Tequila's Secrets

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mercredi 23 avril 2008

BattleStar Galactica 4x03: The Ties That Bind

Je dois avouer que cet épisode m'a laissée perplexe... non pas parce qu'il est mauvais, mais parce que je me demande où ils veulent en venir: en fait, je crois que je n'aime pas la direction actuelle que prennent une partie des fils directeurs.

Prenez Cally par exemple, évidemment, je suis ravie que l'on soit débarassée de ce personnage, qui plombait le Chief depuis un bon moment. Je n'étais pas plus horrifiée que cela qu'elle décide de se suicider lorsqu'elle découvre que non, son homme ne la délaisse pas pour une autre, mais bel et bien qu'il est un Cylon. Cally, qui se mourrait d'amour pour le Chief, malgré le fait qu'il ne se soit jamais remis de l'épisode Boomer. Cally qui a tué Boomer. Cally qui a vu "son" Chief prendre tous les risques pour Athéna. Elle lui pardonne tout cela. Elle lui pardonne le jour où il lui casse la gueule, elle l'épouse, elle lui fait un enfant dont elle s'occuppe seule parce qu'il est toujours au boulot...tout ça pour découvrir qu'il est un Cylon et décider de se flanquer par l'airlock avec le petiot au moment où il lui propose de lui faire un second enfant. Et là, évidemment, un peu sans coeur, je l'avoue, je me dis, non, Cally, OK, mais pas le petiot. Ils ne vont pas oser nous faire ça, quand même? Et surgit Tori, qui console Cally et lui fait perdre sa détermination. Tori à qui Cally confie Nicki le temps de reprendre ses esprits... Et Tori qui assassine Cally sous les yeux de son enfant.

Ou Kara, tiens, Kara. J'aurais eu du mal à comprendre que Bill ne donne pas l'opportunité à Anders de partir avec elle... deux Vipers posés sur le Demetrius, OK, pas de surprise. Mais Gaeta, WTF, qu'est-ce qu'il fout là celui-là? Et Seelix? Helo et Athena? Quant à mon pauvre Anders, si parfait lorsqu'il était le leader de la Résistance sur Caprica et sur New Caprica, le roc inébranlable sur lequel Kara pouvait toujours compter... le voilà réduit à une loque qui tolère de se faire traiter comme un moins que rien par celle qu'il aime malgré toutes les humiliations qu'elle lui fait subir. Je veux dire, il sait qu'il est un Cylon, il sait qu'elle le tuerait sans hésiter si elle le découvrait, et il est là à espèrer qu'elle en soit un également... pour qu'ils vivent heureux et aient beaucoup d'enfants? Comment peut-il être à ce point aveugle?

Et que Bill ne sache pas tout c'est une chose, mais envoyer une équipe de gens qui ont tant de raisons de se détester mutuellement, pour accomplir une mission à laquelle lui même n'ose pas croire, et sous les ordres de Kara que tous croient au mieux folle, ou au pire être leur pire ennemie, c'est quand même sérieusement frappé.

Je suis restée perplexe également par ce qu'il se passe entre Lee et Zarek, que je suis ravie de voir revenir sur le devant de la scène. Quel est le but de Zarek, au juste? Éviter que la démocratie ne devienne une dictature, mais sans faire tomber la Présidente? Combien de temps pense t-il pouvoir fournir des dossiers compromettants à Lee avant que son petit manège ne soit éventé? Ce n'est quand même pas comme si il était au-dessus de tous soupçons! En tous les cas j'ai beaucoup apprécié voir Mme la Présidente tenter d'avaler Lee tout rond pour son 4 heures, sans y parvenir. C'est qu'il est coriace, notre p'tit gars, quand il est décidé... Jolies passes d'armes entre ces deux là donc, les coups (bas) volent (également) bas!

Et je termine avec les intrigues au sein des BaseStars... comment Six peut-elle croire un instant en la reddition de Cavil? Comment peut-elle ne pas flairer le piège? La seule chose qui me semble évidente, en fait, c'est que Boomer ne s'est pas encore remise du fait d'avoir perdu sa vie d'avant, celle pendant laquelle elle pensait être humaine... ni d'avoir perdu Adama, la figure paternelle.

mardi 22 avril 2008

D-Wars (Dragon Wars)

Bon, encore un film à grand spectacle de raté... le synopsis était pourtant alléchant, les previews également, mais au final, c'est juste un prétexte pour voir une jolie fille courrir, des pilotes d'hélico tous moins doués les uns que les autres tirer sur un serpent géant, et une armée de bêtes fantastiques foutre la pâté à l'armée américaine. Quant à l'imbécile qui fait tout ce qu'il ne doit pas faire au lieu d'écouter son mentor, aux deux "lumières" du FBI, à la tête à claques du gouvernement, au gardien de zoo grotesque, c'est ennuyeux au possible, surtout quand c'est supposé nous faire rire... M'enfin bon, le dragon qui gagne, au moins il a des pattes et il vole. Des cornes façon renne, aussi, mais vu qu'il crache du feu, on en fera abstraction.

Pour vous résumer l'histoire, basée sur une ancienne légende Coréenne, tous les 500 ans un serpent se transforme en Imoogi, un serpent géant extrèmement puissant.. s'il s'agit d'un gentil serpent, il s'agit d'un gentil Imoogi, dans le cas contraire... Il y a 500 ans, donc, le guerrier n'a pas réussi à protéger complètement la jeune fille et ils sont tous les deux morts, privant Buraki (méchant, celui-là) de la place qui lui revenait dans les cieux. De nos jours, à LA, le guerrier est réincarné en journaliste, et la demoiselle va fêter ses 20 ans... poursuivis par Buraki qui ne manque pas de moyens, nos jeunes gens vont donc systématiquement aller là où il y a quantité de monde pour faire le plus de victimes possible sur leur passage. Ben voyons, pourquoi souffrir seuls?

En plus, je dois manquer de romantisme, mais la demoiselle qui s'envole vers sa destinée au ciel avec un "Ethan, don't be sad, I'll love you for all eternity, we'll be together again"... ça lui fait une belle jambe au petit gars; un baiser tous les 500 ans, c'est quand même peu. En bref, la seule chose qui me fait plaisir, c'est qu'ils ont détruit Los Angeles et pas New York, et que sauf catastrophe, on aura pas de suite avant 500 ans.

Ce qui me gêne le plus au final, ce ne sont pas les effets spéciaux qui sont très bien faits, mais le nombre de fois où je me suis dit: "tiens, ça c'est comme dans...". Parce que les exemples sont nombreux... entre l'examen de la piste du monstre (Godzilla), le serpent enroulé en haut d'un gratte-ciel et assailli par les hélicoptères (King Kong), la bête qui se mire dans l'eau d'une piscine d'une maison particulière (Jurassic Park II), l'armée du mal qui recycle des dinosaures comme chars d'assaut et montures (Star Wars), les bêtes poursuivies en hélico au milieu des gratte-ciels (Godzilla à nouveau, Cloverfield), la pluie de douilles des mitrailleuses (Matrix), et même par certains côtés un bon vieil Indiana Jones... entre autres.

Les dialogues sont ennuyeux, et l'ensemble du film n'est qu'un assemblage de séquences qui ne riment pas à grand chose... c'est un de ces films que vous regardez en vous demandant tout du long s'il s'agit d'une parodie, à prendre au second degré mais vraiment pas drôle, ou s'il s'agit d'un film à prendre au premier degré, et dans ce cas complètement raté.

Je n'ai aucun doute que s'il s'agissait d'une super production Américaine, le film se ferait descendre en flammes. Mais il est Coréen.

Réalisé par Hyung-rae Shim. Avec Jason Behr, Amanda Brooks, Robert Forster. Sorti le 14 Septembre 2007 (USA), prévu pour le Festival de Cannes 2008 en France.

samedi 19 avril 2008

Damages (Final saison 1)

Je dois avouer que j'ai quand même bien aimé cette série, même si je l'ai regardée de manière plutôt hâchée, et même si sur la fin le mélange des époques est un petit peu déroutant puisque l'on a pas juste le passé et le présent, mais deux ou trois niveaux de passé, plus le présent, et ça demande à chaque fois quelques instants avant de s'y retrouver.

Patty Hewes se prend une sacré claque, et ça fait bien plaisir de la voir se craqueler après une petite dizaine d'épisodes pendant lesquels on la voit inébranlable. Elle craque, mais quand Patty Hewes craque, ça ne l'empêche pas d'ordonner l'assassinat de Mamzelle Ellen qui a vu le côté obscur de la dame, et pourrait ternir son image. Parce que la seule au courant de la raison pour laquelle Ray Fiske vient se faire sauter la cervelle devant Patty dans son bureau, c'est Ellen. La seule à savoir que toutes les deux lui ont mis une pression insupportable en ne lui laissant aucune autre alternative que celle de perdre volontairement un procés pour sauver sa réputation et s'épargner la prison. Pas de bol, il choisit la voie express pour mettre fin au dilemne.

Et notre Ellen échappe donc, sans le savoir, à deux tentatives d'assassinat. Ce sont bien les hommes de main de Frobisher qui ont liquidé son fiancé, mais c'est celui de Patty Hewes qui tente de l'assassiner chez Patty, alors que ceux de Frobisher allaient justement s'occuper d'elle également. David meurt sans révèler l'endroit où est cachée la cassette, celle qui incrimine définitivement Frobisher, et c'est intelligemment fait puisque la cachette secrète du jeune couple, c'est justement à l'intérieur du serre-livres avec lequel David est assassiné. L'arme du crime était donc également la preuve recherchée par tous... Je dois avouer que j'aimais déjà beaucoup à la réalisation le fait de nous montrer régulièrement le serre-livres dans la vie du couple, et au final c'est donc encore plus futé.

Quant à Frobisher, entre sa femme qui demande le divorce, son avocat qui se suicide, son fils qui le traite comme un moins que rien, ses hommes de main qui se plantent et sa taupe chez Patty qui lui tire dessus, la fin de saison ne lui réussit pas trop. On le laisse d'ailleurs en pleine nature blessé au ventre, et je ne suis pas persuadée qu'il se tire de ce mauvais pas là.

Ellen, endurcie par la perte de son David, décide quant à elle de reprendre le boulot chez Patty, à la demande du FBI. La voici donc chargée de surveiller les faits et gestes de Patty, que le FBI veut faire plonger pour tout un tas de raisons, ce que l'on comprend aisément vu ce dont nous avons été témoin... Une Ellen bien décidée à jouer sur plusieurs tableaux, puisqu'elle ne se gêne pas pour manipuler Patty, à la fois pour être éxonérée des charges, et pour profiter des ressources du Cabinet pour retrouver les assassins de David.

Il y a quand même quelques bricoles non résolues en cette fin de saison... je pense à l'insupportable nana qui harcèle David, au fait que Tom doit bien se douter qu'il se passe des trucs louches chez Patty, au fiston qui mijote des trucs pas nets (sa rédemption était trop rapide pour être honnête!), aux flics ripoux... bref du grain à moudre pour la prochaine saison. Je me demandais bien comment ils reprendraient en ayant ainsi clôt l'affaire Frobisher, mais finalement, avec le FBI, c'est plutôt bien trouvé.

Et si vous vous demandez combien Patty a obtenu pour les associés de Frobisher, c'est un total de 2 milliards de dollars.

lundi 14 avril 2008

Le Puy du Fou : Les Chevaux

Fin d'après-midi consacrée au cheval pour ma part, du coup je me suis dit qu'il était grand temps que je poste sur un parc magnifique situé dans mon coin, Le Puy du Fou. Et si vous oubliez deux minutes toutes considérations politiques, c'est vraiment un parc extraordinaire, que je vous invite vivement à visiter. Cerise sur le gâteau si vous aimez les chevaux, vu que quasiment tous les spectacles incluent des chevaux à un moment ou à un autre, vous comprendrez que c'est un véritable enchantement... c'est d'ailleurs la plus grande académie de spectacle équestre d'Europe, si je me souviens bien.

puy du fou

puy du fou

puy du fou

puy du fou

dimanche 13 avril 2008

BattleStar Galactica 4x02: Six of One

Fichtre, voilà un épisode bien tassé qu'il me faudrait revoir deux fois rien que pour les moments où j'ai raté ce qu'il se disait tout occupée que j'étais à repèrer les thèmes musicaux connus, et légèrement remaniés... et quel délice de retrouver celui du BaseStar, et un autre que j'aimais beaucoup à l'époque, celui de Good Lighter (les experts, corrigez-moi si je me trompe!). C'est vraiment un bonheur de regarder une série faite par des professionnels pour qui enthousiasmer les oreilles est aussi important que titiller notre esprit et nous en mettre plein les mirettes.

Ce que je vais retenir de cet épisode, ce n'est pas la prise de pouvoir des Six, ni la liaison entre Gaius et Tori, ni la mise des points sur les "i" entre les deux vieux (et il y a de la tendresse dans ce terme), mais surtout Lee et Kara, et peut être aussi Bill et Kara. Parce que les Adama, dans cet épisode, on ne voit qu'eux.

Car Lee fait ses adieux à Kara, au BattleStar, et à sa femme, dans cet ordre. A moins que ce ne soit déjà son ex-femme, même s'il porte encore son alliance, sa petite phrase à Dee "You got the house" est quand même un certain sous-entendu. En tous les cas, c'est bon de les voir se quitter sans, semble t-il, (trop) d'amertume, mais avec surtout une grande tendresse. Et c'est le BattleStar tout entier qui rend hommage à Lee, sous forme d'une haie d'honneur et d'une ovation au moment de son départ, avec beaucoup d'émotion de la part de tous, sauf peut être de Tigh, impassible. Je dois avouer que j'ai aussi beaucoup aimé son passage dans la salle de briefing des pilotes, son regard qui s'attarde sur chaque fauteuil, les échos de voix que nous entendons, et qu'il entend certainement également... la voix de Kara qui le provoque, et les voix... des "absent friends". Ceux qui ont disparu, sans nul doute, et auxquels il a porté un toast lors de la soirée précédente, mais en particulier, enfin, on le devine, celle qui n'est pas là parce qu'elle est en tôle pour avoir tenté d'assassiner la Présidente: Kara.

Concernant la petite scène dans la "salle de pause" des pilotes, j'adore vraiment cette ambiance entre ces gars et ces filles qui risquent chaque jour leur vie et cohabitent dans des quartiers exigus. L'alcool, le tabac, les strip-games, la désinhibition complète, et au milieu de tout ça, Lee qui va porter 6 toasts en vidant à chaque fois cul sec un verre de ce qui ressemble fort à du liquide hydraulique, distillé clandestinement, sans nul doute...

Lee: To Galactica! To the Men and Women of Galactica! To the Admiral! Who commands the Men and Women of Galactica! To our Sweethearts, Husbands and Wives! To Absent Friends!
(Sweethearts avant Wives, tiens donc!)

Et j'ai beaucoup aimé tout ce qui se trame autour de Kara. Kara qui rappelle à la Présidente qu'elle n'a pas hésité à mettre sa vie en jeu pour retourner sur Caprica chercher la flèche d'Apollon parce que la Présidente avait compris son importance lors d'une vision. Kara qui lui demande pourquoi la Présidente refuse de la croire alors qu'elle, elle a des preuves du fait qu'elle a trouvé la Terre. Kara qui devient dingue à l'idée de ne plus retrouver la Terre parce que la Flotte est partie dans la direction opposée... et une seule personne qui lui fait confiance: Lee. Avec qui l'adieu solennel sous forme de poignée de main devient en un instant, sur l'impulsion de Kara, infiniment plus approprié à leurs personnages.

Et la fin de l'épisode, pendant laquelle Adama Senior rend sa liberté à celle qu'il considère comme sa fille. S'il ne veut et ne peut mettre toute la flotte en danger en suivant l'intuition de Kara, il refuse également de priver Kara d'un éventuel retour sur Terre. La voilà donc libre de quitter le BattleStar pour suivre sa destinée, qui, on le sait, était pourtant liée à la perdition de la race humaine.

Kara: So you think I'm right?
Bill: Maybe, maybe not. But I know she is, the President. She's been right all along, I'm tired of losing... I'm tired of turning away from the things I want to believe in, and I believe you when you say that you'll die before you stop trying, and I won't lose you again. Now, go, find a way to Earth.


(Et je crois que La Sorcière a écrit sa meilleure review de toute sa vie de bloggeuse sur cet épisode, alors allez la lire. En plus, elle, elle fait des captures d'écran. Merci ma grande. Manque plus que un ou deux passages sur You Tube, et ce serait top. Cliquez ici ;))

samedi 12 avril 2008

Cellular

Bon, à part nous permettre de revoir le joli minois (et les biceps) de l'Homme-Torche (Les 4 Fantastiques, ici et ), ce n'est quand même pas un film super intéressant. Quelques (interminables) poursuites en voiture, un ou deux braquages amateurs, de belles cascades, et des extérieurs qui font tout de même un petit peu rêver, mais à part ça... Bon, d'accord, les gars se sont fait plaisir avec les voitures... de la Jeep au gros 4x4 en passant par la Porsche, j'imagine bien que certaines scènes ont été plus sympas à recommencer que d'autres.

95 minutes de pub pour Nokia, c'est quand même aussi un chouia longuet, mais purée, son téléphone, au p'tit Ryan, il est quand même super top. Non seulement il fait camescope haute def, mais il enregistre les numéros des 50 derniers appels (Si, si, je vous assure, 50, vous m'avez bien lue!), et se recharge en quelques minutes chrono. Autonomie moyenne, mais vu qu'il sert également à faire le café, à sauver les femmes en détresse et est un super prétexte pour faire le guignol en voiture, on lui pardonne.

chris evans celular
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L'histoire, c'est celle d'une femme qui se fait enlever, et qui réussit à bricoler un téléphone défoncé (elle est prof de sciences, ça tombe bien) pour passer un appel. Elle tombe sur un brave gars (le hasard fait bien les choses) qui va tant bien que mal tenter de venir à son secours. Bien sûr, il n'a pas tout à fait l'habitude de ce genre de choses, donc il cafouille un peu, mais là aussi, on lui pardonne, parce qu'il y mets quand même beaucoup de bonne volonté. Il faut bien dire qu'il n'est pas super futé de nature, mais vu la greluche qu'il drague, ce n'est pas trop une surprise (moi, jalouse du physique de la demoiselle? Non, quelle idée stupide!).

Réalisé par David R. Ellis. Avec Kim Basinger, Chris Evans (II), Eric Christian Olsen. Sorti le 17 Novembre 2004.

vendredi 11 avril 2008

Ne le Dis à Personne

Je dois avouer que j'ai toujours des hésitations avant de regarder un film français qui ne soit pas une comédie, mais celui-là, il m'a quand même bien plu, un chouia long mais point de vue suspense, pas de soucis, il y a tous les ingrédients.

L'histoire, c'est celle d'Alex, qui, huit ans plus tôt, a vu son amie d'enfance, devenue entre temps sa femme, être enlevée... puis retrouvée morte, assassinée par un tueur en série arrêté peu après. Et depuis, de manière extrèmement romantique (!), Alex n'a pas refait sa vie, au contraire, il ressasse encore les circonstances du drame... jusqu'au jour où un email mystérieux lui permet de voir Margot, filmée en direct par une webcam. A partir de là tout bascule... et il se retrouve accusé de plusieurs meurtres, et poursuivi par la police alors qu'on lui a fixé un rendez-vous qu'il ne veut, ne peut, manquer sous aucun prétexte.

françois cluzet

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Et je dois avouer que même moi qui suis relativement familière de ce genre de suspense alambiqué, je n'ai pas démêlé l'écheveau plus vite que le héros, à part une ou deux ficelles un peu plus grosses. La seule chose que je reprocherais vraiment au film, ce sont les méchants, un peu trop caricaturaux à mon goût, surtout la femme d'ailleurs. L'utilisation à répétition de la prise Vulcain m'a laissée sceptique, tout comme certaines scènes de bagarre, peu crédibles. J'aime assez les bagarres à l'américaine, celles qui ne permettent pas de douter que le poing a effectivement rencontré violemment la figure de l'adversaire.

Ceci dit, regardez-donc ce film, qui est quand même très bien ficelé, et n'insistez pas, je ne vous raconterai pas le dénouement ;) Pour terminer, c'est fou comme François Cluzet fait plus jeune que son âge. Pour un type né en 1955, il court encore super bien! Kristin-Scott Thomas ne vieillit d'ailleurs pas non plus, elle est toujours aussi jolie (et froide) que dans 4 Mariages et un Enterrement, et son accent est toujours un enchantement à entendre...

Réalisé par Guillaume Canet. Avec François Cluzet, André Dussollier, Marie-Josée Croze, Kristin Scott-Thomas. Sorti le 01 Novembre 2006.

jeudi 10 avril 2008

Benjamin Gates et le Livre des Secrets

Ce second opus reprend tous les ingrédients du premier... une chasse au trésor, des indices, une réalité historique, de l'exploration, de l'humour (beaucoup d'humour), des personnages hauts en couleur, de la technologie, et un méchant que l'on ne peut pas tout à fait haïr (le sublime Ed Harris). Secouez le tout, versez, et c'est encore plus savoureux que le premier opus, qui m'avait déjà bien plu (relisez donc mon avis, ).

Ce qui est frustrant, c'est d'avoir tant aimé Indiana Jones, de ne jamais avoir accroché aux ersatz qui surfaient sur cette même vague archéolo-aventuro-romantique, et puis finalement, hop, petit claquement de doigts et Disney sort une saga fichtrement plaisante qui éclipserait facilement notre vieil Indy et son éternel combat contre les Nazis, qui prend du coup un petit coup de vieux. Je me surprenais même à imaginer les attractions fabuleuses que Disney pourrait ajouter à ses parcs en reprenant les décors :) Comment ça, j'anticipe?

L'histoire se déroule quelques temps après le premier... Benjamin est retournée vivre chez son père, laissant à Abigail leur fabuleuse demeure. Riley, quant à lui, cherche toujours la célébrité... et la femme de sa vie. Mais voici qu'à la fin d'une conférence, Gates Senior et Junior voient leurs propos contredits par un descendant de John Wilkes Booth, l'homme qui a tué Abraham Lincoln. D'après les preuves que présente celui-ci, le cerveau derrière l'assassinat aurait été le l'arrière grand-père de Patrick Bates... et voici nos héros embarqués dans la quête d'une Mystérieuse Cité d'Or. Quête qui va les mener du Cabinet de la Reine à Buckingham Palace au Bureau Ovale à la Maison Blanche, avec un petit détour parisien, juste le temps de bluffer deux de nos policiers à vélo!

Ben Gates: [about to break into Buckingham Palace, unbeknownst to Abigail] I appreciate you trying to help, but it's kind of a bad time right now.
Abigail Chase: A bad time?
Ben Gates: It's a bad time.
Abigail Chase: I just flew all the way to England to help you, and...
Ben Gates: You're the one making a scene here.
Abigail Chase: I'm not making a scene!
Riley Poole: [over the mike] Wait, Ben, we *want* to make a scene...
Ben Gates: [screams at the top of his lungs] Well, fine! If that's how you want it, let's have it out right now!
Riley Poole: Ah, so subtle.
(...)
Ben Gates: [in security lock-up in Buckingham Palace] So when did you realize it was a fake argument?
Abigail Chase: When did you realize that I was actually arguing during the fake argument?
Ben Gates: Right in the middle there, at the part where I'm always wrong. Which I don't understand, because when I assume I'm right, and it turns out my assumption is correct, how is that wrong?
Abigail Chase: When you make a decision without asking me, and you *happen* to be right, you just got lucky.
Ben Gates: [long pause] Well, I get lucky a lot.


benjamin gates nicolas cage
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C'est drôle, c'est futé, les séquences s'enchaînent vite et bien, pas le temps de s'ennuyer, juste celui de se dire "Non, ils ne vont tout de même pas oser...", et puis si, ils osent. Cerise sur le gâteau, les décors sont toujours aussi joliment réalisés, et les héros sont quand même sacrément beaux gosses. Et j'adore écouter Benjamin Gates résoudre ses énigmes sans jamais doute de rien.

Sadusky: There is a book and it has the information you need. The President's Book of Secrets. A collection of documents for President's eyes only. The truth behind the JFK conspiracy. The missing minutes from the Watergate tapes. And of course, Area 51.
Ben Gates: It contains all of our nation's secrets. I need to see that book.
Sadusky: The only way you'll ever see that book is if you get elected President.


Réalisé par Jon Turteltaub. Avec Nicolas Cage, Diane Kruger, Jon Voight, Justin Bartha, Ed Harris. Sorti le 13 Février 2008.

lundi 07 avril 2008

Battlestar Galactica 4x01: He That Believeth in Me

Primo, c'est quand même trèèès bon de retrouver BSG, surtout quand l'épisode démarre en pleine bataille spatiale (bien mal engagée pour nos amis)... j'aime toujours autant les images de cette flotte attaquée par des centaines de Raiders, et des batteries du Galactica qui tire à l'ancienne. Quant à Adama, qui protège sa flotte en bon papa poule "We can handle the hits, they can't", c'est toujours très fort. Bon, par contre, qu'il envoie les Nuggets (i.e. les pilotes tout juste formés) au combat, OK, il n'a pas trop le choix, mais moi, voir partir le pauvre Anders qui se demande dans quel camp il doit se ranger, ça me serrerait presque le coeur. Mais finalement c'était une bonne idée, puisqu'une fois Anders scanné par un Raider, c'est toute la flotte Cylon qui bat en retraite alors que les carottes étaient cuites pour les Coloniaux.

Evidemment, ça perplexifie tout le monde, pas autant néanmoins que le retour de Kara après ce qu'elle pense être 6 heures d'absence, alors qu'elle a été portée disparue pendant deux mois. Bien sûr, le fait que son Viper soit comme neuf, pas une égratignure et enregistreur de vol à zéro n'arrange pas les choses. J'ai beaucoup aimé l'accueil de Lee, qui se jette dans ses bras, avant de s'écarter pour laisser la place à Anders... l'illégitime vs. le légitime. Dame Roslin flaire le piège, tandis que Adama Senior a des problèmes de conscience. La fille prodigue est de retour, mais quel prix faudra t-il payer? Pour Adama Junior et Anders, par contre, peu importe qu'il s'agisse ou non d'un piège Cylon... Kara est de retour, leur Kara, et c'est le principal. C'est sûr, en plus, Anders a de bonnes raisons de voir les choses ainsi puisqu'entre-temps il a découvert qu'il est lui-même un cylon... ce qu'il n'avouera pas de sitôt à Kara, pas de doutes, maintenant que la Belle l'a prévenu du sort qu'elle lui réserverait!

Kara: If I found out you were a Cylon, I'd put a bullet between your eyes.

Lee, par contre, clairement, ses vues sur le sujet ont changé, non seulement il est prêt à admettre qu'il aime Kara, mais il admet également que si elle était un cylon, cela ne changerait strictement rien, en utilisant pour cela auprès de son père la carte Zack. Si son p'tit frère était un cylon, et revenait d'entre les morts, cela changerait-il l'amour qu'ils éprouvent pour lui? Non, bien sûr. Et malgré la requête formulée par son père, il ne reprendra pas les commandes d'un Viper... mais va plutôt prendre un poste au sein du gouvernement.

Je ne parlerai pas de Baltar même si son personnage est extrèmement bien géré, mais j'ai encore du mal avec cette ligne directe qui semble exister entre Mind!Six et le Dieu Unique, et je me demande comment ça s'imbrique avec le reste... au final, ce que j'ai beaucoup aimé dans cet épisode, c'est qu'à chaque fois que les innocents se demandent si des cylons sont parmi eux... les cylons sont supérieurs en nombre... juste autour d'eux. C'est quand même terriblement ironique.

Bon, et maintenant que vous avez lu ma petite opinion sur la question, filez chez La Sorcière!

dimanche 06 avril 2008

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (National Treasure 1)

Je dois avouer que la première demi-heure du film m'a laissée perplexe... je m'attendais à de l'aventure façon Indiana Jones, et je me retrouvais devant un contre la montre technologique façon Mission Impossible. Malgré ces références, au final, c'est quand même un large goût de Da Vinci Code que le film laisse en bouche. Mais ne vous laissez pas rebuter par mes insinuations, c'est un fort bon divertissement, et une fois passé le jeu médiocre de Nicolas Cage (pour le coup, son perpétuel air ahuri ne colle pas trop avec son personnage), j'ai pris beaucoup de plaisir à le regarder, d'autant que les décors sont extraordinaires.

L'histoire, c'est celle d'une famille, les Bates, qui se transmettent de père en fils la recherche d'un trésor mythique, celui des Templiers. Au moment de la signature de la Déclaration d'Indépendance, le Gates de l'époque s'est vu confier un des indices qui doivent permettre de le retrouver, et depuis, chaque génération tente de résoudre l'énigme, et pour l'instant, c'est défnitivement le Benjamin qui a fait les avancées les plus significatives, financé par un aventurier anglais. Mais le FBI va entrer en scène, et à partir de là, tout se complique, surtout quand les intérêts et les principes de l'archéologue et de l'aventurier se mettent à diverger.

nicolas cage benjamin bates national treasure
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Je le répète, mais ce n'est pas mal du tout. Il y a des squelettes, des vieux bateaux, des toiles d'araignées, des torches, des parchemins et un peu d'internet pour pimenter le tout, avec une bonne louche de répliques drôles. Ce n'est peut être pas extrèmement réaliste, mais ce n'est pas vraiment ce que l'on demande à ce genre de films! Et celui-ci est plaisant, il est servi par des seconds rôles qui ne servent pas QUE de faire-valoir à Nicolas Cage, et après tout, il permet aussi de réviser un peu l'histoire de la création des Etats-Unis ;)

Réalisé par Jon Turteltaub. Avec Nicolas Cage, Justin Bartha, Diane Kruger. Sorti le 22 Décembre 2004.

lundi 31 mars 2008

Indiana Jones (La Trilogie)

Bon, pour avoir revu les trois premiers Indiana Jones ces jours-ci, je dois avouer que je suis quand même assez impatiente de voir le IV... parce que mine de rien, notre Indiana Jones, c'est quand même un sacré personnage. Séducteur impénitent, idéaliste, futé, plein de ressources, prompt à taper dans le tas, et défenseur de la veuve et de l'orphelin.

Le premier est fort sympathique, même si j'avais sincérement l'impression de le connaître par coeur. Souvenez-vous, l'Arche d'Alliance, les nazis, Marion, le temple avec la boule qui roule (n'amasse pas mousse *pardon*). Le second, par contre est à oublier. Souvenez-vous, la chanteuse de cabaret, le culte de Kali, la cervelle de singe en dessert, mais surtout l'insupportable Demi-Lune, le petit orphelin accroché aux basques d'Indy et qui à lui tout seul décime la moitié des méchants. Le troisième, par contre, ah, le troisième... il est savoureux, peut être en particulier parce qu'il décortique le mythe Indiana Jones... son nom (celui du chien familial, en fait!), le stetson, la peur des serpents, la veste en cuir et même le fouet.

Déjà, même si je suis tombée amoureuse d'Harrison Ford le jour où je l'ai vu sauver la Princesse Leïa au cinéma, lui ajouter Sean Connery, c'est quand même une super idée. Parce qu'il est parfait dans le rôle du père incrédule et un peu distrait de notre brave Indy... tout en étant capable de clouer le bec à son imbécile de fils lorsqu'il fait des bêtises.

indiana jones sean connery harrison ford
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L'histoire du III, souvenez-vous, c'est celle de la quête du Saint Graal... Un mécène de l'université où enseigne le Dr Jones Junior lui offre de reprendre les recherches du Dr Jones Senior, lequel vient de disparaître mystérieusement. Voilà donc Junior lancé sur la piste de son père, secondé par une jeune femme, Elsa, dont l'accent allemand devrait lui mettre la puce à l'oreille. Mais quand il s'agit de faire confiance à une femme, Junior ne prend pas trop le temps de réfléchir... et c'est visiblement quelque chose qui se transmet de père en fils puisque le Dr Jones Senior a lui aussi craqué pour la dame, avant de découvrir sa perfidie. Mais Junior va faire la sourde oreille aux avertissements de son père, et l'appeler "Chèrie" jusqu'à la fin, malgré le fait qu'elle se préoccupe peu de son sort à lui.

Et je dois avouer que finalement c'est ma seule réserve sur ce film... on l'a vu craquer pour Marion, amie d'enfance, ou presque, dans le I, avant de succomber sans trop se battre à Willy dans le II, et alors que des tas de jolies demoiselles se pâment devant lui en cours, voilà qu'il craque dans le III pour une nana qui franchement n'en vaut pas la peine. J'espère qu'il vont lui mettre du plomb dans la cervelle pour le IV ;)



Les Aventuriers de l'Arche perdue. Réalisé par Steven Spielberg. Avec Harrison Ford, Karen Allen, Paul Freeman. Sorti le 16 Septembre 1981.
Indiana Jones et le Temple maudit. Réalisé par Steven Spielberg. Avec Harrison Ford, Kate Capshaw, Amrish Puri. Sorti le 12 Septembre 1984.
Indiana Jones et la Dernière Croisade. Réalisé par Steven Spielberg. Avec Harrison Ford, Sean Connery, Denholm Elliott. Sorti le 18 Octobre 1989.

Damages 1x07: We are Not Animals (Sous surveillance)

Voilà un épisode entièrement axé sur la manipulation... dans le passé, Patty manipule son fils, Ellen, et Tom avec une déconcertante facilité., qu'il s'agisse d'émanciper le fiston pour le faire rentrer de son plein gré à la maison, ou de confier à Ellen des missions qu'elle aurait normalement confié à Tom afin de semer le trouble entre eux deux. Et ça fonctionne... Tom avait proposé à Ellen de l'engager, tous deux ont menti à Patty sur le sujet, et maintenant que Patty les dresse l'un contre l'autre, le torchon brûle. Au grand dam de David, qui ne comprend pas pourquoi sa future femme se torture ainsi l'esprit. Ellen propose à Tom de faire front contre Patty, et Tom accepte avant de tout déballer à Patty, mettant ainsi Ellen dans une position difficile.

Grégory, lui, bien que mis sous surveillance et protection étroite par Patty, arrive à mettre les voiles avant d'enregistrer sa déposition. Libre et en vie pour combien de temps, ça, par contre, mystère.

Dans le présent, l'on découvre que c'est Patty qui avait invité Ellen à profiter de son appartement vide suite à sa dispute avec David... néanmoins, aucune trace d'un crime chez Patty, alors même qu'Ellen a grièvement blessé son agresseur. Dans un joli élan de clairvoyance, Ellen demande à Tom de l'aider, et si celui-ci lui affirme que Patty est introuvable, c'est néanmoins elle qu'il a au bout du fil en sortant de son entrevue avec Ellen... qui a demandé à M. Nye de faire suivre Tom, persuadée qu'il les mènera directement à Patty. Bien joué ;)

samedi 29 mars 2008

Le Secret de Brokeback Mountain

Je dois avouer que je ne pensais pas pouvoir être autant séduite par une histoire d'amour entre deux hommes... et c'est pourtant le cas. Est-ce que c'est la réalisation de Ang Lee (qui m'avait déjà convaincue pour Raison et Sentiments), la beauté des images, la qualité de l'histoire ou tout simplement le jeu des deux acteurs principaux qui m'a enchantée, je n'en sais ma foi rien, mais c'est un film qui vous prend et ne vous lâche plus. Je crois que je vais garder longtemps en tête les images de ce couple aussi inattendu que sublime formé par Jack et Ennis, ces deux cowboys à la virilité ravageuse. Quant à la performance d'acteur de Jake Gyllenhaal (Jack) et Heath Ledger (Ennis), elle m'a convaincue à tous les niveaux.



L'histoire, c'est celle de Jack, grande geule qui tente de gagner sa vie en faisant du rodéo, et de Ennis, infiniment plus taciturne, fiancé à une jeune femme terne, qui a l'ambition d'être un jour propriétaire de son ranch... tous les deux sont embauchés pour garder dans les montagnes un troupeau de moutons, l'un à un camp de base, l'autre avec le troupeau, réunis pour prendre leurs repas. Isolés pendant des semaines, l'amitié qui se développe entre eux deux fait place à un sentiment plus destructeur, qui va chambouler leur vie toute entière. Ennis s'endort une nuit au camp de base, trop ivre pour monter à cheval et rejoindre le troupeau... et frigorifié, il rejoint en pleine nuit Jack sous la tente. Et ces deux hommes, malgré la peur que cette relation suscite en eux, particulièrement chez Ennis, vont être incapables d'y résister. Et après les inévitables regrets au petit matin...

Ennis Del Mar: This is a one-shot thing we got goin' on here.
Jack Twist: It's nobody's business but ours.
Ennis Del Mar: You know I ain't queer.
Jack Twist: Me neither.


... on les devine jour après jour de plus en plus complices, et de plus en plus attachés l'un à l'autre. Tendres, joueurs, tantôt fraternels et tantôt amants, mais surtout, terriblement virils.

Ennis Del Mar: [with his arms around Jack] C'mon now, you're sleepin' on your feet like a horse. My mama used to say that to me when I was little. And sing to me... [humming]

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Et lorsqu'il s'agit de redescendre, rappelés dans la vallée plus tôt que prévu, Ennis craque, et c'est Jack qui va le capturer avec son lasso dans une scène bouleversante. Ennis, hanté par une scène de son enfance, répond à la tendresse de Jack par la violence, et ça fait partie des choses que j'ai vraiment adoré dans ce film, ces deux hommes sont prêts à tout pour ne pas cèder à leurs sentiments, mais ils vont en être incapables. Et même si les regrets sont violents, sous-jacent il reste toujours ce besoin l'un de l'autre, et le côté inéluctable de leur relation. Chacun leur tour, ils vont en vouloir terriblement à l'autre d'avoir gâché la vie bien tranquille qui était toute tracée... Et en même temps, cette complicité amoureuse et fraternelle à la fois est bien la meilleure chose qui leur soit arrivé.

J'ai adoré la scène de leurs premières retrouvailles, 4 ans après la saison sur Brokeback Mountain. Jack a envoyé une carte à Ennis, le prévenant de son passage dans les environs, et la fébrilité d'Ennis qui attend son ami est sublime, le tout sous le regard perplexe de sa femme. Et quand enfin Ennis entend s'arrêter le pick-up, et dévale les escaliers pour retrouver son ancien amant, c'est infiniment émouvant. Leur besoin l'un de l'autre est inchangé malgré les années, la passion les submerge, sous les yeux d'Alma, la femme d'Ennis, qui les regarde par la fenêtre. Dans les minutes qui suivent, Ennis remonte chez lui et présente Jack à sa femme, encore bouleversée par la scène qu'elle a vu... sauf qu'Ennis ne voit rien, n'entend rien, ne se préoccuppe même pas réellement de sauver les apparences. Il fait son sac en deux minutes, et prétexte une partie de pêche pour filer avec Jack. Et cette irrépressible envie d'être l'un avec l'autre, je l'ai trouvée sublime, tout simplement. Il y a de la violence, mais il y a aussi de la tendresse, et beaucoup de retenue.

Jack Twist: It could be like this - just like this - always.
(...) Tell you what... truth is, sometimes I miss you so bad I can hardly stand it...


Après ces quatre premières années pendant lesquelles l'un n'a cessé de penser à l'autre, et inversement, nos deux cowboys vont régulièrement passer quelques jours ensemble dans "leur" montagne, toujours sous couvert de parties de pêche. Ils vont chevaucher, chasser, deviser, s'aimer, et surtout profiter l'un de l'autre avec bonheur, et là encore, ça m'a fait fondre.

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Jack Twist: [looking over at Ennis in the firelight; he has laid back and is looking up at the stars, smiling] Anything interesting up there in heaven?
Ennis Del Mar: [for the first time in a long time, content] I was just sending up a prayer of thanks.
Jack Twist: For what?
Ennis Del Mar: [with a wink and a smile] For you forgettin' to bring that harmonica. I'm enjoyin' the peace and quiet.


Les reproches ne sont jamais loin puisque Jack en voudra toujours à Ennis de ne pas avoir su vivre au grand jour leur relation... mais ils demeurent incapables de vivre l'un sans l'autre. Même si au final, il le faudra bien.

Jack Twist: Tell you what, we coulda had a good life together! Fuckin' real good life! Had us a place of our own. But you didn't want it, Ennis! So what we got now is Brokeback Mountain! Everything's built on that! That's all we got, boy, fuckin' all. So I hope you know that, even if you don't never know the rest! You count the damn few times we have been together in nearly twenty years and you measure the short fucking leash you keep me on - and then you ask me about Mexico and tell me you'll kill me for needing somethin' I don't hardly never get. You have no idea how bad it gets! I'm not you... I can't make it on a coupla high-altitude fucks once or twice a year! You are too much for me Ennis, you sonofawhoreson bitch! I wish I knew how to quit you.
Ennis Del Mar: [crying] Well, why don't you? Why don't you just let me be? It's because of you Jack, that I'm like this! I'm nothin'... I'm nowhere... Get the fuck off me! I can't stand being like this no more, Jack.


Une vingtaine d'années plus tard, Ennis retrouve dans la chambre de son ami et amant la chemise que Jack portait ce dernier jour à Brokeback Mountain, lorsqu'il se sont battus pour ne pas se dire qu'ils s'aimaient, la chemise tâchée du sang d'Ennis, et la sienne, tâchée du sang de Jack, toutes les deux suspendues sur un même cintre.

Pour conclure, je comprends que ce film ait enchanté la communauté gay, parce qu'on est quand même très loin des clichés habituels, mais je dois avouer que passé un premier instant de surprise, au final, ce qui m'a séduite dans ce film, c'est l'histoire d'amour, et qu'elle soit entre deux hommes, ce n'est pas le plus important.

Je mets une seconde vidéo en lien, mais ne la regardez pas si vous n'avez pas vu le film... c'est complètement spoiler! http://www.dailymotion.com/video/x19n2_brokeback-mountain-fanvid_music. Personellement, je n'arrive pas à m'ôter ni la musique, ni les images de la tête.

Réalisé par Ang Lee. Avec Heath Ledger, Jake Gyllenhaal, Michelle Williams. Sorti le 18 Janvier 2006.

mardi 25 mars 2008

Stuart Little

Bon, les petits rient raisonnablement en le regardant, mais je ne peux pas dire que j'ai été séduite, à part par Geena Davis et Hugh Laurie, qui sont vraiment super mignons dans le rôle de parents adoptifs d'une souris qui cause.

Et puis j'imagine la joie que devait ressentir Hugh Laurie chaque jour de tournage en découvrant sa tenue... parce qu'entre la chemise bleu électrique à laquelle on ajoute un tricot rouge fait main, la floppée de costumes tous plus tape-à-l'oeil les uns que les autres et les noeuds-papillon toujours joliment colorés, il devait y avoir de l'ambiance.

stuart little hugh laurie geena davies
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En attendant, pour moi qui ne connaît de Hugh Laurie que la sobriété des oeuvres de Jane Austen et les reviews de Dr House chez La Sorcière, je dois avouer que ça m'a fait un choc. Ceci dit, quel acteur... et quelle actrice, ils sont parfaits dans leurs rôles respectifs!

A noter que mes pitchouns n'ont pas encore réclamé la même salle de jeux que le gamin du film, mais ça ne saurait tarder. J'en prendrais bien une pour moi aussi, d'ailleurs.

Réalisé par Rob Minkoff. Avec Geena Davis, Hugh Laurie, Jonathan Lipnicki. Sorti le 12 Avril 2000.

Hercule

Bon, ça va être un peu compliqué celui-là, parce que je n'ai pas su le regarder jusqu'au bout, je me suis arrêtée au deux tiers... il est certains dessins animés, ou non, vraiment, je ne tiens pas le coup. Et autant j'adore les Madagascar, Cars et autres Ratatouille, autant une daube comme Hercule, ça me saoule, mais grave. Là, c'est dit ;)

Et ça m'irrite d'autant plus qu'avec la mythologie, ou plutôt les mythologies, il y a quand même matière à faire de supers histoires, sans avoir besoin de taper dans un mélange des genres insupportables. Non, parce que les nanas grecques en petite tenue qui font des ronds de jambes en chantant du gospel, ça va bien cinq minutes mais ça devient quand même vite intenable. Dans le lot ils en ont mis une ronde, mais la pauvre non seulement elle a un physique pas facile, mais en plus c'est franchement pas non plus une super danseuse. Bref, ce n'est pas politiquement correct, mais ce n'est pas non plus drôle. Vraiment rien à voir avec Mulan, donc, qui est pour moi un vrai bijou.

Les travaux d'Hercule sont traités en dérision, réalisés par un imbécile fini (Hercule) qui ne connaît pas les limites de sa force, et qui n'a pas deux sous de jugeote. Heureusement il a Pégase avec lui, et Phil, mi-bouc mi-humain, grand trouillard obsédé par le sexe faible, un véritable satyre (mais j'ai toujours un doute; satire ou satyre?). Hadés ne vaut que pour sa chevelure; Meg, la beauté fatale qui lui a vendu son âme est beaucoup trop intelligente pour Hercule, et globalement les deux seuls du casting qui en vaillent vaguement la peine, ce sont les deux faire-valoir d'Hadés, Peur et Panique. Ils ne brillent pas par leur intelligence, mais au moins ça les rends limite drôles.

Bref, vous l'avez compris, celui-là, mes petiots ne sont pas prêts de le voir, je déteste voir les civilisations antiques tournées en dérision, même si j'avoue une certaine envie d'en savoir la fin, juste histoire de me conforter dans mon opinion. Je n'ai jamais regardé Kuzco non plus, mais à priori, il me fait exactement le même effet.

Réalisé par John Musker, Ron Clements. Avec Tate Donovan, Danny DeVito, James Woods. Sorti le 26 Novembre 1997.

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