Tequila's Secrets

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 21 août 2007

Men in Trees - Fin de Saison 1 (ou Début de Saison 2)

J'étais partie pour ne regarder qu'un épisode hier soir et finalement j'ai vu les trois, c'est dire si je me suis prise au jeu... très bonne fin de saison pour Men in Trees... au rythme de ces derniers épisodes, certains couples se renforcent tandis que d'autres s'étiolent. Certains sont heureux et d'autres malheureux. Certains s'investissent et d'autres prennent du recul. Les couples les plus solides sont les plus ébranlés et les couples les plus incertains voient leur ciel s'éclaircir.

Je suis contente de la tournure prise par la série. Bizarrement, en voyant Jack décidé à épouser Lynn, j'avais eu un triste goût de déjà-vu dans Caroline in The City... les scénaristes avaient fait un mauvais choix, s'étaient enlisés, et la série s'était suicidée en passant de comédie à drame. C'était comme un mauvais rêve.

Tout n'est pas rose dans Men in Trees, loin de là, mais les personnages ont encore de l'espoir... et ça fait du bien. Rendez-vous mi-octobre pour la suite ;)

lundi 20 août 2007

Men in Trees 1x20 ou 2x04, I Would If I Could

L'épisode tout entier est basé sur les rêves et les fantasmes alors que Marin doit plannifier à la fois la bachelor party de Patrick et la bachelorette party d'Annie... et disons que certains fantasmes sont plus surprenants que d'autres!

Pour le plaisir, un dialogue ciselé comme je les aime entre Marin (relationship coach) et Sara (ex-prostituée), un bon verre de vin à la main.

Marin: Sometimes I think our whole relationship has been backwards.
Sara: What do you mean?
Marin: Well for starters, most people have sex after they've officially started dating...
Sara: Unless you're dating a minister and then you're not having sex until... you're married to him. When I fantasized about not being treated like a sex object, I should have been more specific.
Marin: What are you donna do?
Sara: I don't know, I really like him...
Marin: But...
Sara: I can't pretend this does not matter. And If I stay with him, what am I saying? That this relationship is leading to marriage? I've done marriage, it wasn't my cup of tea.
Marin: Well, maybe this no sex thing is a blessing in disguise...
Sara: Yeah, right...
Marin: No, seriously. It could be nice to have a long courtship, that means you get to know the guy before sex gets in the way.
Sara: It's already in the way! I don't know if I can do this. I understand sex, but relationship without sex, what does that look like?
Marin: It looks like you're gonna find out!

Et la conclusion (en voix off sur des images inédites) de l'épisode.

When fantasy meets reality, you never know what you're going to get. Sometimes the reality falls just a little short of the dream, and sometimes it exceeds all expectations. It takes courage to reveal your secret desires, sharing them is a gamble. It sometimes brings us closer together, and sometimes pulls us apart. Maybe that old saying is true: be careful what you wish for, it might just come true".

(On applaudit bien fort, c'est la première fois que je prends le temps de noter du texte... transcript inédit messieurs-dames! Qui sait, p'têt que bientôt je ferai aussi des captures d'écran?!)

dimanche 19 août 2007

Les Pleins Pouvoirs (Absolute Power)

J'avais gardé un souvenir positif de ce film, vu il y a quelques années déjà, et après lecture la semaine dernière du livre (voir mon billet sur le livre), je dois avouer que je suis plutôt agréablement surprise de son adaptation. Prendre un bouquin de 500 pages et n'en retenir que la quintessence pour en faire 2 heures de film, c'est quand même un sacré boulot...

Je suis restée admirative parce qu'en l'occurence, il manque le personnage principal du livre dans le film. L'homme qui est le ciment du livre, celui sur lequel repose toute la fin, celui qui est à la fois l'avocat de Luther, et par le truchement de sa firme l'avocat de Walter Sullivan, celui qui est également l'ex-petit ami de Kate, la fille de Luther... cet avocat, Jack, est absent. Et avec lui, c'est tout le côté "thriller légal" qui disparaît sans peser du tout sur la qualité de l'intrigue.

Evidemment il y a également d'autres petites différences... je pense à la scène de sexe entre le Président dans les vapes et Gloria Russel, son bras droit, alors que le corps de Christie Sullivan est encore en train de se vider de son sang à leurs pieds. Je pense aussi au fait que le jeune agent secret, Colin, est un grand blond dans le livre, et black dans le film. C'est bien du politiquement correct à l'américaine! Du coup, il perd aussi sa relation sexuelle et amoureuse avec Gloria... sacrifiée pour gagner quelques minutes, je l'espère!

Certains dialogues du film, en particulier du début sont directement issus, mot pour mot, du livre... certaines scènes également, et le fait que l'agent secret enregistre ses conversations avec la présidence n'est pas anodin dans le livre... mais en fait, à partir du guet-apens au café, le film devient radicalement différent. Et pas forcément moins bien, plus percutant à l'écran, sans aucun doute... et j'imagine bien que Clint Eastwood n'avait pas envie de quitter trop tôt son costume de Luther :)

En bref, c'est un film à suspense très correct, un peu long peut être au début, servi par de bons acteurs, et j'aime en particulier Ed Harris dont le personnage de Seth Frank se transforme de marié avec enfants (le livre) à séducteur un peu maladroit (le film).

Réalisé par Clint Eastwood. Avec Clint Eastwood, Scott Glenn, Ed Harris. Sorti le 21 Mai 1997.

samedi 18 août 2007

La Mémoire dans la Peau (The Bourne Identity)

Je ne sais pas ce que vaut le bouquin de Ludlum dont il est issu, mais le film, on peut rapidement l'oublier... c'est plein d'invraisemblances et pas crédible pour deux sous.

  • Pourquoi un type irait-il planquer ses biens personnels à plusieurs centaines de kilomètres du travail qu'il a à faire?

  • Pourquoi aurait-il une balise lumineuse sur lui?

  • Pourquoi les gars super entrainés ne verraient pas ses empreintes dans la neige?

  • Pourquoi se sachant poursuivis vont-ils se planquer chez le frangin qui a deux gosses?

  • Pourquoi tuer la concierge dans l'escalier pour arriver par la fenêtre?


On ne peut également que s'émerveiller qu'un capitaine de bateau de pêche sache extraire deux balles du dos d'un type, soigner son hypothermie (des heures dans l'eau en pleine tempête) et que le gars en question soit capable moins de 15 jours plus tard de faire des pompes et de courir comme un lapin.


Photo copyright United International Pictures (UIP)

Au final, c'est archi-creux. Matt Damon galope derrière sa mémoire et n'est pas ravi de découvrir qu'il est un tueur à la solde d'une obscure organisation américaine aux occupations plus ou moins officielles... j'ai le droit de redire que c'est creux? (Pour faire complète justice au film, y'a quand même des poursuites en voiture, des cascades, des combats au corps à corps... mais ça m'a laissée froide).

Réalisé par Doug Liman. Avec Matt Damon, Franka Potente. Sorti le 25 septembre 2002.

vendredi 17 août 2007

Bandits

Punaise, ça faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à regarder un film... déjà y'a Bruce Willis dedans, et ça, y'a pas à dire, c'est quand même un gage de qualité, ce gars-là, il fait rarement de mauvais choix. Et le reste du casting est très bien également, chaque accolyte plus invraisemblable que le précédent, mais tellement bien joué qu'il en devient crédible...


© 2001 - Metro Goldwyn Mayer - All Rights Reserved

Bandits, c'est l'histoire de deux gars qui se sont rencontrés en prison: Joe, fort et décidé et Terry, hypocondriaque et intelligent. Joe s'évade en saisissant une occasion fortuite, et Terry s'embarque avec lui dans l'aventure... quelques minutes plus tard, ils braquent leur première banque. Pendant leur première nuit de liberté, Joe et Terry décident de réunir suffisamment d'argent pour aller à Acapulco, acheter un petit hôtel et se ranger.


Photo by Richard Cartwright - © 2001 - Metro Goldwyn Mayer - All Rights Reserved

A partir de là, ils vont descendre vers le Mexique en braquant une banque à intervalles réguliers: braquage, séparation pendant 15 jours, retrouvailles et nouveau braquage... Ils s'invitent un soir chez le directeur de la banque, passent la nuit chez lui, et au petit matin, toujours sans aucune violence, ils vont ensemble braquer la banque avant son ouverture.

Là où ça se corse, c'est que Terry ramène un jour bien malgré lui une jolie jeune femme désespérée dans leur planque actuelle.

Terry: Kate, I - I'm a desperate man.
Kate: Desperate?
Terry: Yes.
Kate: You don't know the meaning of the word. Desperate is when you wake up in the morning and you wish you hadn't. It's knowing that every time you get behind the wheel of a car you're only a tree away from ending the empty charade that your life has become! So don't talk to me about desperate!


Ignorée par son mari, en manque d'attention, au bord du gouffre, cette sublime rousse va faire chavirer le coeur de Joe, qui va en oublier toute prudence.


Photo by Richard Cartwright - © 2001 - Metro Goldwyn Mayer - All Rights Reserved

Joe: What'd you bring her here for?
Terry: One, I had no choice, two, I may have suffered a slight concussion and three, she is mentally imbalanced to a spectacular degree.
Kate: I can hear you!


Et non contente du coeur de Joe, la belle va aussi ravir celui de Terry, sans préméditation, en passant 15 jours avec lui... et forcément, les retrouvailles sont épiques!

Terry: Kate, you should choose. What's it gonna be? Mr. Action Figure Hero Guy? Or brains, and sensitivity, and a lot of other things I could name. So in other words: me or THAT guy?
Joe: Yeah, good looking, or ITCHY.


Ajoutez à cela le "poireau" (celui qui poireaute dans la voiture en attendant la fin du braquage), Harvey, qui rêve de devenir cascadeur... et s'habille façon Elvis...

Terry: Harvey?
Harvey: Yeah?
Terry: Do you remember what I said about conspicuous behavior?
Harvey: Keep it low profile.
Terry: Are you achieving it do you think?
Harvey: Yeah. What do you think of my boots?
Terry: Very lifelike.


Au-delà de l'histoire, racontée un peu à la Pulp Fiction par diférents narrateurs avec plus ou moins de sincérité et à différentes périodes, et c'est une bonne histoire, avec ce qu'il faut de rebondissements, de suspense et de surprises, au-delà de l'histoire, donc, ce qui m'a complètement séduite, c'est l'humour du film. Parce que même si certains moments serrent définitivement le coeur, c'est très très drôle. Vraiment. Nos braqueurs deviennent des célébrités de par leur modus operandi, et la jeune femme qui finalement s'est incrustée presque malgré eux est recherchée comme si elle avait été victime d'une enlèvement...

Charles Wheeler: Please, wherever you are, return my wife to me. Kate, if you're listening, I want you to know that I'm okay. I hope you're holding up well, I hope that these gentlemen are treating you correctly, the way you should be treated, and speaking of which, I'm going to Spain next week, so if your kidnappers would like to contact me, they can get in touch with my people, and you know who they are, and the house is waiting for you, right here, where you belong. And the house misses you, I miss you...
[Kate turns off the television]


En résumé, tout pour compliquer leur tâche, même s'il faut bien l'avouer, leur manière de faire semble infaillible... jusqu'au grain de sable, roux, évidemment.

J'allais presque oublier la bande originale, tout à fait dans mes goûts également, avec des morceaux parfaitement adaptés à la scène du moment (Holding Out for a Hero, Just the Two of Us...). Et si elle ne chante pas parfaitement juste, en playback, Kate est fantastique, déjantée comme je les aime.

Bref, que du plaisir.

Réalisé par Barry Levinson. Avec Bruce Willis, Billy Bob Thornton, Cate Blanchett. Sorti le 16 Janvier 2002.

jeudi 16 août 2007

Blood Diamond

Autant le dire tout de suite, si vous êtes à la recherche de légèreté, c'est pas le bon moment pour regarder ce film. En tant qu'être humain, voir tous les hommes, femmes, et enfants d'un village se faire massacrer, tirés comme des lapins, ou pour les plus chanceux, amputés d'une main (celle qui symboliquement leur permet de voter), c'est terrible, d'autant plus que le film est basé sur une réalité historique. Et en tant que parent, voir des enfants enrôlés de force par les rebelles, être encouragés à tuer au fusil mitrailleur, être saoûlés, drogués, endoctrinés au point de renier leur propre famille, voire de la tuer, c'est terrifiant.

Blood Diamond, c'est la mise au jour d'un fait très simple: chaque fois qu'un pays d'Afrique se découvre une richesse (or, pétrole, ivoire...), la guerre s'instaure autour de cette richesse, guerre financée via la contrebande. Les acheteurs sont donc complices des massacres.

Et dans Blood Diamond, la richesse, c'est le diamant. Blood Diamond, c'est l'histoire de deux destins qui se mêlent. Celui de Danny Archer, Africain blanc, ex-mercenaire reconverti dans la contrebande, à la recherche d'un "coup" qui lui permettra de solder ses dettes et de recommencer à zéro, ailleurs. Et celui de Solomon Vendy, Africain noir, pêcheur recruté de force pour travailler dans un mine de diamants le jour où son village est pris pour cible par les rebelles. Alors qu'il vient de découvrir un grand diamant rose, les forces gouvernementales embarquent ouvriers et rebelles lors d'une rafle. Solomon et Danny se rencontrent en prison, et une fois dehors, s'unissent pour remettre la main sur le diamant que Solomon a caché. Danny s'intéresse à sa valeur, tandis que pour Solomon, le diamant représente le seul espoir de réunir sa famille... son fils Dia est maintenant aux mains du chef rebelle, décidé à se venger en faisant de Dia une vraie machine à tuer.

Blood diamond
Photo copyright Warner Bros France

Pour circuler dans le pays en guerre, Danny et Solomon vont faire appel à Maddy Bowen, reporter de guerre New Yorkaise qui cherche un scoop... au-delà de décrire la situation terrible du pays, elle veut des preuves pour dénoncer la contrebande encouragée par de grand diamantaires londoniens qui officiellement se sont engagés à ne plus acheter de pierres de sang. Pris entre les tirs et les assauts des forces gouvernementales, des mercenaires, des rebelles... le trio va littéralement de bain de sang en bain de sang.

C'est un très bon film, humanitaire, qui incite à la réflexion. Les images sont magnifiques, même si elles sont très dures. Les textes également. Les scènes de guerre nous propulsent au coeur de l'action, entre les tirs, tous "ennemis" tant l'on se rend compte qu'une vie humaine n'a aucune importance dans ce conflit. Pas de respect pour les vivants... ni pour les morts.

Réalisé par Edward Zwick. Avec Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou, Jennifer Connelly. Sorti le 31 Janvier 2007 .

jeudi 09 août 2007

Endeavour: décollage réussi pour la mission STS-118

Vidéos sur le site de la NASA



Je ne sais pas pour vous, mais moi, je crois que je me souviendrai toujours des images de l'exposion de Challenger le 28 janvier 1986. Chez ma grand-mère, la semaine suivante, j'avais lu avec beaucoup d'émotion le Paris Match... et à bord d'Endeavour aujourd'hui, il y a Barbara Morgan, la suppléante (à l'époque) de Christa McAuliffe, l'institutrice qui a perdu la vie à bord de Challenger. 21 ans plus tard, c'est le programme "Teacher in Space" qui reprend.

mardi 07 août 2007

Cube Zéro

Bon, le mérite de ce film, le seul d'ailleurs, c'est qu'il propose des solutions. Au final, on a une vague idée de ce qu'est ce cube, à quoi il sert et qui est derrière tout ça. Vague, très vague. Pour le coup, on se rend compte qu'il y a des gens qui surveillent d'autres gens qui eux surveillent ce qui se passe dans les pièces. Des gens qui ont des dossiers sur les prisonniers, prisonniers qui seraient d'ailleurs consentants. Hum.

Les premières minutes à l'intérieur du cube sont assez space, sur le coup je me suis demandé si c'était bien une suite, ou si c'était une reprise du premier... même genre de profils, mêmes réactions, mêmes combines, mêmes ratages. C'est quoi l'astuce?

Pour en revenir à ce qui est cool, c'est que parmi ces surveillants, il y a un petit gars qui dessine bien. Et qui est un pro des échecs. Et qui a mauvaise conscience de voir des gens se faire tuer dans le cube, même s'ils sont volontaires. Un p'tit peu mal au coeur, aussi, et ça se comprend, parce que c'est pas moins gore que le premier opus. Alors quand il voit une belle blonde en péril, ni une, ni deux, il rentre dans le cube. Sauf que le chef à l'oeil artificiel (un poil caricatural, peut être), évidemment, ça ne l'amuse pas, parce que p'tit gars a une combine dans sa poche pour rendre la liberté à la jolie maman. Oui, la blonde a une fille, blonde aussi, c'est d'ailleurs la seule chose dont elle se souvient.


Photo copyright Metropolitan

Panne de courant dans le cube, pièges arrêtés, réinitialisation et plouf, dehors avant l'incinération. Pardon, l'assainissement. Pas de bol, le p'tit gars se sacrifie pour sauver sa blonde (qui retrouve sa fille, Alleluia), il est repris, et ça ne rigole plus du tout au sein de sa hiérarchie. Bloc opératoire, et zou, dans le cube. Tiens, il est handicapé mental maintenant. Et il veut retourner dans sa pièce bleue. Et il est découvert. Et les autres se demandent comment il a fait pour survivre. Ce serait pas une boucle bouclée, ça? (Les mêmes acteurs, ç'aurait été vraiment cool pour enfoncer le clou. Mais je suppose qu'ils ne voulaient pas participer au carnage...)

Réalisé par Ernie Barbarash. Avec Zachary Bennett, Stephanie Moore, Michael Riley. Produit en 2004.

lundi 06 août 2007

Ocean's 13

Ce que j'aime par dessus tout, avec les ordinateurs portables et le Wi-Fi, c'est que je peux pianoter en étant allongée sur ma chaise longue. Si en plus on pouvait voir ce qu'il y a sur l'écran, ce serait vraiment top. [Mode superficiel ON] Je me demande ce que ça va donner comme marques de bronzage. *Se relève, revient* Ayé, troqué les lunettes contre une casquette, je vois mieux. [Mode superficiel OFF]

Ocean's 13, donc. Les Ocean's, c'est un peu comme les James Bond ou les Mission Impossible... on sait exactement ce qu'on va trouver dedans. Pas de surprise, ni bonnes, ni mauvaises. Je serais bien incapable de dire si celui-là est meilleur que les deux autres... c'est un chouette divertissement, avec une montée de la pression jalonnée de péripéties, comme d'habitude, et quelques retournements peut être un chouia prévisibles. De l'humour également. Je ne salive pas (habituellement) devant Georges Clooney ou Brad Pitt, mais bon, je ne suis pas non plus insensible à leur charme, et leurs duos me plaisent beaucoup.

Matt Damon, Georges Clooney, Brad Pitt
Photo copyright Warner Bros

J'ai bien aimé également le petit gars (joué par Matt Damon) qui aimerait bien que son père le prenne (enfin) au sérieux... son apartée avec la belle blonde est à mon goût l'un des meilleurs moments du film, un joli numéro de haute-voltige.

Matt Damon
Photo copyright Warner Bros

Et enfin, le pauvre critique traité comme un moins que rien, victime de bien des tours pendards de la part de notre joyeuse petite bande... et à qui Rusty fait gagner 11 millions de dollars juste avant le générique. J'ai trouvé ça super sympa de sa part. Brad, si tu me lis, moi aussi j'aimerais bien gagner 11 millions ;)

Réalisé par Steven Soderbergh. Avec George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Al Pacino. Sorti le 20 Juin 2007.

samedi 04 août 2007

Final Fantasy, les créatures de l'esprit (Final Fantasy: The Spirits Within)

Je dois avouer que j'ai été agréablement surprise... je ne savais pas trop à quoi m'attendre (donc je m'attendais au pire, c'est machinal) et en fait, c'est pas mal du tout. Fait aujourd'hui, la qualité des animations serait sûrement meilleure, mais j'ai tellement peu l'habitude de voir des humains en animation que cela ne m'a pas gênée. J'ai aussi trouvé que les voix étaient parfaitement assorties aux personnages... c'est flagrant au début, quand l'équipe de sauvetage est en uniforme. On devine parfaitement quel est le physique et le mental sous chacun des masques.

L'histoire, maintenant... Dans un futur proche, c'est la guerre entre une poignée d'humains survivants et les fantômes, qui aspirent l'énergie de toutes les formes de vie terrestre. Deux camps s'opposent sur la meilleure manière de vaincre cet ennemi terrifiant: un général veut employer la force, Zeus, tandis qu'une équipe de scientifiques, et en particulier le Docteur Aki Ross pensent qu'une solution "mystique" peut aboutir, et surtout préserver à la fois la vie et l'intégrité de notre planète, Gaïa. Inutile de dire que sans amour, la vie ne vaut pas d'être vécue... et donc sauvée.


Photo copyright Columbia TriStar Film

Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé cette science fiction auréolée de croyances amérindiennes... les décors sont magnifiques, l'histoire est intelligente, les personnages attachants... et très humains. L'intrigue est conventionnelle sans être téléphonée et j'ai oublié régulièrement qu'il s'agissait d'animation, c'est dire si les graphismes sont crédibles...

Réalisé par Hironobu Sakaguchi, Monotori Sakakibara. Avec les voix de Ming-Na Wen, Alec Baldwin, Donald Sutherland. Sorti le 15 Août 2001.

jeudi 02 août 2007

Trouble Jeu (Hide and Seek)

Pour commencer, je voulais tirer un grand coup de chapeau à Dakota Fanning. Je l'avais trouvé très juste dans Man on Fire (voir ma critique du film) et si dans celui-ci elle est beaucoup moins mise en valeur physiquement, moins lumineuse, et c'est normal vu son personnage, son jeu d'actrice est parfait. C'est fou comme une gamine de 9 ans peut être flippante.

Trouble Jeu, c'est l'histoire d'un père, psychologue, qui se retrouve seul avec sa fille suite au suicide de la maman... après quelques mois de suivi psychologique pour la petiote qui s'enferme sur elle-même, David emmène sa petite Emily vivre loin de New York, dans une immense maison à la lisière d'une forêt, dans le but de renouer le contact avec elle.


Photo copyright Twentieth Century Fox France

Dés leur arrivée, la fillette s'invente un ami imaginaire, Charlie, et renie sa poupée fétiche... A partir de là, c'est la dégringolade. Chaque "provocation" du père (sympathiser avec une jolie divorcée, par exemple...) devient pour Charlie l'occasion d'une mise en scène macabre... avec à chaque fois une gradation dans l'horreur. Les dessins font froid dans le dos... et la petiote également. Et ce Charlie qui semble tellement réel pour Emily, d'abord toute heureuse d'avoir un nouvel ami, mais finalement absolument terrifiée lorsque Charlie en vient à commettre un meurtre...

C'est évidemment un bon suspense, même si les ficelles sont parfois un peu grosses... une partie de la trame du film (je pense aux voisins) se rapproche d'Apparences (voir ma critique du film), et la baignoire est définitivement un élément central des deux films!

A voir pour le plaisir de frissonner... rien d'exceptionnel, mais quand les ingrédients sont bons, on ne peut pas être complètement déçu.

Réalisé par John Polson. Avec Robert De Niro, Famke Janssen, Dakota Fanning. Sorti le 23 Février 2005.

mercredi 01 août 2007

Cube

C'est rare qu'un film me semble aussi creux... j'aurais tendance à dire que la seule chose qui m'a tenue éveillée (avec le repassage, malheureusement) c'est de voir David Hewlett dans un autre rôle que celui du bon docteur McKay d'Atlantis. J'ai d'ailleurs trouvé qu'il jouait plutôt bien, ce qui n'est pas le cas de tous ses petits camarades.

Cube, donc. A part le bonhomme du début qui se fait découper en frites avant même qu'on fasse sa connaissance, on retrouve un flic, un roi de l'évasion, une as des maths, une docteur en médecine, un autiste et un architecte enfermés dans un cube. Ou plutôt dans des tas de pièces cubiques qui forment un gros cube. Certaines pièces sont piégées, superbe prétexte pour des séquences un peu gores, et d'autres non, et notre petit groupe passe de l'une à l'autre en cherchant une sortie.

Je suppose que la morale du film, c'est, (1) qu'il ne faut pas se fier aux apparences, et (2) que l'homme est un danger mortel pour l'homme. C'est pas tout à fait une découverte.

Et quand un film est creux, je déteste qu'on y mette des maths pour faire croire que c'est en fait un film super intelligent. Parce que ça reste un film creux. Au final, un seul va sortir du cube, sans qu'on apprenne ni ce qu'il y a dehors, ni comment ils y sont entrés, ni même à quoi ça sert. J'espèrais presque à un moment qu'ils soient un fait dans un Rubik's Cube, comme à la grande époque de la Quatrième Dimension (Brrrrr). Qui se souvient de l'épisode avec un homme qui se retrouve mystérieusement dans un village désert, va d'horreurs en horreurs, finit par prendre un train qui le ramène à son point de départ, tout ça avant qu'un travelling arrière nous montre qu'il n'est que le nouveau jouet d'un enfant gigantesque? Je n'ai rien contre du mystère, mais bon, des réponses de temps en temps, ça donne l'impression qu'on a pas fait un film mystérieux juste pour faire un film mystérieux, parce que ça, c'est un peu facile.


Photo Copyright Metropolitan FilmExport

Heureusement, ça ne dure qu'1h26 et on nous les déshabille à la moitié du film. Youpi.

Réalisé par Vincenzo Natali. Avec Maurice Dean Wint, Nicole DeBoer, Nicky Guadagni, David Hewlett, Andrew Miller. Sorti le 28 Avril 1999.

vendredi 27 juillet 2007

We are Marshall

Nouvelle incursion dans la filmographie de Matthew McConaughey… cette fois-ci pour un film qui raconte une histoire vraie, un fait divers dramatique qui s’est déroulé dans les années 70 dans le sud des États-Unis.

De retour d’un match, c’est toute l’équipe de football de l’université de Marshall, ses entraineurs, et ses plus fervents supporters qui décèdent lors du crash de leur avion. Au-delà de la perte de ces 75 personnes, terrible à encaisser pour une petite ville, cela signifie à priori la fin du football universitaire à Marshall. Parmi les parents, les étudiants, les habitants de Hungtington, chacun a sa manière de porter le deuil, que ce soit en abandonnant l’idée même de regarder à nouveau du football un jour, ou au contraire en souhaitant gagner à nouveau des matchs le plus vite possible… en refusant de jouer, ou en décidant d'y consacrer sa vie.

Tiraillé entre ces deux groupes, le recteur de l’université engage le seul entraîneur qui postule pour le poste, et celui-ci va rebâtir une équipe (55 joueurs) autour des trois joueurs qui n’étaient pas dans l’avion, en recrutant tant bien que mal des premières années et des joueurs venus d’autres sports. Évidemment ils vont se faire laminer par les autres équipes, mais le soutien de la petite ville va leur permettre de remporter tout de même quelques matchs dans les années qui suivent. Et surtout, ils vont comprendre que pour une fois, ce n’est pas de gagner qui importe. C’est de mettre tout son cœur dans le jeu, par respect pour ceux qui ne pourront plus jamais jouer.

Jack Lengyel: For those of you who may not know, this is the final resting place for six members of the 1970 Thundering Herd. The plane crash that took their lives was so severe, so absolute, that their bodies were unable to be identified. So they were buried here. Together. Six players. Six teammates. Six Sons of Marshall. This is our past, gentlemen. This is where we have been. This is how we got here. This is who we are. Today, I want to talk about our opponent this afternoon. They're bigger, faster, stronger, more experienced and on paper, they're just better. And they know it too. But I want to tell you something that they don't know. They don't know your heart. I do. I've seen it. You have shown it to me. You have shown this coaching staff, your teammates. You have shown yourselves just exactly who you are in here.
[Thumps his chest]
Jack Lengyel: When you take that field today, you've got to lay that heart on the line, men. With every ounce of blood you've got in your body, lay it on the line until the final whistle blows. And if you do that, if you do that, we cannot lose. We may be behind on the scoreboard at the end of the game but if you play like that we cannot be defeated. Now we came here today to remember six young men and sixty-nine others who will not be on the field with you today, but they will be watching. You can bet your ass that they'll be gritting their teeth with every snap of that football. You understand me? How you play today, from this moment on is how you will be remembered. This is your opportunity to rise from these ashes and grab glory. We are...
Young Thundering Herd: Marshall!
Jack Lengyel: We are.
Young Thundering Herd: Marshall!
Jack Lengyel: We are!
Young Thundering Herd: Marshall!
Jack Lengyel: The funerals end today!



Photo copyright Warner Bros

Matthew McConaughey campe un entraineur qui a des faux-airs de Columbo, autant dans son allure que dans sa manière de relever des évidences… il joue la naïveté, passe au premier abord pour un imbécile mais se révèle être un homme au grand cœur avec une belle connaissance de la nature humaine.

C’est un film d’une grande pudeur… et finalement plutôt bien joué. Je dois avouer que malgré ses défauts, c’est un film qui m’a parlé parce que j’ai passé une année scolaire dans le sud des Etats-Unis, et que cet engouement pour le football (et le sport en général), je l’ai vécu. Lorsque notre équipe (les demons) jouait, il était hors de question de ne pas se rendre au match, vêtus aux couleurs de l’école (noir et jaune) … je me souviens des cheerleaders, de la fanfare qui saluait les actions, des «pep rally» pour encourager l’équipe, je me souviens même être sortie avec le gars qui avait marqué le plus de touchdowns cette année-là!

Et enfin, c’est quand même une histoire vraie, et la voix off à la fin du film récite ce que sont devenus les protagonistes… les acteurs principaux sont également mis en parallèle au générique avec les personnes qu’ils incarnaient, que ce soit avec des images d’archives ou des articles de presse, et c’est plutôt émouvant. J'ai remarqué en particulier une photo de presse de la scène du crash, parfaitement identique à la scène vue pendant le film...

Réalisé par McG. Avec Matthew McConaughey, Matthew Fox, David Strathairn. Sorti le 22 décembre 2006.

jeudi 26 juillet 2007

Men in Trees: Chemical Reaction (1x18 ou 2x01)

Je n'osais pas l'espèrer, mais quel plaisir de retrouver cette série... la fraîcheur des paysages de l'Alaska et Marin Frist dans le rôle qui lui va le mieux, celui de la citadine qui joue à la femme des bois, secourue par le beau et naïf Jack. Je ne vais pas non plus me plaindre que l'on voit régulièrement les abdos de Cash dans l'épisode (ce serait dommage de s'en priver), ni qu'il y ait de très jolies images de loutres de mer, ou que l'on retrouve Leoben (pardon, Callum Keith Rennie)...

Pour résumer l'intrigue, Jack a été chargé par le zoo d'Anchorage de filmer un accouplement de loutres sauvages pour stimuler la libido des loutres captives... et évidemment il va recueillir pour une nuit de veille la jolie Marin, qui s'est perdue une nouvelle fois dans la forêt.

(Marin asks Jack about the otters.)
Marin Frist: They haven't made it yet, have they?
Jack Slattery: No, you'd know if they did. It's not a quiet ritual.
Marin Frist: The best sex never is.

Marin y cherchait un ingrédient spécial, de l'ail sauvage, pour prendre sa revanche sur Cash, qui pour tout SDF qu'il est, a cuisiné la veille un somptueux ragoût lors d'un défi-cuisine qui n'a fait qu'ajouter du piment, à moins que ce ne soit de la complicité, dans leur relation. Je ne suis pas très sensible aux soucis de Patrick et Annie, mais nos deux flics de choc sont par contre tout à fait dans le ton.

Comme toujours, de très belles métaphores, cette fois-ci entre la cuisine et l'amour, ou les loutres et le couple... j'aime beaucoup les textes de cette série, ciselés à la manière de Desperate Housewives, et toujours tellement justes. Vivement la suite.

mercredi 18 juillet 2007

Nell

Autant vous le dire tout de suite, la fin de la semaine va se passer sans que je regarde quoi que ce soit. Primo parce que j’ai du monde à la maison, et secundo parce que je tiens à avoir relu mon Harry Potter 6 avant samedi. Et non, Harry Potter n’est pas une obsession ;) Du coup, j’ai pensé que pour aujourd’hui je pourrais vous parler de Nell.

Nell, c’est un film qui soit vous bouleverse, soit vous ennuie profondément… je ne crois pas qu’il puisse y avoir de demi-mesure.

L’histoire, c’est celle d’une jeune femme qui a grandi avec sa mère, de façon complètement isolée dans les montagnes de Caroline du Nord. Nell n’a toujours connu que son chalet au milieu des bois, la liberté totale, et la sublime nature qui l’entoure. Elle n’a jamais vu d’homme, ne connaît rien de la vie moderne, et s’exprime dans une langue qui lui appartient.

A la mort de sa mère, elle est découverte par Jérôme, le docteur local, qui est immédiatement fascinée par cette jeune femme et souhaite la protéger. De manière chevaleresque, il va vite s’opposer à d’autres, qui voudraient enfermer Nell. Officiellement « pour son bien », et officieusement parce qu’elle représente une opportunité unique d’étudier « une femme sauvage ». Un juge va donner trois mois d’observation hors de la civilisation, chez Nell, aux deux parties avant de prendre une décision définitive pour l’avenir de la jeune femme. Mais combien de temps faudra t-il avant que la civilisation ne rattrappe Nell?

Si Jérôme et Paula vont apprendre beaucoup à Nell, celle-ci va également leur apprendre sur eux-mêmes des choses qu’ils ignoraient, ou préféraient ne pas voir… C’est un film d’une grande poésie, émouvant et intriguant. Un film sans effets spéciaux, sans grand spectacle, aux second-rôles limités, et dont une grande partie forme un huis-clos entre trois personnes au bord d’un lac.

Jodie Foster est sublime… c’est une fantastique prestation d’acteur et qui sert un film intemporel dont les ambitions sont à des années lumières de ses blockbusters habituels… Liam Neeson interprète une fois encore un chevalier dans ce rôle d’homme prêt à se mettre à nu, psychologiquement… et physiquement aussi d’ailleurs !

Réalisé par Michael Apted. Avec Jodie Foster, Liam Neeson, Natasha Richardson. Date de sortie : 22 Février 1995.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 >

ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .