Tequila's Secrets

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mercredi 17 octobre 2007

Sale Môme

Pour le coup, je me suis faite avoir par la bonne bouille de Bruce Willis en gros plan sur la jaquette du DVD, et la petite phrase alléchante au verso: "Bruce Willis parvient par son charme et son humour qui vous feront craquer à rendre sympathique ce personnage arrogant."

Si j'avais été moins naïve, j'aurais tilté que quand on dit également "Pleine de tendresse et de drôlerie, Sale Môme est une comédie touchante qui divertira autant les petits que les grands", c'est pas bon signe du tout.

Bruce est Russ, un conseiller en communication super compétent mais qui mériterait une visite des 3 Scrooge pour comprendre à quel point il rate sa vie et empoisonne ceux qui l'aiment par son arrogance... Mais vu que ce n'est pas un conte de Noël, c'est un gamin qui s'incruste dans sa vie. Un gamin de 8 ans qui, mystérieusement, serait lui-même à cet âge là. Je n'ai rien contre le pitch du film, mais le gamin, là, je l'ai trouvé absolument insupportable. I-N-S-U-P-P-O-R-T-A-B-L-E. Et j'ai décroché un gros quart d'heure après qu'il ait commencé à s'incruster dans la vie de Russ.

Bruce Willis Sale Môme
Photo Copyright Walt Disney Pictures.

Alors je ne peux que supposer que tout se termine bien, que Russ se réconcilie avec son père, et qu'il ouvre les yeux et se rend compte à quel point sa charmante assistante Amy mérite d'être aimée et choyée. J'irai même jusqu'à supposer que ça a du être touchant et/ou drôle par moments. Mais je n'en sais rien. Et ma foi, ça ne m'a pas empêchée de dormir...

Réalisé par Jon Turteltaub. Avec Bruce Willis, Spencer Breslin. Sorti le 02 Mai 2001.

mardi 16 octobre 2007

Alien vs Predator

Allez, je dois avouer qu'à part le Alien dans lequel Sigourney atterrit sur une planète prison, c'était le premier "Alien" que je regardais, en ne sachant même pas que Predator était également une saga. Et finalement, j'ai plutôt été agréablement surprise. Avec une petite visite sur imdb, j'ai en plus découvert qu'il y a foison de clin d'oeils avec le reste de la saga, et ça, j'aime bien, même si évidemment, je ne les ai pas compris (voir les épisodes dans l'ordre, je pense que ça aide ;) ). Quoique le "Piper Maru", allusion à X-Files, ça me disait quelque chose, sans replacer dans le contexte néanmoins...

Je jubile toujours de la cruauté des réalisateurs qui consiste à nous présenter longuement des tas de gens, à les rendre plus ou moins sympathiques, à nous attendrir avec les enfants de l'un, le papa de l'autre, le malade qui s'en fiche de mourir... pour finalement tous les tuer.

Mark Verheiden: [Pyramid has reconfigured and Verheiden and Miller are cut off from the rest] We're never getting out of this place.
Graeme Miller: You got any children?
Mark Verheiden: A son.
Graeme Miller: Yeah, I've got two. That means we do not have the luxury of quitting. We're gonna make it out of here. We're surviving this if I have to carry you the whole way.


Ou presque.

Alexa 'Lex' Woods: [Rousseau is loading a pistol] Seven seasons on the ice, and I've never seen a gun save someone's life.
Adele Rousseau: I don't plan on using it.
Alexa 'Lex' Woods: Then why bring it?
Adele Rousseau: Same principle as a condom. I'd rather have one and not need it, then need it and not have one.


J'ai également trouvé que le concept était intéressant... déjà exploré, évidemment, mais intéressant quand même. Je pense à cette histoire de civilisation extra-terrestre qui se fait adorer, fait pratiquer des sacrifices rituels pour nourrir les Aliens, et revient tous les 100 ans pour une chasse. Une race, qui, si la chasse ne tourne pas à son avantage, n'hésite pas à faire exploser une bombe qui annihile la civilisation humaine en même temps que les proies.

alien vs predator
Affiche copyright UFB

Ce que j'aime toujours beaucoup également, c'est l'enthousiasme naïf des explorateurs. "Génial! Il y a 100 ans toute la population de ce village de baleiniers a disparu en une nuit sans laisser de trace? Trop cool...". Ou encore "Tiens, qui a bien pu creuser depuis l'espace en une nuit ce tunnel de plusieurs centaines de mètres qui descend à un angle parfait à travers la glace pile juste où on voulait aller? Allons vite voir!".

Et évidemment, quand ça part en carafe, c'est plutôt bon également (parce qu'on y est pas, hein...), d'autant que ça ne manque pas d'humour dans les dialogues.

Adele Rousseau: What happened here?
Thomas: It's common in ritual sacrifice to take the heart of the victim.
Adele Rousseau: That's nice. But that's not where your heart is.
[pause]
Adele Rousseau: Besides it looks like the bones were bent straight out.
[Thomas stares at Rousseau]
Adele Rousseau: Something broke out of this body.
(...)
Adele Rousseau: What did you say this room was called?
[an Alien egg hatches]
Thomas: Sacrificial chamber.


Pour la crédibilité, juste, si les gens en t-shirt pouvaient avoir froid quand ils sont sur la banquise, ce serait bien.

Réalisé par Paul Anderson. Avec Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova. Sorti le 27 Octobre 2004.

Desperate Housewives, épisode 4x03 The Game

Petite perte de vitesse à mon goût pour cet épisode qui tourne autour d’une soirée « charades » organisée par Susan… soirée à laquelle nos desperate ne se bousculent pas pour participer, jusqu’à ce que germe entre Bree et Gabrielle un plan pour faire avouer ses secrets à Dana. Plan simple, mais efficace si bien mené : la soûler.

Évidemment la soirée tourne à la catastrophe… sitôt arrivée, et malgré l’interdiction expresse de Carlos, Edie fourre sous le nez de ses copines une énorme bague de fiançailles qu’elle s’est elle-même achetée. Gabrielle du coup fait une scène à Carlos, qui lui-même explose un verre en voyant Gabrielle flirter outrageusement avec Adam, le mari de Dana. Edie profite de l’occasion pour raconter à Dana que Gabrielle a été jusqu’à avoir une aventure avec son adolescent de jardinier... et Dana ne se prive pas de l’évoquer en public devant Victor qui pensait pourtant avoir épousé une femme irréprochable et se demande combien de points cela va lui coûter dans les sondages. Du coup, Gabrielle retrouve Carlos à la salle de bains, pour une bien jolie scène, la plus belle de l’épisode... dans laquelle elle explique à Carlos qu’elle aime sa façon de l’aimer, et qu’elle aime qu’il soit capable d’exploser, contrairement à Victor. Le tout juste avant que Victor explique à Carlos qu’avec un peu d’argent ce n’est pas bien difficile de se débarrasser d’un amant sans être inquiété. Je passe brièvement sur le fait que Lynette, shootée au haschich par sa maman, se sert de la pendaison d’Edie pour faire deviner à son équipe la charade qui lui échoit… et qu’évidemment ce n’est pas de très bon goût. Finalement poussée à bout par la curiosité des ses voisines, Dana finit par révéler son secret… avant de quitter la soirée. Susan, elle, exige des explications de la part de Bree qui l’a envoyée dans la pire clinique obstétrique de la ville au lieu de lui donner l’adresse de son gynéco… et Bree est toujours incapable de lui révéler la vérité, malgré la frayeur que vient de lui faire sa fille.

En rentrant chez elle, Dana trouve sa fille Dylan et Julie en train de fouiller dans les cartons de l’ancienne chambre de Dylan, fermée à clef. Celle-ci ne souvient toujours de rien de son enfance, et nous découvrons un peu plus tard que Dana a sciemment révélé un mensonge à ses voisines pour les mettre mal à l’aise… et avoir la paix. (NDLtequila: adoption suite à mort accidentelle de la "vraie" petiote?). L’on apprend également en fil rouge de l’épisode qu'Adam ne serait pas un modèle de fidélité, enfin, c’est en tous les cas ce que l’on veut nous faire croire…

Quant à Carlos, l’on découvre que ce n’est pas un tueur à gage qu’il a engagé pour s’occuper d’Edie. Je me demande presque si je suis soulagée ou déçue… disons que j’ai peu d’espoir pour Carlos. Face à Edie, je doute qu'il soit suffisamment machiavélique! Il la sous-estime grandement puisqu'il lui fait encore confiance!

Titre Canal +: L’herbe ne fait pas le bonheur

dimanche 14 octobre 2007

Stargate Atlantis épisode 4x03, Reunion

Petit goût de déjà-vu pour cet épisode... je crois que Teal'c a voulu quitter SG1 au moins une fois dans chaque saison, et qu'Elizabeth aurait envoyé bouler John de la même manière que Sam s'agissant de Ford (si vous m'avez suivie, c'est que vous êtes fan ;) ).

Dans cet épisode, Ronon retrouve trois Satedans qui combattent les Wraiths à leur manière. Après avoir tenté, avec tact et délicatesse, vous n'en doutez pas, de convaincre Sam de les accueillir sur Atlantis, Ronon convainc Shep' de faire une dernière mission ensemble, avec les Satedans, avant qu'il ne quitte Atlantis pour les suivre. Evidemment la mission tourne mal parce qu'évidemment les Satedans sont alliés aux Wraiths, et à peine arrivée sur Atlantis, c'est Sam qui prend la tête de l'opération de sauvetage. Si ça veut dire qu'on ne reverra plus Lorne, je ne peux pas dire que je sois ravie.

Y'a quand même pas mal de choses sympa dans cet épisode. Par exemple l'arrogance de McKay, persuadé que c'est lui que l'IOA va placer à la tête d'Atlantis. Et voir McKay se sentir inquiet à peine deux secondes à l'idée de tenir le sort d'une galaxie entre les mains, avant d'assurer à Zelenka que personne ne sera déçu, c'est tout de même jouissif sachant qu'il a déjà anéanti un système solaire à lui tout seul.

J'aime toujours beaucoup quand Sheppard et McKay se battent pour obtenir les faveurs d'une dame, en l'occurence Carter... pour le coup, McKay a ramené une corbeille de fruits issus de planètes de Pégase pour souhaiter la bienvenue à Sam... moqué par Shep', qui lui conseille plutôt des fleurs. McKay se débarasse des fruits pour un misérable bouquet... et retrouve la corbeille de fruits dans les quartiers de Sam, qui lui fait remarquer que c'est une "thoughtful gesture" de la part de Sheppard. Bien joué mon gars! Plan de la caméra au-dessus des cartons qui attendent d'être déballés, et bien en évidence, une photo de O'Neill. Je ne sais pas ce que les shippeurs vont faire de ça, mais moi je dis que c'est louche quand même :)

J'ai bien aimé également que Sam soit capable d'auto-dérision suite à son speech un peu... cliché à son arrivée dans la Cité, pas applaudie d'ailleurs. Je l'ai trouvée plutôt drôle, et certainement moins protocolaire qu'Elizabeth. Mais comme elle le dit plus tard, elle n'est pas Elizabeth, et je ne peux pas m'empêcher d'entendre dans ce genre de remarque une sorte de critique implicite des décisions que le Dr Weir a pu être amenée à prendre. L'avenir nous dira si Sam s'en sort mieux...

Autre scène sympathique lorsque Sheppard fait des ronds dans l'eau et prend mille précautions pour demander à Sam la permission de tenter un sauvetage sur le homeworld des Asurans... et je dois avouer qu'en apprenant la présence d'un réplicateur sur le Hiveship, j'ai caressé un instant l'espoir qu'il s'agisse de Weir. Déjà qu'en entendant de la bouche des Satedans qu'on serait forcément intéressés par cette mission j'avais déjà envisagé qu'il s'agisse de Weir. Et pourtant, je sais bien qu'elle n'est pas prête de réintégrer l'équipe...

En bref, un épisode en demi-teinte, dont l'intrigue générale est cousue de fil blanc, mais avec des scènes intéressantes.

Captures d'écran (et commentaire) chez La Sorcière.

vendredi 12 octobre 2007

Alien, la Résurrection

Allez, 33 ans et jamais vu toute la saga... mais avec la sortie programmée en 2008 de Alien vs Predator - Requiem, il fallait que j'y fasse quelque chose. J'ai donc regardé celui-là hier soir, et franchement, à part une ou deux scènes fortes, je n'ai pas été séduite. Je veux dire que ce n'est pas un mauvais film de bestiole qui tue tout le monde, genre bien connu au cinéma, mais à part les Aliens, justement, on ne peut pas dire que les acteurs sont terriblement convaincants, même si je dois avouer que les grands yeux noirs de l'Alien mutant, si... humains, m'ont fait frissonner.

Rien de bien nouveau dans ce film, si ce n'est que c'est un plaisir que de voir nager les Aliens, et que Sigourney Weaver arrive très bien à rendre la relation entre une mère et son fils, peu importe ô combien terrifiant est son enfant. Ce côté presque sexuel, sensuel en tous les cas, c'est tout à fait fascinant.

alien resurrection sigourney weaver
© 2003 Twentieth Century Fox Home Entertainment.

Réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Avec Sigourney Weaver, Winona Ryder, Dan Hedaya. Sorti le 12 Novembre 1997.

mercredi 10 octobre 2007

Desperate Housewives, épisode 4x02, Smiles of a Summer Night

Encore un épisode savoureux... décidément, c'est un très très bon début de saison. l'introduction de l'épisode est d'ailleurs magistrale... Mary Alice nous fait remarquer qu'une vague de criminalité vient de survenir à Wistéria Lane: le linge mis à sécher piétiné, le skateboard disparu... le tout étant l'oeuvre de Carlos qui doit regagner ses pénates en un temps record pour ne pas éveiller les soupçons d'Edie. Ladite Edie à laquelle il vient d'offrir, à son insu, une voiture de 80,000$. Parce qu'il faut bien dire que la demoiselle, enfin, la garce, tire un peu sur la corde. Et lorsque Carlos lui demande de s'acheter un cadeau d'anniversaire moins... voyant... à ses frais, la demoiselle le demande en mariage. Et vu ce qu'elle sait à propos de sa petite réserve anti-vaches maigres, les voilà fiancés. C'est férocement drôle et cruel à la fois.

Autre délice de l'épisode, Bree. Déjà, Bree, je l'aime beaucoup. Mais quand elle vire à la psychopathe parce que la nouvelle venue du quartier est meilleure cuisinière qu'elle... c'est du grand art. Et ce qui me plaît, au-delà du fait qu'elle tente d'abord d'obtenir la recette convoitée en utilisant les règles du savoir-vivre c'est qu'elle soit ensuite capable de s'introduire frauduleusement chez Dana, avec de quoi fracturer le coffret à recettes. Mais surtout, surtout, j'adore la placidité d'Orson. Rassurant, conciliant, compréhensif, à fond derrière elle quoi qu'elle fasse. Et franchement, vu Bree, c'est vraiment un homme formidable.

Quoi d'autre? Tom Scavo peut être, pas franchement présent en ce début de saison... Lynette a besoin de se changer les idées lors de ses séances de chimio, et Tom n'est pas vraiment très distrayant. Amoureux, très amoureux, mais déprimant, et il se fait proprement mettre à la porte. Gabrielle a du mal à prendre la relève... petite, elle a vu son père lentement agoniser d'un cancer, sans avoir le droit de le pleurer ni même de cesser de sourire. Comme elle le dit ironiquement, ça lui a bien servi ensuite pour son métier, mais à 5 ans, c'est lourd à porter. Quant à Susan... pour l'instant je ne suis vraiment pas convaincue. Tant que Julie n'aura pas changé de coiffure (oui, les cheveux, c'est une obsession chez moi...) j'aurai du mal à accrocher à ses petits problèmes d'ado qui ne s'entend pas avec son beau-père. C'te blague... Mike le magnifique et l'ado parfaite... qui pourrait y croire? Surtout quand encore une fois Julie est bien plus adulte que sa mère. Mais c'était plaisant de les voir faire front contre la future maman...

Fin de l'épisode très prometteuse... Carlos a décidé de résoudre, à sa manière, son problème du moment: Edie.

Captures d'écran (et commentaire) chez La Sorcière!

Titre Canal +: Cuisine et décadence

mardi 09 octobre 2007

Stargate Atlantis épisode 4x04, Doppelganger

C’est plutôt du bon Stargate, cet épisode 404, et la seule chose que je pourrais réellement lui reprocher, c’est la coiffure de Sam. Ce n’est pas bien sérieux me direz-vous, mais quand même. Je préfèrerais de beaucoup retrouver la coupe garçonne plutôt que cette version Princesse Leïa. Mais à part ça, je vous l’ai dit, j’ai passé un très bon moment devant cet épisode façon « planet of the week ». C’est que nos héros, ils causent. Ils se retrouvent même à la cafet’ (splendide vue, d’ailleurs, j’aimerais la même au boulot) de nuit comme de jour pour se raconter leurs peurs et partager leurs émotions. Fichtre.

L’épisode commence dans une forêt quasi équatoriale, sur une planète inconnue, pour investiguer une source d’énergie détectée par McKay… il s’agit d’un cristal accroché à un arbre, et là, forcément, pour nous, ça fait tilt. Parce que le coup du cristal vivant, on nous l’a déjà fait dans SG1… et c’est finalement un des grands intérêts de Sam que de pouvoir rappeler ces aventures à ceux qui les auraient oubliées. Poussé par une impulsion inexplicable, Sheppard touche le cristal… et se prend une bonne décharge d’énergie. Direction l’infirmerie, materné par Teyla. Et à partir de cet instant, les nuits sont de moins en moins récupératrices pour nos amis. Teyla tout d’abord qui prépare un dîner en tête à tête avec Shep’, se sent obligée de justifier à Ronon que non, il n’y a rien de romantique entre elle et le chef, avant de voir sa force vitale aspirée par un Shep à demi-Wraith.

Cauchemar suivant, c’est la jolie Dr Keller qui s’y colle. Teyla est en salle d’opération, et Kate, horrifiée, perd tous ses moyens tandis que Shep se réjouit de voir émerger un splendide insecte géant du ventre de Teyla. Ronon se retrouve abandonné dans Atlantis, obligé de redevenir un runner, avant d’être capturé et enterré vivant par un Sheppard démoniaque. Lorne (enfin de retour à l’écran !) manque de tuer Shep’ lors d’une crise de somnambulisme, persuadé qu’il est un réplicateur. Mais c’est le cauchemar de Heightmeyer qui tourne au drame, et c’est terriblement logique pour une psychiatre, enfin je suppose, que sa plus grande peur soit le suicide. Comment aider les autres si on en est soi-même au point de se donner la mort?

McKay est le suivant sur la liste, et vu son courage légendaire, Sheppard le rejoint dans son rêve pour l’aider à affronter ses peurs… et y gagne d’être confronté aux siennes. Surprise, c'est un clown qui se joint à eux... « I hate clowns ! »… cela dit, moi non plus j’aime pas les clowns, mais quand en plus le clown en question a l’air tout droit sorti d’un Stephen King... il n’y a pas à dire, il faut souquer ferme ! Au final on a le droit à un bel affrontement, psychologique d’abord et physique ensuite, entre notre Shep et son double démoniaque. Un combat corps à corps entre les deux, mesdames, que demander de mieux ? ;)

L’épisode se termine très joliment… de nuit, Shep en train de lire à la cantine, bientôt rejoint par Teyla, Ronon, McKay, Kate et Sam… l’équipe étendue. Et c’est amusant et un peu triste à la fois de se dire qu’Elizabeth et Carson ont rarement eu le droit de se joindre à la dream team dans ce genre de circonstances…

Je n’ai pas encore parlé de la scène dans laquelle Teyla rejoint Shep dans sa chambre avant de se jeter dans ses bras… ce n’est pas à dessein, c’est juste que dit ainsi on a tendance à y voir plus que ce qu’elle signifie réellement, enfin, à mon sens. En fait, suite à son cauchemar, Teyla est restée sur ses gardes vis-à-vis de Sheppard, au point qu’il n’ose pas aller la réconforter après qu’elle ait découvert Heightmeyer… Et cette manière qu’il a de lui dire « I wanted to see you, but I didn’t know if you wanted to see me” (ou équivalent)… cette vulnérabilité avouée, ce besoin d‘être rassuré, ce n’est pas courant chez Sheppard.

Et pour finir, je voulais dire que le montage de l’épisode est très bien fait puisque l’on passe parfois sans transition aucune de la réalité au cauchemar… et si certains rêves sont clairement délirants (que diable fiche donc McKay sur l’océan dans un canot à rames ?), d’autres sont parfaitement crédibles… Allez, puisqu’on ne l’a pas vu, quel serait le cauchemar de Zelenka ? Ou même le votre?

(Et c'est bien de voir les épisodes à l'avance, mais du coup, samedi en quinze, y'en aura pas de neuf. Grumpf.)

Captures d’écran de l’épisode (et commentaire !) chez La Sorcière.

dimanche 07 octobre 2007

Stargate Atlantis épisode 4x02 Lifeline

Rien de bien nouveau dans cet épisode, mais c'est plutôt bien mené... mais surtout, surtout, au delà de l'action qui est relativement prévisible pour les fans de Stargate, je vous l'ai dit, rien de vraiment inédit, ce qui est très joliment fait, c'est la relation entre John et Elizabeth.

John, on le sait, laisser un des ses équipiers sur le terrain, c'est quelque chose qu'il ne sait pas faire. Autant il est toujours OK pour se sacrifier, autant mettre en danger la vie d'une de ses ouailles, ça le déchire. Et quand c'est Elizabeth qui prend le risque de se sacrifier, le pauvre John, sans jamais rien lui dire, il l'interroge en permanence. Et c'est ça qui est/était sublime entre eux deux, extrêmement droits, mais on sent que s'il y avait la plus petite hésitation de l'autre côté, ils seraient l'un comme l'autre foutu de faire une bêtise. Mais à chaque fois, ils se rassurent du regard. A chaque fois, ils encouragent l'autre à faire ce qu'il faut faire, peu importe ce que ça leur coûte.

Ce coup-ci, Sheppard confie le commandement de la cité à Teyla avec pour consigne d'évacuer vers la planète la plus proche si les choses tournent mal sur le homeworld des Asurans... et ça, même ça, c'est très bien vu. Pendant ce temps, Sheppard, Weir, Ronon et McKay filent chiper un ZPM pour sauver la Cité... et grâce à Liz' c'est "piece of cake". Evidemment tout serait trop simple si McKay ne découvrait pas une instruction désactivée dans le code des Asurans... celle d'aller attaquer les Wraiths. Direction le "core", le coeur de la Cité donc... Et Liz' est obligée d'aller au contact pour sauver les fesses (qu'ils ont fort jolies, on le sait) de Ronon et Shep'. Petit tour de passe-passe avec Oberoth, départ un peu chaud de la Cité et heureusement l'Apollo déboule, grâce à Sam, il faut bien le dire, pour recueillir le jumper de nos héros. Et la première pensée de John est évidemment pour Elizabeth. C'est bon de revoir Atlantis à nouveau entièrement sous son bouclier protecteur, stardrive enclenché, et en hyperespace. Et brillamment, comme toujours, Sheppard nous prouve encore une fois qu'il peut piloter n'importe quel engin (quel homme!) en posant Atlantis sur son nouvel océan, une planète à laquelle Liz' ne pensera jamais. Parce qu'elle est restée aux mains des réplicateurs, évidemment.

L'épisode se termine par deux jolies scènes, la première avec Teyla qui range le bureau de Liz', et Ronon qui vient la réconforter. Je vous laisse regarder l'épisode pour découvrir comment exactement, mais on a pas souvent eu un contact humain aussi chaud :) Seconde scène sur un balcon de la Cité, entre John et Sam... dans laquelle on comprend que seul John sans doute pense encore revoir Elizabeth vivante. Je me demande combien de MIA (Missing In Action) John espère retrouver un jour. C'est définitivement une jolie fin d'épisode, enfin SGA prend le temps de montrer que non, ce n'est pas OK d'avoir une nouvelle fois perdu quelqu'un... et j'aime beaucoup cette informalité entre Sam et John. Il lui rappelle forcément O'Neill sur ce point là, cette volonté d'y croire envers et contre tout, c'est pas possible autrement. Et elle n'est pas différente, quand elle enlève son uniforme ;)

Photos sur le site de GateWorld... et le Blog de La Sorcière.

vendredi 05 octobre 2007

Explosion Imminente

Il y a des films, comme celui-ci, qui ne sont pas assez drôles pour être des parodies, et pourtant trop caricaturaux pour être pris au premier degré. Enfin, c'est ce qu'on se dit en les regardant. Ca me fait penser à un film dont j'ai promptement oublié le titre et dont l'acteur principal est Superman, enfin, celui de Loïs et Clark... c'est une sorte de Jour d'Après sauf qu'il y a un grand méchant mégalo complètement taré du genre de ceux qu'on trouve dans les -man (Batman, Superman, Spiderman, Catwoman, j'en passe et des meilleures). C'est nul, nul et archi-nul et c'est même pas fait à la base pour faire rire. C'est juste un film catastrophe très très mal fait avec un scénario au ras des pâquerettes.

Eh bien Explosion Imminente, ça n'en est pas loin. Je ne vais pas dire que c'est complètement nul, mais... Oh et puis si, je vais le dire. On va commencer par tirer sur Steven Seagal, tiens. Lui, il se caricature lui-même... Il joue son rôle habituel de gros bourrin qui parle peu, mais ce coup-ci il ajoute par dessus une philosophie de la vie pseudo asiatique terrifiante de banalité et de nullité. Du coup, à chaque fois qu'il parle, c'est pour asséner des morceaux choisis:

Glass: Love never dies, and neither do they. Love is eternal, and that's a long time.

Ah, je le savais bien, 3 citations seulement sur imdb... c'est dire s'il n'y a rien à en retenir.

Quant aux autres acteurs, soit ils ne croient pas un seul instant en leurs personnages, soit ils ont un rôle complètement inintéressant... franchement, il n'y a aucune raison de regarder ce film. Je ne comprends même pas comment des acteur comme Denis Hopper ou Joe Spano ont pu se laisser embarquer là-dedans. Seagal, à la limite, vu le nombre de Seagal dans les premières secondes du générique, je veux bien admettre qu'il ait négocié un salaire pour toute sa famille en contrepartie.

Retour sur imdb pour découvrir que le film a été tourné en 12 jours, qu'il reprend intégralement des scènes de deux autres films, et que Hopper n'a jamais rencontré les autres. Punaise, je ne pensais même pas que c'était faisable. Pour résumer, à éviter absolument.

Réalisé par Albert Pyun. Avec Tom Sizemore, Steven Seagal, Dennis Hopper, Joe Spanno. Produit en 2001 (sorti uniquement en DVD).

jeudi 04 octobre 2007

Eragon

Je ne vais pas dire que j'ai été enthousiasmé par ce film, mais c'est du bon divertissement, qui se regarde avec plaisir. Il faut bien dire que les acteurs mâles sont délicieux, la demoiselle aussi, mais je préfère les hommes :) Mais surtout, surtout, Saphira est extraordinaire. D'ailleurs, c'est bien simple, quand je l'ai vue éclore, je me suis dit "j'en veux une". Cette petite bouille à croquer, avec la maladresse réunie d'un poulain et d'un oisillon prêt à quitter le nid, c'est irrésistible. Quel dommage que ça grandisse aussi vite! Mais à partir du moment où en plus elle communique par la pensée, vole et crache du feu, y'a pas photo, c'est pile poil l'animal de mes rêves. Saphira est sans conteste la star du film... et bizzarement, un personnage très humain.

Saphira Eragon
Photo copyright Twentieth Century Fox France

L'histoire, c'est celle d'un pays où pendant longtemps les dragonniers et leurs dragons ont veillé sur la population. Jusqu'à ce que l'un des leurs, assoiffé de pouvoir, tue tous ses confrères, éliminant par la même occasion tous les autres dragons. Seul un oeuf a réchapppé au massacre, et il va éclore chez un jeune garçon de ferme, Eragon, lui conférant ainsi des pouvoirs magiques.

Brom: [narrating] There was a time when the fierce and beautiful land of Alagaësia was ruled by men astride mighty dragons. To protect and serve was their mission, and for thousands of years, the people prospered. But the riders grew arrogant, and began to fight among themselves for power. Sensing their weakness, a young rider named Galbatorix betrayed them, and in a single bloody battle, believed he had killed them all, riders and dragons alike. Since then, our land has been ruled by Galbatorix. He crushed all rebellion, including the freedom fighters known as the Varden. Those that survived fled to the mountains. There, they hoped for a miracle that might even their odds against the king. Our story begins one night, as Arya, an ally of the Varden, rides for her life, carrying a stone stolen from the king himself.

Saphira Eragon
Photo copyright Twentieth Century Fox France

C'est un film d'initiation... un grand voyage, un maître, des rites, la découverte du sentiment amoureux, la méfiance, la perte d'un être aimé, l'apprentissage de ses erreurs, la confiance, le défi des règles ancestrales... rien à redire, le genre est trés bien respecté, et même si l'histoire n'a rien d'extraordinaire en elle-même, c'est plutôt bien mené, frais, et agréable à regarder. Vivement le 2ème opus. Et en attendant, hop, le livre sur lequel est basé le film, de Christopher Paolini.

Réalisé par Stefen Fangmeier. Avec Edward Speleers, Jeremy Irons, John Malkovitch, Sienna Guillory. Sorti 20 Décembre 2006.

mardi 02 octobre 2007

Desperate Housewives, épisode 4x01: Now You KNow

Alors pour le coup, je suis plutôt contente de ce premier épisode... j'ai beaucoup aimé l'introduction, parce que Edie, je n'ai pas envie de la plaindre. Et une Edie malheureuse au point de faire une tentative de suicide, ma foi, ça n'arrangeait pas tellement mes affaires. Par contre, une Edie manipulatrice au point de mettre en scène son suicide pour que Carlos se sente obligée de prendre soin d'elle, c'est pile poil ce qu'il fallait pour redonner une dynamique à son personnage. Et point de vue culpabilisation, Edie, c'est une pro. J'ai beaucoup aimé son petit jeu du "puisque tu me laisses parfois seule, je fouille dans tes affaires pour me sentir plus près de toi. Et ô surprise, je découvre que tu as 10 millions de dollars planqués sur un compte offshore. Mais ne t'inquiètes pas, je sais garder un secret". Pauvre Carlos. Comme le dit Mary Alice, s'il avait su à quel point sa vie allait devenir un enfer, il n'aurait pas coupé le foulard.

Pour continuer le portrait de nos desperates, Lynette continue sa descente aux enfers, même si pour l'instant on ne peut pas dire que ses démêlés de jeunesse avec sa môman soient exploités, mais bon, ce n'est que le premier épisode de la saison ;) Gabrielle rêve de mettre les voiles avec Carlos depuis le soir de son mariage avec Victor... timing malheureux puisque c'est aussi le soir qu'a choisi Edie pour passer la corde au cou de Carlos. Bree est sublime... elle rêve de rédemption... puisqu'elle n'a pas su faire de ses enfants des adultes responsables, elle veut donner une vraie chance au bébé de sa fille. Avec le soutien inconditionnel d'Orson, et ça fait du bien. J'ai eu très peur que Susan passe les 20 épisodes à venir à se lamenter sur le fait que Mike n'est pas parfaitement heureux avec elle, après avoir mis trois saisons à se l'attacher... mais ouf, grâce à M'sieur Nathan Fillion, fraîchement arrivé à Wisteria Lane, nous voilà avec une seconde femme enceinte. Pour de vrai, celle-là. Et pour terminer, une nouvelle arrivante et sa fille, toutes deux des anciennes du quartier. Sauf que la demoiselle ne se souvient de rien du tout. Y compris pas de Julie, sa meilleure amie. Et ça, ça promets.

Ceci dit, si vous n'avez pas regardé le 4x00, Secrets and Lies, je vous le conseille. Cinq portraits de nos housewives favorites. Cinq portraits qui vont à l'essentiel, sans pour autant oublier quelques moments savoureux. Idéaux pour se remettre ces dames bien en tête, et à savourer sans modération.

Faites un tour sur le site de La Sorcière pour les captures d'écran... et son avis sur l'épisode...

Titre Canal +: La fleur de leurs secrets

lundi 01 octobre 2007

21 Grammes (21 Grams)

Ce que je vais retenir de ce film, c'est surtout ceci:
"On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort... Le poids de cinq pièces de monnaie. Le poids d'une barre de chocolat. Le poids d'un colibri. 21 grammes. Est-ce le poids de notre âme ? Est-ce le poids de la vie ?"

Ce film, ce sont trois histoires qui se télescopent... Celle de Paul Rivers (Sean Penn), professeur de maths qui attend une transplantation cardiaque. Celle de Jack Jordan (Benicio Del Toro), un petit malfrat sorti de prison et radicalement converti à Jesus Christ. Et enfin celle de Cristina Peck (Naomi Watts), maman de deux petites filles. Jack Jordan tue accidentellement le mari de Cristina Peck, et Paul Rivers reçoit le coeur de ce dernier... Paul va chercher à savoir à qui il doit la vie, et tomber amoureux de Cristina.

Je n'ai pas réussi à accrocher au film... comme pour Pulp Fiction, les scènes sont montées dans le désordre, et la première demi-heure est très difficile à suivre... D'une minute à l'autre, Paul est au lit avec une femme blonde ou une femme brune, mourant à l'hôpital ou en pleine santé dehors et idem pour les deux autres personnages principaux. C'est sans doute également parce que je m'étais un peu blindée avant de le regarder. Encore une fois, c'est un sujet (la douleur d'une mère) qui me touche un peu trop pour que je sois à l'aise avec.

Cristina Peck: Katie could have lived. She'd be alive right now but that bastard left her there. Laying in the street. He left the three of them like animals. He didn't care. She could be here with me. That son of a bitch is walking the streets, and I can't even go into their room. I wanna kill him. I'm gonna kill Jack Jordan. I'm gonna kill that son of a bitch.
Paul Rivers: Slow down, just slow down.
Cristina Peck: Slow down. Slow down. While I what, huh? While I what?
Paul Rivers: Take it easy.
Cristina Peck: Take it easy? My husband and my little girls are dead, and I'm supposed to take it fucking easy? I can't just go on with my life! I am paralyzed here! I am a fucking amputee! Do you see that? Who are you? You owe it to Michael. You've got his heart. You're in his house fucking his wife! And sitting in his chair! We have to kill him!
Paul Rivers: Not like this.
Cristina Peck: Then how? Tell me how! Katie died with red shoelaces on. She hated red shoelaces. And she kept asking me to get her some blue ones. And I never got her the blue ones. She was wearing those fucking red shoelaces when she was killed!

Par contre, les trois acteurs principaux interprètent magnifiquement leurs rôles... la prestation des acteurs est réellement superbe. Ils sont tous les trois bouleversants, et Sean Penn, qui a sans doute la palette d'émotions la plus large, est extraordinaire. C'est amusant, parce que j'ai toujours le souvenir de lui en tant que mari de Madonna, mi-acteur mi-loser... vous me direz, c'était il y a 20 ans de ça... parce qu'effectivement, aujourd'hui, je le trouve très bon, et même beau lorsqu'il sourit.

Sean Penn dans 21 Grammes
Photo © ARP Sélection

Réalisé par Alejandro González Inárritu. Avec Sean Penn, Benicio Del Toro, Naomi Watts. Sorti le 21 Janvier 2004.

dimanche 30 septembre 2007

Otage (Hostage)

Enfin un chef d'oeuvre... non seulement Bruce Willis est sublime, comme souvent, mais l'intrigue est extrèmement bien ficelée, avec une galerie de personnages passionnants, dont certains sont véritablement de grands malades.

Otage Bruce Willis
Photo © Metropolitan FilmExport

Le film commence sur une scène très dure, dont on se doute malheureusement de l'issue. Jeff Taley était un brillant négociateur à Los Angeles, jusqu'au jour où il n'a pas empêcher un enfant et sa mère de mourir... pour Jeff Taley, sans doute largement idéaliste à l'époque, personne ne devait mourir ce jour là, même pas le preneur d'otages. A présent chef de la police dans une petite ville, Jeff Taley se retrouve confronté à une nouvelle prise d'otages lorsque 3 gamins s'introduisent dans la splendide baraque d'un comptable et de sa famille... à la base parce qu'ils voulaient lui tirer sa voiture, et éventuellement, en bonus, niquer sa fille. Le mot "fuck" est employé 89 fois dans la VO, donc autant vous habituer tout de suite à un language un peu cru ;) Manque de bol pour les 3 branleurs, le comptable est complice d'escrocs qui ne plaisantent vraiment pas... et pour pousser Jeff Taley à résoudre au plus vite leur problème, à savoir récupèrer un DVD sur lequel figurent des numéros de comptes off-shore, ils vont prendre en otage la femme et la fille de Jeff.

Mars (Ben Foster), l'un des 3 malfrats, est sérieusement frappé, et la situation à l'intérieur de la maison dégénère rapidement... avec des rebondissements à vous faire dresser les cheveux sur la tête. C'est extrèmement bien fait, la réalisation est aux petits oignons, et l'ensemble du casting très crédible. Quant à Bruce Willis, eh bien, c'est Bruce Willis, dans un rôle relativement traditionnel pour lui. Jeff Taley est affûté, endurant, pugnace, rusé et en même temps, infiniment sensible... et Bruce Willis s'en sort superbement, il fait passer sans aucun soucis une palette d'émotions terriblement variée. (Le seul tout petit défaut du film, éventuellement, c'est d'avoir filé un caleçon bien trop long et trop large à Bruce pour sa scène en sous-vêtements... Mais c'est très personnel comme point de vue!)



Otage Bruce Willis
Photo © Metropolitan FilmExport

Je ne vais pas vous raconter la fin, mais vous ne serez pas déçu, ça je vous le promets!



Réalisé par Florent Emilio Siri. Avec Bruce Willis, Kevin Pollak, Ben Foster. Sorti le 27 Avril 2005.

Stargate Atlantis épisode 4x01 - Adrift

Je dois avouer que l'épisode ne m'a pas emballée... évidemment le 4x02 est lié et peut être qu'il réserve une bonne surprise, mais là, j'ai le même sentiment de gâchis que lorsqu'ils ont tué le Dr Carson. Le sentiment que le show n'est pas gouverné par les impératifs de l'histoire, mais par les problèmes de contrat des acteurs, et c'est bien dommage. Mais revenons un instant au scénario.

Dans le 3x20, ciblée par les Asurans, la cité d'Atlantis subissait un tir continu d'un rayon émis par un satellite placé en orbite et protégé par un bouclier. La submersion de la cité ne suffit pas à dissiper l'intensité du rayon, et McKay et Sheppard décident tout simplement d'emmener Atlantis ailleurs. Obligés de couper un instant le bouclier pour avoir la puissance d'allumer le StarDrive, la tour dans laquelle se trouve la salle de contrôle est effleurée par le rayon... et Elizabeth Weir se retrouve dans un bien mauvais état à l'infirmerie.

L'épisode 4X01 se déroule à un rythme effréné, sans un instant de repos pour le trio McKay/Zelenka/Sheppard... et l'équipe médicale. A chaque fois qu'ils tentent un scénario de secours, soit celui-ci plante au dernier moment, soit ils n'arrivent pas à le mettre en place dans les temps. Et c'est sans compter les impondérables, genre le champ d'astéroïdes qu'il faut traverser alors que le bouclier est réduit à sa plus simple expression ou la Cité qui prend des initiatives... intelligentes mais pas au moment le mieux choisi (ils auraient pu anticiper, cela dit, c'était un scénario connu). Pendant ce temps, Elizabeth est dans un état désespéré, au point que Ronon lui fasse ses adieux, et que le nouveau docteur, la jolie blonde, informe Sheppard que s'il elle s'en sort, elle ne sera jamais plus la même... Et j'ai trouvé que Joe Flanigan s'en sort très bien, sans craquer (il est maintenant Chef à la place du Chef, faut pas déconner non plus) on sent bien que Shep est super malheureux. Je pense qu'on peut faire une croix dessus maintenant, il ne va jamais se la faire, et c'est bien dommage. -1 pour les scénaristes, finalement, ils n'en ont pas eu le cran.

Et au-delà de ça, ce qui me déçoit, c'est justement le manque de profondeur des personnages. Je sais, je sais, je sais qu'il ne faut pas faire la comparaison, je suis la première à le dire, mais quand Shep briefe ses pilotes du dimanche pour qu'ils aillent détruire les astéroïdes, le pep talk n'est... pas motivant du tout. Et c'est là que je me dis qu'Apollo ou Starbuck auraient été autrement plus convaincants. Idem pour les seconds rôles... y'a quelques dialogues qui n'ont vraiment aucun intérêt. Remarquez, j'ai eu grand peur qu'on nous tue Zelenka, et ça aurait vraiment été la cerise qui fait déborder le vase. Dieu merci, on y échappe... étonnant quand même qu'on envoie Sheppard en EVA alors qu'il est le seul à pouvoir piloter la Cité. Mais admettons. Par contre, on n'échappe pas à la résurrection instantanée d'Elizabeth, sauvée par une ré-activation et une re-programmation des nanites faite sans l'autorisation de Sheppard par McKay, et il y a de l'eau dans le gaz entre ces deux-là. J'ai beaucoup aimé quand Shep dit à McKay qu'il connaissait bien mal Elizabeth s'il pense qu'elle aurait voulu cela. Liz' lui donne raison à son réveil, et ça m'a fait du bien de la voir donner une bonne giffle virtuelle à Teyla, encore une fois beaucoup trop lisse dans son rôle et son personnage.

Pour conclure, je suis dégoûtée par deux choses:
(1) Non, on ne tue pas des personnages intéressants pour des problèmes de contrat... mais si on les tue, on leur offre une belle mort, purée, on ne les rescucite pas. Je trouvais que la fin de Liz' était intéressante et que si la Cité s'en sortait, on pouvait dans le même temps tuer sa responsable civile... afin de laisser les militaires aux commandes puisqu'il faut bien que Sam arrive. Je ne doute pas qu'on va quand même la liquider ou l'incapaciter, mais ce jeu de yoyo entre je meurs/je vis/je meurs, ça me saoûle grave (comment que je cause, moi?).
(2) Sam, qui va bientôt devoir débarquer sur Atlantis, n'est plus que la caricature d'elle-même. Et la mettre en valeur face au Dr Lee, capable de sortir trois conneries à la minute tout en vomissant ses tripes, c'est fondamentalement stupide. D'ailleurs, le personnage du Dr Lee est une abherration, et j'en ai ras le bol de le voir. Dites moi qu'il ne débarque pas sur Atlantis, pitié. Et dites moi que Sam ne va pas regarder McKay comme elle regarde Lee, s'il vous plaît. Enlevez lui son air de je-suis-la-personne-la plus-intelligente-de-l'univers-et-je-le-sais, ça lui rendra peut être son capital sympathie.

Bref, un peu déçue, même si ça m'a fait beaucoup de bien de ré-entendre le générique le SGA... et de revoir les 4 Fantastiques. Je vous ai dit que Ronon a droit à une réflexion très touchante? Ou alors c'était dans le précédent?

Photos de l'épisode sur le site de GateWorld

mercredi 26 septembre 2007

Bad Company

Alors, celui-là, je vous le dit d’emblée, vous pouvez éviter de le regarder… j’étais alléchée par les noms sur la jaquette du DVD, entre Jerry Bruckheimer et Anthony Hopkins, ça faisait quand même du beau monde. Mais que nenni, pour le coup, c’est vraiment un navet.

L’histoire, c’est celle d’un agent de la CIA qui après deux années passées à convaincre un mafieux russe qu’il était digne de confiance, se fait descendre une semaine avant de conclure une transaction de toute première importance, l’achat d’une mini bombe nucléaire. Évidemment ça n’arrange pas sa hiérarchie à la CIA… du coup, on découvre qu’il avait un frère jumeau dont il a été séparé à la naissance, et la CIA tente de convaincre ledit jumeau de rejoindre leurs rangs le temps de boucler la mission.

Et si feu l’agent de la CIA a été adopté par des gens riches qui lui ont donné une super éducation, le jumeau, lui, a quitté l’école dés que possible et vit de petits trafics en tous genres, au grand dam de sa petite amie qui décide justement de le quitter à cause de ça. Ca nous donne donc le droit d’assister à des scènes pathétiques, à mi-chemin entre le bizutage des nouvelles recrues à l’armée et le coaching des demoiselles de bonne famille pour le Bal des Débutantes… ça se veut drôle, mais c’est juste affligeant.

Chris Rock & Anthony Hopkins
Photo © Gaumont Buena Vista International (GBVI)

Au final, même si le pourquoi du comment n’est pas très clair, tout est bien qui finit bien et le branleur épouse sa dulcinée qui, vu le chèque qu’il a reçu de la CIA, décide qu’il le vaut bien. Le pire dans tout ça, c’est la porte ouverte sur un numéro 2. Et là, non, faut quand même pas pousser.

Oui, il y a des bagarres, oui il y a des courses-poursuites en voiture (vaut mieux rouler en Mercedes qu’en Ford) et oui il y a des tas de méchants qui se font zigouiller. Mais c’est sans intérêt. Je ne comprends même pas qu’on se lance dans un film aussi creux. A moins que le doublage ote tout le charme du personnage campé par Chris Rock. Ah si tiens, le seul truc sympa, c’est de voir John Slattery, alias Victor Lang (le nouveau mari d’Eva Longoria dans Desperate Housewives, faut vraiment tout vous dire?), dans un autre rôle du même acabit.

Réalisé par Joel Schumacher. Avec Anthony Hopkins, Chris Rock, Gabriel Macht. Sorti le 17 juillet 2002.

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ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .