Tequila's Secrets

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jeudi 03 juillet 2008

Sin City

Il y a quelques jours, je regardais Sin City. Pour Josh Hartnett, qui, à mon grand dam, n'est présent que pour les cinq premières et les cinq dernières minutes. Heureusement, le reste du temps, y'a quand même souvent Bruce Willis, qui ne me déçoit jamais ;-) Mickey Rourke, je savais qu'il avait bien changé depuis Neuf Semaines et Demi, mais je n'imaginais pas qu'il avait autant souffert de la chirurgie esthétique... quelle gueule inoubliable ! Je plaisante, hein, j'me doute bien qu'il y avait un peu de maquillage quand même, mais pour être franche, je l'ai trouvé presque séduisant, Marvin (je ne m'arrange sans doute pas avec l'âge...).

sin city
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Bon, je n'ai aucune idée de la manière dont je pourrais vous résumer ce film complètement hors-norme, si ce n'est qu'il s'agit de quatres histoires imbriquées les unes dans les autres, et qui ont pour point commun l'horreur de crimes abominables. Oui, parce que tuer des femmes pour les manger et exposer leurs têtes au mur façon tableau de chasse, c'est quand même assez limite. Je ne dis pas que les histoires ne sont pas intéressantes, narrées en voix off par leur "héros", mais je dois avouer qu'elles sont parfois dures à suivre, notamment en raison de leur chronologie incertaine... et du côté "comics" des héros: rien ne sert de chercher une vraisemblance à leur facultés de récupèration. Je suppose que ça aide aussi grandement de connaître la BD...

sin city
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Non, le vrai point fort de ce film, ce qui m'a séduite, outre les femmes toutes plus sexys, volontaires et caractérielles les unes que les autres, c'est la photo. Les images sont très belles, avec une utilisation de la couleur absolument sublime. Oui, parce que c'est un film en noir et blanc, avec seulement quelques touches de couleur. Une robe, une chevelure, des yeux... j'ai trouvé cela superbe. Cela m'a rappelé La Liste de Schindler... souvenez-vous, un immense plan panoramique, et une caméra qui zoome doucement sur une petite fille en robe rouge, perdue au milieu d'une foule paniquée. Quant aux plans découpés façon BD, c'est un joli travail d'artiste. Non, vraiment les trois réalisateurs s'en sont donné à coeur joie, pour notre plus grand plaisir.

sin city
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Les dialogues valent également le détour, lorsqu'ils ne sont pas complètement déjantés. Ou lorsqu'ils sont complètement déjantés, justement. Surréalistes, hors de propos, incroyables. D'ailleurs, c'est bien simple, sur imdb, je n'ai jamais vu autant de dialogues retranscrits...

Réalisé par Robert Rodriguez, Frank Miller, Quentin Tarantino. Avec Bruce Willis, Mickey Rourke, Jessica Alba, Benicio Del Toro, Josh Hartnett, Elijah Wood. Sorti le 01 Juin 2005.

dimanche 22 juin 2008

Black Hawk Down (La Chute du Faucon Noir)

Pour être honnête, ce film, c'est certainement pas un choix idéal pour se détendre un vendredi soir après une semaine de boulot... d'abord parce que c'est un film de guerre, et ensuite parce que c'est une histoire vraie, le récit d'une opération militaire qui tourne à la boucherie... nous sommes en Somalie, en 1993, et les US cherchent a renverser le chef de guerre responsable du génocide de 300.000 civils. C'est du grand spectacle, bien écrit, bien réalisé, terriblement intense, filmé à la manière d'un reportage parmi des petits gars qui vont souffrir comme jamais ils n'auraient cru ça possible.

faucon noir black hawk down
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Il y a une très jolie brochette de beaux-gosses, dont Josh Hartnett, mais sous leurs casques et couverts de sang, je ne peux pas dire qu'on profite beaucoup de leur plastique. Toujours aussi physionisme, je n'ai jamais reconnu Ewan McGregor en la personne de celui qui me disait quelque chose, quand au petit gars qui y retourne encore et encore, Eric Bana, j'ai l'impression de l'avoir déjà rencontré des tas de fois, mais je n'ai guère vu que Munich parmi sa filmographie. Il me semble pourtant le connaître par coeur. Bref, je suis irrécupèrable !

Je serais bien incapable de vous dire si j'ai aimé le film... les images sont en permanence très dures, et à priori, je suis loin d'être une fan de films de guerre... mais je dois avouer que ça fait du bien, parfois, de se prendre une bonne claque avec un film qui vous montre que la vraie vie, c'est aussi beaucoup de souffrance, de peur, que des gens meurent et d'autres survivent sans trop savoir pourquoi ils s'en sont tiré. Et puis souvent, c'est dans l'adversité qu'on se découvre des ailes et des ressources que l'on ne soupçonnait pas avoir. Et ce film, c'est ça aussi.

Réalisé par Ridley Scott. Avec Josh Hartnett, Ewan McGregor, Tom Sizemore. Sorti le 20 Février 2002.


vendredi 13 juin 2008

Hollywood Homicide

Je me demande ce que j'ai raté avec ce film... non, parce qu'à part la dernière demi-heure pendant laquelle l'action s'agite un peu, enfin, à condition d'aimer les courses poursuites en voiture, pour le reste, on repassera. C'est bien d'aimer le rap, également, parce que la bande originale y fait quand même beaucoup appel.

Je ne sais même pas quoi vous raconter, si ce n'est qu'un quadruple meurtre a été commis dans une boite de nuit, et que deux enquêteurs, qui font équipe depuis 4 mois, sont mis sur l'enquête. Le premier, K.C., je viens de récupèrer une partie de sa filmographie, j'ai donc le regret de vous annoncer que vous allez lire le nom de Josh Hartnett régulièrement sur ce blog... Et non, ce n'est pas une obsession. K.C, donc, est devenu flic comme son papa, mais pendant son temps libre il donne des cours de Yoga, parce que ça lui permet de se taper des tas de filles toutes mieux foutues les unes que les autres, et quand il sera grand, il veut être acteur. Le second, c'est Joe, alias Harrison Ford, qui arrondit ses fins de mois (1) en faisant de la spéculation immobilière, et (2) en étant agent immobilier. Alors c'est vrai que leur enquête passerait presque au second plan lorsqu'il s'agit de vendre une propriété... ou de profiter d'un jacuzzi. Non seulement ils joignent l'utile à l'agréable, mais si en plus ça peut rapporter, c'est tip top.

Bon, tout cela ne plaît pas à un gars de la police des polices, Macko, certainement parce que Joe en a une plus grosse que lui, à moins que ce ne soit parce qu'il se tape justement l'ex-femme de Macko. Du coup, nos deux petits gars, les voilà bien obligés de se remuer un peu pour élucider leur affaire afin de regagner en crédibilité.

josh hartnett harrison ford hollywood homicide
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J'oubliais un point important; K.C. a une splendide Mustang décapotable. Si, c'est important ;)

J'avoue que je me pose encore des questions... le film n'est évidemment pas à prendre au premier degré, mais je n'ai pas accroché. Et pourtant je suis persuadée qu'il n'est pas si mauvais que ça.

Réalisé par Ron Shelton. Avec Lena Olin, Harrison Ford, Josh Hartnett. Sorti le 01 Octobre 2003.


jeudi 12 juin 2008

Pearl Harbor

C'est difficile de reviewer un film comme celui-là, qui joue sur plusieurs tableaux à la fois... celui de la comédie drôle et pétillante, qui dépeint la jeunesse insouciante des années 40. Celui de la reconstitution historique, qui retrace les événements qui ont amené à l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais... mois après mois, heure après heure. Celui de l'initiation, avec ces deux hommes qui vont grandir comme deux frères, et apprendre leur métier de pilote en veillant toujours l'un sur l'autre. Celui de la comédie romantique, avec cette femme qui fait chavirer le coeur de ces deux hommes, naïvement et en toute sincérité. Et bien sûr, le drame, à l'échelle humaine, à l'échelle de la communauté, à l'échelle d'un pays, et à l'échelle de la planète toute entière.

Je devrais commencer par vous dire que nos deux jeunes pilotes sont tout de même extrèmement craquants... je ne suis pas une grande fan de Ben Affleck (alias Rafe), mais je dois avouer que l'uniforme de la Navy lui va à ravir.

ben affleck pearl harbor rafe mccawley
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Quant à Josh Hartnett (alias Danny), il est à la fois si naïf et si loyal que ce serait terriblement difficile de lui résister.

josh hartnett pearl harbor danny walker
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Mais cerise sur le gâteau, mesdames, il y a également Alec Baldwin dans un rôle taillé sur mesure, celui d'un colonel/mentor qui aime ses pilotes au point de les accompagner en mission suicide. Et là, à cet instant, je suis toute acquise au film.

alec baldwin pearl harbor james doolittle
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Messieurs, je vous prive de photos, mais sachez que vous ne serez pas en reste, surtout si vous fantasmez sur les infirmières...

Mais il y a plus que ça. Même en sachant le drame qui va suivre, c'est difficile de ne pas fondre devant l'histoire d'amour, ou plutôt LES histoires d'amour. Un mois avant de partir en Angleterre rejoindre une escadrille de la RAF, mission pour laquelle il s'est porté volontaire, Rafe et Evelyn vont tomber amoureux. Rafe va partir, et les deux tourtereaux vont s'écrire jusqu'à ce que l'avion de Rafe se fasse descendre et disparaisse en mer. Quelques mois plus tard, à force d'évoquer ensemble le souvenir de Rafe, Danny et Evelyn vivent à leur tour une belle histoire d'amour...

Danny: You know he taught me to fly, I always knew that no matter what kind of trouble I got into, I wouldn't be in it alone, he'd be there with me. Up there he was always pushing me to be better and faster.
Evelyn: He told me you were a great flyer... The same night he told me he volunteered to go to England.
Danny: He volunteered? He-he told me he'd been assigned. He was always trying to protect me. But you know what... I look at myself in the mirror in this uniform... and I still don't know who I am, I look like a hero... but I don't feel like it. Rafe... he always looked the part didn't he?
Evelyn: He couldn't wait to be one.


C'est difficile également de résister à l'amitié entre ces deux hommes, franche, virile, et en même temps si tendre. Une relation fraternelle forgée depuis l'enfance autour d'une passion commune: piloter. Ces deux-là se font toute confiance, en toutes circonstances, et l'un donnerait sa vie pour l'autre, sans hésiter. En plus, il faut bien le rappeler, j'adore les pilotes et les têtes brûlées. J'adore les histoires d'avion, j'adore quand ça vole en rase motte, quand ça fait des tonneaux, et quand ça décolle d'un porte avion sans aucun droit à l'erreur... et même si j'aime beaucoup nos avions modernes, les coucous de la seconde guerre mondiale, c'est jouissif également.

Évidemment, les effets spéciaux sont irréprochables, les maquettes et les décors plus vrais que nature, Hans Zimmer a fait du bon boulot à la musique (ça vous étonne ?!) et j'aime beaucoup cette idée de revenir dans l'action régulièrement au moyen de fausses images d'archives. Je suppose que d'un point de vue historique c'est également rondement mené, et que toute la chaîne des événements est parfaitement exacte... cela sonne d'ailleurs très juste que les Japonais soient montrés avec sobriété, ne se lancant pas dans la guerre par fanfaronnade, mais parce qu'ils ne voient pas d'autre moyen de faire valoir leurs arguments. Ils sont méticuleux, précis, philosophes, sobres... à un moment où les américains sont fort persuadés de leur supériorité et de l'inviolabilité de leur territoire. Le film n'est pas tendre avec les américains, malgré la sympathie que l'on ne peut pas s'empêcher d'éprouver pour toutes ces victimes... et nos héros.

C'est d'ailleurs un joli clin d'oeil que de retrouver Cuba Gooding Jr, toujours bien propre sur lui, dans un rôle qui n'est pas sans rappeler celui qu'il interprète dans Men of Honor un an plus tôt. Dans Pearl Harbor il est cuistot qui gagne le respect de l'équipage en combattant sur un ring (et pour ses pairs, le droit d'être employé ailleurs qu'aux cuisines d'un navire), tandis que dans Men of Honor il est le cuistot qui va lutter contre la ségrégation, là encore, pour devenir le premier plongeur noir de la Navy.

En résumé, même si je n'avais pas revu ce film depuis sa sortie au ciné, et même s'il était bien ancré dans ma tête (difficile d'oublier certaines images, très dures), je l'ai revu avec plaisir, et aussi beaucoup d'émotion.

Réalisé par Michael Bay. Avec Ben Affleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale, Alec Baldwin. Sorti le 6 juin 2001.



vendredi 06 juin 2008

Iron Man

Si vous me lisez depuis un moment, vous savez déjà que les Comics, c'est pas forcément ma tasse de thé. Mais je dois avouer que celui-là, je l'ai trouvé pas mal, peut être parce qu'en pourcentage la partie vraiment comics n'est pas majoritaire par rapport à l'histoire dramatique. Peut être aussi parce que le côté branleur du Tony, j'adore. Les hôtesses de l'air qui font du pole-dancing ventre à l'air sur la piste de danse à l'intérieur de son jet, j'adore. Etre un super-héros de l'ombre cela ne lui dit, vraiment, rien, non, fi de la discrétion, le Tony, il veut qu'on l'admire, qu'on sache combien il est courageux, héroïque, intelligent, riche et infiniment drôle.

Tony Stark: Why are you trying to hustle me out of here?
Virginia 'Pepper' Potts: Your flight was scheduled to leave an hour and a half ago.
Tony Stark: That's funny. I thought with it being my plane and all, that it would just wait for me to get there. I mean, doesn't it kind of defeat the purpose of having your own plane if it departs before you arrive?


Scribouillard à lunettes au Daily Planet, c'est définitivement pas son truc. Du rouge, des dorures, du feu, des flammes, et surtout, surtout, l'accessoire indispensable, l'assistante sublimement gaulée qui en pince pour lui. Qui ne voit rien, évidemment, trop occupé qu'il est à ramasser des blondasses que l'autre vire malproprement le lendemain... c'est qu'elles sont à usage unique, celles-là. Voilà pour le côté Comics.

iron man
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Mais à côté de cela, il y a quand même du dramatique. Parce que le Tony, c'est quand même un tout petit peu un fabriquant d'armes. Super-ultra-hyper-méga perfectionnées. Idéales pour faire de la dissuasion. Enfin, pas tout à fait. L'idée c'est quand même de s'en servir une fois, juste pour que les méchants sachent à quel point les armes Starck sont incroyablement destructrices.

Tony Stark: *They* say that the best weapon is the one you never have to fire. I respectfully disagree. I prefer the weapon you only have to fire once. That's how Dad did it, that's how America does it... and it's worked out pretty well so far. I present to you the newest in Stark Industries' Freedom line. Find an excuse to let one of these off the chain, and I personally guarantee, the bad guys won't even wanna come out of their caves. Ladies and gentlemen, for your consideration... the Jericho.

Manque de bol pour notre petit gars, les méchants aussi peuvent acheter du Starck sous le manteau. Et non, la dissuasion, c'est pas leur truc. Alors quand Tony se fait kidnapper par un grand méchant moyen-oriental, et qu'il est enfermé trois mois dans une cave en Afghanistan pour reconstruire Jericho (joli clin d'oeil), le tout dernier missile sorti de son cerveau génial, le voilà qui se bricole une armure dotée de supers pouvoirs pour se sortir des griffes des méchants. Et de retour chez lui un chouia transformé par cette expérience, notre Tony va s'en fabriquer une nouvelle, encore plus perfectionnée.

Sérieusement, c'est pas mal du tout, et les seconds rôles sont plutôt bien attribués, et bien joués... j'aime tout particulièrement ses assistants, toujours prêts à rendre service, mais pas toujours bien inspirés par leur intelligence artificielle :) En résumé, c'est un bon divertissement, même si le mélange des genre Comics/Drame est parfois un peu lourd à mon goût, difficile parfois de savoir s'il faut rire ou pleurer.

Réalisé par Jon Favreau. Avec Robert Downey Jr., Terrence Howard, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges. Sorti le 30 Avril 2008.

mercredi 04 juin 2008

Les Chroniques de Riddick

Il y a des films pour lesquels vous soupesez longuement le fait de vous décider à les regarder... ce fut le cas pour moi pour Le Secret de Brokeback Mountain, et c'est le cas de celui-ci également, dans un tout autre genre. Et là encore, j'ai été séduite.

Tout d'abord, les effets spéciaux sont magnifiques, et le film est merveilleusement réalisé... quant aux dessins, au gothique sublime de la civilisation des Necromongers, c'est étonnant à la fois de créativité et de beauté. Oui, je sais, c'est beaucoup de qualificatifs! Mais j'admire toujours particulièrement les films qui prennent le temps de planter un décor, de créer un bestiaire, des vaisseaux plus étonnants les uns que les autres... bref, du grandiose. Et c'est le cas.



L'histoire c'est celle de dévoreurs de mondes, les Necromongers, qui sont en quête de leur Valhallah (je n'ai pas retenu le nom, mais c'est le concept!) et qui vont de monde en monde, une civilisation tellement puissante qu'il ne lui faut que quelques heures pour annihiler toutes les défenses d'une planète. Ils embarquent ceux qui souhaitent se convertir à leur religion, et détruisent littéralement la planète ensuite... Se convertir ou mourir. Selon une ancienne prophétie, Riddick, hors la loi depuis sa dernière aventure, est la seule personne capable de les arrêter... si seulement on lui donnait une bonne raison de le faire.

Je ne dis pas que c'est un film extraordinaire, mais c'est quand même plutôt bien mené, avec des personnages taillés à la serpe, durs, sans concession, et en même temps tellement humains.

riddick kyra
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Ma vraie grosse réserve c'est la voix de Riddick... la VF est insupportable au point que je suis passée en VO au bout de dix minutes, et même en VO, je ne sais pas si c'est réellement la voix de Vin Diesel, mais elle est assez saoûlante. Heureusement, il parle peu ;)

Réalisé par David Twohy. Avec Vin Diesel, Thandie Newton, Karl Urban. Sorti le 18 Août 2004.

samedi 24 mai 2008

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

J'ai une grande tendresse pour Indiana Jones, qui a été un héros de mon adolescence... et je dois avouer qu'après avoir découvert récemment Benjamin Gates, et revu également la trilogie d'Indiana Jones, j'avais été déçue par mes souvenirs, même si à choisir entre Nicolas Cage et Harrison Ford, je prendrais Harrison Ford sans trop hésiter (bon, OK, la questions ne se pose pas!).

Et là, pour le coup, je suis très déçue par ce dernier Indiana Jones. Non, ça ne suffit pas de mettre quelques clins d'oeil et un bon mot toutes les 30 minutes pour faire un bon film. Mais surtout, surtout, quelle erreur d'avoir utilisé Roswell... je suis la première à croire en la vie extra-terrestre, et à adorer la science fiction, mais Indiana Jones, ce n'est pas de la Science Fiction, c'est du Fantastique, de l'Aventure. Autant je suis ravie de le voir gambader à la recherche du Saint Graal, de l'Arche d'Alliance ou même d'une idôle Hindoue, autant le voir chercher un crâne d'alien, non, pitié, non.

indiana jones 4
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L'histoire, donc... utilisé par une mystérieuse femme du KGB pour retrouver dans l'Area 51 un sarcophage magnétique, Indiana Jones se trouve embarqué dans la quête d'un crâne et de l'El Dorado pour sauver la femme d'un de ses collègues archéologues, Oakley, qui est également retenu prisonnier. Le voilà donc embarqué avec le fiston du couple à la recherche de la tombe de conquistadors espagnols, avec le KGB à leurs trousses. Évidemment ils trouvent le crâne, déchiffrent l'énigme, se font attrapper, s'échappent, se font reprendre, s'échappent à nouveau, sont suivis, précédés, refaits prisonniers, tout ça pour qu'au final les méchants soient dévorés, noyés, brûlés. Nos héros s'en sortent fabuleusement bien, Marion a avoué à Indy que Mutt est son fils, et Oakley se rejouit de voir celui qu'il a élevé comme son fils appeler Indy "papa", qu'Indy et Marion soient enfin réunis à nouveau, et il est même le premier à applaudir au mariage. Ca c'est de l'abnégation.

Vous me direz, l'action n'est pas plus invraisemblable que d'habitude. Certes. Mais c'est un peu ça le problème, ça manque de surprises, et il n'y a aucun renouvellement du genre, à part peut être la poursuite de liane en liane façon Tarzan, à laquelle j'ai peu accroché, je dois le dire. Course-poursuite en voiture, course-poursuite à moto, coups de poing, coups de feu, claquements de fouet, momies, récupèration périlleuse du stetson, la traditionnelle séquence "Indy a peur des serpents" et la non moins traditionnelle "insectes répugnants". Mais au-delà de ces traditions, ce qui m'a gênée, c'est la ressemblance avec Benjamin Gates: la pierre qui fait balançoire, l'El Dorado, la grande salle remplie d'antiquités de toutes civilisations confondues... et malheureusement, à mon goût, en défaveur d'Indiana Jones. Dernier point, j'ai beau être une grande fan de Grease, j'ai trouvé le mélange des genres très désagréable. Je ne vous parle même pas de l'essai nucléaire, qui outre être un cheveu dans la soupe, tient vraiment du grand guignol.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas des clins d'oeil sympathiques, comme lorsqu'Indy se retrouve passager de l'action, comme pouvait l'être Henry Senior dans la dernière croisade, mais avec l'expérience en plus. Ou le fils d'Indy qui s'est choisi le surnom "Mutt", clin d'oeil au surnom d'Indy. Ou une sorte de cohérence archéologique et historique, également, mais ça ne suffit définitivement pas. Et je dois dire que lorsque le vaisseau spatial a décollé, j'étais affligée.

Réalisé par Steven Spielberg. Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen. Sorti le 21 Mai 2008.

vendredi 23 mai 2008

Men in Trees 2x13: A Tale of Two Kidneys

Marin Frist: "It is rare to get the chance to actually change someone's life. For most of us, our days are filled with a series of smaller gestures, like a place to lay your head, or a beer for a thirsty friend. Then there are times when life calls for a bigger gift, whether you give a fresh start to yourself, or a second chance to someone else. But at the end of the day, perhaps it is our small gestures that will add up to something big. To a life saved, or at least, a life bettered, because sometimes the grandest gesture can be the smallest one of all."

dimanche 18 mai 2008

BattleStar Galactica 4x07: Guess What's Coming to Dinner

Je ne vais pas vous résumer l'épisode, ni même en commenter le fonds, et encore moins vous livrer mon opinion sur la suite des événements, La Sorcière fait ça très bien sur son blog, et je ne peux que vous inciter à aller lire ce qu'elle a écrit...

Ce que j'ai envie de vous dire, c'est à quel point j'ai trouvé cet épisode bien réalisé. La séquence pré-générique tout d'abord, lorsque le Demetrius ne "saute" pas en même temps que le BaseStar aux coordonnées de rendez-vous. Un BaseStar incapable de communiquer, sans défense, qui sème la panique au sein de la flotte qui saute immédiatement aux coordonnées d'urgence. Les batteries du Galactica qui s'orientent, les Vipers qui prennent leur envol, le contre-ordre de Tigh "Weapons hold!" alors qu'Adama vient d'ordonner l'attaque. Et le Demetrius qui surgit enfin. Helo et Athena à nouveau réunis.

La séquence de fin est magistrale également, mi-onirique, mi-réelle, avec un splendide parallèle entre l'Opera House, Athena qui cherche Hera, ceux dont la destinée les emmènent jusqu'au coeur du BaseStar, et Natalie qui vient gagner du temps auprès d'Adama, et trouve la mortalité, à propos de laquelle elle avait fait un si joli discours devant le quorum. Et qu'est-ce qu'on approche du dénouement, effectivement, avec ces rebelles cylons qui ont compris qu'être immortel ne permet pas d'apprécier la vie à sa juste valeur...

Et enfin, la souffrance de Gaeta, tout au long de l'épisode, est magnifique. D'abord une leçon de courage qui ne nous étonne pas de la part d'un homme qui a eu tant de responsabilités sur ses épaules depuis le début de l'attaque des colonies, puis qui s'est autant investi dans la résistance sur New Caprica, et qui n'a même pas cherché à se défendre quand on l'a accusé de trahison, et failli le jeter par-dessus bord. Cette fois ci Gaeta perd une jambe, et chante à l'infirmerie pour oublier sa souffrance. Mais quelle performance d'acteur d'Alessandro Juliani... à couper le souffle.

Gaeta's Lament:

Alone she sleeps in the shirt of man
With my three wishes clutched in her hand

The first that she be spared the pain
That comes from a dark and laughing rain
When she finds love may it always stay true
This I beg for the second wish I made too

But wish no more
My life you can take

To have her please just one day wake


Mais là encore, faites moi le plaisir d'aller lire le Blog de Bear McCreary, qui contribue largement à faire de BattleStar Galactica une série hors du commun. Son décryptage musical de l'épisode est passionnant.

samedi 17 mai 2008

Desperate Housewives 4x15: Mother Said

Pour être franche, ça fait quelques épisodes de Desperate Housewives que je regarde sans commenter, tout simplement parce qu'à part quelques envolées de Bree, ils n'étaient guère enthousiasmants. Mais celui-là... entre les moments flippants et les bons mots, j'y ai pris beaucoup de plaisir.

Pour commencer par les moments glauques, c'est d'abord Tom, incapable d'imaginer que Keyla puisse être réellement "evil", et qui pense que si elle a quelques problèmes (rappelons qu'elle a poussé les jumeaux à incendier le restau d'un concurrent, et à sauter du toit de la maison...) c'est parce que Lynette ne l'aime pas.

Doctor: Do you love Keyla?
Lynette: Sure, I've been very good to her.
Tom: That wasn't his question.
Lynette: You have a diploma on your wall? I don't think so, zip it.
Doctor: Again, do you love her?
Lynette: Of course I do, as much as I can, given the way she joined our family, it's just it's complicated...
(...)
Doctor: I'd really like to give this a try: whatever keeps you and Keyla close and interacting... go to the movies, shopping, maybe a little trip together, just the two of you.
Lynette: Could we re-visit the foam bat idea for just a second?
Tom: The plan sounds great, Doc, don't worry, I'll make sure they're together constantly.
Lynette: Ask me if I love Tom right now, go ahead, I dare you.

La peste en profite évidemment pour lui faire du chantage, dire des choses horribles, et se ramasser une bonne gifle de la part de Lynette, sous les regards horrifiés d'autres mamans, sans compter les foudres de Tom ensuite (quel imbécile!), et le fait que Keyla va se plaindre au psy d'être une enfant battue. Je dois avouer que la jeune actrice est tout à fait flippante, et qu'à elle seule elle pourrait me guèrir de toute envie d'avoir une fille un jour.

Lynette: Please don't do this Keyla, we've been having such a nice time...
Keyla: And we can keep having a nice time, just give me what I want... or you're not gonna like what happens...
Lynette: Are you... threatening me?
Keyla: I'm just saying... I got the idiot pressed into jumping off the roof, I wonder what I could get Penny to do...
(Lynette slaps her)
Lynette: I'm sorry, I shouldn't have done that, but that was horrible, what you said, and you should never say that again.


L'intrigue Dylan/Kathryn/Wayne avance enfin... Le père de Dylan a repris contact avec elle depuis quelques épisodes, au grand dam de Kathryn qui annonce à sa fille leur déménagement prochain, parce que si Wayne est pour l'instant adorable, elle, elle sait d'expérience que ça ne va pas durer. Et pour hâter les choses, la voilà qui annonce tout à fait délibérément à Wayne que non, Dylan n'est pas sa fille... et quelques analyses ADN plus tard, effectivement, c'est le cas. D'ailleurs, la petite Dylan qu'il regarde sur de vieilles cassettes vidéo a 11 points de suture au bras, cicatrice dont la Dylan actuelle n'a aucune trace. Et là je dois avouer que ce twist me plaît bien. On savait que quelqu'un était enterré dans les bois. On trouvait également ça louche que Dylan n'ait aucun souvenir de son enfance à Wistéria Lane. On se demandait aussi d'où venait le plancher défoncé dans la chambre à l'étage puisque la grande scène du pseudo-assassinat de Wayne s'était déroulée au RDC... Bref, voilà enfin une intrigue qui me rappelle la première saison, pendant laquelle on se posait tant de questions sur ce qu'avait bien pu faire Alice comme crime horrible.

Bree, qui s'est débarrassée d'Orson en apprenant que c'est lui qui a renversé Mike pour protéger sa maman, et surtout lui même, refuse de lui accorder un droit de visite pour qu'il puisse voir son fils Benjamin, arguant du fait qu'ils ne sont même pas parents... ce qui n'a pas l'heur de plaire à Orson qui s'empresse de rédiger toute l'histoire de la grossesse truquée et du marché passé avec Danielle... des notes qui vont tomber sous les yeux d'Eddie... qui évidemment court faire du chantage à Bree. Sauf que Bree refuse de cèder, et avoue toute l'histoire à ses amies. Et à elles quatre, elles vont décider de boycotter Eddie, qui, rappelons-le, a quand même essayé de prendre Mike à Susan, et Carlos à Gaby, sans compter le baiser qu'elle vient de voler à Orson. Bref, le seul en lequel elle n'est pas intéressée, c'est Tom... "Yet", comme le précise Lynette, mais ça, c'est moins sûr ;) Et Eddie prend la fuite pour aller rendre visite à son fils.

Les Solis, quant à eux, sous-louent à une jeune femme, Ellie, qui se montre adorable autant avec l'un qu'avec l'autre, toujours prête à emmener Carlos en promenade, ou à offrir des fleurs à Gaby pour la remercier de sa gentillesse... et je dois avouer que j'aime beaucoup retrouver la barmaid de Men in Trees dans ce rôle tout en douceur. Sauf qu'elle n'est ni prostituée comme le soupçonnait Gaby, ni ne fait illégalement des tatouages, comme elle leur a raconté, mais est bel et bien dealeuse de drogue. Et quand Carlos, libéré sur parole, arrive à décider Gaby de la dénoncer à la police pour ne pas avoir des ennuis suppplémentaires avec la justice, c'est pour apprendre qu'elle est sous surveillance et qu'ils vont devoir jouer le jeu. Et je suis diablement curieuse de voir comment ça va tourner...

Mais le vrai délice de cet épisode, pour moi, c'est la visite de la maman de Mike, bien décidée à transformer son incapable de belle-fille en ménagère sudiste haut de gamme. Et je dois avouer que les accents, j'adore ça... mais l'accent du sud, c'est une véritable madeleine qui me replonge dans l'ambiance de mon année scolaire aux États-Unis. En plus d'avoir ce délicieux accent, la maman de Mike en fait voir de toutes les couleurs à Susan, horrifiée par le niveau d'intimité entre Mike et sa maman, à qui visiblement il confie beaucoup de choses... peu flatteuses pour elle. Et ça m'a fait beaucoup rire, particulièrement le "sawing wood all night" d'autant que je n'aime pas particulièrement Susan et que j'adore la voir s'en prendre plein la tête...

Mais la séquence d'ouverture entre elles deux vaut également le détour...



(Pour le plaisir... la suite)

Susan (to Mike): The one she won't be helping me with... please tell me it's whore.

J'allais oublier... Susan a accouché!

jeudi 08 mai 2008

Men in Trees 2x12: Read Between the Minds

Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé cet épisode, sans doute parce qu'il s'agit de la soirée "post-elopement" de Sam et Jane, et que ces deux-là, je les adore. J'veux dire, les autres couples sont intéressants, mais deux personnes aussi différentes que Sam-le-conducteur-de-chasse-neige-en-Alaska et Jane-l'éditrice-New-Yorkaise, et pourtant aussi bien assorties, c'est un plaisir à voir. Et puis au moins, eux, ils sont heureux, et ce n'est pas légion en ce moment dans Men in Trees.

Voilà donc Jack et Marin à New York, avec le retour de Stuart dans la vie de Marin, qui ressent quand même une toute petite pointe de jalousie. Et contrairement aux taquineries de Marin, la jalousie lui va extrèmement bien :) Ou alors c'est le pull mauve qui lui va délicieusement bien. J'ai un doute!

men in trees stuart
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Stuart: Jack's a lucky guy to have you to come home to. I'd be lying if I said I wasn't jalous.
Marin: What if I said jalousy doesn't look good on you?
Stuart: I'm sorry, I'm just speaking my mind... always have. We all have faults, I guess that's mine.
Marin: It's not a fault.


Et je ne vais pas vous épargner la déclaration de Sam à Jane, parce que vraiment, vraiment, elle m'a fait fondre ;)

Sam: I'm gonna do something that might upset Jane... Jane and I were planning to read each other our vows tonight, but we had a dry run yesterday, that ... well... did not end up so dry. That's because I became emotional. OK, I admit it, I cried. Like a baby. Truth is, I don't know how not to get emotional when it comes to this woman. Everybody who knows Jane, knows she's smart, successful, maybe even that she plays a mean game at air-hockey... but what you might not know is that the same woman who tried to save you the embarrassment of me crying, is the same woman who empties her pocket for a street musician, because she too, believes in their dream. Who leaves in the middle of the night to help her friend fend off a bat... or was it a bear? See, that's my Jane, whom I love, and the truth is, that's the reason we eloped, because I could not wait another day to call this woman my wife... See, honey, I didn't even cry!

Vous l'aurez compris, c'est un épisode sur la nécessité d'exprimer ses sentiments, en particulier au sein d'un couple, avec comme d'habitude une fort jolie conclusion. Je suis toujours impressionnée par l'effort d'écriture que font les scénaristes pour ciseler l'épilogue...

As children, we're taught to express ourselves, we're told to use our words, to be specific, and not to assume others know how we feel. Because the truth is, it takes us saying things aloud to know what we need. To know what we feel ourselves. As adults, there are those times when words fail us, and in times like these, we put our words away and show how we feel, because actions speak louder than words.

lundi 05 mai 2008

Men in Trees, 2x10 : Sonata in Three Parts

"Regret is a funny thing. You try your best in life to avoid it. But sometimes it's the hard things in life that teach us the most, which makes you wonder; if given a chance, how many of us would do things differently?
For some, regret is the very thing that helps us push back our fear and move into the future. For others, the thing that allows us to re-explore our past. At its best, regret can be a catalyst for a new beginning, where anything and everything is still possible."
Marin Frist

jeudi 01 mai 2008

Michel Vaillant

Je n'ai pas seulement pour défaut d'aimer les avions ;) mais j'aime aussi les voitures, ce qui explique sans doute que le film m'a bien plu, malgré ses défauts évidents, le plus gros étant sans doute Steve Warson, qui dit son texte avec un accent tout à fait insupportable. Pour le reste, c'est du Michel Vaillant tout craché, c'est même une histoire librement tirée d'un des albums que je possède, donc pas trop de surprises.

Et je dois avouer que j'aime beaucoup le personnage. Déjà parce qu'il est quand même très beau gosse. Il a un visage parfait, associé à une expression de sérénité qui lui donne en permanence un air angélique. Au-delà de ça, il est évidemment très attaché à ses parents, chez qui il se réfugie dés que possible. C'est également un oncle attentionné, un super coéquipier, et un humanitaire au grand coeur, toujours prêt à partager et à faire passer les besoins des autres avant les siens. On s'en doute, c'est aussi un amant fantastique. D'ailleurs, dans les albums de BD, il rencontre systématiquement le grand amour, avant, comme James Bond, de se retrouver célibataire au début du tome suivant.

michel vaillant sagamore stévenin
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Et je dois avouer que c'est une autre chose qui m'a un peu gênée dans le film... parce que Môsieur Vaillant, non seulement il offre à la veuve d'un de ses amis décédé dans un accident de course le volant de celui-ci, mais en plus, à la fin du film, il lui offre son coeur, et là, sincèrement, j'ai trouvé cela un peu tôt. J'aurais préféré qu'il s'agisse d'une soeur que d'une femme. Mais bon.

Au-delà de ça, vous l'aurez compris, c'est un film qui ne peut que plaire par ses images aux amoureux des rallyes et des courses automobiles... le Grand Nord Canadien, la Corse, les 24 Heures du Mans... nous voilà dans les coulisses de ces événements, et dans le cockpit des voitures pour des séquences magnifiques. Et cerise sur le gâteau, les femmes sont largement mises à l'honneur. Je ne parle évidemment pas des deux méchantes, mais bien de ces femmes pilotes qui mettent la pâté à ces messieurs que ce soit au volant de leur voiture de ville... ou de leur voiture de course. Même Steve Warson y trouve chaussure à son pied, c'est dire...

La réalisation est sublime, autant le rythme des images que la qualité des images en elle-même... en résumé, c'est un très joli film, même si l'histoire n'est pas vraiment très surprenante. Mais en pré-requis, je crois qu'il faut quand même aimer les voitures :) et sans doute aussi les BDs de Michel Vaillant!

Réalisé par Louis-Pascal Couvelaire. Avec Sagamore Stévenin, Diane Kruger, Peter Youngblood Hills. Sorti le 19 Novembre 2003.

lundi 28 avril 2008

Desperate Housewives 4x11: Sunday

Il y a quelque chose de délicieux avec Desperate Housewives, c'est le format. J'ai adoré retrouver la narration d'Alice sur les images de Wistéria Lane, la perspective qu'elle nous donne sur les vies de nos mères de famille est toujours savoureuse, que ce soit en début, ou en fin d'épisode.

Point de vue contenu par contre, cette semaine, ce n'est pas la panacée. A part Kathryn qui retrouve le petit gars qu'elle a défloré lorsqu'il avait 16 ans, et succombe à nouveau, dans la chambre d'amis de Susan, cette fois-ci... rien de vraiment palpitant. Bon, et encore, il faut bien l'admettre, le coup de la femme mûre et de l'amant mineur, ce n'est pas comme si c'était inédit chez DH. Notons qu'il s'agit quand même de Kathryn la donneuse de leçons, qui bien malgré elle partage désormais ses secrets non seulement avec Bree (Adam, son mari, l'a trompée) mais également avec Susan (elle a eu un amant qui était mineur).

Kathryn qui vraisemblablement a tué son mari qui la battait, et l'a enterré (fort peu discrètement). Le meurtre a été vu à l'époque par le jeune amant, qui n'a pas réalisé la portée du geste de Kathryn... quid du trou dans le parquet à l'étage, par contre? Visiblement, le meurtre s'est produit au RDC. On verra plus tard, mais globalement, ce n'est que moyennement intéressant. Dylan confronte Adam, qui répète bien gentiment les mensonges suggérés par Kathryn, tout en refusant sa proposition de reprendre la vie de couple. Bien fait ;)

Gaby apprend la vérité à propos de Carlos de la bouche d'Eddie... après qu'elle et Carlos se soient remariés. Et même si elle lui fait payer sur l'instant son mensonge, cela ne change rien au fond: les voilà à nouveau mariés et amoureux, et j'adore ça.

Bree, quant à elle, regrette d'avoir proposé à Lynette de fréquenter son Église... il faut bien dire que les questions en plein sermon, ça déstabilise quelque peu Bree pour qui la religion comporte des réponses et non des questions. Avant de se souvenir que plus important que les apparences, il y a la Foi. Mais entre temps Lynette s'est tournée vers les Catholiques, et ceci dit en passant, j'ai beaucoup aimé voir Gabrielle promettre au prêtre de changer de religion si elle devait une nouvelle fois divorcer ou se marier. La quête de Lynette, par contre... j'ai un peu de mal à accrocher. Qu'elle cherche sa Foi, certes, mais pourquoi traîner également toute sa petite famille? Encore une fois, je ne peux qu'admirer Tom qui cède à toutes ses envies.

Titre Canal +: La foi désespérément

dimanche 27 avril 2008

BattleStar Galactica 4x04: Escape Velocity

Je dois avouer que malgré l'amour que je porte à cette série, c'est encore un épisode duquel l'action est absente, un épisode de présentation, de mise en place des personnages pour cette saison finale. Et même si je sais à propos des scénaristes que "They have a plan", je dois avouer que je suis quand même largement impatiente que la quête de la Terre avance d'un iota, et c'est évidemment très bien vu que de nous faire piètiner sur place en attendant que tout soit prêt. Cela me fait toujours penser aux chevaux... pour une course par exemple. Vous êtes assis sur une cocotte minute qui piaffe d'impatience, qui 50 fois tente de s'élancer et que vous retenez de justesse. Et soudainement, au signal de départ, il suffit de relâcher de quelques grammes la tension dans les rênes pour que votre monture bondisse et s'élance à pleine vitesse. Mais La Sorcière a très bien expliqué tout cela... nous sommes dans la phase de préparation du plateau de jeu.

Du coup, du Demetrius, nous ne verrons que l'image de Kara qui s'est assoupie au milieu des cartes, sur sa table de travail... et d'Anders qui s'approche à pas feutrés comme s'il venait voler du miel dans les pattes d'un grizzli. Des BaseStars, nous ne verrons rien. Nous ne verrons pas non plus Zarek, absent aux côtés de la Présidente... qui porte désormais une perruque et prépare son enterrement.

Après une introspection chez Tori dans les deux derniers épisodes, pour celui-ci, nous allons pénétrer chez le Chief, et chez Saul. Saul, qui, nous le découvrons, rend des visites quotidiennes à Caprica Six. Avec des alibis si peu crédibles que Caprica Six finit par le mettre au pied du mur... Et c'est un des geôliers qui formule pour Saul la question qui le taraude... comment les Cylons supportent-ils d'avoir tué des millions de personnes? Comment oublient-ils leur culpabilité? Leur douleur? Avec cette réponse terrible de Caprica Six qui lui explique que c'est ainsi que l'on apprend de ses erreurs, et que c'est cela qui lui donne son humanité.

Caprica Six: Pain is how I learn from the guilt (...) when you're in pain, that's when you learn who you really are.

Et si Caprica Six parle de son amour pour Gaius à Saul, Saul lui, voit Ellen, son Ellen, qu'il a du assassiner parce qu'en échange de sa vie à lui, elle avait vendu la Résistance sur New Caprica. Et la correction que lui inflige Caprica Six pour lui redonner de la clairvoyance se transforme en une tendre étreinte sur le sol de la cellule... parce que Caprica Six réalise que ce n'est pas la douleur qui redonnera à Saul foi en lui-même, mais l'amour.

Le Chief, lui, a offert une très belle cérémonie à Cally, qui a séduit tout le monde. Mais c'est à Adama qu'il va balancer au visage la vérité. Non, Cally n'était pas un ange et s'il l'a épousée, c'est uniquement parce qu'il avait perdu Boomer, que sa vie était déjà détruite, et que Cally était le moins pire des scénarios. C'est pousser le bouchon un peu loin devant Adama, surtout en public, et le Chief va être ré-assigné à un autre poste. Avec d'autant moins de mauvaise conscience que son erreur lors de la réparation du Raptor de Racetrack a failli coûter les vies de deux pilotes, ce que la flotte ne peut définitivement plus se permettre.

Et lorsque la Présidente prend un décret permettant de limiter les rassemblements cultuels, dans le seul but de priver Gaius Baltar du pouvoir que lui donnerait une position de leader religieux, c'est Lee qui vole au secours de Gaius une nouvelle fois, soutenu par le Quorum, inquiet de cette atteinte à la liberté d'exercer un culte qui ne soit pas celui des Lords of Kobol. J'ai beaucoup aimé le cri de détresse de la Présidente, qui rappelle les dégats qu'a fait Baltar lorsqu'il était au pouvoir politique. Et j'ai également beaucoup aimé sa conversation avec Adama Senior à propos d'Adama Junior...

Adama: He does what he feels is right.
Roslin: Yes, he's Lee... the thing is... it is probably the right thing, but sometimes the right thing is a luxury that can have profoundly dangerous consequences and it's almost as if he doesn't want that to be true.

Et finalement, c'est l'injustice dont a été victime Gaius Baltar qui lui donne l'énergie et la dimension nécessaire pour prononcer son premier sermon...

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