Tequila's Secrets

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lundi 16 juillet 2007

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen)

Un chasseur, un guerrier, un espion, une bête, un vampire, un immortel, un homme invisible… une improbable association, et pourtant, c’est un mélange qui cartonne. Je vous entends déjà… tiens, voilà qu’elle s’enthousiasme pour un film de super-héros ? Oui, mais celui-là, il est différent.

Je crois que ce qui fait la magie de ce film, pour moi, ce sont les allusions à la littérature classique et les décors issus également de celle-ci. Ca a titillé ma curiosité tout au long du film, sans même me faire râler pour celles sorties de leur contexte. Rien que pour être sûre de ne pas en rater, je le reverrai avec plaisir, et je lirais bien un commentaire éclairé de ce film. En vrac, donc, La Rue Morgue d’Edgar Allan Poe, Le Dracula de Bram Stoker, le Dr Jekyll & Mister Hyde de R.L. Stevenson, le Tom Sawyer de Mark Twain, le Nemo, le Nautilus, et le Tour du Monde de Jules Verne, l’Homme Invisible de H.G. Wells, le Portrait d’Oscar Wilde, le Fantôme de Gaston Leroux…

Pour en revenir au film, Stephen Norrington, le réalisateur, livre un très bon pitch : "La Ligue se compose de super-héros avant la lettre, qui possèdent à la fois des dons surnaturels et des vertus humaines telles que le courage, l'honneur, la loyauté et l'abnégation. C'est la somme de ces qualités qui leur permettra de combattre le péril technologique incarné par le Fantôme. L'histoire, traitée avec humour et fantaisie, illustre les dangers représentés par des hommes ou des nations qui se croient invincibles et s'arrogent tous les droits."


Photo copyright UFD

Bref, j’ai été séduite par ce film qui se déroule au tournant du 19ème siècle… les acteurs sont très bons (évidemment, Sean Connery est magnifique) et les personnalités, sans être caricaturales, sont très bien ciselées. Les décors sont superbes et les effets spéciaux très réussis. Ce n’est que du plaisir!

Réalisé par Stephen Norrington. Sean Connery, Shane West, Stuart Townsend, Peta Wilson, Naseeruddin Shah, Tony Curran, Jason Flemyng, Richard Roxburgh. Date de sortie : 01 Octobre 2003.

Les Quatre Fantastiques (The Fantastic Four)

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas fan des super héros… ni du monde des « Comics ». Clairement, je n’en ai jamais eu dans mon biberon quand j’étais petite. Alors évidemment, je n’ai pas été éblouie par les 4 Fantastiques, à la fois parce que l’intrigue est cousue de fil blanc, et parce que les 5 super-héros sont caricaturaux. D’un autre côté, je suppose que ça fait partie du deal.

Les 4 Fantastiques, donc :
(1) le savant super intelligent,
(2) son ex-femme qui ne supportait plus de passer après ses expériences,
(3) son meilleur ami aux gros bras mais au cœur tendre,
(4) le frangin de l’ex-femme, tête brûlée et tombeur.

Et le joker, le financier mégalomane, qui cherche à séduire l’ex-femme.


Photo © Twentieth Century Fox France

Quant à l’intrigue… nos 5 protagonistes s’en vont passer deux jours dans l’espace pour étudier un phénomène rarissime qui doit leur rapporter gros, mais ils se font bombarder par un nuage cosmique qui va chambouler leur ADN, les transformant respectivement en l’homme élastique, la femme invisible, l’homme pierre, l’homme feu, et l’homme métal. Leur première sortie en public vire à l’exploit, et ils sont immédiatement médiatisés. Tandis que le savant super-intelligent cherche un remède, les dissensions apparaissent entre ceux qui veulent garder profil bas, et ceux qui veulent se servir de leurs pouvoirs. Ceux qui vivent bien leur transformation, et ceux pour qui c’est un calvaire. Et c’est ainsi que les anciennes alliances se rompent tandis que d’autres se forment ou se reforment… mais heureusement, tout est bien qui finit bien. Ou presque. Disons que la porte est ouverte.

Pour moi, la vrai bonne surprise, c’était de voir Julian McMahon dans un rôle noir et manipulateur… quant aux autres… je n’ai pas été super convaincue par leur performance. La demoiselle, Jessica Alba, jouait dans Bleu d’Enfer, qui ne vaut que pour ses séquences sous-marines mais qui ne déborde pas non plus de crédibilité. Chris Evans faisait déjà le Beau Gosse dans Sunshine, qui ne m’avait pas convaincue non plus. Bref.

Les effets spéciaux sont réussis, en particulier tout ce qui est lié au feu. Le film ne manque pas d’humour non plus, et finalement, ne se prend pas au sérieux, et c’est ça qui le sauve à mes yeux. Mais bon, chez moi, c’est la catégorie « Regardé, oublié ». Au moins maintenant je comprendrais les allusions de Sheppard la prochaine fois qu’il en parle dans un épisode de StarGate Atlantis !

Réalisé par Tim Story. Avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Michael Chiklis, Chris Evans (II), Julian McMahon. Date de sortie : 20 Juillet 2005

jeudi 12 juillet 2007

Batman Begins

En général, je ne suis pas une très bonne cliente des films à super-héros... Spiderman, Catwoman, Superman... c'est pas mon truc. Et donc Batman, à priori, cela ne l'est pas non plus. Et pourtant, j'ai relativement bien aimé, sans doute parce que ce super-héros là, finalement, il n'a aucun super-pouvoirs. C'est un homme ordinaire, aidé par des gadgets à la James Bond et motivé par une enfance qu'il a besoin d'exorciser.

Reprenons depuis le début... alors que Bruce, enfant, est déjà traumatisé, il perd le même jour ses deux parents, tués sous ses yeux, et, il faut bien le dire, c'est pas difficile pour lui de s'en sentir responsable. Alors à sa majorité, le p'tit gars, quand il découvre que non, la justice ne fonctionne pas bien, et que oui, les truands sont de vrais méchants, il s'enfuit pendant 7 ans. Il court le monde, fraye avec des bandits de toutes sortes et finit par devenir un Jedi. C'est pas la meilleure partie du film, il faut bien le dire.

De retour à Gotham (en jet grand luxe) avec son brave Alfred le majordome qui l'a patiemment attendu toutes ces années, Bruce se rend compte qu'un requin est désormais à la tête de l'entreprise de son père. Il découvre aussi que des tas de joujoux sympathiques (voiture volante, combinaison anti-balles, tissu à mémoire de forme...) dorment dans les caves de Wayne Entreprises et qu'il peut s'installer une cache secrète dans les souterrains de son château. Et hop, Batman est né.


Photo copyright Warner Bros

Evidemment, il est temps de se battre contre un méchant encore plus vil que le pire des truands de Gotham City, ledit méchant qui ambitionne de rendre fou tous les habitants de Gotham avant de griller leur cerveau.

Je ne vais pas dire que j'ai été enthousiasmée, mais j'ai aimé voir la naissance de Batman... son costume, son repère, la batmobile... pour le reste, si les décors sont jolis (le métro de Gotham, une merveille!) ça reste une histoire un peu trop abracadrabrantesque pour que j'y adhère vraiment.

Réalisé par Christopher Nolan. Avec Christian Bale, Katie Holmes, Michael Caine, Liam Neeson, Morgan Freeman, Gary Oldman. Date de sortie : 15 Juin 2005.

mardi 10 juillet 2007

Matrix Revolutions (The Matrix Revolutions)

Dernier opus de la saga Matrix... le démarrage est un peu lent, je n'ai pas vraiment accroché à l'intrigue des programmes qui se marient et peuvent avoir des enfants qu'ils abandonnent pour qu'il puissent vivre librement une vie de programme sans utilité. Aprés le Maître des Clefs, nous voici présentés à l'Homme du Train, et là également, je ne peux pas dire que ça m'enthousiasme.

Heureusement, le rythme s'accélère avec l'attaque de Sion par les machines, et ça, c'est du grand spectacle. Même si je reste perplexe sur le fait qu'il faille envoyer un gars au casse-pipe en pleine bataille lorsqu'un pilote de APU (Armored Personnel Unit) crie "rechargez!". Parce que le p'tit gars avec sa brouette de munitions, on a beau l'encadrer de deux soldats armés, au milieu d'un feu constant et de 250,000 sentinelles, ça reste une opération suicide. Hormis ça, la bataille APU vs Sentinelles est sublime. C'est vraiment ce que l'on appelle se battre avec l'énergie du désespoir.

Dessin d'un APU

J'ai également beaucoup aimé l'arc avec les trois capitaines de vaisseaux... Niobe m'a parue très convaincante, et j'ai aimé son numéro à la Lee Adama / Luke Skywalker. Et puis j'adore les personnages féminins qui en ont. A l'instar de Trinity, par exemple, qui ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il s'agit de récupèrer son Néo... le Français en fait vite les frais. C'est quoi ce fantasme sur les yeux de l'Oracle, d'ailleurs?

Au rayon des points négatifs, j'ajouterais bien l'EMP, également (Electro Magnetic Pulse). Ca commence à devenir un peu trop facile, en SF, qu'on balance un coup d'EMP lorsqu'il s'agit de venir à bout de machines, peu importe leur taille et leur nombre. Et je listerais bien aussi le combat final entre Néo et l'Agent Smith... il perd, il perd, il perd, et tout à coup, zou, il gagne. Quand on croit que tout est perdu, justement. Je me demande quand même si je n'ai pas raté un truc.

Et pour conclure, très jolie fin pour nos deux tourtereaux.


Photographie copyright Warner Bros

Site Officiel de la Saga Matrix

*************SPOILER*************

J'ai pris le parti dans mes billets de ne pas trop en révèler, mais là, quand même... Je suis restée interdite par la fin. Finalement, on pourrait presque se dire qu'on est devant un jeu de stratégie grandeur nature... l'Architecte qui manipule les Machines et la Matrice, et l'Oracle qui manipule les Humains Libres et tente de corrompre des programmes de la Matrice. Chacun ayant son "héros", que ce soit l'Agent Smith ou Néo, qui sont thèse et anti-thèse. Plus l'un est fort, plus l'autre l'est également. Et si l'un meurt, l'autre meurt aussi.

**********FIN DE SPOILER**********

Réalisé par Andy Wachowski, Larry Wachowski. Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss. Date de sortie : 05 Novembre 2003.

lundi 09 juillet 2007

Matrix Reloaded

Hummmm... pas très convaincue par ce second opus. Je crois que le mélange des genres me gène un peu, et l'action ne compense pas l'intrigue qui fait du sur-place. C'est toujours un peu le problème du deuxième épisode d'une trilogie. Le premier a eu une conclusion avec une porte ouverte, et le troisième va avoir l'épilogue... alors le rôle dun deuxième, c'est d'installer une nouvelle histoire sans en révéler trop. Et arriver à faire ça sans que le spectateur ne s'ennuie, c'est pas facile.

L'histoire, donc. 250,000 machines sont en route vers Sion, qui tente d'organiser sa défense. Avec difficultés, puisque des hommes comme Morpheus pensent que la guerre n'aura pas lieu, qu'il suffira que Néo livre sa bataille pour que tout soit terminé. Et évidemment, vu que c'est l'épisode 2, le spectateur se doute bien que ce ne sera pas le cas... Néo, lui, se bat contre ses doutes et ses peurs.


Photo copyright Warner Bros

J'ai aimé découvrir Sion, ses logements, son envers du décor, ses croyances, sa politique, la sensualité de ses habitants. Pour le reste, je dois avouer que je ne me suis pas passionnée. Ni pour les interminables batailles, ni pour les courses-poursuite à rallonge que ce soit en moto ou en voiture, ni pour les séquences pendant lesquelles Néo survole la planète tel Superman, ni pour les effets spéciaux à la Spiderman 3, ni pour les créatures mi-gorgones mi-énergie, ni pour les manipulations de la matrice quand il s'agit de sauver quelqu'un ou créer des possibilités nouvelles...

Par contre, on ne peut pas nier que les images sont très belles... les batailles, pour être longues, sont excessivement bien filmées et photographiées, et le rendu à l'écran est sublime. J'ai bien aimé également les séquences autour du duo Perséphone/Mérovingien, savoureux mélange de manipulation et de perversité.

Réalisé par Andy Wachowski, Larry Wachowski. Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Lambert Wilson, Monica Bellucci. Date de sortie : 16 Mai 2003.

samedi 07 juillet 2007

Matrix (The Matrix)

Bizarrement, je n'avais pas regardé Matrix depuis des années... sans doute même depuis l'achat du DVD, à sa sortie. Et pourtant, j'avais été complètement séduite par ce film, et pas seulement par les tenues en cuir de Trinity! C'est même un des seuls films que j'ai vu deux fois au cinéma, l'autre étant Jurassic Park... pas tout à fait dans la même catégorie, donc. Je n'ai pas non plus vu ni le 2 ni le 3... et je suis incapable de dire pour quelles raisons. Je crois que parfois, il y a des choses que l'on a pas envie de voir parce que l'on ne veut pas qu'elle se terminent. Après tout, j'ai vu récemment seulement les deux dernières saisons de Friends dont j'ai pourtant les 8 premières en DVDs. Dans 15 jours, ce sera la fin d'Harry Potter... dans une saison seulement, ce sera la fin de BattleStar Galactica... alors un peu de courage, c'est parti pour Matrix, la Totale.

Le postulat de Matrix, c'est que les humains ne sont plus qu'une source d'énergie dans un monde dominé par de l'Intelligence Artificielle. Depuis au moins 200 ans, les hommes passent physiquement leur vie dans une usine tandis qu'ils croient vivre comme par le passé. Leur univers est en fait généré par une matrice qui peut le changer à sa guise pour aider les sentinelles à traquer les pirates informatiques qui seuls pourraient perturber l'ordre établi. Des hommes et des femmes libérés ont fondé une ville, dans laquelle des enfants naissent libres, et Morpheus, à bord de son vaisseau le Nabuchodonosor, cherche parmi la matrice celui qui pourra libérer le monde de cet esclavage. Celui dont la venue a été annoncée par l'oracle.


Photo copyright Warner Bros

Si je n'avais rien oublié de l'intrigue, j'avais mis de côté certains détails "techniques", et sous-estimé la longeur des scènes de combat... j'avais également oublié la poésie du film, les cascades de munitions, la beauté du ralenti des images qui a été tellement copié par la suite que ç'en est devenu galvaudé. L'atrocité de l'exploitation des hommes, enfants, bébés. De la destruction de la Terre. De ces vies volées. Je me souvenais bien que c'est l'espoir qui fait avancer les résistants, et l'amour qui sauve Néo... et l'humanité libre.

Réalisé par Larry Wachowski, Andy Wachowski. Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss. Date de sortie : 23 Juin 1999

jeudi 05 juillet 2007

Sense and Sensibility (Raison et Sentiments)

Oh mon Dieu... les Jane Austen, je les ai tous lus, et plusieurs fois. J'ai commencé par celui-ci je crois, qui était au progamme de mon cours de littérature anglaise, et c'est bon de le revoir...

L'histoire, c'est celle de trois soeurs et de leur mère, qui ont récemment perdu leur père et mari. Sans ressources, chassées par leur demi-frère et sa prétentieuse femme, elles trouvent refuge chez un lointain cousin. L'aînée, Elinor-la-raisonnable, laisse derrière elle Edward Ferrars, l'homme dont est amoureuse, qui est aussi, infortunément, le frère de la femme de son demi-frère (oui, il faut suivre!), et dont la famille désapprouve faroucheusement l'idée même de ce mariage. Marianne-l'enflammée tombe sous le charme de John Willoughby, jeune, beau, romantique, impétueux, impertinent... et oublie dans le même temps toute la réserve imposée par les convenances. Malheureusement les apparences sont trompeuses et l'amour se cache plus souvent, à cette époque, sous les eaux tranquilles d'un lac qu'au milieu des tourbillons d'un torrent. Et en effet Marianne est complètement insensible à la passion que lui voue le Colonel Brandon...

Au-delà de ces personnages principaux, les second-rôles sont savoureux... entre la pie bavarde, le mari ironique, la douairière marieuse, le cousin indiscret, la fiancée mystère... nos héroïne souffrent, héroïquement, c'est le cas de le dire, sous le joug de l'amour. Elinor souffre en silence sans laisser transparaître sa détresse, tandis que Marianne hurle son désespoir...Et c'est lorsque l'on est persuadé qu'elles ne pourront pas encaisser de déconvenues supplémentaires que le ciel s'éclaircit enfin. Et de quelle manière!

Bon, ce n'est pas QUE romantique, hein, y'a une intrigue, aussi. Liée à l'amour, certes. Mais une intrigue quand même.

Et un grand merci à La Sorcière qui m'a donnée l'idée de le revoir ce soir... grâce à son Docteur House (Hugh Laurie). Et il faut bien avouer qu'il a un rôle en or, cynique à souhait.

Réalisé par Ang Lee. Avec Emma Thompson, Kate Winslet, Hugh Grant, Alan Rickman, Hugh Laurie. Date de sortie : 28 Février 1996.

mardi 03 juillet 2007

La Fièvre du Samedi Soir (Saturday Night Fever)

Revu hier soir... je n'ai jamais autant dansé en faisant mon repassage ;) C'est bon de ré-entendre les Bee Gees.

Ce film, on a tendance à n'en retenir que les scènes cultes, mais c'est tout de même une histoire assez lourde, celle d'un vendeur en peinture traité comme le bon à rien de la famille, et qui traîne toujours avec les mêmes branleurs. Son seul plaisir, la seule chose qu'il sache bien faire, c'est danser. Et doucement, au fil du film, il prend conscience qu'il pourrait être un homme meilleur, avec de l'espoir dans sa vie. Et pour cela, il lui faudra s'extraire de la pression de son milieu familial, amical et géographique.

La tolérance raciale n'est pas le fort de ce film, et y'a quand même des termes qui choquent. Les féministes peuvent monter au créneau également... on ne peut pas dire que Tony et ses potes soient particulièrement respectueux de leurs petites amies, et si certaines scènes bien grasses font sourire, j'ai quand même ressenti un malaise à certains moments. Je ne m'émeut plus de voir un type sauter une nana et lui demander ensuite "c'est quoi ton nom?", mais bon, voir des potes attendre leur tour dans la voiture pour se taper sur la banquette arrière une femme qui a abusé de substances illicites, c'est quand même bien glauque.

Réalisé par John Badham. Avec John Travolta, Karen-Lynn Gorney, Joseph Cali. Sorti en 1977.

dimanche 01 juillet 2007

Alexandre (Alexander)

J'ai du mal à croire qu'on puisse avoir naturellement d'aussi beaux yeux que ceux d'Angelina Jolie, mais c'est officiel, j'en suis jalouse. A part ça, je n'ai pas grand chose à dire sur ce film que j'ai failli arrêter de regarder au moins une demi-douzaine de fois tellement je m'ennuyais. Et chez moi c'est exceptionnel, parce qu'en principe, j'aime bien aller jusqu'au bout de ce que je trouve nul pour voir jusqu'où ça va, justement.

Ah si, mon intérêt a été vaguement éveillé par l'intérieur de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie et par la mythique Babylone. Mais pour l'un comme pour l'autre, c'était tellement fabriqué sur ordinateur qu'on ne s'y trouve pas transporté. C'est plus comme si on avait une affiche collée au fond d'une pièce.

Pour le reste... les raccourcis sont insupportables. Il est fâché à mort avec son père, répudié, déshérité etc. et tout d'un coup, HOP, il chevauche à ses côtés. Il est en train de perdre une bataille, et POF, il a gagné. Il est à l'article de la mort, et ZOU, il est guéri. Du coup, la fois suivante on y croit pas alors que c'est la bonne. Zut. Idem pour les "8 ans plus tard", "8 ans plus tard", "8 ans plus tard", "8 ans plus tôt"... c'est bien gentil tous ces sauts dans le temps, mais un peu saoûlant à force.


Photo © Pathé Distribution

Sinon, c'est un peu dommage à dire, mais les grandes batailles sanglantes avec des milliers d'hommes, chevaux, chars... j'en ai déjà vu tellement ces dernières années que ça ne me fait plus d'effet. Je me souviens avoir été presque choquée par Jeanne d'Arc, avoir eu le souffle coupé dans Gladiator, mais depuis... Troie, Kingdom of Heaven, la trilogie du Seigneur des Anneaux... et d'autres qui ne me reviennent pas sur l'instant et au final, c'est un peu toujours la même chose.



Réalisé par Oliver Stone. Avec Colin Farrell, Angelina Jolie, Val Kilmer, Jared Leto, Anthony Hopkins, Jonathan Rhys-Meyers. Sorti le 05 Janvier 2005

samedi 30 juin 2007

Détournement d'iPhone

Vidéo trouvée sur le site du quotidien Le Monde... où il y en a d'autres ;) Celle-là, c'est une publicité pour un (faux) iphone à tout faire. C'est drôle et caustique à la fois.

vendredi 29 juin 2007

Wild Wild West

Je l'avoue, je ne l'avais jamais regardé. Pourtant, en règle générale, j'aime plutôt bien Will Smith. Mais les films drôles et invraisemblables, c'est pas toujours mon truc. Euh, pas souvent. Je ne l'aurais pas cru, donc, mais qu'est-ce que j'ai ri la première heure... sur la fin, ça se gâte. A partir du moment où il y a des tas de machines à vapeur et des araignées de 30 mètres, j'ai un peu décroché. Mais les dialogues du début, Messieurs Dames, y'en a certains qui sont drôlement ciselés.

L'histoire en deux mots... on a un méchant sudiste, aigri d'avoir perdu sa guerre et par la même occasion une bonne partie de son anatomie, qui veut prendre le contrôle des Etats Unis. Pour cela, il enlève toutes sortes de savants afin qu'ils conçoivent de nouvelles machines de guerre. En face, mandatés par le Président, Will Smith, alias le Capitaine James West, sublime dans son bel uniforme et sur son cheval noir. Celui qui tire d'abord et pose les questions ensuite. Et le Marshall Artemus Gordon, alias Kevin Kline, qui aurait pu être "Q" dans une autre série et à une autre époque. Le duo, déjà improbable, se transforme en trio avec l'arrivée d'une danseuse aux charmes avantageux qui sème le trouble au milieu de nos deux mâles. Après une enquête "sous couverture", nos héros poursuivent à travers le Far West le démoniaque Dr LoveLace jusqu'à la confrontation finale...

Après une intense recherche sur internet, j'trouve pô les répliques en français, mais imdb les a en anglais, et évidemment c'est aussi bien senti. Coup de chapeau aux traducteurs qui n'ont pas loupé leur coup en français :)

Artemus Gordon: She's a breath of fresh ass.
Capt. James West: What did you just say?
Artemus Gordon: Nothing.
Capt. James West: You just said "ass."
Artemus Gordon: No, I didn't. No, I said, "It's nice having her on board, she's a breast of fresh air."

Dr. Arliss Loveless: Mister West! How nice of you to join us tonight and add COLOR to these monochromatic proceedings!
Capt. James West: Well when a fella comes back from the dead, I find that an occasion to STAND UP and be counted!
Dr. Arliss Loveless: Miss East informs me that you were expectin' to see General McGrath here. Well, I knew him years ago, but I haven't seen him in a COON's age!
Capt. James West: Well, I can see where it'd be difficult for a man of your stature to keep in touch with even HALF the people you know.
Dr. Arliss Loveless: Well, perhaps the lovely Miss East will keep you from bein' a SLAVE to your disappointment!
Capt. James West: Well, you know beautiful women; they encourage you one minute, and CUT THE LEGS OUT from under you the next!

Dr. Arliss Loveless: Why y'all look like you've seen a ghost? It's me, dear friends - alive and kicking! Well, alive, anyway. We may have lost the war, but heaven knows we haven't lost our sense of humor! No, not even when we've lost a lung, a spleen, a bladder, two legs, thirty-five feet of small intestine, and our ability to reproduce - all in the name of the South! - do we EVER LOSE OUR SENSE OF HUMOR!

Artemus Gordon: I've been trying to place myself in Loveless' shoes.
Capt. James West: Good luck with that one.
Artemus Gordon: What could this demented maniac with no reproductive organs, want with Rita?
Artemus Gordon: [Rita falls through the train's sliding roof, beside West, unseen by Gordon] Which is not to say Rita doesn't possess a beauty worthy of a Shakespeare sonnet or a Botticelli painting. My god, the curvature of her buttocks and the swell of that magnificent bosom. So full, so sumptous, so...
Artemus Gordon: [turns and notices Rita] ... what were all those foreign ministers doing at Loveless' party? This is what really puzzles me, did you have any idea there were so many, so foreign, so...
[quietly to West]
Artemus Gordon: How long has she been here?
Capt. James West: Somewhere around Botticelli's buttocks.
Artemus Gordon: I am profoundly sorry.

Réalisé par Barry Sonnenfeld, Avec Will Smith, Kevin Kline, Kenneth Branagh, Salma Hayek, Sorti le 04 Août 1999.

mardi 26 juin 2007

Le Règne du Feu (Reign of Fire)

Le synopsis me semblait alléchant: en 2008, un jeune garçon, Quinn, est témoin du décés de sa mère lorsqu'un dragon cracheur de feu sort d'un tunnel de métro en cours de construction. 20 ans plus tard, Quinn est à la tête d'un petite communauté sur une Terre complètement ravagée par ces dragons qui se nourrissent des cendres de ce qu'ils brûlent. Tous vivent dans la peur d'une attaque sur leur château fortifié lorsque surgit un commando américain à la recherche du dragon mâle de l'espèce. Leur arrivée sème le trouble... faut-il continuer à se cacher ou au contraire attaquer pour tenter de reprendre possession de la Terre?

Les dragons sont magnifiques de réalisme... ils volent, marchent, atterrissent à mon sens comme un dragon devrait le faire, moitié faucon en vol, moitié reptile au sol, leur déplacements tout en puissance sont terrifiants. Les décors sont superbes également... on a l'habitude des visions cataclysmiques des grandes capitales détruites, mais cette terre entièrement brûlée, dans des tons de noirs ou de feu, est une vraie vision d'horreur.

Matthew McConaughey s'en sort plutôt bien, méconnaissable dans un rôle aux antipodes de l'homme romantique dans lequel on le voit habituellement... il campe ici un chef militaire rigide, étonnamment sensible lorsqu'il s'agit de ses hommes... qui sont littéralement irremplaçables.


Photo © Gaumont Buena Vista International (GBVI)

Malheureusement, ce beau film épique n'échappe pas aux clichés des films dans lesquels on cherche à tuer une bête, que ce soit Les Dents de la Mer, Godzilla, Jurassic Park... On sait à l'avance qui va mourir, et on anticipe relativement facilement le contenu des scènes à venir. Le film manque de surprises, mais les images sont très belles.

Réalisé par Rob Bowman. Avec Christian Bale, Matthew McConaughey, Gerard Butler, Izabella Scorupco. Sorti le 21 Août 2002.

mercredi 20 juin 2007

Les Prisonniers du Temps (TimeLine)

Je m'y attendais, mais je suis un peu déçue par ce film... connaissant par coeur le livre, j'ai trouvé le film creux, peu crédible et faisant appel à des artifices qui n'étaient vraiment pas nécessaires.

Pour prendre un exemple, l'arrivée des protagonistes en 1357 est beaucoup plus percutante dans le livre que dans le film. En moins d'une minute, l'une est décapitée, l'autre tué et les survivants sont séparés les uns des autres. Alors les faire arriver dans une rivière dans le film, simplement parce que l'un d'eux ne sait pas nager, à mon sens c'est ajouter du "drama" bas de gamme qui ne fait que délayer l'intensité qu'imprime Crichton à son histoire.


Photo © United International Pictures (UIP)

Le Chris du roman est un personnage superficiel qui devient un héros poussé par l'instinct de survie et un sens chevaleresque qui le surprend lui-même. Marek semble plus adapté au Moyen Âge qu'au 20ème siècle, et ce n'est pas une surprise de le voir si à l'aise à Castelguard. Kate est une femme indépendante qui se fragilise au fil des pages, sans jamais perdre de sa vitalité ni craquer. Du coup, je n'ai pas non plus été convaincue par les personnages du film, qui m'ont semblé fades, faibles, et convenus.


Photo © United International Pictures (UIP)

D'autres points sont également très différents, je pense au sponsor et à la machine à remonter le temps, par exemple, qui sont traités superficiellement. Rien n'est du au hasard dans le livre... il y a une vraie raison merchantile derrière le sponsoring des fouilles de Castelguard.

Ceci dit, je regardais ce film avec beaucoup d'exigences en tête, et même s'il est perdant de la comparaison avec le livre, certaines scènes sont tout bonnement superbes. Je le juge certainement beaucoup trop sévèrement. Comme souvent, à voir d'abord, et à lire ensuite pour approfondir.

Réalisé par Richard Donner, Avec Paul Walker, Gerard Butler, sorti le 21 Avril 2004.

Voir ma critique du livre.

dimanche 17 juin 2007

Lara Croft Tomb Raider: le Berceau de la Vie (Lara Croft Tomb Raider: The Cradle of Life)

Allez, on prend les protagonistes du 1, et on recommence. Ou presque. Aidée par son majordome et son technicien, Lara est cette fois-ci à la recherche de l'Arche d'Alliance. Ah non, pardon, de la Boite de Pandore. On pourrait presque se méprendre en regardant les bas-reliefs. Bref, le film est à nouveau prétexte à de belles batailles et cascades en tous genres... cheval, moto, hélicoptère, plongée, parachute, Miss Croft a tous les talents ;)

C'est également un prétexte à la découverte de beaux paysages, autant en Asie qu'en Afrique, j'ai juste regretté le peu de respect qu'a Lara pour la nature. Casser des coraux, bazarder son parachute en pleine savane et déranger toute la faune en fonçant dessus en Jeep, c'est quand même moyen. Je veux bien lui pardonner le coup de poing sur le nez du requin qui cherchait un peu la bagarre, mais pour le reste... peut mieux faire.


Photo © United International Pictures (UIP)

En accolyte masculin, on nous a échangé Daniel Craig pour Gerard Butler, et ma foi, pour le coup, on ne perd pas au change. En regardant la filmographie de ce monsieur, j'ai d'ailleurs vu qu'il joue André Marek dans Les Prisonniers du Temps (Timeline) de Crichton. C'est mon bouquin favori de Crichton, et j'étais même pas au courant qu'une adaptation avait été faite. Vu le potentiel de l'histoire, ce n'est pas étonnant. Remarquez, le 21 avril 2004, jour de la sortie, j'étais encore à la maternité suite à l'arrivée de Pitchoun #1. Ceci explique sans doute cela.

Pour en revenir à Lara Coft, divertissement honnête, sans plus. En mélangeant les deux opus, il y aurait sûrement moyen de faire un excellent film d'aventure qui dépote sa race. (Oups, ça m'a échappée. Pardon.)

Réalisé par Jan de Bont, Avec Angelina Jolie, Gerard Butler, Ciaran Hinds, sorti le Août 2003.

samedi 16 juin 2007

Tomb Raider

Bon, disons le honnêtement tout de suite, je ne dois pas être dans la cible.
(1) Je n'ai jamais joué à Tomb Raider.
(2) La plastique d'Angelina Jolie me laisse indifférente.


Photo copyright United International Pictures (UIP)

Alors forcément, le film... non, sérieusement, je ne me suis pas vraiment ennuyée, mais je ne suis pas particulièrement fan des grandes scènes interminables pendant lesquelles on tire partout et on casse le plus de choses possibles. J'ai beaucoup aimé les deux scènes (majeures) aux décors sublimes: celle avec les statues qui prennent vie, et celle avec les planètes. C'est bien foutu, ça me rappelle la grande époque d'Indiana Jones et même si je préfère voir la bouille d'Harrison Ford, on profite quand même relativement de la plastique de Daniel Craig, notre James Bond de Casino Royale. (Ceci dit en passant, sa scène de douche dure plus longtemps que celle d'AJ, c'est au moins une satisfaction).

Bon, Tomb Raider, c'est quand même un super prétexte pour caser toutes les scènes classiques des jeux vidéos: une scène d'action, une scène de réflexion, un temps pour se ressourcer, et on reprend le cycle. Bref, rien d'extraordinaire, bien sûr il s'agit de sauver le monde, les méchants meurent à la fin et la Belle peut enfin accepter la mort de son père dix ans plus tôt. J'oubliais, en plus d'avoir un corps de rêve, Lady Lara Croft est également extrèmement riche et emploie simplement pour l'entretien d'un manoir de 83 chambres un majordome de pure tradition anglaise et un surdoué de la robotique. "Cliché" vous avez dit?

Réalisé par Simon West, Avec Angelina Jolie, Iain Glen, Daniel Craig, sorti le 27 Juin 2001.

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