier regard. Néanmoins, les messages sont clairs, le héros n'est pas forcément là où on l'imagine, et personne n'est si mauvais qu'il semble l'être.

C'est un très joli film, drôle, tendre, émouvant, et intense. On rit de bon coeur des premières bêtises de Crusoé, tout comme l'on frémit lorsque ce formidable animal, devenu adulte, subit la peur et la bêtise des hommes. Angus, lui, va grandir et surmonter ses angoisses grâce à cette amitié qui n'est pas sans rappeler, parfois, Sauvez Willy, même si la mise en scène est bien plus belle dans ce film, notamment grâce au lieu et à l'époque...

A voir, même si vous n'avez pas d'enfants ;)

Réalisé par Jay Russell. Avec Emily Watson, Alex Etel, Ben Chaplin. Sorti le 13 Février 2008.


mercredi 15 octobre 2008

Desperate Housewives 5x02: We're So Happy You're Happy

Je dois avouer que celui là m'a beaucoup fait rire... grâce, et ce n'est pas coutume, à Susan, qui n'est clairement pas mon personnage favori habituellement. Ou plutôt aux dépends de Susan, il faut bien le dire ;) Parce que la voir se dépatouiller avec son petit ami, Jackson, qui prend (malgré elle) de plus en plus de place dans sa vie sous l'oeil inquisiteur de Mike, ex-mari #2 et celui délicieusement goguenard de Karl, ex-mari #1, c'est un plaisir.

Karl: Plumber to painter in one move, Suzie, don't get dizzy climbing that social ladder...
Susan: Will you leave, please...
Karl: Just think, if I had been a roofer, we might still be together...
Susan: Get out !


Bree est ignoble avec Orson, mais le paie chèrement quand elle se retrouve à lui faire la cuisine en rentrant tardivement d'une soirée pour laquelle elle a travaillé dur... Lynette, qui ne fait jamais les choses à moitié, se fait passer pour une jeune fille afin de renouer le contact avec Porter, et gaffe lorsqu'il s'agit de rompre avec lui en douceur... Gabrielle tente de retrouver une vie sociale et use de subterfuges pour assister à une soirée à laquelle elle n'est pas la bienvenue... Eddie souffre de l'hostilité de ses voisines, mais peut compter sur son mari, même si elle l'ignore, pour arranger les choses à sa manière...

Somme toute, du bon Desperate Housewives, et ça fait du bien... les dialogues sont ciselés comme à la grande époque... Mike et Jackson qui se lancent des insultes bon enfant à propos de leurs sports favoris "Here what's sucks: watch a zero/zero game with no cheerleaders, soccerboy !"... Andrew qui se sort d'une situation délicate en disant "I think I just heard the milk go bad... I'll go check !"... j'adore.

mardi 14 octobre 2008

Desperate Housewives 5x01: You're Gonna Love Tomorrow

Je dois avouer que l'introduction de la saison est ... intense, même si le reste de l'épisode est un peu décevant. Disons que nos Desperate Housewives sont plus désespérées que jamais, mais que le fait d'avoir sauté quelques années nous prive temporairement du plus savoureux... comprendre comment elles en sont arrivées là.

Entre Gabrielle qui néglige son look et dont les filles ont un problème de poids, Bree qui a abandonné son rôle de femme parfaite pour sa carrière, Susan qui s'envoie bruyamment en l'air en refusant que son aventure ait un lendemain... finalement, il n'y a guère que Lynette que l'on retrouve aux prises avec ses jumeaux, plus retors que jamais, qui n'a pas l'air d'avoir tellement changé. Edie est de retour, mariée à un homme mystérieusement louche... et manipulateur. Voilà donc notre premier mystère de la saison. Et pourquoi donc Katherine semble t-elle si soumise à Bree ? Par quel mystère le rapport de force est-il devenu tant en sa défaveur ?

Carlos, toujours aveugle, est devenu masseur... y compris au Country Club qu'il fréquentait il y a quelques années. Tom est fier de ses gamins, populaires et pleins de ressources, même s'il va devoir serrer un peu les boulons sous l'impulsion de Lynette. Orson... semble attendre que Bree redevienne celle qu'elle était... du temps où elle avait une famille, avant que Danielle reprenne son fils. Quant au nouveau petit ami de Susan, Jackson, je pense que pour un premier épisode, un homme que l'on voit torse nu et en boxer moulant à plusieurs reprises ne peut être que prometteur ;)

lundi 06 octobre 2008

StarGate Atlantis 5x07: Whispers

Je dois avouer qu'un épisode qui se passe entièrement dans la brume, avec des morts-vivants qui dégomment nos braves petits gars de la Navy un par un, ce n'est pas forcément ma tasse de thé, je n'ai plus l'âge de regarder des films d'horreur. Et puisqu'il faut bien donner une caution scientifique, on va dire qu'il s'agit d'hybrides expérimentés par ce cher Michael, et que même lui n'a pas souhaité garder à ses côtés, pour ce qu'on en voit, on va dire qu'il a bien eu raison, ils ne sont pas terriblement ragoutants. Et p'têt bien aussi que leur instinct de prédateur est un peu trop développé.


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Ce qui sauve cet épisode, c'est l'équipe qui fait la découverte à l'origine, composée de 4 femmes. J'ai beaucoup aimé le "Well, I was told to pick the best and the brightest. Funny how that worked out." du Major Teldy lorsque Sheppard manque de s'étrangler en faisant leur rencontre :) D'autant qu'évidemment, Sheppard est venu seul avec Beckett, qui ne se prive pas de faire du gringue directement à la scientifique de l'équipe, ma foi fort mignonne, sous le regard goguenard des autres.

SHEPPARD: All right, we're going over to the next village to talk to some locals. You guys need anything, want anything?
PORTER: Yeah. If you happen to pass a Starbucks, I'll take a grande triple sugar free vanilla latte.
SHEPPARD: No problem! (He looks at Mehra.) Sarge ...
MEHRA (sighing): I'm babysitting. Yes, sir.
(...)
PORTER: Oh! I feel like I'm back in college studying for my mid-terms.
BECKETT (smiling at her): I know what you mean. Where was that, then?
PORTER: Caltech. Go Beavers!
BECKETT: Aye! What year did you graduate?
PORTER: 1996.
BECKETT: Oh! So you're just a youngster!
PORTER: Oh! Thank you!
(They chuckle. Sitting nearby and reading a book she brought with her, Mehra laughs at their flirting. They look round at her. She stops laughing.)
MEHRA: I just read something funny.
(They look away again.)
MEHRA (pointedly): And really obvious.
(Carson clears his throat in an embarrassed way and looks at Porter.)
BECKETT: Anyway, what brings you here to the Pegasus galaxy?
PORTER: Well, you can just chalk that up to my sense of adventure: a desire to visit strange, unexplored worlds, meet new and interesting people ...
(They both giggle again. Mehra rolls her eyes.)
MEHRA: OK, I'm gonna go check the perimeter. Be back in twenty.
(She puts her book down, goes to the door and opens it, then turns back.)
MEHRA: Unless there's a sock on the doorknob.
(Porter grimaces at her in horror while Carson pastes a fixed smile on his face. As Mehra leaves, Carson turns back to Porter and they both smile awkwardly.)
BECKETT: She's a character, that one.


Je l'avoue, j'ai vraiment bien aimé les personnages féminins, d'autant qu'ils survivent, enfin, pas tous, mais bon, tant que ce n'est pas QUE nos héros qui rentrent indemnes à chaque fois, ça me va. Je serais ravie d'avoir un autre militaire récurrent, comme Lorne qui prend vraiment de l'envergure cette saison, mais au féminin, histoire de botter régulièrement les fesses de Shep (qu'il a fort jolies, comme tout le monde le sait !).

dimanche 05 octobre 2008

Stargate Atlantis 5x06: The Shrine

Je l'avoue, mon petit coeur de midinette fond complètement lorsque l'un de nos héros confesse son amour pour une de ses collègues, même si on le voyait venir à des kilomètres depuis quelques épisodes (depuis que l'on avait tenté de noyer le poisson avec Ronon, en fait). Mais quand en plus il s'agit de McKay, qui signe une bien jolie performance d'acteur, ça a sans doute une saveur toute particulière.

Le Sieur McKay est confronté à la version "Galaxie de Pégase" d'Alzheimer... en quelques semaines il passe de brillant scientifique "the smartest man... ever" à guère plus qu'un enfant, à peine capable de se débrouiller seul, confronté à une perte de mémoire qui s'aggrave d'heures en heures. L'ironie du sort, c'est que personne ne s'est rendu compte de rien au début... le McKay revenu de mission infecté par ce parasite était si agréable à vivre, si charmant, qu'ils ont fermé les yeux et espéré qu'il avait enfin compris à quel point il pouvait être pénible et arrogant.

stargate 506 the shrine
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J'ai vu de très jolies choses... en particulier, c'est vrai, que finalement, celle qui était la plus à même de deviner quels seraient les désirs de McKay s'il pouvait encore comprendre ce qu'ils veulent faire pour lui... c'est le Dr Jennifer Keller. Tandis que tous songent à lui donner une fin digne et honorable, oubliant à quel point McKay peut être lâche, oubliant aussi qu'il n'est pas un guerrier (contrairement à eux), c'est la seule qui réalise qu'il leur a déjà dit au-revoir quand il le pouvait encore, qu'il est déjà parti, et que le faire revenir pour 24 heures serait une cruelle torture. La seule qui ne se montre pas égoïste.

McKAY: I am better!
KELLER: No, you're not.
McKAY: No, I am! I can feel it! This is amazing!
JEANIE: Mer, we brought you here so we could have a chance to say goodbye to each other. You're only gonna feel like this for about a day -- that's just how it works, so ...
McKAY: Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa-whoa-whoa, what?!
SHEPPARD: What do you remember?
McKAY (angrily): I remember you not wanting me to say goodbye then. Why now, all of a sudden? Look, why one day? What's with that?!
TEYLA: It is the gift of the Shrine, and from all of us who risked great danger to bring you here. One last chance to be with those you love.
McKAY: And then what?
(No-one is willing to answer him. He realises the answer himself.)
McKAY: I die?!
DEX: With honour.
TEYLA: And dignity.
McKAY: Yeah, well, screw that! I'll just stay here.
(...)
McKAY: You've gotta be kidding me! (He stares at Jennifer.) How could you let them do this to me!
JEANIE: Don't blame her. She didn't even wanna do this.
McKAY: Well, then, whose brilliant idea was it?
DEX: Mine.
SHEPPARD: We all thought it was a good thing.
McKAY: How could this possibly be a good thing?! Look, I got past the humiliation; I've said my goodbyes.
JEANIE: Meredith, I'm sorry this happened to you, but I'm not sorry that I got this chance. Please just try to see this as an opportunity and not ...
McKAY (through gritted teeth): ... a torture?


Et si quelqu'un se posait encore la question, le dernier flash-back nous révèle ce que McKay a dit à Jennifer au jour 6 de sa maladie... alors qu'il a peur de bientôt ne plus se souvenir qu'il l'aime... depuis un moment déjà.

Le McKay insouciant et attentif aux autres est absolument charmant. Le McKay qui perd la mémoire mais pas son sens de l'humour l'est encore plus. Mais le McKay au dernier stade de sa maladie, à peine capable de se souvenir de son nom... est terriblement touchant. David Hewlett a fait un super boulot.

lundi 22 septembre 2008

L'eau à la bouche...



Pfff... juillet 2009... ça va être long pour Ice Age 3: Dawn of the Dinosaurs ... Heureusement, d'ici là (novembre 2008 ?) il y aura Madagascar 2: Escape to Africa... qui m'a l'air très prometteur :)

mercredi 17 septembre 2008

L'Homme au Masque de Fer

J'avais gardé un bon souvenir de ce film, c'est vous dire si j'ai été d'autant plus surprise, pire, choquée en me retrouvant nez à nez avec Depardieu dès les premières minutes. Je déteste Depardieu. Depardieu me dégoûte. Voilà, c'est dit. Et il me rebute d'autant plus quand il joue le rôle d'un type qui ne fait guère que péter, roter, jurer, se plaindre et trousser les femmes, toutes les femmes, qui ont en plus l'air folles de lui. Tout ce que je déteste.

Mais bon, une fois cette mauvaise surprise passée, le film est quand même plutôt agréable. J'y ai entrevu un Hugh Laurie à la perruque frisottante, et surtout admiré un Jeremy Irons plus mystérieux que jamais, John Malkovitch terriblement séduisant lorsqu'il est fou de colère ou de douleur, et Leonardo Di Caprio à qui le look cheveux longs va plutôt bien.

L'histoire voit les célèbres Quatre Mousquetaires, bien -ou mal- vieillis, tenter de remplacer sur le trône Louis, qu'ils désespèrent voir devenir un bon roi, par Philippe, son frère jumeau enfermé dans une prison, le visage emprisonné dans un masque qui cache sa ressemblance trait pour trait avec son frère aîné.


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C'est un film d'action comme je les aime, bien rythmé, avec des hommes qui ont des c******* et du panache à revendre, sans compter l'honneur. Et puis une jolie histoire d'amour, aussi... voire plusieurs.

D'Artagnan: No. If anyone sees... it is death.
Queen Anne: If I don't kiss you, I'll die anyway.


Réalisé par Randall Wallace. Avec Leonardo DiCaprio, Jeremy Irons, John Malkovich. Sorti le 01 Avril 2008.

mercredi 10 septembre 2008

Les Infiltrés

Je commence toujours par dire que je ne suis pas fan de Di Caprio (c'est vrai), mais au fil du film, il finit toujours par me séduire, ce gars-là. C'est comme Matt Damon. A priori c'est pas mon genre, et puis hop, finalement, en regardant bien, il est quand même très mignon ;) Et puis bon, y'a aussi Alec Baldwin, que j'aime beaucoup (c'est pas une nouveauté !).

L'histoire de ce film, c'est celle de deux hommes qui travaillent sous couverture. L'un est flic et se fait passer pour un bandit. L'autre est un bandit qui se fait passer pour un flic. Tous les deux sont sous la protection des mêmes hommes, officiellement et officieusement, et bien évidemment, chacun ignore l'identité de l'autre, même s’ils savent qu’ils existent respectivement.

Finalement, l’un comme l’autre sont aux prises avec des situations qu’ils ne maîtrisent pas tout à fait, toujours sur la corde raide, à essayer de maintenir un équilibre plus que précaire entre les apparences et leurs activités réelles.



Je dois avouer que l'histoire est plutôt prenante, et que l’on se demande comment chacun va pouvoir s’extraire de situations qui deviennent de plus en plus difficile avec le temps... Malgré tout, au-delà du côté "mafieux", je dois avouer que j'ai surtout aimé voir la psychologue, compagne à la ville du flic qui est en réalité un bandit, craquer complètement pour ce bandit bouleversant qui est en réalité un flic. Heureusement qu'elle est psychologue, parce qu'elle va en avoir bien besoin !

Réalisé par Martin Scorsese. Avec Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson, Alec Baldwin, Martin Sheen. Sorti le 29 Novembre 2006.

samedi 06 septembre 2008

Collision

Je crois que ça y est, c'est officiel, j'en ai soupé des films dont les séquences ne sont pas dans le bon ordre. Surtout qu'il y a Sandra Bullock dedans, et que la demoiselle, j'en ai un tout petit peu marre de son jeu linéaire. Surtout quand elle joue la femme au foyer névrosée d'un politicard aux dents longues, je ne l'ai pas trouvée crédible une minute. Bref.

Mais bon, même si je fais abstraction de la demoiselle, je n'ai pas accroché au visionnage....Certaines scènes m'ont fait frémir, d'autres m'ont tenue en haleine, mais elles sont noyées dans une histoire faite de bribes de vie des uns et des autres, montées dans le désordre, vous l'avez compris. Mais malgré cela, je dois dire que depuis que je l'ai regardé, j'ai quand même largement cogité sur ce film.

La première chose qui m'a interpellée, c'est le racisme dont les protagonistes sont à la fois victimes et coupables. Et je ne parle pas seulement de racisme entre les noirs et les chinois, les arabes et les porto-ricains, les bouddhistes et les chrétiens, ceux qui parlent anglais et ceux qui le baragouinent seulement. J'étendrais volontiers le racisme à la hargne et la jalousie entre la femme au foyer et celle qui travaille. Entre celui qui peut se payer un docteur du privé et celui qui ne peut pas. Celui dont les affaires sont florissantes et celui qui ne pourrait tomber plus bas.

Le second point intéressant, c'est de voir à quel point rien ni personne n'est entièrement blanc ou entièrement noir. Le flic qui profite d'un contrôle de routine pour abuser de son autorité et caresser une femme n'hésite pas un instant à mettre sa vie en jeu pour sauver une autre vie. Le petit gars décidé à faire le bien autour de lui peut être amené à tuer et à camoufler le meurtre. Le malfrat endurci peut trouver sa rédemption de la manière la plus inattendue qu'il soit. Le malheureux homme renversé par une voiture et laissé pour mort est peut être un trafiquant d'esclaves. En bref, les apparences sont souvent trompeuses... personne dans ce film n'est celui qu'il semble être.

Outre ses lenteurs, le point faible du film (je suis persuadée que d'autres penseront volontiers qu'il s'agit d'un point fort !) c'est qu'il ne s'agit finalement que de tranches de vies... j'ai attendu en vain un "dix ans plus tard..." avant le générique, et je suis restée sur ma faim: l'avenir de ces personnages, c'est à nous de l'imaginer.

Et enfin, c'est vrai que certaines passages sont bouleversants, je pense en particulier à la petite fille porto-ricaine... dans ce film relativement noir, on s'attend à tout, et l'on entretient guère d'espoir pour les personnages; c'est difficile d'être optimiste et d'entrevoir la lumière qui les attend au bout du tunnel. Et pourtant, parfois il y a effectivement de la lumière. Trop rarement, sans doutes.

Réalisé par Paul Haggis. Avec Sandra Bullock, Don Cheadle, Matt Dillon. Sorti le 14 Septembre 2005.

jeudi 21 août 2008

Dinosaures 3D (La Géode)

Escapade à la Géode pour aller regarder le film Dinosaures en 3D... j'y emmène mes pitchouns et un copain à eux, vu qu'ils ont déjà regardé plusieurs fois Jurassic Park, je me dis qu'ils ne seront qu'à peine plus impressionnés. C'est ma première errreur ;) Ceci dit, en fait, ce n'est même pas le film en 3D qui stresse Pitchoun #1 au point de vouloir quitter la salle, c'est le Show Multimédia qui précède. Entre la musique qui résonne soudain de tous côtés, les lumières, les flashs et les espèces de vortex qui se dessinent devant nos yeux, je ne suis finalement pas étonnée qu'il trouve ça inquiètant. D'autant que la salle en elle-même est impressionnante, avec ses rangées de sièges presque à la verticale des unes des autres.

Bref, le générique n'a pas encore démarré que le plus vieux des Pitchouns éclate en sanglots, il faut dire aussi qu'il est n'est pas assis directement à mes côtés, auxquels se trouvent les deux plus jeunes, l'un à gauche et à l'autre à droite. Ca, c'est ma deuxième erreur. Ceci dit, une fois réfugié dans mes bras, il se calme. "Dans les bras" étant un bien grand mot puisque les deux autres ont chacun saisi un bras qu'ils tiennent fermement.

Le film raconte l'histoire de deux dinosaures, au travers principalement du paléontologue qui les a découverts. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'encore une fois il s'agit de dinosaures dont je n'ai jamais entendu parler auparavant (sûrement parce que je ne suis jamais allée en Patagonie !): le giganotosaure (carnivore) et l'argentinosaure (herbivore)... nous suivons la naissance et la vie d'une femelle giganotosaure et d'une mâle argentinosaure il y a je-ne-sais-plus-combien-de-millions-d'années grâce à des flash-backs, tandis que dans le présent le paléontologue nous emmène sur les sites de ses découvertes majeures... et dans son musée. C'est vrai qu'au final il doit presque y avoir moitié-moitié, et c'est vrai aussi qu'il y a de longues séquences de survol des plaines de Patagonie, pas forcément passionnantes. Mais le commentaire est intéressant, facile à suivre, didactique, et pas complètement dénué d'humour. Les séquences avec les dinosaures sont plutôt bien réussies, sans être aussi effrayantes que celles à quoi je m'attendais. Pas de scène de chasse sanglante, par exemple. Globalement, pas de blessures, pas de sang... et si l'on est témoin de l'extinction des dinosaures, c'est traité sans dramatisation.

Au final, le film a bien plu, et les pitchouns sortent enthousiaste. Ils se sont régulièrement cramponnés à moi, mais bon, c'est bien le but de ce genre de films ;) A noter que l'amour propre de Pitchoun #1 en a pris un coup, mais je suis quand même très fière qu'il ait rassemblé le courage d'aller s'asseoir sur son siège pour regarder la fin du film...

Site internet de La Géode

lundi 18 août 2008

The Virgin Suicides

J'adore les films à énigmes, mais j'aime surtout quand les énigmes sont résolues à la fin. Ou quand il y a une fin, justement. Sofia Coppola et moi, on ne serait pas copines, définitivement. Je n'avais déjà rien compris à Lost in Translation, et je dois avouer que je n'ai pas compris grand chose à celui-ci, que du coup j'ai trouvé super long (1h37 pourtant, c'est pas la mer à boire).

virgin suicides
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Evidemment, c'est toujours plaisant de voir Kirsten Dunst, qui est quand même fort jolie, surtout entourée de 4 soeurs aussi blondes (mais pas aussi jolies, faut pas pousser) qu'elle. J'aime habituellement beaucoup les cheveux longs de Josh Hartnett, mais là, c'est p'têt un p'tit peu trop. Heureusement qu'on a le temps de l'admirer quand il porte son costume en velours, de couleur bordeaux s'il vous plaît, sinon ce serait vraiment du gâchis.

L'histoire, c'est celle de 5 soeurs vénérées par 4 gars "bien comme il faut" de leur quartier. Et lorsque la plus jeune (13 ans) se suicide, apparemment sans raison, et que les 4 autres sont placées sous haute surveillance par leur mère, la vénération tourne à l'obsession. Qui sont-elles ? Comment vivent-elles ? Comment les atteindre ? Comment les aider ? Nos p'tits gars ne pensent qu'à elles et vont se mettre en quatre pour elles. Je vous l'ai dit, franchement, je ne suis pas fan. Je n'ai absolument pas vu l'intérêt du film, et j'ai attendu en vain qu'il se passe quelque chose qui ne soit pas inévitable...

Réalisé par Sofia Coppola. Avec Kirsten Dunst, James Woods, Kathleen Turner, Josh Hartnett. Sorti le 27 Septembre 2000.


dimanche 17 août 2008

Wicker Park

Encore un joli film mi-dramatique, mi-romantique avec Josh Hartnett, à qui le rôle de l'amoureux qui perd pied avec la réalité va à merveille. Deux ans plus tôt, Matt et Lisa filent le parfait amour à Chicago, et Matt est dévasté lorsque Lisa disparaît du jour au lendemain, sans donner aucun signe de vie, alors qu'il vient de lui proposer d'emménager ensemble.

Aujourd'hui fiancé à une autre femme, Matt croit revoir Lisa dans les toilettes d'un restaurant, et se lance sur sa piste... je ne vais pas vous dévoiler les ficelles de l'intrigue... très bien ficelée par ailleurs (!), parce que ce serait fort dommage.

wicker park josh hartnett diane kruger rose byrne
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Les deux actrices principales sont merveilleuses chacune à leur manière, entre la belle jeune femme qui reste lumineuse même lorsqu'elle est malheureuse, et celle plus banale dont le regard s'allume lorsqu'enfin l'homme qu'elle aime la regarde. C'est une histoire d'amour à la fois terrible et merveilleuse, avec un fond de tragédie shakespearienne, et menée sur un suspense inquiètant. L'on sait que quelque chose ne tourne pas rond, sans parvenir immédiatement à mettre le doigt dessus... mais lorsque les pièces se mettent en place...

Réalisé par Paul McGuigan. Avec Josh Hartnett, Diane Kruger, Rose Byrne, Matthew Lillard. Sorti le 26 Janvier 2005.

samedi 16 août 2008

Le Dahlia Noir

Je ne sais pas ce que vaut le livre, mais j'ai été assez séduite par le film, même si j'ai décroché par moments... je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit à y redire, si ce n'est le choix des actrices féminines, mais je suis persuadée que nombre de gars me diront le contraire. Acteurs masculins, par contre, très bien :) Et voir Josh Hartnett nu ne gâche rien, évidemment. Scarlett Johansson qui caresse les cheveux de mon Josh pendant qu'ils font l'amour, par contre, j'aurais pu m'en passer, mais j'arrête, après vous allez croire que je suis possessive !

dahlia noir Scarlett Johansson Josh Hartnett
Tous droits réservés Metropolitan Film Export

C'est un film policier noir, très noir, à une période que j'aime beaucoup... les années 40, en Californie. Deux flics, anciens boxeurs, tentent de déméler l'écheveau d'un meurtre horrible, celui d'une aspirante starlette retrouvée défigurée, éviscérée, les os brisés, et découpée en deux. Bleichert prend soin de son père, Blanchard vit avec Kay, une femme au passé douloureux et sombre, et s'ils vont former un triangle amoureux au fil du temps, nos deux flics ont chacun une croisade à mener, à la fois pour leur propre intérêt et pour le bien de la société.

Officer Dwight "Bucky" Bleichert: [voiceover] Always she'd be there. Never between us; always in the middle.

dahlia noir Scarlett Johansson Josh Hartnett Aaron Eckhart
Tous droits réservés Metropolitan Film Export

C'est un film avec quantité de dialogues, quantité de détails, magnifiquement écrit et réalisé. La chronologie est parfois complexe, sans que l'on s'y perde pour autant... Je dois avouer que j'ai trouvé certaines répliques très belles ou très drôles, surtout dans un contexte aussi noir, et c'est tout le miracle de ce film.

Officer Dwight "Bucky" Bleichert: He shouldn't have quit fighting.
Kay Lake: I asked him to. Besides, police work gives him a sense of order. Do you have a girlfriend, Dwight?
Officer Dwight "Bucky" Bleichert: I'm saving myself for Rita Hayworth.


C'est un film à voir, et pas seulement pour les fesses de Josh Hartnett. Promis.

Réalisé par Brian De Palma. Avec Josh Hartnett, Aaron Eckhart, Scarlett Johansson, Hilary Swank. Sorti le 8 Novembre 2006.

mardi 12 août 2008

Brice de Nice

Hier soir, mon Homme m'a mis le couteau sous la gorge, pensant qu'il était grand temps de remédier à une de mes grandes lacunes: voir Brice de Nice. Non pas qu'il ait aimé ce film, mais vu qu'on a regardé des surfeurs s'amuser dans les vagues la semaine dernière, c'était d'actualité.

Pas de mystère, je n'ai pas été sensible au charme de Braïce, même si je dois avouer qu'il y a quand même quelques bonnes réparties qui m'ont arraché un sourire. La Bande Originale est également bien léchée, au point que hier soir j'avais du mal à rerouver les paroles d'origine des chansons sur lesquelles Braïce nous fait ses délires. Bref.



L'histoire c'est celle d'un crétin friqué à qui tout le monde passe ses excentricités, soit pour profiter des soirées qu'il organise, soit par peur de se faire "KC". Parce que Braïce, c'est le roi de la Casse. Son côté crétin, c'est d'attendre depuis 20 ans "sa" vague à Nice, qui n'est pas un spot très renommé pour les surfeurs. C'est pas très grave d'ailleurs, vu qu'il n'a jamais surfé. Ca se complique lorsqu'il échoue à Fréjus pour une compét' dont il a besoin de remporter le premier prix... loin de ses supporters, de l'argent facile mais toujours aussi adulé par les nanas, malgré sa légère incompétence dans cette matière là également. Autant le dire tout de suite, Braïce ne sait pas faire grand chose. Mais il casse.

Il y a beaucoup de premier degré dans ce film, et le premier degré, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé. Mais il y a aussi des parodies plus subtiles (enfin, c'est peut être un bien grand mot...), et j'en ai probablement raté un paquet... Dites-moi, je suis persuadée qu'il y a un film dans lequel l'un des protagonistes se réfère constamment à un autre film (convenances, philosophie...) à moins que ce soit à un sport (c'est quand même pas Point Break ?), mais pas moyen de mettre le doigt dessus. Ca vous dit quelque chose, à vous ?

Allez, vivez vos rêves, et ne rêvez pas votre vie ;)

Réalisé par James Huth. Avec Jean Dujardin, Bruno Salomone, Clovis Cornillac. Sorti le 06 Avril 2005.


mercredi 16 juillet 2008

Pogoria (Armada de Rouen 2008)

P'tite leçon de voltige des marins du Pogoria... Toujours très impressionnante même si aujourd'hui, ils ont des harnais de sécurité...

pogoria armada rouen 2008

pogoria armada rouen 2008

pogoria armada rouen 2008

Mes autres billets à propos de l'Armada 2008

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