Tequila's Secrets

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mardi 20 octobre 2009

Stargate Universe: Air (s1e01, s1e02, s1e03) & Darkness (s1e04)

Je dois avouer que je reste perplexe devant ce nouveau spin-off mâtiné d'autres séries de science-fiction, et dont les personnages manquent pour l'instant de texture. Ils sont terriblement ordinaires, et je dois avouer que j'ai bien du mal à repérer les futurs héros, même si en soi, finalement, ce n'est peut être pas un mal point de vue crédibilité. Disons qu'ils sont beaucoup moins stéréotypés que dans les deux autres séries Stargate, et que c'est pour cela que c'est déstabilisant. Beaucoup moins expérimentés également, ce qui ne les aide pas à se sortir des situations dans lesquelles ils vont se fourrer, mais gageons qu'ils vont vite progresser de ce point de vue là...

L'histoire, c'est celle d'un groupe d'expatriés off-world qui avaient pour mission de découvrir à quoi sert le neuvième chevron de la Porte des Étoiles... Leur base est attaquée au moment où ils réussissent enfin à composer une adresse, et les voilà à évacuer en passant par la porte, sans avoir la moindre idée de ce qui les attend de l'autre côté. Et c'est justement le Destiny, un vaisseau ancien inhabité qui voyage aux confins de l'univers, programmé pour trouver ses propres ressources et poursuivre inlassablement sa mission.

A bord, ce sont quasiment tous des gamins d'une vingtaine d'années, qui clairement n'ont jamais signé pour vivre ce genre d'aventure... certains serrent les dents, d'autres sont résolument optimistes, mais la plupart sont juste amers et terrifiés à l'idée de mourir si loin des leurs, et il en faudrait finalement peu pour les pousser à la mutinerie. Pour l'instant, au bout de 4 épisodes, c'est la pesanteur psychologique du huis-clos (manque d'hygiène, rationnement, désœuvrement...) qui est largement explorée, et c'est difficile de ne pas penser à Battlestar Galactica et aux survivants de la flotte coloniale, la "ragtag fleet", comme on l'appelait à ses débuts.

stargate universe
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Et j'imagine bien que ce ne soit pas facile de faire du neuf à partir d'une franchise, et en particulier quand il y a eu récemment de si bonnes séries de SF, mais nous ressortir dés l'épisode 4 les adieux enregistrés en vidéo, parfois drôles, parfois pathétiques, parfois désespérés... tout comme dans Stargate Atlantis, où ils étaient d'ailleurs également enregistrés par le gamin enthousiaste de la troupe, c'est peut être un peu tôt. C'est aussi cette image d'Eli pressé de réconforter cette gourde de Chloe en regardant la géante gazeuse par les baies vitrées, et qui renvoie à cette scène dans Battlestar Galactica où Dualla et Billy font la queue pour passer quelques minutes d'intimité sous les étoiles. Ou encore au Commandant Archer sous la douche à bord de l'Enterprise alors que survient une panne...

Pour résumer, je réserve mon jugement: je suis évidemment curieuse de voir la suite, sans être absolument convaincue pour l'instant. L'histoire a un potentiel certain, et même si la plupart des personnages auraient besoin de se secouer franchement les puces, j'imagine qu'il y a de quoi en faire quelque chose également!

mercredi 07 octobre 2009

Poséidon

Je suis toujours d'humeur morose, donc toujours aussi tentée par les films catastrophes... j'ai besoin de voir les gens en ch***, ça me donne l'impression de ne pas être la seule. Je vous épargne néanmoins une review de Tornades sur New York, franchement, c'était pas la peine d'y passer du temps.

Ceci dit, pas de fin du monde dans celui-là, même si on ne manque pas de morts, puisqu'ils liquident quand même la quasi-totalité des passagers du Poséidon, un immense bateau de croisière. Titanic, à côté, c'est un conte de fées. Je ne vous cacherai pas que les "héros" sont un peu stéréotypés, que le bateau sent les images de synthèse à plein nez, et que l'histoire est un petit peu tirée par les cheveux.

poseidon

La seule chose que je n'ai pas compris, c'est pourquoi le type coupe les moteurs du paquebot pour le faire tourner le plus vite possible... Par contre, j'ai appris qu'il y a des hélices sur les côtés d'un paquebot. Pendant un moment je me demandais pourquoi ils voulaient absolument aller à la proue pour sortir par les hélices, logiquement, je les mettais plutôt à la poupe. Sinon, il y a beaucoup de bon sens dans cette belle histoire d'entraide (euh, sauf en cas de danger mortel!), comme par exemple cette citation hautement philosophique:
"No ships are designed to stay afloat upside down."

Ceci dit, j'ai quand même passé un certain bon moment devant ce film beaucoup trop prévisible, et un peu trop long, également. A réserver aux soirées pendant lesquelles vous broyez du noir, la misère des autres est un excellent antidote!

(Et c'est fou le nombre de paquebots baptisés Poséidon, au cinéma!)

mardi 06 octobre 2009

Le jour où la Terre s'arrêta

Je dois avouer qu'il y a sûrement quelques moments intéressants dans ce film, mais qu'ils ont été complètement gâchés pour ma part par l'insupportable gamin et par la très secondaire intrigue qu'il représente. Orphelin de mère, le pauvre enfant a également perdu son père un an plus tôt, et se retrouve donc à devoir vivre avec sa vilaine belle-mère pour qui il n'a ni confiance ni respect. Au lieu de nous laisser nous concentrer sur l'arrivée des extra-terrestres sur Terre, et sur leur message écologique de grande envergure, nous voilà donc à supporter les jérémiades de ce sale gosse que l'on voudrait bien pouvoir abandonner sur la première aire de repos qui se présente.

Je suis bonne cliente des films qui ont pour thématique la fin du monde, mais celui-ci ne m'a pas plus convaincue que Prédictions, que j'avais d'ailleurs renoncé à reviewer sur ce blog tant il était inutile et décevant.

le jour où la terre s'arrêta keanu reeves affiche film
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Celui-ci joue sur quantité de clichés, en commençant par le recrutement forcé des meilleurs scientifiques dans leur domaine (comme si le gouvernement n'avait pas déjà quantité de consultants haut de gamme) pour aller servir de chair à canon devant une sphère extra-terrestre qui s'est invitée dans Central Park, protégée par un Cylon géant. Ô surprise, sous un exo-squelette gélatineux se cache un homme, un vrai, reconstruit avec l'ADN piqué à un alpiniste dans les années 20 (on croirait assister à la vraie-fausse autopsie de Roswell, les vieux de mon âge se souviendront de ce que j'évoque!), venu sur Terre activer des arches de Noë avant de liquider l'humanité en nous envoyant un fléau de dimension biblique. Humpf. Je n'ai pas vraiment compris les raisons pour lesquelles l'ET tue des gens si c'est pour les ressusciter juste après, certes, ça meuble les minutes. Mais bon, à part faire espérer au gamin que son père va lui aussi sortir de sa tombe (on voit qu'il n'a jamais lu Pet Semetary, ce gosse...), ce n'est pas super utile. Heureusement, comme toujours, l'extra-terrestre s'émerveille que les hommes soient malgré tout capables d'amour et il en suffit d'un (enfin, une) pour que finalement nous soyons dignes d'avoir une seconde chance. Enfin, pas facile à avaler quand même, la seconde chance... mais bon, c'était ça ou être dévoré par les sauterelles.

Tout est bien qui finit bien, l'horrible môme ayant compris que jamais la marâtre ne l'abandonnera. Nous voilà rassurés. Et la Terre continue de tourner, contrairement à ce que le titre veut nous faire croire... c'est marrant qu'il ait été traduit de manière littérale, autant je vois le double sens en anglais (The day the Earth stood still), autant en français, j'ai le sentiment qu'il disparaît. Vous en pensez quoi, vous?

Pour terminer, je serais curieuse de voir la version de 1958, parce que oui, c'est une reprise!

Réalisé par Scott Derrickson. Avec Keanu Reeves, Jennifer Connelly, Kathy Bates. Sorti le 10 décembre 2008.

lundi 21 septembre 2009

La Proposition

Je dois avouer que j'ai été très agréablement surprise par cette comédie romantique, qui se révèle très drôle malgré le fait qu'elle soit truffée de clichés du début à la fin. Entre la chef qui n'hésite pas à abuser de ses pouvoirs et le pauvre gars qui subit tous ses caprices, le détective à la petite semaine qui prend un plaisir pervers à débusquer les mariages blancs, la fille de la ville qui débarque en Alaska, le gosse de riche qui veut réussir sans l'aide de papa, la grand mère un peu frappée et prête à tout, l'accro à son téléphone portable, l'homme à tout faire qui se prend pour un chippendale devant un public féminin débridé, la pauvre petite orpheline qui retrouve une famille... Enfin bref, tout y est.

la proposition Sandra Bullock Oscar Núñez
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C'est un mélange du Diable s'habille en Prada et de Green Card, avec un soupçon de Men in Trees... et ce qui est vraiment étonnant, c'est que ça marche très bien. On n'y croit évidemment pas une seconde, mais on rit beaucoup, et au final on passe un plutôt bon moment. J'ai beaucoup aimé le jeu de Ryan Reynolds, qui a de fabuleux moments de solitude, en particulier au début de l'histoire, il faut dire que face à un personnage aussi castrateur que celui incarné par Sandra Bullock, qui a toujours au moins un tour d'avance sur lui, il a du mal à en placer une. Quant à Sandra Bullock, justement, elle n'est pas meilleure actrice que d'habitude, mais par rapport à Miss FBI, il y a un progrès certain. Et enfin, il y a quelques répliques très bien écrites, qui contrebalancent le comique de situation vraiment, mais alors, vraiment, cousu de fil blanc... ce qui n'empêche pas d'en rire!

la proposition Sandra Bullock Ryan Reynolds
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L'histoire, c'est celle d'une canadienne qui se retrouve à imposer à son assistant un mariage blanc pour éviter de se faire expluser... et de perdre ainsi son boulot haut placé dans une maison d'édition. Lui sait tout d'elle, ou presque, elle ne sait rien de lui, et ils n'ont que quelques jours pour apprendre à se connaître avant leur rendez-vous dans les bureaux de l'immigration. Il avait prévu de retourner chez ses parents, en Alaska, pour la première fois depuis trois ans... elle fera partie du voyage, mais pour le coup, c'est lui qui mène la danse!

Réalisé par Anne Fletcher. Avec Sandra Bullock, Ryan Reynolds, Betty White. Sorti le 23 Septembre 2009.

mercredi 16 septembre 2009

Ils l'ont tué...

J'admire les séries qui sont capables de liquider l'un des personnages principaux... cela me fait rarement plaisir, bien au contraire, mais ça dénote d'une certaine manière d'un respect pour le public, et surtout du fait que les scénaristes en ont encore sous le pied, sauf si c'est la dernière saison, on est bien d'accord.

C'est particulièrement vrai pour les séries dont les personnages se mettent en danger, tenez, Stargate, par exemple... Quand on voit chaque semaine l'équipe frôler la mort, et ceux qui partent avec eux ne jamais revenir, au bout de quelques dizaines d'épisodes, on se dit que c'est quand même tiré par les cheveux (ne vous méprenez pas, hein, j'étais toujours contente de les voir rentrer en relatif bon état!). Il a fallu attendre la fin de la cinquième saison pour que l'un des membres de SG1 disparaisse, et encore, c'était uniquement parce que l'acteur souhaitait arrêter la série.

stargate saison 5 épisode 21 la mort de daniel
Stargate S05E21 - La mort de Daniel - Tous droits réservés.

Certes, me direz-vous, c'est de la SF. Mais on peut faire de la SF et tuer ses personnages principaux... Prenez Battlestar Galactica. C'est l'exemple même d'une excellente série, qui n'hésite pas à flinguer les principaux ressorts de l'histoire, et sans systématiquement les faire revenir. Une série que vous regardez en retenant votre souffle, parce que vous savez que rien n'est impossible. Que oui, il y a de grandes chances pour qu'ils aient vraiment osé.

Ce qui m'amène à mon second point... finalement, faire disparaître un personnage principal, c'est aussi un excellent moyen de réveiller les téléspectateurs en leur envoyant un signe fort. Oui, vous étiez habitué à la routine des épisodes, et vous regardiez confortablement celui-là, en appréciant l'histoire sans vous douter que cette fois-ci, celui qui sauve le monde va y rester. Et là, soit les scénaristes ont eu une idée géniale qui relance toute la dynamique de la série et qui repose sur cette disparition, soit ils l'ont fait parce qu'ils étaient à court d'idées fortes pour la suite.

Spoilers à suivre, si vous n'avez pas encore vu la saison 3 d'Eurêka, c'est p'têt le moment d'arrêter la lecture... :)

Ce qui me gêne le plus dans la disparition d'hier soir, c'est qu'il s'agissait d'un triangle amoureux, et qu'il faut voir les choses en face, c'est toujours un excellent ressort dramatique autant en terme de dialogues que de situations. Certes tuer l'un des trois va peut être permettre aux deux autres de franchir le cap, mais pour le coup, la situation avait évolué. Je veux dire par là que la demoiselle avait fait son choix entre ses deux soupirants, et que la troisième roue du carrosse faisait admirablement contre mauvaise fortune bon coeur. Situation résolue, on pouvait aller de l'avant tout en gardant la tension entre les trois lascars. Là, je ne peux pas envisager l'avenir entre ceux qui restent sans penser à cette citation d'Emma, de Jane Austen: "and it really was too much to hope even of Harriet, that she could be in love with more than three men in one year".

Eureka promo saison 3
Eurêka - photo promo saison 3 - Tous droits réservés

Du coup, je dois avouer que je suis un peu inquiète pour la suite d'Eurêka, puisque c'est de cette série là qu'il s'agit aujourd'hui (S3E04 vu hier soir...) Je n'avais déjà que moyennement apprécié le retournement de caractère de certains en début de saison 2, et voilà que l'on me prive de mon duo préféré. J'espère vraiment qu'ils* ont un plan.

(* les scénaristes!)

samedi 12 septembre 2009

The Reader

C'est l'histoire d'un homme, Michael, dont la première histoire d'amour fut aussi la seule... celle qu'il vécut l'année de ses 16 ans, avec une femme d'une vingtaine d'années de plus que lui. Une femme qui s'enfuit un jour sans laisser d'adresse, et qu'il va retrouver alors qu'elle a été rattrapée par son passé et passe en jugement. Lui est justement en train d'apprendre le métier d'avocat. Et c'est en regardant ce procès qu'il va découvrir celle qu'elle était, et c'est en étant son seul contact pendant son emprisonnement qu'il va découvrir celle qu'elle est restée. Et malgré tout, jamais il ne l'abandonnera.

Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce film, et même si certains moments sont bouleversants, ce n'est pas tant l'histoire d'amour qui m'a émue que le rappel de la Shoah... Au final, j'ai surtout été soufflée par la performance des deux acteurs qui incarnent Michael.

D'un côté, il y a Ralph Fiennes... solennel, réservé, secret, et qui tient tout le monde à distance, y compris sa fille. C'est fou qu'un acteur anglais puisse aussi bien incarner un personnage germanique... je ne me suis jamais remise, je crois, de son rôle dans Le Patient Anglais. Ce que j'aime chez lui, c'est que même lorsque son visage est un masque fermé, même lorsqu'il ne dit pas un mot... on lit en lui comme dans un livre ouvert. De l'autre côté, il y a le jeune Michael, interprété par David Kross... pour l'anecdote, la production a attendu qu'il ait 18 ans pour lui faire tourner les scènes de nudité avec sa partenaire presque deux fois plus âgée que lui ;) Et à son âge, savoir mettre à nu au sens propre et au sens figuré dans une telle histoire... c'est fascinant. Certes, j'imagine que quantité d'hommes seraient prêts à se battre pour être savonnés et lavés par Kate Winslet. Ou pour être initiés par elle, sans rien cacher de leur intimité. Mais quand même.

Kate Winslet David Kross The Reader
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Réalisé par Stephen Daldry. Avec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross. Sorti le 15 juillet 2009.

samedi 05 septembre 2009

Film ou Série?

Même si je regarde quantité de films, j'ai beaucoup d'affinités avec le format "série" qui m'a sans conteste apporté mes meilleures soirées "télé", tant au niveau du suspense que de l'affection que je peux porter aux personnages... et par extension de l'intérêt que m'inspire leur sort!

Mais alors, pourquoi est-ce que je regarde tant de films? Je crois que c'est justement parce que quelque part, j'aime bien avoir tout, tout de suite... et le gros avantage du film, c'est bien qu'en quelques minutes vous faites la connaissance des personnages, et que vous les suivez pendant quelques heures avant de les quitter, l'histoire terminée, le mot "FIN" écrit en très gros sur l'écran. Debriefing avec les amis qui vous ont accompagné au ciné, un billet sur le blog pour livrer votre 2CW, et hop, la page est tournée, avec un investissement affectif à durée limitée. Tant et si bien que je suis parfois obligée de me relire pour donner mon avis sur un film vu quelques semaines plus tôt! Vous me direz qu'il y a les Sagas, certes. Mais si l'on a le plaisir de retrouver les personnages, chaque film est bien souvent une histoire en soi, avec une conclusion qui vous permet de ranger, là encore, le film terminé dans un coin de votre cerveau en attendant le prochain opus.

Et c'est peut-être là qu'est la supériorité des séries. Je n'ai jamais rangé une série que j'aime dans un coin de mon cerveau... ni pendant sa diffusion, ni une fois sa diffusion terminée. Dans le premier cas, les personnages m'accompagnent dans ma vie de tous les jours afin que je puisse réfléchir à tout instant à ce qui va se produire dans le prochain épisode. Et c'est ainsi que j'échafaude des théories au fur et à mesure du déroulement de l'intrigue de la saison... vous connaissez tous la Tdf de La Sorcière, mais je crois que j'ai moi-même passé des heures à réfléchir à propos de BattleStar Galactica. Et pas seulement sur les événements à venir (Mais qui donc sont les Final Five?! Quel est le plan des Cylons?), mais aussi également beaucoup sur les événements passés, je pense par exemple à toutes les fois où Gaïus s'est sorti in extremis de situations inextricables pendant la saison 1. Et puis, quel plaisir que d'essayer de trouver au fil des épisodes la pièce manquante du puzzle, celle qui fera que tout s'explique et s'enchaîne, tenez comme dans la première saison de Desperate Housewives, quand on cherchait ce que Mary-Alice avait pu commettre comme crime assez atroce pour la conduire au suicide!

Ma relation avec les personnages ne s'arrête pas pour autant une fois la série terminée... je me souviens fort bien des personnages que j'ai aimé et qui ont fait partie de ma vie pendant un temps. Comme s'ils étaient des amis que j'avais perdu de vue... les souvenirs sont intacts, sans savoir ce qu'ils sont devenus depuis que nos chemins se sont séparés. Je me souviens très bien de Caroline, personnage éponyme de Caroline in the City, et je me demande si Richard et elle travaillent toujours ensemble. Je me souviens très bien des premiers émois de Karen et Doug (Relativity), et j'espère qu'ils vivent aujourd'hui heureux. Je me souviens très bien (ne jetez pas de tomates!) de Joey et Pacey dans Dawson's Creek, même si je n'ai vu en pointillé que les deux ou trois premières saisons. Je me souviens très bien des préjugés combattus par le Dr Quinn et par Sully, plus meurtriers que toutes les maladies qu'il a fallu affronter à Colorado Springs, et pourtant il y en a eu de toutes sortes avec l'arrivée d'un docteur! Je me souviens très bien de Marin, si drôle et si touchante dans Men in Trees, hésitant entre ce brave ours de Jack, le casual sex avec Stuart et les abdos de Cash :)

marin frist men in trees
Men in Trees

Et non, je ne regarde pas QUE des séries romantiques. Tenez, Space Above and Beyond (Space 2063), par exemple, dont je n'ai jamais digéré qu'elle se termine au bout d'une saison en laissant tous les personnages en perdition dans l'espace. Star Trek Enterprise et la salle à manger du Capitaine Archer, où je me suis souvent retrouvée attablée en rêve, bien installée entre Tripp et Tucker. Stargate Atlantis et -entre autres!- la fameuse (fumeuse?) question des toilettes Anciens. Je n'ai jamais oublié non plus les questions que se posent les Sliders à chaque saut: sont-ils enfin chez eux? Ont-ils emmené le bon professeur? Qui a la télécommande? Je n'ai jamais oublié Mulder et Scully, que je regardais uniquement après avoir vérifié que rien ne se cachait dans les placards et sous les lits, et soigneusement fermé portes et fenêtres. Lumière allumée, cela va sans dire. J'aimais beaucoup Mulder, mais pour rien au monde je n'aurais voulu faire partie de sa vie ;)

star trek enterprise
Star Trek Enterprise

Et vu que je suis un peu (beaucoup) fleur bleue, je préfère de beaucoup quand la fin de la série est programmée suffisamment à l'avance pour qu'elle puisse nous permettre de prendre congé de nos héros. Ramener l'expédition Stargate Atlantis sur Terre, par exemple... et nous offrir un travelling arrière sur nos personnages favoris dont tous les problèmes ne sont certes pas résolus, mais dont on sent qu'ils vont quand même avoir quelques jours de répit. Et si j'ai mis des années à regarder la fin de Friends, celle-ci était finalement tellement bien écrite que j'ai eu un réel sentiment de paix pendant les dernières minutes. L'on ne peut pas en dire autant de toutes... Star Trek Entreprise, par exemple, je n'ai regardé que les premières saisons un peu naïves, sans me résoudre à suivre mes petits protégés dans leur voyage vers l'enfer.

stargate enemy at the gate
Stargate Atlantis

Vous l'avez compris, j'ai une grande tendresse pour quantité de personnages de série... Je les ai côtoyés chaque semaine, parfois pour une seule saison, parfois pendant dix ans, et on ne tourne pas la page sur de si belles histoires et tant de bonheur partagé! Alors quel bonheur quand la fin de la série laisse la porte entrouverte et qu'ils reviennent ensuite nous raconter en film la suite de leurs aventures, et quel bonheur encore de retrouver le concept de départ dans un spin-off qui permet de conserver vivante un p'tit bout de la série originale...

mercredi 26 août 2009

Le monde (presque) perdu

Difficile de s'exprimer sur ce film parfaitement affligeant. C'est le genre de film que l'on regarde en secouant la tête et en se disant "Non, ils n'ont pas osé, ce n'est pas possible, ils n'ont pas fait ça (...) Ah ben si, ils ont osé". Le problème, c'est que c'est par moments très drôle. Très affligeant, aussi. Mais très drôle. Attendez-vous à regarder des personnages caricaturaux faire les pitres dans des situations surréalistes, mais attendez-vous également à rire et à sourire, parce qu'il faudrait être très mauvais public pour rester de marbre devant ce film.

L'histoire, c'est celle d'un scientifique minable qui prétend avoir trouvé un moyen de voyager dans le temps, l'espace et les dimensions parallèles... Mis au ban de la communauté par ses pairs, il se trouve pourtant une étudiante passionnée pour lui prouver que ses théories sont justes. Et les voilà partis, accélérateur de tachyons sous le bras, pour trouver un endroit propice à l'expérimentation, en l'occurrence l'un de ces pièges à touristes en plein désert, vous savez, l'un de ces endroits pour lequel vous voyez beaucoup de publicités dithyrambiques, et qui est au final une attraction minable dans laquelle vous faites semblant de vous amuser pour ne pas vexer votre guide... Bref, ils se retrouvent soudain dans un monde étrange peuplé d'hommes singes et de dinosaures, visité par des extra-terrestres et meublé de petites ou de grandes choses arrachées à notre monde par des failles, de la piscine d'un motel au drakkar viking. Leur mission? Trouver une solution pour rentrer chez eux... et empêcher l'invasion de notre planète (rien que ça!).

le monde presque perdu will ferrel anna friel danny mcbride
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Il n'y a rien de sérieux dans ce film qui manipule avec un certain talent la caricature, la parodie, et le comique de situation... le tout finissant quand même par sembler un peu long (il ne fait pourtant qu'1h41), malgré les rebondissements (à deux balles) permanents. Un dernier mot, ce n'est pas un film pour enfants, non parce que la jeune assistante est de plus en plus sexy au fur et à mesure du film, mais surtout parce que l'humour est y quand même relativement cru, qu'il s'agisse de drogue ou de scènes graphiquement explicites. Ce n'est pas non plus toujours tout à fait de très bon goût... mais vous l'avez sûrement déjà deviné.

le monde presque perdu will ferrel anna friel danny mcbride
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Réalisé par Brad Silberling. Avec Will Ferrell, Anna Friel, Danny McBride. Sorti le 26 Août 2009.

lundi 24 août 2009

Transformers 2: La Revanche

Vu que j'avais plutôt bien aimé le premier opus, j'étais assez confiante en m'installant devant celui-là. Mal m'en a pris, je me suis ennuyée ferme! Sans doute parce qu'à part quelques nouveaux Transformers (que j'ai bien eu du mal à distinguer les uns des autres, surtout chez les méchants), il n'y a absolument rien de nouveau dans ce film. Ou alors je l'ai raté.

transformers la revanche
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Les méchants Decepticons dont on se croyait (naïvement) débarrassés reviennent en force, toujours à la recherche de la source d'énergie qui leur permettrait de faire renaître leur civilisation. Les gentils Autobots, eux, travaillaient main dans la main avec les marines, jusqu'à ce qu'un vilain conseiller du président ait la brillante idée d'éloigner les Autobots pour éloigner la menace que représente les Decepticons. Quant à Sam, il rêvait d'aller tranquillement étudier à la fac, loin de ses parents, loin de sa superbe petite amie, loin de la Camarro jaune qui crèche dans le garage et qui lui semble être devenue une source d'ennuis.

Je n'ai pas retrouvé le sel du premier opus, à part quelques scènes sympathiques autour de Decepticons prêts à donner un coup de main, le reste n'est qu'explosions (dans de beaux paysages, certes) et transformations à tout va. Les dialogues sont plats, les personnages caricaturaux (chez les Autobots, j'ai trouvé les jumeaux parfaitement insupportables!)... bref, le cas d'école parfait d'une suite qui tombe complètement à l'eau. Peut être faudrait-il commencer par couper au montage 30 ou 45 minutes sur les 2h31?

Réalisé par Michael Bay. Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel. Sorti le 24 juin 2009.


dimanche 23 août 2009

Là-Haut

Autant le dire tout de suite, il y a des moments très drôles dans Là-Haut, je pense en particulier aux chiens, qui, s'ils sont dotés de la parole... ne sont toujours que des chiens, avec tout le décalage que cela représente. Et puis il y a évidemment cette relation d'amitié improbable entre ce jeune garçon et ce vieil homme aigri, qui a décidé de rendre un dernier hommage à sa bien-aimée en accomplissant seul le voyage qu'ils s'étaient juré de faire tous les deux...

Ce qui m'amène naturellement aux premières minutes du film, qui sont, elles, très tristes... un résumé en image de toute une vie de couple faite d'amour et de complicité, de joies et de peines. C'est une bien belle histoire sans paroles, joliment mise en scène et qui vous serre parfois le cœur. Et là, je parle du cœur des adultes, je pense que cette longue séquence est bien difficile à comprendre et à appréhender pour les plus jeunes.


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Toujours au chapitre des difficultés avec les plus petits, le dernier quart d'heure, digne d'un Indiana Jones de la grande époque puisque les protagonistes se retrouvent sur le dessus du dirigeable (quand ce n'est pas à se balancer au bout d'une corde) pour la bataille finale. Parce qu'il y a un vrai méchant dans Là-Haut, dont on va finalement se débarrasser sans que l'on puisse avoir de doutes sur le sort qui l'attend. Du haut de ses 4 ans et demi, Pitchoun #2 n'était pas trop à l'aise sur son siège en les regardant faire les guignols à si haute altitude. Je ne sais pas si c'est parce qu'il fait de l'ULM et qu'il s'est super bien représenté ce qu'il ressentirait si ça lui arrivait, mais rassurez-vous, il a revolé depuis et il se penche toujours autant pour me faire des signes, donc cela ne l'a pas traumatisé ;)


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Pour résumer, je trouve que le résultat est quand même moins "magique" qu'un film comme Cars, qui a en plus le mérite d'être facile à comprendre (y compris la morale) et dans lequel personne ne meurt. C'est meilleur que Wall-e... mais quand même encore beaucoup moins drôle que l'Âge de Glace 3. Par contre, quand c'est drôle, c'est vraiment très drôle... (Comment cela, je vous l'avais déjà dit?)

Les vidéos, c'est sur la page YouTube de Walt Disney FR que ça se passe... :)

Réalisé par Pete Docter, Bob Peterson. Sorti le 29 Juillet 2009.


jeudi 20 août 2009

Jeux de Pouvoir (State of Play)

A part quelques scènes un peu longuettes, j'ai été séduite par ce suspense qui, sans être très original dans son sujet, est néanmoins fort bien mené. Il faut bien dire également que point de vue acteurs, il y en a deux ou trois dans le casting qui savent jouer, avec une mention spéciale pour Russel Crowe, très convaincant.

L'histoire, c'est celle d'un journaliste d'investigation, ami de longue date d'un membre du congrès, jeune loup ambitieux de la politique. Et lorsque la maîtresse du second se fait assassiner, le premier décide d'enquêter sur le sujet, d'autant plus que tout cela tombe en plein milieu d'une commission sur la Défense dont les conclusions risquent d'être explosives. L'un et l'autre doivent prendre leurs responsabilités, et faire face aux conséquences de leurs actes... et à leur conscience.

state of play jeux de pouvoir
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En résumé, c'est pas mal du tout, et je vous invite à ne pas le rater. Pour tout avouer, le fait que j'ai voulu être journaliste dans une autre vie m'a sûrement bien aidée à m'impliquer dans l'histoire au côté du journaliste de presse écrite et de sa jeune recrue bloggueuse!

Réalisé par Kevin Macdonald. Avec Russell Crowe, Ben Affleck, Jason Bateman. Sorti le 24 juin 2009.

vendredi 14 août 2009

Eureka (à prononcer iou-ri-ka)

J'aime beaucoup cette série, et il était temps que je le dise! A chaque fois que je regarde un épisode, je me retrouve d'ailleurs à en regarder 4 ou 5 d'affilée tant elle m'intrigue et m'amuse. Pour évacuer tout de suite son petit défaut (de là où j'en suis, en saison 1), c'est cette propension à nous avoir présenté un ou deux personnages louches et à nous avoir fait miroiter une intrigue de ce côté là, et puis 10 épisodes plus loin, toujours rien. Mais comparé au plaisir que me procure chaque épisode, je suis prête à laisser le temps au temps, et même à pardonner s'il s'agissait de cette lichette supplémentaire d'huile que l'on ajoute pour faire mieux prendre la mayonnaise (métaphore hasardeuse, je n'ai jamais réussi une mayonnaise de ma vie!).

Eureka, c'est une ville expérimentale, dans laquelle toute personne (voire tout animal) ayant un IQ largement supérieur à la moyenne (et qu'il soit geek ou savant fou!) peut espérer vivre sans être la risée des gens normaux, tranquillement. Enfin, si l'on peut dire étant donné que Global Dynamics, l'employeur voisin, les encourage à expérimenter sur à peu près tous les sujets, depuis la régénération cellulaire à l'intelligence artificielle, en passant par les nanotechnologies, la manipulation mentale, les distorsions spacio-temporelles et tout le toutim.



Autant dire qu'être Sheriff à Eureka, ce n'est pas un travail de tout repos, même en étant chouchouté par S.A.R.A.H, la maison bunker conçue pour répondre à tous ses désirs... et prête à tout pour le garder chez elle!

Colin Ferguson Eureka
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Jack Carter, puisque c'est bien de lui dont il s'agit, s'arrête un jour dans son costume de US Marshall à Eureka alors qu'il convoie son adolescente et délinquante de fille, Zoé, vers son nouveau lieu de résidence, fédéral. Jack a les pieds sur terre, et ça tombe bien pour Eureka puisque suite à un léger... comment dire... incident arrivé à son prédécesseur, l'étoile du Sheriff lui est offerte. J'adore le personnage de Jack, non seulement parce que que Colin Ferguson est un sacré canon, mais surtout parce que c'est un personnage très drôle, très terrien, très pragmatique qui se retrouve plongé dans un univers dans lequel rien n'est impossible, et dans lequel personne ne cherche à aller au plus simple. Tenez, lorsqu'un gamin disparaît, personne à part Jack ne le chercherait dans un placard. Courageux, intelligent (juste ce qu'il faut), tendre, sincère... Jack est un personnage formidablement humain. Complètement séduit par l'agent de liaison du Département de la Défense, Allison Blake (Salli Richardson-Whitfield) avec laquelle il partage de fort jolies scènes de tension romantique, ne faisant pas mystère de son attirance pour elle (celle-là, par exemple, m'a beaucoup fait rire...).

Colin Ferguson Salli Richardson-Whitfield Ed Quinn Eureka
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Ce qui m'amène à un autre personnage masculin fort séduisant lui aussi, Nathan Blake (Ed Quinn)... avec qui il va régulièrement jouer à celui qui a la plus grosse. A part sur le sujet d'Allison, qu'ils convoitent tous deux, je crois que leurs intérêts diffèrent presque en tous points, les confrontations tournant donc quasiment systématiquement à la joute verbale, pour notre plus grand plaisir. Nathan est donc à la tête de Global Dynamics, un brillant scientifique lui aussi, toujours prompt à invoquer le secret défense et la sécurité nationale pour couper l'herbe sous le pied de Jack. Malgré leurs différends et leurs différences, impossible d'ignorer que ces deux-là se respectent et s'admirent mutuellement, et même s'ils sont loin de se l'avouer, ils ont de très jolies scènes tous les deux, qu'elles commencent ou non par un bras de fer.

Ed Quinn Eureka
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Je pourrais aussi vous parler du garagiste qui exerce également tant d'autres métiers, de la psychologue qui n'hésite pas à sacrifier de sa personne pour soulager ses patients, de l'assistante du Sheriff et de sa passion pour son métier, du type de la fourrière complètement déjanté, de ceux qui détournent des signaux de satellites pour voir des films encore non diffusés, ou encore du bras droit de Nathan dont l'immaturité lui vaut de se voir retourner contre lui ses idées et ses inventions géniales. Mais ce serait quelque part vous gâcher le plaisir de la découverte, qui est intense ;)

Sur ce, je vous laisse, il me reste un épisode à voir pour terminer la saison 1!



(Tiens, la bande son est composée entre autres par Bear McCreary et Brendan McCreary... ils me disent quelque chose, ces deux là!)

mardi 11 août 2009

Le Rêve de Cassandre

Ce film, c'est l'histoire de deux frères issus d'un milieu modeste et qui ont un pressant besoin d'argent. Le premier pour rembourser ses dettes de jeu, contractées pour offrir à sa belle, une gentille fille, plus que la vie simple dont elle rêve. Le second pour mener la (grande) vie que sa petite amie, une actrice prête à tout pour réussir, pense qu'il mène déjà. Tous deux se tournent vers leur oncle, dont la réussite est évoquée avec adoration à chaque repas par leur mère, au grand dam de leur père dont le restaurant n'est pas financièrement une réussite. Las, en échange de son aide financière, l'oncle prodigue va leur demander un petit service. Un de ceux que l'on ne refuse pas à la famille.

J'ai beaucoup pensé à Plein Soleil, à la fois parce que le film m'a semblé très long, à cause du voilier, également, bien sûr, et de la réalisation surannée, comme par exemple la longue scène de filature. Et même si les deux personnages principaux sont frères et non amis, ils ont cette même différence de dispositions et de caractères. L'un est fort et l'autre est faible. L'un se croit intelligent, et l'autre se croit minable. L'un va de l'avant et l'autre s'enfonce. L'un veut mourir et l'autre veut tuer.

cassandra colin farrell ewan mcgregor
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Je ne peux pas dire que j'ai été convaincue, le film est longuet, et j'ai longtemps attendu que l'action s'emballe... qu'il se passe quelque chose d'imprévisible, de surprenant qui aurait soudain éveillé mon intérêt. En vain. L'histoire se termine abruptement, comme si d'un coup il n'y avait plus de budget pour garder plus longuement les deux têtes d'affiche, Colin Farrel et Ewan McGregor, et j'ai été frustrée par cette fin qui laisse beaucoup de non-dits, libre à nous d'imaginer la suite. Encore faudrait-il avoir envie de le faire, et définitivement, ce n'est pas mon cas.

Réalisé par Woody Allen. Avec Colin Farrell, Ewan McGregor, Tom Wilkinson. Sorti le 31 octobre 2007.

dimanche 09 août 2009

Twilight, chapitre 1: Fascination

Je crois que c'est la première fois que je préfère une adaptation cinématographique au livre dont elle est inspirée... la raison? Elle est simple... pas (trop) de longueurs, pas d'interminables soirées à se poser des questions, et (dieu merci) on échappe également à la plupart des scènes ultra-ennuyeuses avec les petits camarades de classe. Bella ne passe pas tout son temps à tout faire pour ne pas avoir d'amis... ou à essayer de nous vendre son héroïsme et son abnégation, ce qui la rend d'emblée beaucoup plus supportable. Exit également les vieux joggings et sa faculté à ne voir le verre qu'à moitié vide. Ses parents sont moins caricaturaux, plus réalistes... bref, cette interprétation des personnages est plutôt intéressante. Le corollaire, c'est que si cette version épurée est moins ennuyeuse que le livre, un certain nombre de choses manquent du coup d'explications, ou tombent comme un cheveu dans la soupe... pour plus de détails, il faudra lire la saga ;)

Je suis évidemment un peu déçue par les vampires (à part en ce qui concerne les yeux d'Edward!), mais ce n'est pas terriblement étonnant, vu la perfection qu'ils sont sensés représenter. Rien que Rosalie, tenez, elle est supposée être la beauté incarnée, et franchement, l'actrice (Nikki Reed) n'a rien d'extraordinaire, je la trouve beaucoup moins jolie que Bella (Kristen Stewart) qui passe pourtant tout son temps dans le livre à nous expliquer à quel point elle est quelconque...

twilight Nikki Reed
Tous droits réservés - Nikki Reed

Ceci dit, même si pour ma part j'ai bien aimé voir les voitures, la maison de Carlisle, la chambre de Bella, celle d'Edward et tous ces lieux que j'ai arpenté pendant 2700 pages... je n'irai pas jusqu'à dire que ce film est un incontournable chef d'œuvre ;) Mais je l'avoue bien volontiers, Bella et Edward sont assez touchants (euh, moins prudes que dans le livre, aussi!) et j'ai quand même gloussé (à moins que j'ai été attendrie?) deux ou trois fois là où les livres m'avaient laissé indifférente. Mais je suis une femme, et je ne doute pas que les hommes ne se laisseront pas avoir aussi facilement!

twilight Kristen Stewart Robert Pattinson
Tous droits réservés - Kristen Stewart & Robert Pattinson

L'histoire, c'est donc celle de Bella, une jeune fille de 17 ans qui décide de vivre pour un temps avec son père dans l'état de Washington, où elle se sent immédiatement attirée par Edward, malgré qu'il fasse preuve d'un comportement inexplicablement bipolaire.

Définitivement à voir si vous êtes une jeune fille de moins de 20 ans et que vous croyez encore au Prince Charmant ;) Pour les autres, ça se discute!

Réalisé par Catherine Hardwicke. Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke. Sorti le 7 Janvier 2009.

vendredi 07 août 2009

Star Trek

Ma culture Star Trek se résumait jusqu'à présent à un ou deux épisodes de la série originelle quand j'étais petite, un ou deux autres de Star Trek Next Generation quand je vivais aux States (il y a 17 ans, maintenant!), et aux deux premières saisons de la série Star Trek Entreprise regardées récemment... Pas de préjugés donc avant de regarder ce film, je ne risquais pas d'être agacée par quoi que ce soit en terme d'adaptation, d'incohérences ou de trouver cette réalité alternative moins bien que la première. Ceci dit en passant, vu que je ne regarderais pas forcément les "vieilles" séries (la SF ne vieillit pas toujours si bien que ça), perso, ce renouvellement de la franchise me convient très bien.

J'ai donc passé un plutôt bon moment devant un film de SF comme je les aime, qui, s'il n'a rien de très d'original... est quand même bien sympathique. Évidemment, j'ai beaucoup aimé James Kirk, qui est tout à fait mon genre de personnage. Le gars qui ne laisse jamais tomber, même si les chances de survie sont nulles. Qui n'arrête jamais de parler parce qu'on lui demande, surtout (même) si c'est un ordre. Qui n'en fait qu'à sa tête, surtout si on voudrait qu'il soit raisonnable. Qui croit en lui. Qui prend ses responsabilités. Qui fait beaucoup le mariolle pour dissimuler son étonnante maturité. En bref, une tête brûlée prête à tout sacrifier pour accomplir la mission qu'on lui a confié. Ou qu'il s'est lui-même confié, d'ailleurs, parce que le jeune homme ne manque pas de c*******. Il est franc, il est intelligent, il est loyal, il est courageux, et il aime le genre humain (surtout féminin). C'est fou comme il m'a rappelé le John Sheppard de Stargate Atlantis.

star trek Chris Pine James Kirk
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A part la grande brune qui refuse de se taper Kirk et préfère Spock (!), j'ai trouvé l'équipage de l'Enterprise fort sympathique, depuis le russe de 17 ans avec l'accent à couper au couteau à Scottie et son parler politiquement incorrect. Le Capitaine Pike (Bruce Greenwood) est la figure paternelle parfaite, mise en valeur dans de très belles scènes, tant avec Kirk qu'avec le reste de l'équipage. Et même Spock, finalement, n'est pas si mal que cela... disons... qu'il se bonifie avec l'âge. J'ai également beaucoup aimé le méchant, Nero, que j'ai lui aussi trouvé très beau, et surtout très humain pour un extra-terrestre (c'est une question philosophique, non, l'être humain est-il forcément terrien?), que ce soit dans la douleur ou dans la préparation de sa vengeance.

star trek eric bana Nero
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D'un point de vue plus technique (et moins girlie!), j'ai trouvé que l'image à bord de l'Enterprise était très belle, avec une saturation des blancs jusqu'à la surexposition... le regard se concentre involontairement sur les yeux et la bouche très contrastés des personnages, pour notre plus grand plaisir. L'Enterprise est d'ailleurs un très beau vaisseau, et je me suis surprise à être émerveillée par certaines images, en particulier lorsque la flotte est amarrée ou vole en formation... cela relève juste du sublime! (Comme je regrette de ne pas vivre à une époque où tout cela serait la réalité!)

star trek Chris Pine James Kirk
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Je m'aperçois que je n'ai même pas encore évoqué l'histoire... je vous l'ai dit, rien de très original... L'Enterprise n'a pas encore effectué son voyage inaugural, mais la flotte de la Fédération est occupée ailleurs alors que les Vulcains semblent avoir des soucis de communication. Voilà donc nos p'tits jeunes, tout frais émoulus de leur école, partant à la rescousse en étant assez sûrs de leur supériorité. C'est sans compter sur l'apparition d'un vaisseau utilisant des technologies inégalées, celui-là même contre lequel le père de Kirk avait jeté le USS Kelvin pour faire diversion lors de l'évacuation de son équipage vingt ans plus tôt...



Réalisé par J.J. Abrams. Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, Bruce Greenwood, Karl Urban. Sorti le 6 mai 2009.


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