Tequila's Secrets

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vendredi 15 juin 2007

Play-Boy à Saisir (Failure to Launch)

Alors… comment dire… à part Matthew McConaughey (qui ne joue d’ailleurs pas de façon extraordinaire) et les beaux yeux d’un des second rôles masculin (Bradley Cooper), il n’y a pas grand-chose à retirer de ce film. Bon, en plus, je n’aime vraiment pas Sarah J. P. et évidemment, ça n’aide pas. A noter quand même la prestation de Kathy Bates, aussi touchante que dans « Beignets de Tomates Vertes ».

Tout le film est très convenu, en fait. C’est l’histoire d’un trentenaire qui vit toujours chez ses parents, qui se débarrasseraient bien de lui. Enfin, surtout son père. (Et oui, certaines scènes sont directement inspirées de Tanguy, et ce n’est pas mal fait du tout.) Papa et Maman embauchent donc une jeune femme, Paula, pour qu’elle l’amène à quitter la maison. Sauf que Trip n’a pas le profil habituel, il n’est pas du tout du type blaireau qui n’a aucune confiance en lui. Bien au contraire. Il a une vie équilibrée, épanouie, tournée vers les autres et l’extérieur mais profite simplement du fait qu’il vit chez ses parents pour se faire dorloter. En plus, ça lui fournit une excuse parfaite pour que les femmes trop envahissantes rompent avec lui en le découvrant.


© United International Pictures (UIP)

Évidemment ils tombent amoureux, évidemment la colocataire de Paula lâche le morceau au meilleur copain de Trip… et évidemment c’est le drame pour tout le monde lorsque le stratagème est éventé. Amis et famille tentent l’opération de la dernière chance pour les réconcilier, et c’est bien la seule scène du film qui en vaut vraiment la peine.

Rétrospectivement, ce qui me fait sourire, c’est que ce film donne l’impression que le tournage a été un vrai plaisir. Comme si les gars avaient eu un budget « détente » illimité et qu’ils avaient fait une liste des activités qu’ils voudraient faire. Parce que nos trois héros masculins, on les voit faire du VTT, de l’escalade, du surf, du voilier, du paintball, nager avec les dauphins… bref, ils n’ont pas du trop s’ennuyer entre les scènes.

Réalisé par Tom Dey, Avec Matthew McConaughey, Sarah Jessica Parker, Zooey Deschanel, Justin Bartha, Bradley Cooper, Kathy Bates, sorti le 15 Mars 2006

Les séries les plus regardées au monde...

Entendu chez Jean-Marc Morandini sur Europe 1:

  • Catégorie 'comedy' (comédie): Desperate Housewives
  • Catégorie 'drama' (drame): Les Experts Las Végas

mercredi 13 juin 2007

Le Parfum: Histoire d'un Meurtrier (Perfume: The Story of a Murderer)

Le Parfum, c'est un film intriguant... conçu comme une biographie, narré en voix off, à la fois improbable lorsqu'il s'agit du parfum de l'amour, et tellement crédible lorsqu'il s'agit de la folle quête du serial killer.

L'histoire, c'est celle de Jean-Baptiste Grenouille, né et abandonné au milieu des déchets de poisson, sous un étal de marché. Une enfance sordide, pendant laquelle il est moqué, battu, mis à l'écart par les autres orphelins... avant d'être vendu à l'adolescence comme employé dans une tannerie non moins sordide. C'est difficile de ne pas avoir pitié de ce jeune homme, malgré que le film commence par une scène équivoque, la lecture de la sentence qui le condame à être battu avant d'être exécuté.

Mais ce jeune homme insignifiant pour le Paris de la seconde moitié du 18ème siècle a reçu un don de la Nature, un odorat surdimensionné. Et lorsqu'il rencontre un "Nez" sur le déclin, il est vendu une nouvelle fois à ce maître qui va l'exploiter à son tour. Jean-Baptiste n'en a cure, ce qu'il veut apprendre, c'est comment conserver les odeurs. En effet, sa première sortie en ville s'est soldée par la fin accidentelle, mais de ses mains, de l'odeur la plus délicieuse qu'il ait jamais sentie: celle d'une femme. Et son obsession grandit. Envoyé en compagnonnage à Grasse, il va tenter de mettre au point un nouveau parfum, issu de l'odeur de treize femmes... il sera arrêté, jugé, condamné, mais échappera encore une fois à la Mort qui lui colle pourtant à la peau depuis son enfance. Intentionellement ou non, Jean-Baptiste sème la mort partout où il passe.


© Metropolitan FilmExport

C'est un film intriguant, un peu long au démarrage, avec de belles images destinées à nous communiquer les odeurs perçues par Jean-Baptiste, une belle musique, et un tueur en série qui ne verse pas de sang. Toute la partie du film qui se déroule à Grasse m'a tenue en haleine. J'avoue avoir adhéré plus difficilement au début et à la fin du film, lorsqu'il sombre dans l'allégorie. Disons qu'à partir du moment où les milliers de Grassois sont nus sur leur grand place, je me suis plutot représenté les difficultés du tournage... réunir tous ces figurants (5200!) qui acceptent la nudité, les filmer pendant des heures, rester soi-même nu pendant des heures. Bref.

C'est donc un film intriguant, mais au final plutôt une bonne surprise.

Réalisé par Tom Tykwer, avec Avec Ben Whishaw, Dustin Hoffman, Alan Rickman, sorti le 04 Octobre 2006.

samedi 09 juin 2007

Sunshine

Dans Sunshine, un groupe d'astronautes et de scientifiques part à bord de l'Icarus II pour la mission de la dernière chance: le soleil va s'éteindre, et ils doivent aller faire exploser en son coeur une charge nucléaire pour tenter de lui donner un second souffle... et sauver ainsi la Terre. Parvenus dans la zone de non-communication, ils recoivent un signal de détresse de l'Icarus I, dont la mission avait échoué, et le physicien prend la décision de dérouter la mission parce que les chances de réussite en sont tellement ténues qu'il vaut mieux en avoir deux qu'une. A partir de là, l'Icarus II commence à subir des dommages qui mettent en péril à la fois la mission et la survie de l'équipage...


Photo © Twentieth Century Fox France

Je ne peux pas dire que j'ai accroché au film... je me suis un peu ennuyée au début, malgré les très belles images du soleil, de Mercure, et les plans du vaisseau et de son immense bouclier, que j'ai trouvé très réussi. Et quand le rythme s'accélère, j'ai regretté l'impression de caméra à l'épaule, qui secoue constamment l'image, la surabondance de gros plans dans une lumière faible (je me suis régulièrement demandé ce que j'étais en train de voir), les images subliminales, et les plans flous... Par contre, on sent qu'il y a eu un travail sur les couleurs, avec le vert sublime de la ferme à oxygène, la lumière blanche intense dans les quartiers de l'équipage, le jaune orangé des scènes avec le soleil... et l'image est parfois très belle.


Photo © Twentieth Century Fox France

Et sans rentrer dans le jeu des incohérences avec ce que l'on sait de l'espace, du soleil, etc. j'ai quand même trouvé certaines scènes largement "tirées par les cheveux": la réparation miraculeuse des panneaux du bouclier, l'apnée dans le liquide de refoidissement de l'ordinateur du vaisseau, la poussière humaine, le fait qu'une seule personne fasse les calculs de trajectoire...

Alors finalement, ce que je trouve le plus regrettable, je l'ai trouvé dans Espace Magazine de mai/juin 2007.
A la question "A quel niveau de réalisme avez-vous choisi de vous situer?"
Danny Boyle répond: "Aux antipodes d'un film comme Armageddon par exemple, c'est à dire à un niveau maximal de crédibilité visuelle, scientifique et psychologique pour que le spectateur ait vraiment l'impression d'accompagner les personnages dans leur voyage. Je voulais absolument que Sunshine se situe davantage dans l'esprit de la NASA que de Star Wars."

Et je ne suis pas trop d'accord avec ça.

Réalisé par Danny Boyle, Avec Chris Evans (II), Cillian Murphy, Rose Byrne, sorti le 11 Avril 2007

vendredi 08 juin 2007

Apparences (What Lies Beneath)

Apparences est un thriller honnête… la musique, l’ambiance, les mouvements de caméra, la météo, la lumière, tout est fait pour que vous trembliez ou sursautiez aux moments convenus.

Et c’est un peu le problème de ce film, c’est que tout est trop convenu… L’héroïne se fie aux apparences, mais dés le début du film, on devine que c’est une erreur. Reste ensuite à deviner sur quel point elle fait fausse route, et quel rôle vont jouer les détails sur lesquels on jette un coup de projecteur.

Il s’agit donc de l’histoire d’une femme qui passe beaucoup de temps seule dans une maison au bord de l’eau, alors que sa fille vient de quitter le nid familial et que son mari travaille dur sur un projet d’anesthésiant paralysant. Lorsque des événements surnaturels surviennent autour d’elle, elle se persuade que son voisin, au comportement à première vue questionnable, a tué sa femme. Tandis que ses visions se précisent, des souvenirs lui reviennent à propos d’une soirée qui s’était soldée par un grave accident de voiture, et tout se complique.

Si à la lecture de ce synopsis vous n’avez pas encore deviné le fin mot de l’histoire, regardez le film. Et si vous avez une petite idée, regardez-le quand même, vous serez peut-être surpris… évitez juste de le regarder une nuit d’orage depuis votre baignoire.


Photo copyright Fox

Réalisé par Robert Zemeckis, Avec Harrison Ford, Michelle Pfeiffer, Joe Morton, sorti le 13 Septembre 2000

mercredi 06 juin 2007

Emprise (Frailty)

Voyons voyons, Matthew McConaughey, enfin, son personnage, se pointe au FBI un soir pour dénoncer son frère qui vient de se suicider. Il pense que celui-ci est "La Main de Dieu", un serial killer. Devant l'incrédulité de l'agent qui le reçoit, le sieur Meeks raconte un évènement de son enfance... Alors qu'il mène une vie heureuse avec son frère et son père, ce dernier est soudainement investi d'une mission par un ange... détruire les démons, tout à fait humains en apparence, dont le nom figure sur la liste qui lui a été remise. Et si le petit frère croit en cette mission, le grand frère pense que leur père est devenu un assassin.


Photo copyright Lions Gate Films

La difficulté de ce film, c'est de savoir qui croire et que croire... tout n'est pas aussi simple qu'on veut nous le faire penser en premier lieu. Ce film distille un superbe suspense, autant dans chacune des séquences que pour l'histoire en elle-même. Et sans être novice dans ce genre d'intrigue, je dois avouer avoir été largement surprise par certaines scènes, et par la cohérence de l'histoire après coup.

A voir... ou revoir. Vraiment.

Réalisé par Bill Paxton, Avec Bill Paxton, Matthew McConaughey, Powers Boothe, sorti le 15 Mai 2002

En Direct sur Ed TV (EdTV)

EdTV, c’est un film qui commence comme une comédie bien grasse, avec deux frangins aussi « redneck » l’un que l’autre et qui se croient irrésistibles. Et ça tombe bien, True TV cherche un homme quelconque, de préfèrence affligeant, pour le filmer 24 heures sur 24 et diffuser en direct son quotidien. Les premières images que les Etats-Unis voient de Ed, c’est au réveil, la main dans le pyjama et le bracquemard bien visible. Bref, la première demi-heure est très « premier degré », et même si je ne suis pas fan du genre, il faut avouer que c’est très drôle.

Mais au fil de l’histoire, l’entourage de Ed, ravi au départ de passer à la télévision et de devenir célèbre, fini par souffrir de la médiatisation… jusqu’à refuser sa présence. Et les situations qui en privé ne seraient déjà pas faciles à gérer prennent sur le petit écran une ampleur phénomènale, comme lorsque Ed embrasse la petite amie de son frère ou quand son père réapparaît dans sa vie après 20 ans avec des secrets à révèler. Malheureusement, lorsque Ed souhaite mettre un terme à son contrat, le directeur de la chaîne ne l’entend pas de cette oreille…


Photo copyright Universal Pictures

Ce ne sera certainement pas mon film préféré de Matthew McConaughey, mais on ne peut pas nier la performance d’acteur. Et même la coupe de cheveux minable et le rasage approximatif ne changent rien au fait qu’il a un regard sublime. Mais je m’égare. Liz Hurley fait quant à elle une apparition remarquée - et peu habillée - dans le rôle d’une actrice qui cherche à donner un coup de fouet à sa carrière.

Finalement, ce qui est surprenant dans ce film, c’est que la comédie cède la place au pathétique, voire au drame avant de reprendre le dessus. C’est extrèmement bien mené, mais rien d’étonnant à cela, Ron Howard n’est pas non plus un débutant.

Ce qui est intéressant également, c’est que ce film date d’avant les débuts du Loft sur M6… mais qu’il frappe très juste. On y retrouve tout ce que l’on a vécu à l’époque : les participants qui jouent un rôle au début et finissent par oublier les caméras, leurs tentatives futiles pour s’isoler, et de l’autre côté du poste, les téléspectateurs qui s’enflamment ou rejettent l’idée même de l’émission, qui prennent parti, aiment ou détestent Ed, contestent ses choix. On voit Ed traité comme une star, reçu sur les plateaux de télé, adulé par la foule, signant des autographes. On voit aussi des chroniqueurs qui décryptent cette « médiatisation du rien », et des producteurs qui tentent de scénariser sa vie et d'influencer ses choix en fonction du taux d'audience. Finalement, puisque TF1 nous a programmé un retour du Loft pour cet été, c’est encore un film d’actualité.

Réalisé par Ron Howard, Avec Matthew McConaughey, Ellen DeGeneres, Jenna Elfman, Liz Hurley sorti le 16 Juin 1999

mardi 05 juin 2007

BattleStar Galactica: saison 4, c'est la dernière!

ATTENTION SPOILERS

Merci à La Sorcière pour avoir posté ce lien sur son blog...

BSG Press Conference

Les extraits de cette conférence de presse (01/06/07) de Ron D. Moore et David Eick qui m'ont le plus fait trépigner:

'On ‘bringing closure to relationships’ between characters on the show.'
Moore: Well, that’s the plan, that’s how we approached the story lines as we were breaking them out for the season. The intention would be certainly to concentrate on the characters and their relationships and sort of bring them all to an end point. I don’t know if we’ll resolve every single thing about every single relationship. There’s value in leaving some things to the imagination and having some things that are sort of tantalizingly unresolved. But the intention is to move toward what is the final chapter.

(...)

'On when they began thinking of mapping out the ending.'
Moore: I think it was somewhere around the midpoint of the third season, when we were working on the story where they got to the algae planet and discovered the Temple and the Temple gave D’Anna a glimpse of the Final Five, and then that triggers the beacon that points the way to Earth. Both of those events felt like you were promising the audience that you were moving toward revelation.
And indeed by the end of the season, we had taken that moment, and moved it to, OK, we’re going to reveal four of the final five Cylons, and one of our characters has actually been to Earth and seen it. That was sort of probably the moment when I think we started feeling like, if we don’t start paying this off, if we don’t really reveal those secrets and start moving in that direction, you get to a place where you feel like… you’re just treading water. And we never wanted to be in that position, we wanted to always striding forward and always pushing the show to its limits…

'On whether they have enough time to wrap up the series.'
Moore: It just felt like yeah, this was really the right time. In terms of, have we had enough time -NDLR to tell the stories they wanted to tell-, I feel like we have. We really start taking our cues from the story itself, and it just feels like the story has moved forward aggressively, and that’s one of the things I’m proud of about the series – NDLR it’s - unafraid to take risks and unafraid to move strongly forward instead of trying to tread water. And it just feels like the momentum of the series is now moving toward the conclusion.

(...)

'On how they selected who the four Cylons of the finale would be.'
Eick: Well, there was a big dartboard in the writers room with all the cast members’ pictures on it…
Moore: It was a process. We sat and we talked about it, who would be the final four, and actually we gravitated kind of quickly to these four names, for various reason.
* Tigh was the sexiest, because he was the one with the biggest hatred of the Cylons, he’d killed his own wife because she collaborated with the Cylons, he was a drunk and had all these completely human qualities. There was something amazing about realized that he’s a Cylon.
* Anders has participated in two resistance movements and was drawn to Kara Thrace for reasons unknown. And she had a specific destiny within the mythos of the show.
* Tyrol was the everyman, in some ways one of the most human characters. He was just very unexpected, to believe that he was a Cylon. And yet we’d already built into his backstory that he’d had a religious connection that seemed greater than anyone else’s. When he was on the Temple of the Five on the algae planet, he was sort of drawn there by reasons that had nothing to do with reason or rationality, he had a specific connection to it, he had dreamed about being a Cylon. He’d had emotional reactions about -NDLR Cylons-, he was in love with a Cylon at the beginning of the miniseries.
* Tory was a wild card, she’s the one we knew the least about and could have more fun with, because we weren’t locked into as many choices with her as we were with the others.

lundi 04 juin 2007

There But For The Grace of God (Stargate SG1, ep 1.20)

Alors dans Stargate, un des grands thèmes récurrents, ce sont les dimensions parallèles, les univers parallèles, les différents plans à l'intérieur d'une même réalité... bref, au fil des années, nos héros se sont régulièrement retrouvés, seuls ou à plusieurs, soit dans des réalités alternatives, et c'est toujours un grand plaisir que de voir comment les choses auraient pu tourner, soit dans le cadre de plans différents, de les voir s'égosiller pour se faire remarquer des autres.

Dans celui-ci, c'est Daniel qui passe au travers d'un miroir et se retrouve dans un univers où la Terre subit depuis déjà 15 jours une attaque massive des Go'aulds. Teal'c n'a pas été converti à la cause Tauri, et c'est d'ailleurs lui qui commande l'invasion. Samantha Carter (non contente d'avoir une coupe de cheveux beaucoup plus féminine) est une civile, ce qui lui permet (bain béni pour les shippeurs!) d'être fiancée à Jack O'Neill (ceci explique peut être cela). Catherine a déchiffré sans Daniel Jackson l'énigme de la porte, et elle est à la tête de SG1. Jack est le responsable de la base, Hammond sous ses ordres. Bref. A part quelques différences, c'est le même monde, mais plus pour très longtemps...


Photo copyright MGM

Stargate SG1

L’année 2007 aura vu l’arrêt de la série Stargate après sa dixième saison… et 10 saisons, mine de rien, plus le film quelques années auparavant, ça reprèsente une bonne tranche de ma petite vie. Alors pour le plaisir, j’ai repris le visionnage de la série depuis le début, un épisode de ci, de là, et même si je ne vais pas vous faire un billet pour chaque épisode, certains sont des incontournables…

L'équipe du début...


Comme jamais vous ne la verrez dans la série...


Et l'équipe des deux dernières saisons, version off-scene également...

dimanche 03 juin 2007

Le President et Miss Wade (The American President)

Un vieux film (12 ans déjà!) mais qui se regarde avec beaucoup de plaisir. Déjà, ça n'a pas pris une ride. Le Président se bat pour faire passer deux lois, l'une qui vise à lutter contre le réchauffement climatique, l'autre pour limiter le port d'armes... Tourné aujourd'hui on serait sans doute confronté à peu prés aux mêmes soucis.

Résumons... Monsieur le Président (Andy pour les intimes) et Miss Wade ont un objectif commun, faire passer la loi "climatique". Miss Wade n'a pas sa langue dans sa poche, et pourtant elle ferait mieux de la tourner 7 fois dans sa bouche avant de parler. Et Monsieur le Président, un brin manipulateur, profite de la "puissance" que lui confère sa fonction pour la séduire... à moins que ce ne soit le contraire.

J'avais gardé un bon souvenir de ce film, drôle et romantique avec un chouia d'intrigue. Bon souvenir confirmé, et, définitivement, c'est un film à (re)voir. Finalement pas plus cliché ou téléphoné que des comédies plus modernes. A noter, pour les fans de la série "The West Wing", que l'on y retrouve le Président Bartlett en bras droit du Président Sheperd...

Réalisé par Rob Reiner, Avec Michael Douglas, Annette Bening, Martin Sheen, sorti le 13 Décembre 1995

vendredi 01 juin 2007

Entre Deux Rives (The Lake House)

Le surnaturel au service du romantisme... Entre Deux Rives est un film séduisant, non par ses personnages, très ordinaires pour ce type de romance, mais par son thème; un homme et une femme qui correspondent alors qu'ils vivent à deux époques différentes. Avec deux années de différence, pour être précise. Et la précision, dans ce genre de film, c'est important.

Kate vit en 2006, Alex en 2004. Alex rénove en 2004 une maison qu'avait construite son père, tandis que Kate quitte en 2006 cette même maison, qu'elle louait, pour s'installer en ville. Le même chien suit chacun de leurs pas. Je ne vais pas vous raconter l'histoire, parce que Dieu sait que les retours dans le temps, c'est extrèmement compliqué. Il suffit de dire que deux ans d'écart, c'est suffisant pour que Kate sache lui dire où il peut aller pour la rencontrer (en 2004) et qu'Alex lui laisse des messages (en 2006). Mais les deux premiers rendez-vous qu'ils se donnent en 2006 n'ont pas lieu. Qu'a t-il pu arriver à Alex dans les deux années d'intervalle pour qu'il ne tienne pas sa promesse?



Entre Deux Rives est à regarder sans réflexion scientifique... ce n'est pas une réussite majeure sur le plan du retour dans le passé, du paradoxe temporel etc. Et si sur le moment ça ne gâche pas le plaisir simple du film, après réflexion, on ne peut pas nier qu'il y a des bizarreries, voire des incohérences. Mais c'est un joli film romantique, qui s'attache à prouver que l'amour peut unir deux êtres qui ne se sont pas encore rencontrés, sur la base d'un échange épistolaire, et autour d'une maison envoutante. C'est aussi une jolie étude entre l'urgence d'une rencontre amoureuse, lorsque l'on voudrait avancer très vite dans la relation, et l'obligation de devoir s'attendre avant de pouvoir se retrouver. C'est également un tribut à la confiance que l'on peut accorder à une relation qui n'existe même pas encore: "How do you hold on to someone you've never met?"

Réalisé par Alejandro Agresti, Avec Keanu Reeves, Sandra Bullock, Christopher Plummer, sorti le 26 Juillet 2006.
Affiche américaine © Warner Bros

jeudi 31 mai 2007

Love Actually

Je suis tombée sous le charme de ce film, dans lequel les scénaristes se sont attachés à montrer l’amour sous toutes ses formes… d’un père pour son beau-fils, d’une employée pour son chef, d’un producteur pour son poulain, d’un homme pour la femme de son meilleur ami, d’un premier ministre pour une collaboratrice, d’une jeune garçon pour une camarade de classe, d’une femme pour son frère, d’un veuf pour sa femme décédée, d’un écrivain solitaire pour la femme qui vient faire son ménage, d’une femme pour un de ses collègues, et réciproquement.

Certains aiment sans retour, d’autres sont heureux, d’autres souffrent ou attendent.

Le film commence dans un aéroport, avec de belles images de retrouvailles à la descente d’un avion, et le constat que « Love, actually, is everywhere ». Une voix off nous rappelle que le 11 septembre 2001, tous les messages envoyés par les futures victimes de l’attentat étaient des messages d’amour. Aucun message de haine.

Love Actually, c’est une galerie de portraits entremêlés, et qui s’attache à ne dépeindre que quelques scènes picorées dans leur vie, au hasard de leurs coups de cœur ou de leurs sentiments profonds… Un enterrement, un mariage, une fête de bureau, le tournage d’un film porno, le spectacle de Noël d’une école, le 10 downing street, un restaurant, un aéroport… évidemment c’est une comédie britannique, et on échappe pas à Rowan Atkinson ni au lourdaud obsédé par le sexe, mais c’est un faible prix à payer tant le reste est bien (res)senti. En fil rouge, l’on a un chanteur ringard qui sort une reprise d’un de ses tubes pour Noël et ambitionne d’être LE hit de la fin de l’année… peu importe les moyens.

J’ai été particulièrement sensible à trois chassé-croisés:

- L’homme amoureux de la femme de son meilleur ami… qui leur fait une superbe surprise pour leur mariage, et qui, en échange, s’autorise à ne filmer qu’elle ce jour là, comme s’il pouvait imaginer en regardant la cassette qu'il s'agit de leur bonheur. Il se refuse à lui dire à quel point il l’aime, préfèrant la laisser penser tout le contraire, mais une fois trahi, finira par lui faire une déclaration extraordinaire de romantisme, sans rien attendre d'elle en retour.



- Le veuf et son beau-fils… leur point commun, la femme, vient de mourir. L’homme voit le garçon se renfermer sur lui-même et s’inquiète, sans savoir que son fils est amoureux et se sent coupable de ressentir d’autres émotions que la tristesse de la mort de sa maman. L’homme va tout faire pour que le premier amour de son fils ne soit pas un souvenir douloureux… et retrouver dans le même temps une femme à aimer.



- La femme et son frère… cette femme se consume d’amour depuis plus de deux ans pour un de ses collègues, et le soir où enfin ils sont seuls chez elle après avoir osé franchir le pas, elle le laisse en plan pour son frère, qui l’appelle continuellement sur son portable. L'on ne comprend son attitude que quelques scènes plus tard...

Le film est interprété par une brassée de têtes connues (Keira Knightley, Liam Neeson, Hugh Grant, Emma Thompson, Alan Rickman…), d’autres moins connues mais déjà vues, d’autres nouvelles… pour une vingtaine de personnages principaux. Finalement, c’est Hugh Grant en premier ministre qui m’a le moins convaincue, même si Hugh Grant n’est jamais vraiment mauvais ;)

Réalisé par Richard Curtis, Avec Hugh Grant, Liam Neeson, Colin Firth, Keira Knightley, Emma Thompson, Alan Rickman... sorti le 3 décembre 2003.

Photos © Mars Distribution

mercredi 30 mai 2007

Man on Fire

Lorsqu’on devient maman, il y a des films qui sont tout d’un coup plus durs à regarder. La scène dans la mini-série de BattleStar Galactica où Caprica Six tue un nouveau-né, par exemple. Et ce film, Man on Fire, c’est la même chose. On y traite de l’enlèvement d’une gamine d’une dizaine d’années, et la détresse des parents est terrible lorsque l’on est soi-même parent. Et il faut bien avouer que la gamine est tout à fait craquante. Maman de deux garçons, elle me ferait presque regretter de ne pas avoir eu de fille...


Photo ©UFD

J’ai aimé le personnage de la jeune maman. Une maman qui accorde instinctivement sa confiance à celui que sa fille a choisi. Une maman qui perd tout contrôle lorsqu’il s’agit de la vie de sa fille. Qui n’a aucune miséricorde. Qui a soif de vengeance. Qui est prête à tuer. Qui ne pense à plus rien d’autre.

J’ai aimé le personnage joué par Denzel Washington, John Creasby. Un homme hanté par son passé, qui a peur que son âme aille en enfer. Un homme qui se croit perdu, qui refuse toute aide, qui voudrait en finir et qui malgré lui est séduit par une petite fille. Un homme qui retrouve une raison de vivre lorsqu’il comprend qu’elle a besoin de lui. Qu’elle compte sur lui. Qu’il peut être un père –de substitution- pour elle.Qu’elle lui accorde sa confiance, malgré tout, et qu’elle sait ce qu’il cache au fond de lui.


Photo ©UFD

C’est un film dur. Très dur. L’histoire d’un homme qui va traquer sans relâche, et tuer sans hésitations, tous ceux qui ont participé à l’enlèvement de celle qui l’avait fait renaître. Et John Creasby, en matière de torture, il ne plaisante pas. Les images sont fortes, dans un Mexique complètement corrompu où kidnappeurs, escrocs et policiers verreux se soutiennent et se trahissent à tour de rôle.

La musique est omni-présente, les images parfois stroboscopiques, le sous-titrage des scènes en espagnol subtilement fait… tous ces artifices soulignent la violence, crédibilisent les scènes, tout comme la voix off qui prend parfois le relais façon informations télévisées. Malgré quelques longueurs, c’est un excellent film. Et malgré l'horreur ambiante, la poèsie prend parfois le relais dans l'image.

Réalisé par Tony Scott, Avec Denzel Washington, Dakota Fanning, Christopher Walken, sorti le 13 Octobre 2004.

lundi 28 mai 2007

Rencontres à Elizabethtown (Elizabethtown)

Après Pirates des Caraïbes, et un petit tour sur Allociné qui m'a permis de réaliser qu'Orlando Bloom incarnait également Legolas dans le Seigneur des Anneaux, j'ai eu envie de voir ce que ce petit gars avait fait d'autre. D'où ce film. Pour vous dire si je suis physionomiste (!), il m'a fallut attendre de lire "Kirsten Dunst" au générique pour réaliser que la Claire du film est également la petite copine de Spiderman. Sa tête me disait pourtant quelque chose ;)

Nous avons donc Drew et Claire. Drew vient de subir un "léger" échec professionnel, et pour couronner sa journée, apprend que son père est décédé et que c'est à lui de se rendre dans le Kentucky pour les formalités. Sur place il rencontre toute une branche de sa famille qu'il connaît à peine, et découvre aussi certains aspects de son père... et plus tard de sa mère. Son chemin croise et re-croise celui de Claire, dont le sixième sens est surprenant (inquiètant?)... et c'est au final elle qui l'incite à entreprendre un voyage initiatique à travers les Etats-Unis pour son retour chez lui.

Pour être franche, je n'ai pas du tout été convaincue par ce film... trop de longueurs, trop découpé, trop superficiel. Quelques moments de poèsie, de romantisme ou de drôlerie ne peuvent pas compenser le côté pathétique et oppressant de cette réunion de famille... Mais ce n'est que mon avis...


Photo ©United International Pictures (UIP)

Réalisé par Cameron Crowe, Avec Orlando Bloom, Kirsten Dunst, Susan Sarandon, sorti le 02 Novembre 2005.

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