Tequila's Secrets

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lundi 24 mars 2008

Premières Amours

Beaucoup de tendresse, avec un petit côté sauvage quand même ;) C'est ce qu'on appelle la monte en liberté dans le jargon du cheval.

étalon jument monte en liberté

étalon jument monte en liberté

étalon jument monte en liberté

dimanche 23 mars 2008

Contact

Oui, je sais, je l'ai déjà reviewé ici, mais ce film me bouleverse autant à chaque fois que je le revois... définitivement, je le trouve magnifique, et porté par des acteurs fabuleux: Jodie Foster, Tom Skerritt, James Woods, et bien évidemment, "mon" Matthew McConaughey.

Alors pour le plaisir des yeux, la séquence d'intro, fantastique de poésie, et le trailer.



mercredi 19 mars 2008

Damages 1x06: She Spat at Me

Chouette épisode qui se concentre sur le meurtre de David... parce que le petit gars, on ne sait pas par qui il a été assassiné, mais ce qui est sûr, c'est qu'il ferait bien d'arrêter de fricoter avec la psychopathe qui hante son service à l'hôpital. Parce qu'elle semble charmante, la demoiselle Lila, mais simuler la mort de son grand-père qui avait été hospitalisé pour s'attirer la sympathie du gentil docteur, ce n'est pas bien. Ni voler ses clefs pour pouvoir s'introduire chez lui alors qu'il conte fleurette à sa femme légitime. Et trois mois et demi plus tard, exhiber les clefs au policier et faire croire aux enquêteurs qu'il trompe sa demme depuis tout ce temps, ce n'est vraiment pas honnête. Non, pas du tout.

Pendant ce temps là, Frobisher cherche à restaurer son image auprès du public (si tant est que cogner sur l'écrivain qui écrit sa bio soit une bonne méthode), Gregory a des problèmes de conscience... et demande l'aide de l'avocat de Frobisher, qui, lui-même, semble en avoir gros sur la patate. Je dois avouer que ses cauchemars sont... terriblement réalistes. Patty, quant à elle, n'hésite pas à bourrer le crâne d'Ellen de conseils pour réussir sa vie de couple... conseils qui ne jouent pas en faveur du brave David qui doit avoir les oreilles qui sifflent.

mardi 18 mars 2008

Very Bad Things

J'avais gardé un excellent souvenir de ce film déjanté et caustique... et je n'ai pas été déçue de le revoir, bien au contraire, même si je soupçonne qu'il ne soit pas étranger aux cauchemars de la nuit qui a suivi!

L'histoire, c'est celle de 5 copains qui filent célébrer l'enterrement de vie de garçon de Kyle à Las Végas. Manque de chance, l'un d'eux, Michael, alcool et cocaïne aidant, va accidentellement embrocher la stripteaseuse en prenant son pied lors d'une passe à $500... et au lieu d'appeler tout simplement les secours, ils écoutent Boyde, qui va les inciter à se débarrasser du corps.

Boyd: If you take away the horror of the scene, take away the tragedy of the death, take away all the moral and ethical implications that have been drilled into your head since grade one, do you know what you're left with? A 105-pound problem that needs to be moved from point A to point B.

Et lorsqu'un agent de sécurité découvre le pot aux roses, Boyde le poignarde, et tous attendent pendant un temps qui semble interminable qu'il se soit vidé de son sang. Liés par ce double meurtre, à quelques jours à peine du mariage, nos cinq camarades ne vont cesser de franchir des palliers dans l'horreur, oubliant toute morale. Ils sont désormais prêts à tout, mais vraiment tout, pour que la vérité ne voit jamais le jour.

Mais ce qui est jouissif, c'est que finalement, la surenchère dans les meurtres n'est absolument rien par rapport au purgatoire que vont subir ceux qui restent... Il y a une véritable morale à cette histoire!

very bad things
Tous droits réservés

Le film est magnifiquement servi par une excellente brochette d'acteurs, en particulier Cameron Diaz, qui joue la mariée prête à tout pour que rien ne vienne gâcher le jour J, et Christian Slater, qui incarne Boyde, complètement allumé et en même temps tellement cohérent. *SPOILER* La scène pendant laquelle il étrangle Lois, puis abat Michael avant de tranquillement rejoindre les autres dans la voiture, et de leur expliquer que Michael était amoureux de Loïs, sa belle-soeur, et que c'est pour cela qu'il a tué son frère Adam, avnt de tuer Loïs et de finalement se donner la mort est... comment dire... parfaite. *FIN du SPOILER*

Réalisé par Peter Berg. Avec Christian Slater, Jeanne Tripplehorn, Cameron Diaz. Sorti le 17 Février 1999.

dimanche 16 mars 2008

Le Diable s'habille en Prada (The Devil Wears Prada)

Bon, comme je vous l'avais déjà écrit ici, j'avais été un peu déçue par le livre, qui ressemblait trop à mon goût à un autre bouquin de Laura Weisberger... mais je suis encore plus déçue du film, qui m'a paru sérieusement insipide... Les acteurs/actrices sont très mignons, le jeu est correct, mais je n'ai pas retrouvé ce qui faisait tout le sel du livre...

Commençons par épingler Andrea, notre aspirante journaliste. Dans le livre, il s'agit bien évidemment d'une brave fille, dont le petit ami exerce un métier quasiment humanitaire puisqu'il est instit dans une banlieue extrêmement défavorisée. A des années lumière donc de la futilité dans laquelle va s'impliquer Andrea, toujours celle du livre, qui va pourtant s'y atteler comme si la survie de la planète en dépendait, tout en prenant soin de le faire payer à Runway dés qu'elle le peut, je pense au fait qu'elle distribue des cafés à des sans-abris (notes de frais!) ou file systématiquement de gros pourboires (notes de frais encore!). Premier gros décalage. Mais surtout, l'Andrea du film conserve un certain recul; elle cherche à faire son boulot du mieux possible, d'où l'éviction d'Emily, et elle ne se laisse jamais complètement emporter par la vague, elle garde toujours un peu de libre arbitre est toujours présent. Et psychologiquement elle y arrive, parce que la Miranda du film n'est pas le Diable.

Certes c'est une femme forte, dominatrice, autoritaire, mais également capable de s'effondrer et de reconnaître que l'on fait du bon boulot. On la sent humaine malgré tout, et presque sympathique si on gratte un peu le vernis. Ce n'est pas le cas de la Miranda du livre, que l'on entraperçoit brièvement dans le film lors des séquences pendant lesquelles elle jette manteau et sac sur le bureau d'Andrea, en dictant ses requêtes toutes plus imprécises les unes que les autres.

Miranda Priestly: I don't understand why it's so difficult to confirm an appointment.
Emily: I know, I'm so sorry, Miranda. I actually did confirm...
Miranda Priestly: The details of your incompetence do not interest me. Tell Simone I'm not going to approve that girl that she sent me for the Brazilian layout. I asked for clean, athletic, smiling; she sent me dirty, tired and paunchy. And RSVP yes to Michael Kors' party, I want the driver to drop me off at 9:30 and pick me up at 9:45 sharp. Then call Natalie at Glorious Foods and tell her no, for the 40th time, no, I don't want dacquoise, I want tortes filled with warm rhubarb compote. Then call my ex-husband and remind him that the parent/teacher conference at Dalton tonight. Then call my husband. Ask him to please meet me for dinner at that place I went to with Mossimo. Also, tell Richard I saw all the pictures that he sent for that feature on the female paratroopers and they're all so deeply unattractive. Is it impossible to find a lovely, slender, female paratrooper? Am I reaching for the stars here? Not really. Also I need to see all the things that Nigel has pulled for Gwyneth's second cover try. I wonder if she's lost any of that weight yet.

Dans le livre, pas une heure ne se passe sans que Andrea ne se fasse réprimander, insulter, rabaisser, manipuler, torturer psychologiquement ... de manière injuste et inexcusable. Et c'est bien sûr à cause de cette pression psychologique que l'Andrea du livre baisse finalement les bras et envoie paître Miranda en public, pendant un défilé parisien, ce qui bien évidemment lui vaudra de ne pas retrouver de travail dans la presse magazine ou quotidienne, mais bien de se mettre à écrire en freelance des nouvelles à l'eau de rose. Le plus ironique, pour l'Andrea du livre, c'est qu'elle ne cède pas à la tentation de coucher avec Christian, mais ne récupère pas pour autant son petit ami. Que les choses sont plus faciles sur Grand Écran! (Sa bonne copine en profite également puisqu'elle n'est pas alcoolique et ne va pas non plus tomber dans le coma. Tout bénéf!)

Et puisque personne ne s'oppose jamais à Miranda Priestley, évidemment personne ne complote contre elle... l'astuce parisienne qui consiste à nous faire croire qu'elle va enfin être punie de sa méchanceté (renvoi de son boulot et divorce) n'existe que dans le film, purement pour nous attendrir devant cette insupportable bonne femme et nous faire croire qu'il y a un cœur sous le tailleur. Ce que n'a définitivement pas la Miranda du livre.

prada diable meryl streep anne hathaway
Photo tous droits réservés

Pour moi, ce qui sauve le film, outre sa Bande Originale aux titres tous mieux choisis les uns que les autres, ce sont ses dialogues savoureux (tout aussi savoureux dans le livre, mais peut être un peu moins percutants, forcément, il y a plus de place à leur accorder!).

Miranda Priestly: [Miranda and some assistants are deciding between two similar belts for an outfit. Andy sniggers because she thinks they look exactly the same] Something funny?
Andy Sachs: No, no, nothing. Y'know, it's just that both those belts look exactly the same to me. Y'know, I'm still learning about all this stuff.
Miranda Priestly: This... 'stuff'? Oh... ok. I see, you think this has nothing to do with you. You go to your closet and you select out, oh I don't know, that lumpy blue sweater, for instance, because you're trying to tell the world that you take yourself too seriously to care about what you put on your back. But what you don't know is that that sweater is not just blue, it's not turquoise, it's not lapis, it's actually cerulean. You're also blithely unaware of the fact that in 2002, Oscar De La Renta did a collection of cerulean gowns. And then I think it was Yves St Laurent, wasn't it, who showed cerulean military jackets? And then cerulean quickly showed up in the collections of 8 different designers. Then it filtered down through the department stores and then trickled on down into some tragic casual corner where you, no doubt, fished it out of some clearance bin. However, that blue represents millions of dollars and countless jobs and so it's sort of comical how you think that you've made a choice that exempts you from the fashion industry when, in fact, you're wearing the sweater that was selected for you by the people in this room. From a pile of stuff.

Pour terminer et toujours pour ma part, le grand intérêt du film, c'est de m'avoir fait admirer d'un oeil envieux les tenues d'Andrea. Et ça, c'est contre-productif! ;)

Réalisé par David Frankel. Avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Simon Baker, Adrian Grenier. Sorti le 27 Septembre 2006.

samedi 15 mars 2008

Déjà Vu

A priori, moi, les films dans lesquels un type du présent voit dans le passé des choses qu'il lui reste encore à faire dans le futur, j'ai du mal. On peut même dire que je me laisse complètement larguer, et celui-là, il n'a pas échappé à la règle.

Lorsqu'un ferry explose à la Nouvelle Orléans, faisant plusieurs centaines de morts, l'agent Carlin, de l'ATF, se fait remarquer par les gars du FBI à cause de ses qualités de déduction... et se voit confier l'opportunité de fouiller le passé afin de découvrir des indices qui permettraient de ratrapper le temps et d'arrêter le criminel. Le FBI dispose en effet d'une machine qui permet d'ouvrir une fenêtre sur le passé, sauf qu'évidemment, si on voit le passé, on peut également interférer avec, et donc éviter que se produise le futur dans lequel on se trouve.

Et comme la jeune femme qui est la clef du crime est une belle jeune femme, disons que ça motive terriblement notre Agent Carlin pour aller faire un tour dans le passé, la sauver, éviter que le ferry explose et patati et patata. Bien sûr il (celui du futur) se fait tuer, mais ça tombe bien il (celui du présent, à moins que ce ne soit celui du passé) est bien là, et tout à fait disposé à prendre soin de cette jeune femme qui dit le connaître. Ben tiens.

deja vu denzel washington paula patton
Photo copyright Buena Vista International

Je ne peux pas dire que ce soit un mauvais film, il est même certainement plutôt bon dans le genre... il est bien réalisé, avec des effets spéciaux grandioses (je pense à la course poursuite sur deux plans temporels, entre autres) et des acteurs tout à fait crédibles. Le vrai point négatif, c'est qu'Adam Goldberg a des cheveux, et ça ne lui va pas du tout... et pour rester dans des considérations capillaires, le film est quand même vraiment, par moments, tiré par les cheveux.

Réalisé par Tony Scott. Avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton. Sorti le 13 Décembre 2006.

jeudi 13 mars 2008

I am Legend (Je suis une Légende)

Bon autant le dire de suite, j'ai été impressionnée par la performance d'acteur de Will Smith... et pourtant, depuis Seul au Monde pendant lequel je me suis ennuyée profondément, malgré le fait que Tom Hanks soit un acteur génial, j'ai un peu tendance à me méfier des films qui semblent portés par un seul nom, tellement le reste du casting est... acessoire. Mais Will Smith s'en sort très bien... Il faut bien dire que les bêtes qui hantent l'île de Manhattan sont également autrement plus fascinantes et terrifiantes que les crabes et les poissons des Xièmes rugissants, et que les abdos de Will Smith valent le détour. Et non, je ne suis pas obsédée par les abdos, mais ils sont là, alors autant les regarder.



Le film commence sur un flashback pendant lequel un docteur annonce avoir trouvé un traitement contre le cancer... basé sur un virus à qui l'on donne cette mission. Essais humains concluants, 100% de réussite, patati, patata... mais l'on comprend très vite que les choses ont mal tourné. Peut être à cause de ce splendide plan aérien d'un ville de New York abandonnée, et sur laquelle la nature reprend ses droits... l'herbe pousse au milieu de la chaussée, les arbres ont pris leurs aises, et surtout, cette jolie voiture de course qui fonce au milieu des véhicules abandonnés poursuit... un troupeau de cervidés. Au volant, un homme, armé, et un chien assis en place passager. La course poursuite se termine abruptement lorsqu'une lionne attrappe devant eux l'animal, rejointe pour le festin par un splendide mâle et un lionceau.

Retour au bercail bredouille, donc... et quelle forteresse! La maison, sur Washington Square, se barricade entièrement pour la nuit, et est équipée pour soutenir un siège: vivres, armes, et surtout, au sous-sol, le laboratoire de l'homme. Parce qu'il semblerait que depuis plus de 1000 jours, cet homme et ce chien sont les seuls habitants de l'île de Manhattan, et qu'il expérimente encore et toujours pour trouver un traitement au virus qui a transformé une bonne partie de la planète en... "dark-seekers", des bêtes terrifiantes, enragées, inhumaines, cannibales, et qui ne supportent plus la lumière.

Les flash-backs nous montrent l'évacuation de Manhattan, et l'implacabilité du tri à la sortie de la ville... Neville a perdu sa femme et sa fille pendant l'évacuation, et lorsqu'il doit achever Sam, sa chienne, contaminée par une morsure, il baisse finalement les bras et évacue sa rage sur les infestés, revanche et vengeance à la fois, quitte à (enfin) mourrir. Sauvé par une femme et un petit garçon, Neville découvre que sa dernière expérimentation en cours a fonctionné, et qu'il détient enfin la formule du rétro-virus. Mais les infestés les ont suivis... déshinibés, enragés, indifférents à l'idée de mourir, mais néanmoins prêts à tout pour survivre.

Anna: The world is quieter now. We just have to listen. If we listen, we can hear God's plan.
Neville: God's plan.
Anna: Yeah.
Neville: All right, let me tell you about your "God's plan". Six billion people on Earth when the infection hit. KV had a ninety-percent kill rate, that's five point four billion people dead. Crashed and bled out. Dead. Less than one-percent immunity. That left twelve million healthy people, like you, me, and Ethan. The other five hundred and eighty-eight million turned into your dark seekers, and then they got hungry and they killed and fed on everybody. Everybody! Every *single* person that you or I has ever known is dead! Dead! There is no god!


Une fin alternative à celle diffusée en salle existe... qui jette un regard différent sur l'humanité des Infectés (Infestés), et qui est loin d'être délirante par rapport au reste du film.

Réalisé par Francis Lawrence. Avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan. Sorti le 19 décembre 2007.

mercredi 12 mars 2008

Bienvenue chez les Ch'tis (version Ch'ti)

J'avos invie d'tirer min capiau à Dany Boon qui réhabilite euh ch'nord deul' France tout ins' payant eun bonne tranche eud rigolade aux dépins des gins du sud.

Finalmin, l'histoire ch'est celle d'un gars du chud qui est muté d'in ch'nord, à Beurgues comme y dit. Ché eune promotion, mais pour li ch'est disciplinaire, rindez-vous compte, sur eul banquisse avec des pingouins! Ch'qui est fort ben réussi d'ins film, ch'est que même chi l'on s'moque, chi in critique ou chi in ridiculise ch'est toudis fait avec telmint de tendresse qu'in rit tous eud' bon coeur.

Bien ch'ur étint née à Lille et j'y ai resté jusqu'à mes 22 ans, j'arconnos min nord dins ch'film. Chés baraques à frites ch'ur eul Gand Place, eul picalilli, eul maroilles adouchi in l'trimpant dans l'café-chicoré, eul g'nièvre avec un chuc, les speculoos au gingembre et tous ché aspects touristiques de l'région... beffrois, carillons, chars à voile sur eud' grindes plages, eul terris, eul supporters de ch'stade eud Lens, eul carnaval avec ses fanfares, eul Géants, eul ducasse. Mais surtout, d'intindre un tas d'expressions, quel bonheur! Quand ch'téléphone chonne, te laisse chonner tro coups, on ch'aura que tu vas bien, j'la entendu des tas de fois, et si j'bo pas de café, j'acceptais toudis un canard chez m'grand-mère.

Et ouais, vin diousse euch film ch'est surtout eun comédie drôle din les chouvenirs, hein Galabru! Et pis eul drache qui quere sur eul carette de Philippe quant' il passe le panneau "Bienvenue dans Ch'Nord Pas de Calais", et l'tournée d'Antoine Bailleul et Philippe lorsque l'second veut apprindre au premier à r'fuser le ch'ti coup qu'on leur propose à chaque maison. Finalmin ch'qui m'a le plus touchée, je cro que ch'est d'avoir intindu min nom d'jeun fille gramin de fos.

(Traduit du Français par M. et Mme Bailleul eux-mêmes! Merci.)

Version en bon Français ;)

Damages 1x05: A Regular Earl Anthony

Intrigue un peu moins prenante pour cet épisode-ci qui tourne autour de Tom, qui a reçu une proposition d'un autre Cabinet d'Avocats. La Proposition d'une Vie. Et vu qu'un bonheur n'arrive jamais seul, voilà que les ex-clients de Patty (qui, habilement manipulés par Frobisher, viennent de l'envoyer sur les roses) veulent qu'il reprenne l'affaire Frobisher. Et de fil en aiguille, notre Tom caresse le rêve ambitieux de faire cavalier seul. Ou plutôt, de débaucher Ellen, qui connaît l'affaire sur le bout des doigts. Ellen refuse, et après moult tergiversations, Tom réalise que s'il cherche la reconnaissance dans son métier, la seule qui lui importante vraiment, ce serait celle que pourrait lui témoigner Patty. Et le voilà à lui faire une offre, et à lui apporter ses clients perdus sur un plateau s'il peut revenir suivant ses propres termes. Et il va presque obtenir ce qu'il était venu chercher...

Pendant ce temps, Patty, qui sait tout à propos de Gregory, se demande comment l'obliger à témoigner sans avoir à révéler à Ellen qu'elle en savait plus que ce qu'elle laissait croire, en particulier lorsqu'elle écoutait sans broncher les mensonges de Katie. Et c'est David qui lui offre l'opportunité sur un plateau... Katie lui a avoué toute la vérité... et à son tour il révèle toute l'histoire à Ellen, qui s'empresse de mettre Patty dans la confidence. Bingo!

mardi 11 mars 2008

Damages 1x04: Tastes like a Ho-Ho

Encore un très bon épisode, avec son lot de révélations... Katie, qui a accepté d'être témoin au procés Frobisher, se retrouve cuisinée par Ellen et Patty à propos de ce qu'elle a pu voir le fameux week-end pendant lequel Frobisher aurait reçu des informations de son courtier. Manque de chance, à l'époque notre Katie était accro à la cocaïne, et lorsqu'elle a entrevu Frobisher ce soir là, elle était suffisamment shootée pour ne pas se souvenir de grand chose. Gregory, rencontré ce même soir et qui était à ses côtés lors de la rencontre affirme, lui, connaître le nom du témoin... mais refuse de se faire connaître, sous prétexte qu'il ne veut pas gâcher va vie... ni avouer à sa femme sa liaison avec Katie. Mise au parfum par Greg qui la supplie pourtant de garder le silence, voilà donc notre Katie qui témoigne sous serment devant Ray Fiske que l'homme qu'elle a vu ce soir là en compagnie de Frobisher est Luke Richards. Pas de bol, l'alibi de ce dernier est en béton, même s'il est loin d'être avouable!

Voilà donc notre jolie Katie détruite, toute crédibilité perdue. Adieu le restaurant offert par Frobisher, la joyeuse amitié avec sa future belle-soeur, son aventure avec Greg (qui n'est pas marié, d'ailleurs, comme elle le découvre à ses dépends!), et tous ses jolis rêves de justice. Sans compter que désormais tout le monde est au courant de son séjour en réhab... et de l'avortement suite au coup d'une nuit avec Greg. Seule option, la fuite, semant au passage la pagaille entre son frère David et Ellen. Il était trop parfait le David, il fallait bien qu'il craque à un moment ou à un autre!

Et pendant que Katie se demande ce qui lui est tombé dessus et qu'Ellen panse ses blessures, nous découvrons que Grégory est lui aussi victime de chantage. La maison dans laquelle il a emmené Katie ce soir là appartient à un homme qui a visiblement beaucoup à perdre... et les actions de Frobisher ont transité par le compte d'actions de Greg. Bon, ça, Patty le sait aussi désormais, grâce à Tom (qui pourrait bien lui filer entre les doigts si elle n'y prends pas garde, et il aurait bien raison!).

Cinq mois plus tard, Katie identifie le corps de son frère à la morgue, et découvre que non, Ellen et David n'étaient plus fiançés, et que oui, Ellen, est soupçonnée du meurtre.

lundi 10 mars 2008

Le Monde de Narnia: Le Lion, La Sorcière Blanche et l'Armoire Magique

J'ai bien sûr largement entendu parler de ce film, et de la suite également, sans jamais me résoudre à le voir. Et je dois avouer que même là, tranquillement en DVD, j'y suis allée un peu à reculons, ou plutôt en faisant mon repassage. Et effectivement, même si c'est un joli conte, je n'ai pas été complètement emballée. Disons que j'ai eu un peu de mal à croire au mélange humains/animaux/créatures mythiques... pas grand chose à redire sur les effets spéciaux, et c'est joliment réalisé, mais je ne suis pas tout à fait rentrée dedans. Par contre, promis, j'achète les livres pour mes petiots.

le monde de narnia

L'histoire, c'est celle d'une fratrie, Peter, Susan, Edmund et Lucie qui sont envoyés à la campagne, chez un vieux professeur excentrique, pour échapper aux bombardements ennemis pendant la guerre. Pendant une partie de cache-cache, Lucie découvre un passage vers un monde enchanté, Narnia, et fait connaissance avec un faune... qui hésite à la livrer à la Sorcière Blanche. Bien sûr, à son retour, personne ne veut la croire, et même Edmund qui la suit la fois suivante nie l'existence de Narnia. Il faut avouer que lui a rencontré la Sorcière Blanche, et qu'il a été séduit par ses promesses d'autant plus facilement que sa relation avec son frère et ses soeurs est tendue. Et lorsqu'ils passent enfin tous dans le monde de Narnia, c'est pour vivre une fantastique épopée. Depuis plus de 100 ans, Narnia est plongé dans un hiver éternel, et les 4 enfants d'Adam et Eve sont les personnages clefs d'une prophécie qui annonce leur victoire sur la Sorcière Blanche.

Et pendant qu'Edmund le traître se retrouve martyrisé par la Sorcière Blanche, son frère et ses soeurs vont faire la connaissance d'animaux tous plus extraordinaires les uns que les autres, découvrir des personnages mythiques, et même recevoir des cadeaux de la part du Père Noël... bien sûr, ils seront tous réunis pour tenir chacun leur rôle la bataille finale, et pour règner tous les quatre sur Narnia. Jusqu'au prochain épisode!

Réalisé par Andrew Adamson. Avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell, William Moseley. Sorti le 21 Décembre 2005.

Stargate Atlantis 4x20 : The Last Man

Que c’est bon de terminer une saison en demi-teinte sur un excellent épisode ! Je dois avouer que les réalités parallèles et les voyages dans le temps, j’adore. C’était déjà la raison majeure pour laquelle j’aimais la série Sliders… souvenez-vous, l’Égypte qui domine le monde, la réserve de dinosaures à San Francisco… mais c’est une autre histoire.

Dans Stargate, en général, c’est l’occasion idéale pour les scénaristes de se lâcher et de faire subir à nos pauvres personnages tout ce dont ils ont rêvé sans jamais oser le faire pour moult raisons. Caser ensemble Jack et Sam. Tuer l’un des personnages au générique (euh, mauvais exemple). Ronon copain à la vie, à la mort avec un Wraith. Un baiser entre le Dr Keller et le Dr McKay. Nous donner à nouveau envie de gifler Woolsey. Faire que la série se termine horriblement mal pour tout le monde (sauf Lorne, tiens donc ! Môssieur commande le SGC, rien que ça !).

Mais laissez-moi vous conter cet épisode… Sheppard est sur une planète quelconque avec l’équipe de Lorne, pour un rendez-vous avec un contact Genii qui aurait des infos permettant de remettre la main sur Teyla. Ledit contact ne s’est pas montré, et Sheppard repart seul vers Atlantis, laissant les autres perdre leur temps sur place ( !) Manque de chance, le voilà transporté 48,000 ans dans le futur lorsqu’une solar flare touche son wormhole. Quelques minutes de stress, même s’il le cache bien, avant que lui apparaisse un hologramme d’un McKay… bien vieilli.

Sheppard: All right. This isn't good. The most elaborate practical joke of all time, or I'm in serious trouble here.

Ledit McKay qui lui explique qu’il est légèrement dans le futur, mais que tout va bien, il a trouvé une solution pour le ramener à son époque… même si ça implique pour Shep de passer encore quelques centaines d’années dans un caisson d’hibernation, en attendant le moment propice. Le hic, c’est qu’Atlantis n’est plus posée sur l’eau, mais au milieu d’un désert de sable, et que le sable a envahi quelques sections de la cité… dont les couloirs qui mènent à la chambre d’hibernation. Et voilà donc notre Shep qui sort affronter la tempête de sable pour atteindre la section inaccessible.

Pendant ce temps, McKay lui révèle ce qui s’est passé après que Sheppard ait été déclaré KIA… et qu’ils aient tous enterré un nouveau cercueil vide.

Tout d’abord, ils n’ont pas réussi à sauver Teyla… lorsqu’ils l’ont retrouvée, elle avait accouché, et puisqu’elle n’était plus d’aucune utilité pour Michael, il l’avait tuée. Michael a terminé ses recherches sur les hybrides grâce à ce bébé, et a fait main basse sur la galaxie de Pégase. Tous les peuples se sont vus inoculer le vaccin Hoffan, avec des pertes humaines considérables, et le Dr Keller s’est épuisée à tenter d’endiguer l’épidémie. Sans y parvenir. Dans l’espace, la guerre civile faisait rage chez les Wraiths suite au manque de nourriture, et Michael mettait tout le monde d’accord en liquidant les ruches les unes après les autres. La scène pendant laquelle il met à genoux la reine Wraith avant de la décapiter est terriblement intense. Ensuite, à part les humains de son choix, convertis en hybrides pour son armée, Michael a commencé l’extermination de la race humaine dans Pégase.

Ronon, lui, a quitté Atlantis avec la bénédiction de Sam… des armes et de la logistique. Il a organisé et formé des groupes de résistance qui lancent des attaques éclair sur des installations stratégiques de Michael, avec un certain succès. Jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec Todd, qui poursuit la même croisade, et se retrouve pris au piège après avoir mis son équipe en sécurité. Et nos deux supers guerriers, unis dans leur détermination, se font sauter avec l’installation. Et j’ai trouvé que c’était une très jolie fin, parce que mine de rien, Todd, moi, je l’aime bien, et voir Ronon accepter ce Wraith comme compagnon d’armes, fut-ce pour quelques secondes, c’est très touchant. Il a bien grandi, notre Ronon.

DEX (still aiming his blaster at it): What the hell are you doing here?
TODD (also still aiming its stunner): I suspect the same as you. Michael is using this facility to create more of his soldiers. I intend to destroy it.
DEX: By yourself?
TODD: There's something to be said for stealth over brute force.
(…)
TODD: You intend to complete your mission.
DEX: You're damned right.
TODD: As do I.
(Finally, both of them lower their weapons.)
TODD: I was going to write an elaborate programme designed to slowly create a fatal error in the primary capacitor, but I doubt there'll be time for that now.
DEX: I was just gonna blow it up.
(He turns and walks away. Todd sighs and follows him.)
TODD (a little exasperated): Naturally.


Très jolie fin également pour Sam, qui coule en même temps que son vaisseau, le Phoenix. Déterminée à empêcher Michael de continuer son épuration ethnique, Sam a en effet convaincu ses supérieurs de lui confier un nouveau vaisseau. Le Phoenix lui est livré tout juste sorti de la ligne de fabrication, et ce sont les équipes de McKay et de Zelenka, ainsi que Sam, qui travaillent jour et nuit pendant un mois pour le rendre opérationnel… Jolie scène entre Sam et Mckay avant que ce dernier débarque, et que Sam commence sa croisade. Le Phoenix inflige de sérieuses pertes à la flotte de Michael… jusqu’au jour où il tombe dans une embuscade. Pris pour cible par trois hives, le Phoenix ne fait pas le poids… Sam évacue tout son personnel, et lance le Phoenix droit sur une des hives, qui explose et détruit les deux autres. Et comme le dit McKay, une cérémonie de plus avec un cercueil vide.

McKAY (voiceover): With her last breath, she took out three of Michael's hive ships.
(In future Atlantis, Rodney smiles ruefully down at John.)
McKAY: And we buried another empty casket.


Quant à McKay…suite à l’arrivée de Woolsey, qui arrête immédiatement toutes les opérations humanitaires dans Pégase, c’est le Dr Keller qui démissionne. Et pour McKay, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tous deux reviennent donc à bord du Daedalus, et au bout des trois semaines de voyage… les voilà unis dans leur douleur. Nouveau boulot pour tous les deux, et quelques mois de bonheur, avant que Jennifer tombe malade… suite à l’exposition prolongée au virus Hoffan, tous ses organes vitaux sont en train de lâcher. Et même si elle lui demande de ne pas passer sa vie à chercher un moyen de revenir sur ce passé, c’est exactement ce que McKay va faire pendant les 25 années suivantes. Qu’il soit tenace, on le sait, mais c’est vrai qu’imaginer McKay en train d’enseigner la physique pendant toutes ces années pour avoir le temps libre de travailler sur ce projet… c’est très touchant ; ce n’est pas comme si le contact avec les jeunes lui était naturel. Et quand enfin il trouve un moyen d’être sur Atlantis sous forme holographique 48,000 ans plus tard, et de ramener Sheppard à son époque avant que Teyla soit retrouvée morte (avec tous les renseignements permettant de la retrouver), c’est tout bonnement génial. De la science fiction, certes, mais génial.

SHEPPARD: Yeah. I guess I've had a tough day, but you've had a tough twenty five years.
(Rodney smiles briefly.)


Malheureusement, quand Sheppard et ses petits camarades prennent d’assaut l’installation dans laquelle Teyla est supposée se trouver, ils trouvent les lieux vides… et l’épisode se termine sur les images de l’installation qui s’effondre sur elle-même alors que nos héros sont toujours à l’intérieur…

dimanche 09 mars 2008

Damages 1x03: And My Paralizing Fear of Death

Finalement, pour Patty Hewes, les ennemis les plus féroces ne sont pas ses adversaires dans un tribunal... et c'est ce qu'elle découvre pendant cet épisode, fort intéressant par ailleurs puisque l'on découvre ainsi le mari, mais surtout le fiston, qui continue les 400 coups à son école et manipule son monde avec brio. Visiblement son psychothérapeute n'a pas encore compris que le jeune homme est beaucoup moins sensible qu'il ne le laisse croire, et infiniment déterminé à faire souffrir son entourage... décidant Patty à recourrir à des mesures extrêmes; il y a du Bree Van de Kamp en Patty Hewes.

Pour cet épisode, Patty est décidée à tester les compétences d'Ellen, mais surtout à vérifier ses priorités. Parce que travailler pour Patty Hewes, c'est tout sacrifier. Et les quelques collaborateurs qui ont des sueurs froides suite aux menaces dont Patty est victime sont virés sur le champ. Ellen, quant à elle, a le mauvais goût de prévoir sa soirée de fiançailles le soir même de la fin d'un ultimatum lancé par le juge qui arbitre l'affaire Frobisher. Sommée de remettre le dossier en mains propres, Ellen passe ainsi la soirée dans l'antichambre du bureau du juge, et n'arrive à sa propre fête de fiançailles que lorsque tous les invités sont partis. Et je dois avouer que j'admire la tolérance et la compréhension de son petit camarade, qui ne lui fait pas le moindre reproche... et pourtant, se faire poser un lapin dans ces circonstances, c'est quand même peu banal. Bon, vu son sort cinq mois plus tard, il ne sera pas récompensé de sa patience.

Peu d'Arthur Frobisher dans cet épisode, même si j'aime beaucoup l'énergie et la créativité qu'il dépense à maltraiter son avocat. Qui a la tête de l'emploi, on ne peut pas le nier.

vendredi 07 mars 2008

Damages 1x02: Jesus, Mary and Joe Cocker

Voilà un épisode qui nous emmène voir de plus près le monde d'Arthur Frobisher, et je dois avouer que jusqu'à ce qu'il donne l'ordre de tuer Katie, je le trouvais plutôt sympathique. Riche, séduisant, mature sans être trop vieux, un caractère bien trempé, et en même temps une grande tendresse pour ses enfants (ceci dit en passant *mode mauvaise langue ON* sa fille ferait bien de faire un régime! *mode mauvaise langue OFF*) et pour sa (jeune) femme. Tout en étant un brin calculateur quand même puisqu'il n'oublie pas de demander à son avocat combien lui coûterait un divorce, en termes financiers, bien sûr, mais surtout en termes d'image. Ladite jeune femme, néanmoins, m'a l'air de cacher une main de fer sous ses airs angéliques de sainte-nitouche. Parce que quand il lui assure qu'il fait tout pour éviter le procés, y compris proposer un arrangement à 100 millions de dollars, et bon dieu, qu'est-ce qu'il pourrait bien faire de plus? La réponse de sa femme tient en deux mots: "Try harder". Ce à quoi il ne trouve rien à répondre. Tu m'étonnes.

Et pendant que l'on compatit aux malheurs de Frobisher, certainement coupable jusqu'au bout des ongles, nos deux belles-soeurs, elles, sont tellement bêtes et naïves qu'elles tombent dans tous les pièges de Patty. Appartement, chiot... Patty donne, et elles acceptent sans se demander un seul instant quelle sera la contrepartie. Parce qu'elles ont beau être prévenues, et Ellen a beau en discuter avec son Mr Nye sur le mode... Elle me manipule, mon dieu, que dois-je faire? ... globalement, dans la vie de tous les jours, elle saute à pieds joints dans tous les pièges. Ya quelqu'un là-dedans? Non, parce que bon, les entourloupes, on les voit quand même venir de loin. A moins que ce ne soit le "6 mois plus tard" qui nous éclaire. Quelle idée aussi d'offrir des bustes de la statue de la liberté en serre-livres... si ce n'est pas une arme du crime idéale, ça, je veux bien manger mon chapeau. Et le pigeon en touche finale, c'est vraiment parfait, pas de doutes. Très raffiné.

jeudi 06 mars 2008

Bienvenue chez les Ch'tis

Je voulais juste tirer mon chapeau à Dany Boon, qui réhabilite enfin le nord de la France, tout en se payant une bonne tranche de rigolade aux dépends des gens du sud. Parce que finalement, l'histoire, c'est celle d'un gars du sud qui est muté dans le Nord, à Bergues précisèment. Et comme vous le devenez sans peine, cette mutation, c'est une mesure disciplinaire qui envoie notre gars du sud au 36ème dessous, parce que pour les gens du sud, la région Nord, c'est le pôle nord.

Et ce qui est fort bien réussi dans ce film, comme dans le film Camping par ailleurs, c'est que même si l'on se moque, même si l'on critique, même si on ridiculise, c'est toujours fait avec tellement de tendresse que l'on rit, tous, de bon coeur.

Bien sûr, considérant que je suis née à Lille et que j'y ai vécu 22 ans, j'ai vu des dizaines de clins d'oeil dans ce film... la baraque à frites sur la place principale du village (la "Grand Place"), le piccallily (moutarde locale!), le maroilles trempé dans le café (pour le rendre plus doux!), le genièvre (de Loos, ville fameuse également pour ses Speculoos, les biscuits au gingembre!)... et tous les aspects touristiques de la région: les beffrois et les carillons, le char à voile sur d'immenses plages, la ferveur du stade de Lens, les Géants, et bien sûr le P'tit Quinquin. Avec une ducasse, le tout aurait été parfait. Mais surtout, surtout quel bonheur d'entendre les expressions... parce qu'effectivement, pour moi, une forte pluie, c'est une drache; parce que "téléphone et laisse sonner deux coups, on saura que tu vas bien" je l'ai entendu des tas de fois; parce que même si je ne bois pas de café, j'acceptais toujours un canard chez ma grand-mère. (Et oui, "20", y'a un "t" au bout, et il se prononce!!)

Ce film, c'est surtout une comédie irrésistiblement drôle... les souvenirs Ch'ti de Michel Galabru, les trombes d'eau qui s'abattent sur la voiture de Philippe alors qu'il passe le panneau "Bienvenue dans le Nord-Pas de Calais", et surtout la mémorable tournée d'Antoine et Philippe, lorsque le second veut apprendre au premier à refuser le ch'ti coup qu'on lui propose à chaque maison...

Mais finalement, ce qui m'a le plus touchée, je crois, c'est d'y entendre mon nom de jeune fille environ 84 fois :)


Réalisé par Dany Boon. Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix. Sorti le 27 Février 2008.

Version en Ch'ti

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