Tequila's Secrets

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lundi 24 septembre 2007

Vous avez un Message

Qu'est-ce que j'aime cette comédie romantique... même au 72ème visionnage (à peu prés), elle n'a rien perdu de son charme. Rafraîchissante, drôle, mélancolique juste ce qu'il faut, pleine d'espoir, et joliment réalisée dans un New York plein de charme.

Est-ce qu'il faut vraiment que je vous rappelle l'histoire?
Elle, Kathleen Kelly alias Shopgirl, tient une boutique de livres pour enfants où il fait bon vivre, une boutique qui lui vient de sa maman. The Shop Around The Corner, c'est une boutique dans laquelle les enfants sont accueillis comme des rois... parce que l'adulte que l'on devient dépends des livres que l'on lit en étant petit.
Lui, c'est Joe Fox, alias NY152... tradition de libraire de père en fils également, même si leur business c'est le superstore. Une chaîne de librairies discount qui célèbre chaque fermeture de magasins indépendants. On voudrait détester les trois générations de Fox... mais c'est impossible.

Shopgirl et NY152 se rencontrent par hasard sur internet et commencent une correspondance... ils aiment tous les deux passionnément NY, ses odeurs, ses bruits... et grandissent au contact l'un de l'autre, l'un devenant moins cynique, et l'autre... plus guerrière. Mais lorsque Kathleen rencontre Joe, ils se détestent au premier contact. Il va lui faire perdre sa boutique, et elle jette l'oprobe sur son magasin. Chacun reprèsente ce que l'autre déteste. Tous les deux s'embarquent dans une bataille médiatique au moment même où Shopgirl et NY152, amoureux l'un de l'autre même s'ils refusent de se l'avouer, se donnent rendez-vous dans un café. Shopgirl va s'y rendre, mais c'est Joe qui va l'y retrouver... dans l'intention de lui faire du mal, mais il va être pris à son propre piège.

Pendant les mois qui suivent, Joe va prendre soin de Kathleen, tandis que NY152 continue sa relation anonyme avec Shopgirl... jusqu'à ce qu'il soit temps de tomber les masques.


Photo copyright Warner Bros France

Pour le plaisir, je vous mets le dialogue final, c'est pas comme si c'était un spoiler, (1) parce qu'évidemment, ils finissent ensemble et (2) de toutes manières vous avez déjà vu le film, c'est pas possible autrement. J'veux même pas de vous sur ce blog sinon ;)

Joe Fox: Timing is everything. He waited until you were primed. Until you knew there was no other man you could ever love.
Kathleen Kelly: Yes.
Joe Fox: Sometimes I wonder...
Kathleen Kelly: What?
[they stop]
Joe Fox: If I hadn't been FoxBooks and you hadn't been the Shop Around the Corner... and you and I had, just you know, met... Yeah. I would have asked for your phone number and I wouldn't have been able to wait 24 hours before calling and asking, "How about coffee, drinks, dinner, a movie, for as long as we both shall live?"
Kathleen Kelly: Joe.
Joe Fox: And you and I would have never been at war. And the only things we would've fought about would be what video to rent on Saturday night.
Kathleen Kelly: Well, who fights about that?
Joe Fox: Well, some people. Not us.
Kathleen Kelly: We would never.
Joe Fox: ...if only.
Kathleen Kelly: I should go.
Joe Fox: Well let me ask you something. How can you forgive this guy for standing you up and not forgive me for this tiny little thing like putting you out of business.
[Kathleen shakes her head no]
Joe Fox: Oh how I wish you would.
Kathleen Kelly: I really have to go.
Joe Fox: Yeah, well, you don't wanna be late.
(...)
[Joe retrouve Kathleen au point de rendez-vous prévu avec NY152]
Joe Fox: Don't cry, Shopgirl. Don't cry.
Kathleen Kelly: I wanted it to be you. I wanted it to be you so badly.


Réalisé par Nora Ephron. Avec Tom Hanks, Meg Ryan, Parker Posey, Steve Zahn. Sorti le 20 Janvier 1999.

dimanche 23 septembre 2007

The Island

Finalement, c'est pas si souvent que je vois dans un film une idée vraiment nouvelle... et c'est le cas pour The Island. A l'intérieur d'une immense structure, des hommes et des femmes vivent privés de liberté individuelle. Tous habillés de la même manière, logés à la même enseigne, nourris, blanchis, contrôlés quotidiennement pour leur santé, et surveillés constamment par des gardes chargés d'éviter tous contacts trop "rapprochés" entre différents sexes. La Terre aurait subit une contamination, et tous sont des survivants... ils attendent chacun d'être désignés par la loterie pour aller sur l'île, seul endroit paradisiaque de surface encore habitable... et commencer à repeupler la Terre. Jordan Two-Delta sera la prochaine à partir pour l'île.

Mais tout ceci commence à devenir pesant pour Lincoln Six-Echo qui rêve littéralement de fuir et de faire ses choix. Epris de rebellion et de liberté, il va découvrir une réalité choquante au hasard d'un battement d'aile de papillon... la jeune femme partie accoucher sur l'île est euthanasiée sous ses yeux juste après avoir mis au monde son bébé. Quant à l'homme qui vient de gagner à la loterie, il est en réalité contre son gré en salle d'opération pour le prélèvement d'un de ses organes. Absolument horrifié, d'autant plus qu'il est aussi proche de Jordan que deux enfants pourraient l'être, Lincoln entraîne Jordan avec lui dans une fuite éperdue vers un ailleurs dont ils ignorent l'existence, une Terre parfaitement habitable et civilisée, en 2019.


Photo copyright Warner Bros France

J'ai trouvé que le film est rondement mené... idée originale, qui sert de prétexte à introduire une société futuriste, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du monde confiné. Les décors sont magnifiques, ça ne manque pas de bagarres, de courses poursuites, de scènes spectaculaires, de belles images aériennes, de véhicules superbement désignés... et de bons sentiments.

Réalisé par Michael Bay. Avec Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Djimon Hounsou, Sean Bean, Michael Clark Duncan, Steve Buscemi. Sorti le 17 août 2005.

vendredi 21 septembre 2007

Toy Story 2

J'aime pas du tout les Toy Story... et j'oserai peut être même vous dire un jour pourquoi, mais par contre, ce genre de choses (c'est pendant le générique de fin) ça me fait bien rire.

La Somme de Toutes les Peurs

Je crois que le livre (de Tom Clancy) doit être plus intéressant, même si Ben Affleck apporte sûrement beaucoup au personnage de Jack Ryan. Ceci dit, c'est un film à suspense honnête, même si le sujet du bras de fer nucléaire entre les États-Unis et la Russie a déjà été traité une ou deux fois. Celui de la bombe dans le stade de football également, d'ailleurs. Mais c'est intéressant d'ajouter un groupe de néo-nazis pour figurer les "vrais" méchants.

Y'a pas que Ben Affleck dans le film, et je crois que c'est ça qui le sauve... une bonne brochette d'acteurs charismatiques, ça aide beaucoup.


Photo © United International Pictures (UIP)

C'est pas un film très drôle, mais y'a quand même des moments qui prêtent à sourire... enfin, au moins un ;)

[en route to Russia]
Cabot: Jack... Jack, what are you doing?
Jack: Oh... I had a date tonight, so I had to call and cancel...
Cabot: Well, don't be stupid! Tell her where you're going. In fact, tell her who you work for. She'll be impressed.
Jack: [to Cathy, over the phone] OK. I work for the CIA, and the Director asked me at the last minute to come with him to Russia with him to do a nuclear arms inspection. Hello?
Cathy: That is so lame.
Jack: No, I swear, it's because of the START treaty, we get to inspect to make sure they're really decommissioning their nuclear arsenal...
[Cathy hangs up]
Jack: Hello... hello?
[Cabot starts laughing]
Jack: Thanks. Thanks a lot.

Et enfin, je me demande si Ben Affleck exige dans tous ses contrats d'avoir au moins une scène au lit avec une jolie fille... ce serait de bonne guerre, remarquez.

Réalisé par Phil Alden Robinson. Avec Ben Affleck, Morgan Freeman, James Cromwell, Liev Schreiber. Sorti le 24 juillet 2002.

jeudi 20 septembre 2007

I, Robot

Voyons, voyons, voyons… alors déjà, la nudité, ça lui va super bien, à Will Smith, parce qu’il est quand même gaulé comme un prince ;) Merci aussi de nous le montrer sous la douche pour qu’on profite bien de l’eau qui ruisselle sur ses pectoraux, ce serait dommage de s’en priver. ‘Fait soudainement plus chaud, tiens. Et puis tout de cuir vêtu, il est pas mal du tout non plus. Y a pas à dire, le cuir, c’est la matière du futur. Je pourrais citer quantité de films de science fiction dont les héros sont en cuir. Noir, évidemment.

A part ça… les robots, c’est pas forcément mon truc, et franchement, ceux-là, ils sont trop humains pour que je me sente confortable avec eux. C’est amusant que les siècles derniers ne nous aient pas encore appris que refiler à une race l’obligation de prendre soin de nous, ce n’est définitivement pas une bonne idée. Ça paraît super confortable au début, mais ça se termine toujours mal. Le regard de Sonny, il fait froid dans le dos.

I Robot Will Smith
Photo by Digital Domain - © 2004 20th Century Fox.

Idée d’Isaac Asimov donc pour ce film, et le bonhomme est une référence en la matière. Pas étonnant donc qu’on retrouve les trois lois… et leur corolaire implicite qui n’est pas à l’avantage de l’homme. Je l’avais bien dit.

Law I / A robot may not harm a human or, by inaction, allow a human being to come to harm
Law II / A robot must obey orders given it by human beings except where such orders would conflict with the first law
Law III / A robot must protect its own existence as long as such protection does not conflict with the first or second law

C’est donc une histoire de meurtre, celui de l’inventeur de la série de robots NS… on y assigne un policier qui n’aime pas les robots pour une raison obscure, et qui avait des liens de nature inconnue avec la victime. Ca, au moins, c’est clair. Enquête policière somme toute assez classique… le coupable idéal est innocent sauf qu’il est coupable quand même, et ça on le devine très vite. On dirait l’assassinat de Dumbledore par Snape. Du coup, y’a forcément un autre coupable. Le type super louche avec un mobile long comme le bras ? Ou p’têt pas, tiens.

Pour clôturer ce billet, y’a des courses poursuites, des bagarres, de sympathiques effets spéciaux, un chouia de Matrix… et un chat. Une grand-mère aussi. Tout ça c’est positif. Par contre, y’a aussi un branleur insupportable qui jure comme un charretier, mais on ne le voit que brièvement. Si je vous dis que je ne suis pas enthousiasmée, vous l’aurez sûrement déjà deviné...

Réalisé par Alex Proyas. Avec Will Smith, Alan Tudyk, Bridget Moynahan. Sorti le 28 Juillet 2004.

mardi 18 septembre 2007

Le Jour d'Après (The Day After Tomorrow)

Mettons les choses au clair tout de suite. C'est un film qui m'a bien plu pour différentes raisons que je vais détailler (pas d'inquiétude!) même si évidemment on est tous bien d'accord que scientifiquement, non, le Gulf Stream ne peut pas s'arrêter en 48 heures, et non, une nouvelle ère glaciaire ne peut pas se produire sur une semaine. C'est un film, et j'imagine bien que ç'aurait été super compliqué et moins impressionnant de faire se dérouler l'histoire sur dix générations.

Le film comporte deux niveaux... globalement celui de l'avenir de la planète, et celui de la famille Hall. Comme les bons vieux films catastrophe des années 70, on utilise un phénomène naturel (ici le réchauffement climatique) en toile de fond à une histoire humaine... au sein de la galerie de portraits, on sait que certains ne vont pas s'en sortir. C'est cruel, mais c'est ainsi... Stephen King, qui fut un de mes auteurs préféré est passé maître dans cet exercice... présenter un personnage, son passé, sa famille, son métier, sa petite vie tranquille pendant un chapitre pour le faire mourir à l'instant où son histoire percute l'intrigue principale. Eh bien dans ce film, c'est tout à fait pareil. Et à chaque fois qu'on rebascule sur un personnage déjà introduit, on se demande si l'empereur va lever ou baisser son pouce. Et c'est parfois terriblement poignant.

Jack Hall: Professeur, je crois qu'il est temps pour vous de partir.
Terry Rapson: J'ai bien peur qu'il n'en soit plus temps.
Jack Hall: Que pouvons-nous faire?
Terry Rapson: Sauvez le plus de monde possible.
(...)
[Simon est bloqué avec ses collègues, dont le professeur Rapson, dans une station de surveillance météo du nord de l’Écosse… ils savent qu’ils vont mourir. Sa femme et son fils sont en Espagne, pays qui devrait être épargné par la tempête.]
Simon : J’aurais tellement voulu voir grandir mon fils.
Terry Rapson : L’important c’est qu’il grandisse.

La famille Hall, c'est tout d'abord Jack le paléoclimatologiste qui en étudiant les glaces arctique a découvert qu'une ére glaciaire est brutalement survenue il y a 10,000 ans suite à un réchauffement climatique. Persuadé que cela pourrait se reproduire, il se bat pour convaincre les autorités de la nécessité de changer de comportement vis à vis de la planète. Séparé de sa femme, Laura, il rencontre aussi quelques difficultés à ne pas perdre le contact avec son fils surdoué, Sam. Lorsque le climat se dérégle, Sam est à New York pour une compétition inter-écoles, avec la demoiselle de ses rêves.

le jour d'après
Photo copyright UFD

Pris au piège par la brutale montée des eaux et la glaciation qui s'ensuit, les jeunes gens se réfugient avec d'autres naufragés dans la bibliothèque publique de Manhattan... où ils vont survivre en brûlant ce qu'ils peuvent trouver.

Jeremy: Friedrich Nietzsche? We can't burn that! He's one of the most important thinkers in 19th Century!
Elsa: Please! Nietzsche was a chauvinist pig who was in love with his sister.
Jeremy: He was not a chauvinist pig!
Elsa: But he was in love with his sister.
Brian Parks: Uh, excuse me, guys? Yeah, we got a whole section on tax laws down here we can burn.


A Washington, Jack décide d'aller chercher son fils.

Le film commence avec des images terriblement fortes, terrifiantes, et en même temps, pour certaines, terriblement belles... il neige à New Delhi, il tombe des grêlons énormes à Tokyo, Los Angeles est détruite par des tornades multiples, et la température chute brutalement au nord de l'Écosse. Dans un ciel d'apocalypse, des milliers d'oiseaux fuient New York qui va être submergée par les eaux... et prise dans les glaces, comme quasiment tout l'hémisphère nord. Les images de notre Terre vue de l'ISS sont à couper le souffle.

le jour d'après
Photo copyright UFD

Outre le petit garçon souffrant du cancer, un autre moment fort du film, pour moi, c'est lorsque Jack dessine un trait horizontal qui coupe en deux les États-Unis au niveau de Washington, et conseille au Président de faire évacuer la population située sous cette ligne... parce qu'il est trop tard pour évacuer les États du Nord... Voilà une décision que je n'aimerais pas avoir à prendre. Ceci dit, il n'y a guère de risque que je sois un jour Présidente des États-Unis.

Et le responsable de ces déréglements me direz-vous? le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces polaires, modifiant à la fois la température du Gulf Stream et son équilibre eau douce/eau saline...

Je dois avouer que j'aime bien les films catastrophe, et franchement, celui-ci est d'un excellent niveau... et même si certaines péripéties sont surjouées dans la seconde moitié du film (la septicémie, les loups...) c'est plutôt intelligent de raccrocher la catastrophe planétaire à l'avenir de la famille Hall. S'il y a de l'espoir pour eux, il y en a pour d'autres... et effectivement, il y a des survivants dans l'hémisphère nord.

Réalisé par Roland Emmerich. Avec Dennis Quaid, Jake Gyllenhaal, Ian Holm, Arjay Smith, Austin Nichols, Emmy Rossum, Sela Ward, Tamlyn Tomita. Sorti le 26 Mai 2004.

lundi 17 septembre 2007

Ratatouille

Alors Ratatouille, c'est le dernier sorti des studios Disney, et comme souvent, c'est un vrai petit bijou. Auquel vous n'avez d'ailleurs pas pu échapper à moins de ne jamais mettre les pieds dans un supermarché, parce qu'évidemment, la campagne marketing est omniprésente. Je ne m'en plains pas, j'adore ça.

Ratatouille, c'est l'histoire d'un petit rat, Rémy, pas comme les autres. Rémy a un odorat très développé, et aussi, il faut bien le dire, un petit peu une haute opinion de lui-même. Disons qu'il ne supporte plus de manger n'importe quelle ordure, et qu'il admire les hommes qui ne se contentent pas de survivre en absorbant une nourriture-carburant, mais qui créent des combinaisons de saveurs.

ratatouille remy
© Buena Vista International

Remy: [observing what Emile is eating] What is that?
Emile: [pause] I don't really know.
Remy: You dunno... and you're eating it?
Emile: You know, once you muscle your way past the gag reflex, all kinds of possibilities open up.
Remy: This is what I'm talking about.
(...)
Remy: Hey I brought you something to...
[sees Emile eating garbage]
Remy: AH! NO NO NO NO! SPIT THAT OUT RIGHT NOW!
[Emile obeys]
Remy: I have got to teach you about food. Close your eyes.
[Emile obeys, Remy hands out piece of cheese]
Remy: Now take a bite of this...
[Emile snarfs cheese]
Remy: No no no! Don't just hork it down!
Emile: Too late.


Ses grandes idées culinaires vont lui jouer un mauvais tour, et il se retrouve seul dans les égouts parisiens. Inspiré par le fantôme du Chef Gusteau, son modèle, Rémy se faufile dans les cuisines du plus grand restaurant parisien... et fait la connaissance de Linguini, un commis aux poubelles nouvellement embauché. Et voilà deux partenaires improbables qui apprennent à travailler ensemble. Rémy sait faire la cuisine... et Linguini est obligé de faire de la grande cuisine s'il veut garder son travail.

ratatouille remy & linguini
© Buena Vista International

Évidemment les seconds rôles sont savoureux... Émile le timoré boulimique, Django le patriarche autoritaire, Colette la justicière, le Chef Skinner avide de gloire et de richesse, et le critique Anton Ego qui fait trembler tous les chefs parisiens. Ce dessin animé, c'est une plongée dans le Paris des grands restaurants, avec ses règles, ses critiques, ses étoiles, ses personnalités... et bien évidemment, c'est aussi un prétexte à une leçon de morale, incontournable dans les Disney. Si elles prennent la peine de se connaître, des races différentes peuvent travailler, vivre, cohabiter les unes avec les autres. Même les rats et les hommes.

Anton Ego: In many ways, the work of a critic is easy. We risk very little yet enjoy a position over those who offer up their work and their selves to our judgment. We thrive on negative criticism, which is fun to write and to read. But the bitter truth we critics must face is that, in the grand scheme of things, the average piece of junk is more meaningful than our criticism designating it so. But there are times when a critic truly risks something, and that is in the discovery and defense of the new. Last night, I experienced something new, an extraordinary meal from a singularly unexpected source. To say that both the meal and its maker have challenged my preconceptions is a gross understatement. They have rocked me to my core. In the past, I have made no secret of my disdain for Chef Gusteau's famous motto: Anyone can cook. But I realize that only now do I truly understand what he meant. Not everyone can become a great artist, but a great artist can come from anywhere. It is difficult to imagine more humble origins than those of the genius now cooking at Gusteau's, who is, in this critic's opinion, nothing less than the finest chef in France. I will be returning to Gusteau's soon, hungry for more.

Point de vue animation, le résultat est sublime... L'animation de Rémy est du même niveau que celle de Scrat dans l'Age de Glace. Mais si, l'écureuil... celui dont un gros plan sur les yeux suffit à savoir son humeur. Et Rémy, c'est tout aussi bien fait... on lit les émotions de ce petit rat dans la position des oreilles, des moustaches, dans son regard: la honte, le désir de bien faire, le soulagement, la joie, le découragement, la tristesse, l'espoir, l'inquiètude, la gêne, l'exaspèration, le plaisir... tout est là.

ratatouille remy
© Buena Vista International

Je suis toujours émerveillée par la scène des premières minutes de Rémy dans le restaurant; la vitesse, la fluidité du mouvement, le tout avec le point de vue du rat dans cet environnement (dangereux) pas du tout adapté ni à sa taille, ni à sa condition... c'est magique.


© Buena Vista International

Sur un autre plan, je suis contente que les américains aient gardé comme titre du film le mot "Ratatouille"... parce que même si "ratatouille" ne se traduit pas, c'est quand même fichtrement difficile à prononcer pour un anglophone. Je suis donc ravie qu'ils aient délibérèment choisi ce plat (pour sa simplicité je suppose) et décidé de faire figurer la prononciation sous le nom du film sur les affiches et tous les produits dérivés: "Rat-a-too-ee". Par contre, pas mal de différences entre le film final et les previews qui étaient dispos sur internet... et le livre dérivé, que les petiots dévorent ;) Pas de fusil par exemple dans le livre... histoire de cibler un public encore plus jeune peut être?

Sorti le 01 Août 2007.

jeudi 13 septembre 2007

Jurassic Park

Jurassic Park, à la base, ce sont deux livres de Michael Crichton... et c'est un formidable raconteur d'histoires. Ces deux livres sont superbes, malgré la propension parfois agaçante de l'auteur à se perdre dans des explications scientifiques très pointues. Et je dois dire que c'est le léger défaut de ce premier film... il faut bien qu'on nous explique comment Hammond a créé ses dinosaures, comment ils se sont mis à se reproduire seuls, et que Ian Malcolm nous serve sa Théorie du Chaos.

Ceci dit, j'ai beaucoup de tendresse pour ce film, peu pour le T-Rex, évidemment, mais les personnages sont attachants même si les traits sont parfois un peu forcés. Ian Malcom a des réparties brillantes, Alan est très drôle dans sa relation avec les enfants, et Hammond est fabuleux dans sa mégalomanie...

Les premières rencontres avec les dinosaures sont magiques... le groupe d'herbivores tout d'abord, et le Triceratops ensuite... Alan le paléontologue, et Ellie la paléobotaniste sont complètement subjugués... avoir étudié des ossements pendant des années, sans espoir de voir vivre ces animaux fabuleux, et pouvoir soudainement les toucher, écouter leur respiration, les regarder les yeux dans les yeux... l'enthousiasme d'Ellie et Alan est communicatif, et c'est très attendrissant. Ils sont comme un enfant qui touche un animal pour la première fois. Evidemment, comme le dira Ian de manière un peu cynique dans un des épisodes suivants, c'est toujours comme ça que ça commence.

Dr. Ian Malcolm: Oh, yeah. Oooh, ahhh, that's how it always starts. Then later there's running and screaming. (Jurassic Park II)

Mais reprenons l'histoire dans l'ordre. Jurassic Park, c'est le rêve d'un riche homme d'affaires qui a l'idée géniale d'extraire de l'ambre du sang de dinosaures, et de recréer grâce à la génétique... rien de moins qu'une quinzaine d'espèces de dinosaures, qu'il met en scène dans un gigantesque parc d'attractions. Sceptiques, ses investisseurs lui demandent d'obtenir l'aval d'un mathématicien, Ian Malcolm, et de deux paléontologues, Alan et Ellie. Hammond les invite donc à visiter son parc en avant-première, en compagnie de ses deux petits-enfants... Pendant ce temps, Nedry, l'informaticien du parc, s'apprête à vendre des embryons à une firme concurrente, n'hésitant pas pour ce faire à mettre en péril la sécurité du parc. Parce qu'éteindre les clôtures électriques des enclos du T-Rex et des Raptors, couper le téléphone et verrouiller par mot de passe les systèmes informatiques, c'est quand même une très mauvaise idée.

Dr. Ellie Sattler: We can make it if we run.
Muldoon: No, we can't.
Dr. Ellie Sattler: Why not?
Muldoon: Because we are being hunted.
Dr. Ellie Sattler: Oh God.
Muldoon: It's all right.
Dr. Ellie Sattler: Like hell it is!



Photo copyright Universal Pictures

Le tour inaugural se transforme en boucherie, et malgré cela, malgré que ses petits-enfants soient perdus au milieu d'un parc dans lequel chassent les carnivores les plus redoutables qui aient un jour existé, Hammond veut continuer à croire en son rêve. Et c'est terrible... et triste à la fois.

John Hammond: All major theme parks have had delays. When they opened Disneyland in 1956, nothing worked, nothing.
Dr. Ian Malcolm: But, John, if the Pirates of the Caribbean break down, the pirates don't eat the tourists.


J'aime beaucoup le personnage d'Ian Malcom (et Jeff Goldblum de manière générale, j'adore ce grand bonhomme!) qui est superbement servi par des dialogues aux petits oignons exprés pour lui. Parfois subtils...

Dr. Alan Grant: It looks like we're out of a job.
Dr. Ian Malcolm: Don't you mean extinct?


... parfois cyniques, et parfois terriblement drôles, même quand la situation ne l'est pas du tout :)

[after finding Malcolm with a broken leg]
Dr. Ellie Sattler: Should we chance moving him?
[the Tyrannosaur roars nearby]
Dr. Ian Malcolm: Please, chance it.


En résumé, un excellent film... c'était la première fois que je ressentais l'envie de voir un film deux fois au cinéma, et également la première fois que j'achetais une bande originale composée spécifiquement pour un film... parce que le thème musical est très bien réussi également.

Le film a 14 ans déjà, et il a plutôt bien vieilli, à part peut être l'émerveillement des gamins devant le cédérom interactif avec écran tactile embarqué dans les voitures. Évidemment, aujourd'hui, c'est d'un commun... Un quatrième opus est annoncé pour 2008, et ça me fait bien plaisir :)

Réalisé par Steven Spielberg. Avec Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern. Sorti le 20 Octobre 1993.

The Lost World: Jurassic Park (Jurassic Park II)

Aaaaaaaaah, le retour d'Ian Malcolm et de son brillant esprit de répartie, sans blabla scientifique pour gâcher le tout... Jurassic Park II, c'est à nouveau une formidable aventure (stressante, cela va sans dire) au milieu des dinosaures... et cette fois-ci il y a non plus un T-Rex mais un couple de T-Rex... et un jeune. Et évidemment, trois T-Rex ça fait encore plus de dégats qu'un seul. Même les herbivores se montrent... moins paisibles.

L'histoire... comme le dit Ian Malcolm lui-même, John Hammond a évolué durant ces cinq dernières années, et pour le coup, il tente de recruter Malcolm pour mener une expédition chargée de se rendre sur le Site B. Le but est de réaliser un documentaire sur la manière dont les dinosaures vivent et survivent sans l'intervention humaine. Et quelle meilleure manière de convaincre Malcolm que d'y avoir envoyé en éclaireur sa petite amie, spécialiste en comportement des grands prédateurs? Malcolm, Eddie (organisateur d'expéditions extrèmes), Nick (photographe animalier) et une petite passagère clandestine débarquent donc sur l'île à la recherche de la miss Sarah, qui n'a aucunement besoin que Malcolm vole à son secours.

Sarah Harding: I love you. I just don't... need you right now.
Dr. Ian Malcolm: I'll tell you what you NEED, a good anti-psychotic!
Sarah Harding: I'll be back in five or six days.
Dr. Ian Malcolm: No, you'll be back in five or six PIECES!


Sur l'île, Malcom et le reste de l'équipe se trouvent rapidement face à une seconde équipe, envoyée par le neveu d'Hammond, Ludlow, qui a pu prendre le contrôle de la société Ingen... Menée par un chasseur hors-pair, Roland Tembo, la traque commence pour attrapper vivants des spécimens de chaque espèce...

Roland Tembo: This is a game trail, Mr. Ludlow. Carnivors hunt on game trails. Do you want to set up base camp or a buffet?

Évidemment, les choses tournent au vinaigre lorsque Nick et Sarah ramènent un bébé T-Rex à leur campement, avec les meilleures intentions du monde. La (longue) scène de l'attaque des caravanes par les deux T-Rex, même si elle fait par moment appel à de grossières ficelles, est tout de même super bien jouée.

the lost world jurassic park II
Photo copyright Universal Pictures

Au final, pour survivre entre les T-Rex et les Raptors, les deux équipes vont devoir s'unir, et je dois avouer que c'est assez plaisant de voir en chemin l'agonie des personnables détestables...

Malgré les pertes humaines colossales (Note pour les âmes sensibles: il y a deux fois plus de morts dans cet opus que dans les deux autres réunis), Ludlow réussit à embarquer un T-Rex mâle sur un cargo... et à le ramener à San Diego pour en faire l'attraction phare de son parc... inutile de vous dire que ça ne se passe pas tout à fait comme prévu...

Dr. Ian Malcolm: Why don't people listen to me. I use plain and simple English, I don't have any accent that I'm aware of.
Sarah Harding: Oh, shut up.


Allez, pour terminer, je voulais juste dire que c'est quand même étonnant d'avoir mis des gamins dans tous les épisodes de Jurassic Park... ils visaient tant que ça un public pré-ado? Je sais bien que les dinosaures n'existent pas vraiment, mais bon... ça reste un film assez cruel... et sanguinolent, même si c'est plus suggéré que montré (quoique).

A noter également que dans le livre, deux gamins se joignent clandestinement à l'expédition (aucun n'est issu d'Ian Malcolm) et que Crichton ne ramène aucun dinosaure sur le continent... tout ce passage façon Godzilla a été écrit spécifiquement pour le film.

Réalisé par Steven Spielberg. Avec Jeff Goldblum, Richard Attenborough, Pete Postlethwaite. Sorti le 22 Octobre 1997.



mercredi 12 septembre 2007

Jurassic Park III

Les petits sont beaucoup dans les dinosaures en ce moment, alors forcément, une fois qu'ils sont couchés, ça donne envie de se replonger dans la trilogie Jurassic Park. A l'envers, parce qu'ainsi ça va du moins bon au meilleur, et du moins vu au plus vu. Premier constat, c'est bien d'avoir couché les petits. Parce qu'il y a beau avoir de superbes images de dinosaures, ils sont quand même rarement paisiblement en train de brouter. Les trente premières minutes sur Isla Sorna sont... trépidantes.

L'histoire... bien malgré lui, Alan (Sam Neill) se retrouve otage de l'île, en compagnie d'un couple venu chercher leur gamin, Erik, porté disparu six semaines plus tôt alors qu'il survolait l'île en parachute ascentionnel. Le jet privé rutilant est à peine posé sur la piste de fortune que la fine équipe est attaquée par un dinosaure qui relèguerait presque le T-Rex au rang de roquet. A partir de là, c'est la débandade, et entre le spinosaure, le T-Rex, les raptors (plus intelligents que jamais), et les immenses pterodons... nos héros vont avoir fort à faire pour rester en vie.

Reporter: Are you saying you wouldn't want to get on Isla Sorna and study them if you had the chance?
Dr. Grant: No force on earth or heaven could get me on that island.



Photo copyright United International Pictures (UIP)

Cet opus voit le retour d'Alan, le paléontologue du Jurassic Park I, toujours aussi fasciné par ses raptors, au point de tenter de communiquer avec eux. J'étais pas fan du personnage dans le I, et c'est pas tellement mieux dans le III, si ce n'est qu'il est maintenant plus à l'aise avec les gamins.

Dr. Grant: I have a theory that there are two kinds of boys. There are those that want to be astronomers, and those that want to be astronauts. The astronomer, or the paleontologist, gets to study these amazing things from a place of complete safety.
Erik: But then you never get to go into space.
Dr. Grant: Exactly. That's the difference between imagining and seeing: to be able to touch them.


Clairement, Ian Malcolm (Jeff Goldblum) et son humour manquent terriblement au film. A part ça, je me suis demandé où j'avais bien pu voir la belle blonde, mais à part qu'il s'agit de Tea Leoni, l'épouse de David Duchovny (Fox Mulder!)... sa filmographie ne me dit rien. Je la remettais peut être de Jurassic Park III ;)

Au final, c'est quand même un film sympathique, avec des effets spéciaux superbes. Même si depuis Jurassic Park I on s'est habitué à voir vivre, bouger, manger et rugir les dinosaures, c'est encore à couper le souffle, et le film introduit pas mal de nouvelles espèces. Réalisé par Joe Johnston. Avec Sam Neill, William H. Macy, Téa Leoni. Sorti le 08 Août 2001.

vendredi 07 septembre 2007

6 Jours, 7 Nuits (6 Days, 7 Nights)

Ce qu'il y a de vraiment bien avec 6 Jours, 7 Nuits, c'est que ça favorise la paix des ménages. Parce que mine de rien, c'est l'histoire d'un beau mec (Harrison Ford) et d'une jolie fille (Ann Heche) paumés sur une île polynésienne. Et évidemment, les t-shirts mouillés, les shorts hypercourts et les torses nus, c'est aussi facile à trouver qu'une mouche dans le cul d'un éléphant, pour reprendre une réplique du film. Voilà une critique de film qui s'annonce bien, tiens.


Photo copyright Caravan Pictures

Je (me) reprends. Robin est une rédactrice à succés pour un magazine de mode. Si côtée qu'alors qu'elle est en vacances en Polynésie et que son brave petit ami vient de la demander en mariage, il faut qu'elle aille superviser un shoot photo. Et lorsque que le coucou qui l'emmène à Tahiti est pris dans un orage, Quinn le pilote quasi-sexagénaire (mais foutument bien conservé) et Robin se retrouvent pris au piège sur une île déserte, sans moyens de communication avec l'extérieur.

Quinn Harris: How do you want it?
Robin: Excuse me?
Quinn Harris: Do you want it sugar-coated, or right between the eyes?
Robin: You Pick.
Quinn Harris: We got no landing gear, so we can't take off. Lightning fried the radio, so we can't call for help. AirSea will try a rescue mission but without a beacon to home in on it's like trying to find a flea on an elephant's ass. The only thing we got is this flare gun with a single flare.
Robin: Is it too late to get it sugar coated?
Quinn Harris: That was sugar-coated.


Pendant que le brave petit ami (Ross de Friends!!) se console avec la demoiselle qui meuble habituellement les nuits du pilote, Quinn et Robin, eux, font face à des pirates des temps modernes.

Robin Monroe: I am so scared.
Quinn Harris: If it makes you feel any better, I'm a little scared myself.
Robin Monroe: Uh, no. No, that does not make me feel better.
Quinn Harris: I thought that's what women wanted.
Robin Monroe: What?
Quinn Harris: Men who weren't afraid to cry, who were in touch with their feminine side.
Robin Monroe: No, not when they're being chased by pirates, they like 'em mean and armed!


Honnêtement, il ne faut surtout pas chercher à trouver de vraisemblance à ce film, qui ne brille ni par son originalité ni par sa crédibilité, mais c'est le genre de divertissement qui fait toujours du bien. Les acteurs sont adorables, Robin a des yeux magnifiques (et pas de budget pour acheter des sous-vêtements, visiblement), Quinn est aussi craquant qu'Indy a pu l'être à son époque, il ne manque pas de ressources non plus, et franchement, le résultat est très mignon.

En fait, au-delà du film, ce que je trouve drôle aujourd'hui avec le recul de "Men In Trees", c'est de voir Ann Heche un peu dans le même genre de rôle, la New Yorkaise avec un job littéraire bien payé qui débarque dans un milieu inhospitalier. Et si l'Alaska et la Polynésie n'ont évidemment pas les températures en commun, le serpent et le raton laveur, eux, ont un seul et même but... jeter Marin/Robin dans les bras de Jack/Quinn, avec pour toile de fond un cadre aussi grandiose au nord qu'au sud. C'est un chouette film, j'vous l'jure.

Réalisé par Ivan Reitman. Avec Harrison Ford, Anne Heche, David Schwimmer, Jacqueline Obradors. Sorti le 26 Août 1998.

lundi 03 septembre 2007

It's a Hell of a Day

Définitivement, j'me referais bien un p'tit Desperate ;)

Beignets de Tomates Vertes (Fried Green Tomatoes)

Beignets de Tomates Vertes, c'est une fois de plus deux histoires: celle d'Evelyn Couch, déçue par sa vie de femme au foyer et qui noit sa frustration dans les sucreries, et celle narrée sous forme de flashbacks par une pétillante et pétulante Ninny Threadgoode, résidente presque malgré elle d'une maison de retraite. Les deux femmes se rencontrent par hasard, et au fil des semaines et de l'histoire narrée par Ninny, l'amitié s'installe entre elles, durable et profonde.

Ninny Threadgoode: Idgie and her friend Ruth ran the Whistle Stop Cafe. Idgie was a character, all right. But how anybody could have thought she murdered that man is beyond me.
Evelyn Couch: I beg your pardon?


Ninny déroule une chronique des années 20 dans l'Alabama rural au travers du Whistle Stop Café, un restaurant tenu par deux femmes, Idgie et Ruth... L'histoire débute alors qu'Idgie est une toute jeune fille, marquée par un drame... la seule personne qu'elle va apprendre à tolérer dans sa bulle de douleur face à la perte de celui qui la comprenait, c'est Ruth.

Ninny Threadgoode: A heart can be broken, but it will keep beating just the same.

Ruth est une jeune fille bien élevée, posée, et en tous points respectueuse des convenances, tandis qu'on ne peut pas s'empêcher de penser à Tom Sawyer en voyant Idgie... rebelle, impolie, hostile à toutes les règles et à tout ce que représente encore le Sud à ce moment là, en particulier la ségrégation... et la religion.

Et si leurs parents espéraient le contraire, c'est bien Idgie qui déteint sur Ruth... Les années passent et Ruth trahit son amie en épousant Frank Bennett, un membre du Klan. Idgie coupe les ponts, ce qui ne l'empêchera de venir enlever Ruth en découvrant la violence conjugale que Frank exerce au sein du foyer. Le bébé de Ruth grandit au Whistle Stop Café, jusqu'au jour où Frank Bennet vient rechercher ce qui lui appartient... et disparaît. Quand 5 ans plus tard l'on découvre sa voiture au fond d'une mare, les soupçons de l'enquêteur se portent naturellement sur Idgie... Que s'est-il donc passé cette nuit là? Chaque chapitre oscille entre le drame, la comédie, le mystère, le suspense, la tendresse, l'émotion... dans cet ordre ou dans un autre ;)

Dans les années 90, Evelyn, inspirée par le courage d'Idgie, prend sa vie en main, au grand dam de son mari, qui voit disparaître la maîtresse de maison soumise et effacée. Evelyne prend enfin... ses propres décisions.

Beignets de Tomates Vertes, c'est un mélange savoureux de deux époques pas si différentes... C'est aussi une histoire de femmes... qui n'est pas réservée aux femmes. Une histoire de tolérance, une histoire d'amitié, une histoire forte et fragile à la fois... à savourer sans modération. Et pour raconter un peu plus ma vie, c'est un film que j'ai vu en étant aux Etats-Unis, avec la mère de ma famille d'accueil... nous vivions en Caroline du Nord, et elle était en tous points une Evelyn Couch... avec son "avant" (le divorce, qui venait d'être prononcé), et son "après". Caricatural, évidemment, mais en même temps tellement vrai. Je crois que c'est pour ça que l'on rit autant aux côtés de Kathy Bates, alias Evelyn, qui campe toujours à merveille la ménagère américaine de moins de 50 ans.

Réalisé par Jon Avnet. Avec Jessica Tandy, Mary Stuart Masterson, Kathy Bates. Sorti le 23 Septembre 1992.

jeudi 30 août 2007

Contact

Je profite d’être dans la voiture avec un moment devant moi pour vous parler d’un film que je n’ai pas revu ces jours-ci, mais que je connais bien pour l’avoir regardé souvent. C’est l’un de mes films préférés, et si je devais n’en citer qu’un, ce serait probablement celui-là. Parce que les acteurs principaux sont bons, très bons, en particulier évidemment Jodie Foster… Je ne crois pas voir vu de film avec une palette d’émotions aussi développée, et l’on voit l’âme d’Ellie Arroway au fond de ses yeux. C’est une actrice sublime. Le thème m’a également interpellée… peut-on encore avoir foi en Dieu s’il existe une vie extra-terrestre ? La science s’oppose t-elle à la religion ? Et enfin, l’intrigue m’a tenue en haleine… j’ai vibré à l’unisson avec Ellie, la jeune fille fragilisée qui devient une femme décidée à atteindre son but… et à avoir les réponses aux questions qu’elle se pose sur la vie.

Un petit mot encore pour dire que la réalisation du film est également magnifique, et s’il ne faut en donner qu’une preuve, c’est la scène d’introduction du film… un zoom arrière depuis la Terre jusqu’à l’univers dans sa globalité… les planètes du système solaire défilent, la Voie Lactée… pour finir sur une multitude de galaxie. Les images sont magnifiquement soutenues par les ondes radios que nous envoyons dans l’univers, des chansons les plus récentes aux premières émissions transmises... comme autant de bouteilles à la mer envoyées dans l’espace. C’est absolument fascinant à regarder.

Contact, c’est l’histoire d’Ellie Arroway, une jeune femme initiée par son père à la fois à la beauté de l’espace… et à la magie des ondes radio qui lui permettent par l’intermédiaire d’une CB de contacter d’autres radioamateurs aux quatre coins de la planète.

Young Ellie: Dad, do you think there's people on other planets?
Ted Arroway: I don't know, Sparks. But I guess I'd say if it is just us... seems like an awful waste of space.

Des années plus tard, Ellie est devenue une jeune femme solitaire et indépendante, à l’écoute d’un éventuel signal extra-terrestre via le SETI à Arecibo… La mort de son père a changé sa foi en Dieu en une approche purement scientifique de la vie, comme le découvre à ses dépends Joss Palmer (Matthew McConaughey) lorsqu’elle apprend son engagement théologique.

Ellie Arroway: So what's more likely? That an all-powerful, mysterious God created the Universe, and decided not to give any proof of his existence? Or, that He simply doesn't exist at all, and that we created Him, so that we wouldn't have to feel so small and alone?

Ellie, scientifique et sérieuse versus Joss qui professe une foi « moderne », c’est la bipolarité sur laquelle repose avec brio tout le film… et leurs dialogues communs sont toujours superbement ciselés, parfois avec beaucoup d’humour…

Palmer Joss: What are you studying up there?
Ellie Arroway: Oh, the usual. Nebulae, quasars, pulsars, stuff like that. What are you writing?
Palmer Joss: The usual. Nouns, adverbs, adjective here and there.


Et parfois infiniment troublants…

[Ellie challenges Palmer to prove the existence of God]
Palmer Joss: Did you love your father?
Ellie Arroway: What?
Palmer Joss: Your dad. Did you love him?
Ellie Arroway: Yes, very much.
Palmer Joss: Prove it.

Recherche de financement privé obligatoire pour Ellie lorsque David Drumlin coupe ses fonds de recherche publics, regrettant qu’elle ne s’intéresse pas à des sujets « sérieux ».

Executive: We must confess that your proposal seems less like science and more like science fiction.
Ellie Arroway: Science fiction. Well you're right, it's crazy. In fact, it's even worse than that, nuts.
[angrily slams down her briefcase and marches up to the desk]
Ellie Arroway: You wanna hear something really nutty? I heard of a couple guys who wanna build something called an "airplane," you know you get people to go in, and fly around like birds, it's ridiculous, right? And what about breaking the sound barrier, or rockets to the moon, or atomic energy, or a mission to Mars? Science fiction, right? Look, all I'm asking, is for you to just have the tiniest bit of vision. You know, to just sit back for one minute and look at the big picture. To take a chance on something that just might end up being the most profoundly impactful moment for humanity, for the history... of history.

Ellie poursuit sa quête sur le site du VLA (Very Large Array) au Nouveau Mexique… et capte enfin un message. Et entendre ce message, ça m'a donné la chair de poule... j'étais suspendue aux battements entendus dans le casque d'Ellie... et à la confirmation de la nature du phénomène. Au moins aussi enthousiaste et excitée qu'elle. Ce qui est évidemment ridicule, c'est un film, après tout ;)

Ellie Arroway: [listening to the message] Those are primes! 2,3,5,7, those are all prime numbers and there's no way that's a natural phenomenon!

L’humanité toute entière est en émoi… et toutes les communautés, qu’elles soient scientifiques, militaires, politiques, ou religieuses sont chacune convaincues être de plein droit le récipiendaire du message, le tout dans un chaos total.

Michael Kitz: Your having sent this announcement all over the world may well constitute a breach of national security.
Ellie Arroway: This isn't a person-to-person call. You can't possibly think that a civilization sending this kind of message would intend it just for Americans.
Michael Kitz: I'm saying you might have consulted us; obviously, the contents of this message could be extremely sensitive.
Ellie Arroway: You want to classify prime numbers now?


A l’intérieur du message se trouvent les plans d’une machine dont la fonction est inconnue… une première version à bord de laquelle devait embarquer David Drumlin est détruite par un fanatique religieux, et Ellie embarque dans le second modèle, pour ce qu’elle espère être une rencontre avec des extra-terrestres…

Ellie Arroway: Why did you do it?
Palmer Joss: Our job was to select someone to speak for everybody. And I just couldn't in good conscience vote for a person who doesn't believe in God. Someone who honestly thinks the other ninety five percent of us suffer from some form of mass delusion.
Ellie Arroway: I told the truth up there. And Drumlin told you exactly what you wanted to hear.
(…)
Palmer Joss: By doing this, you're willing to give your life, you're willing to die for it. Why?
Ellie Arroway: For as long as I can remember, I've been searching for something, some reason why we're here. What are we doing here? Who are we? If this is a chance to find out even just a little part of that answer... I don't know, I think it's worth a human life. Don't you?
(…)
Palmer Joss: The reason I didn't vote for you to go Ellie, was a good reason but it wasn't the real one. I didn't vote for you to go, because I don't want to lose you. Now you find your way home, all right?



Photo copyright Warner Bros France

Quel sera l’impact de cette confrontation pour Ellie… et l’humanité toute entière ? La fin du monde, ou la promesse au contraire d’un monde meilleur ?

Ellie Arroway: I... had an experience... I can't prove it, I can't even explain it, but everything that I know as a human being, everything that I am tells me that it was real! I was given something wonderful, something that changed me forever... A vision of the universe, that tells us, undeniably, how tiny, and insignificant and how... rare, and precious we all are! A vision that tells us that we belong to something that is greater than ourselves, that we are *not*, that none of us are alone! I wish... I... could share that... I wish, that everybody, if only for one... moment, could feel... that awe, and humility, and hope. But... That continues to be my wish.

Pour conclure, je voulais juste ajouter que j’adore les dialogues (ça se voit, je sais), et que les images sont sublimes, réellement. La grandeur des sites est… à couper le souffle. Je ne rends pas à ce film tout l'hommage qu'il mérite... regardez-le. vraiment.

Réalisé par Robert Zemeckis. Avec Jodie Foster, Matthew McConaughey, Tom Skerritt. Date de sortie : 17 Septembre 1997.

mardi 28 août 2007

Le Patient Anglais (The English Patient)

Au programme d’hier soir, un film que j’avais vu lors de sa sortie, qui m’avait beaucoup plu mais que j’avais trouvé tellement chargé émotionnellement que je ne l’avais jamais revu. C’est peut être le fait de voir voler des biplans ce week-end qui m’a donné le coup de cravache nécessaire pour le regarder à nouveau.

Le Patient Anglais, ce sont deux histoires en parallèle. L’une se situe dans le désert, en 1939, et c’est celle d’un homme, un cartographe hongrois, qui tombe amoureux de la femme d’un autre. L’autre se situe en Toscane, en 1944, et c’est celle d’une femme, infirmière canadienne, qui voit mourir tous ceux qu’elle aime et se raccroche à un grand brûlé qu’elle soigne envers et contre tous.

En 1939, un groupe d’hommes cherche à cartographier le désert… à partir d’un camp de toile, ils explorent en tous sens le Sahara, cherchant à percer ses mystères et à établir des routes. Un photographe anglais, jeune marié, les rejoint pour un temps avec sa femme, Katherine, joliment interprété par Kristin Scott-Thomas qui n’hésite pas à se mettre à nu, littéralement. Le coup de foudre avec le Comte Almasy (Ralph Fiennes) est immédiat même s’il n’est pas question de céder à la tentation... Katherine veut son amitié tandis que lui ne cache pas son hostilité envers elle, jusqu’à ce que la menace de la guerre se fasse plus pressante.

Katharine Clifton: Will we be alright?
Almásy: Yes. Yes, absolutely.
Katharine Clifton: "Yes" is a comfort. "Absolutely" is not.


En 1944, une longue colonne d’ambulances travers l’Italie… à bord de l’une d’elle, une jeune femme bouleversée par la mort omniprésente autour d’elle. En passant devant un monastère abandonné, elle s’installe dans ce havre de paix avec son patient le plus mal en point, un grand brûlé. L'homme est amnésique et a pour seule possession un livre qui lui sert également de carnet de notes et contient des bribes de sa vie sous forme de dessins ou de mots griffonnés. Ils sont rejoints par un homme mystérieux qui semble connaître le passé de ce patient anglais. Puis par des démineurs chargés de nettoyer les environs des mines et des bombes qui n’ont pas explosé… Une tendre histoire d’amour va naître au milieu de ces décombres tandis que sont évoqués en flash-back des bribes du passé des uns et des autres.

Comme au premier visionnage, j’ai été bouleversée par l’intensité de Ralph Fiennes, qui joue de manière sublime… difficile de décrire son personnage, si froid, si solitaire et en même temps tellement humain et tellement passionné. Un homme qui sacrifie tout par amour, sans hésiter un seul instant. Ce n’est pas un super-héros prêt à sauver le monde. Au contraire, il sacrifie le monde pour sauver la femme qu’il aime. Politiquement incorrect… mais tellement bouleversant.

Almásy: This... this, the hollow at the base of a woman's throat, does it have an official name?
Madox: Good God, man, pull yourself together.
(...)
Almásy: There is no God... but I hope someone looks after you.
Madox: Just in case you're interested, it's called the suprasternal notch. Come and visit us in Dorset when all this nonsense is over.
[Heads away but turns back]
Madox: You'll never come to Dorset.

Et au-delà des deux histoires, les paysages sont magnifiques, que ce soit l’ocre du désert, ou la blancheur de la Toscane. Terriblement dépaysants.

(Petit détail noté au générique, Torri Higginson, alias Elizabeth Weir dans Stargate Atlantis, fait partie du casting…)

Réalisé par Anthony Minghella. Avec Ralph Fiennes, Kristin Scott-Thomas, Juliette Binoche, Willem Dafoe, Colin Firth. Sorti le 12 Mars 1997.

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