Tequila's Secrets

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mercredi 05 août 2009

Incendiary

Je n'aime pas, je n'aime pas, mais alors je n'aime vraiment pas les films dans lesquels une mère voit mourir son enfant, surtout quand il a l'âge d'un des miens. Difficile d'éviter de me projeter dans sa situation, et c'est une garantie d'idées noires et de cauchemars. Bref, j'aime pô. Alors pourquoi diable ai-je choisi de regarder celui-là? Je suis faible, je l'avoue, je n'ai pas su résister à la perspective de revoir Matthew Macfadyen et Ewan McGregor. Et puis Ewan McGregor avec Michelle Williams, c'est un duo qui m'avait bien plu dans Deception... alors... pourquoi pas?

L'histoire, c'est celle d'un couple qui vit modestement avec leur enfant de 4 ans... une jeune femme au foyer et un démineur de la police londonienne, tous deux enfermés dans la hantise qu'il ne revienne pas de l'une de ses missions. Séduite par l'un de ses voisins intrigué à la fois par sa beauté, sa tristesse et son franc-parler, elle est en train de faire l'amour avec lui (je n'avais plus vu de scène aussi graphiquement explicite depuis longtemps, d'ailleurs!) lorsque six terroristes font sauter le stadium où se trouvent son mari et son fils... et où aurait du se trouver son amant.

Le deuil est terrible, alternant le besoin de comprendre, la résignation, le refus de la réalité, le transfert d'affection, l'envie de vengeance, la culpabilité, l'illusion, les accusations, le désir d'en finir... et au bout d'un très long tunnel, l'espoir. Épaulée par deux hommes qui l'aiment à leur manière et qui contestent chacun la légitimité de l'autre, avec tort ou raison, c'est en elle qui va trouver la force de vivre.

incendiary Michelle Williams Ewan McGregor Matthew MacFadyen

Pas de mystère, j'ai trouvé ce film très dur, et en même temps, par moments, d'une grande poésie... avec en fil rouge du deuil, l'enquête autour de l'attentat mené par celui qui veut l'aider à comprendre, et la lettre de cette jeune femme à un certain Osama.

Réalisé par Sharon Maguire. Avec Michelle Williams, Ewan McGregor, Matthew MacFadyen. Sorti en 2008 (pas en France).

DVD dispo sur Amazon UK.

lundi 03 août 2009

Starter for Ten

Ce n'est pas la comédie romantique du siècle, même si on considère qu'elle est britannique (!), mais il y a quand même quelques bons mots dans ce récit initiatique teinté d'un humour qui ne vire jamais au gras. Alors finalement, entre les répliques subtiles et l'étrange accent (britannique) des acteurs, j'ai plutôt passé un bon moment devant mon petit écran.



Dans les années 80, Brian quitte son meilleur ami Spencer et sa maman pour aller étudier à l'université de Bristol, comme son père en avait rêvé pour lui. Cela aurait pu tourner à une énième version d'American Pie & Co, mais au contraire, c'est un film intelligent, moins porté sur le sexe que sur l'amour, et qui vous explique ce qu'il est important d'apprendre afin de grandir et de devenir un homme. Apprendre que ce ne sont pas les erreurs qui comptent, parce que ceux qui vous aiment vous pardonneront. Apprendre que ce n'est pas de savoir les réponses qui compte, mais bien de poser les bonnes questions.

Pour terminer, je suis bluffée par la facilité de James McAvoy (Brian) à incarner un jeune homme qui doit avoir 18 ans alors qu'il en a 27... qu'est-ce qu'il fait jeune, ce garçon, mais surtout, qu'est-ce qu'il est bon acteur. Ce n'est pas physiquement mon genre, mais il a un sérieux potentiel. La scène pendant laquelle il passe de la plaisanterie aux larmes en quelques battements de cœur, et qui vous donne irrémédiablement envie de le prendre dans vos bras pour le réconforter, c'est du grand art, vraiment. Tout comme sa faculté à garder en toutes circonstance cette attitude effacée du jeune homme qui ne croit pas en lui, même lorsqu'il est brillant et subjugue son entourage.

starter for 10 James McAvoy Rebecca Hall
Tous droits réservés

Réalisé par Tom Vaughan. Produit par Tom Hanks. Avec James McAvoy, Alice Eve, Rebecca Hall, Dominic Cooper. Sorti en 2006 (mais pas en France).


mercredi 29 juillet 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

Je n'ai pas été jusqu'à maintenant très convaincue par la mise en images des Harry Potter. Sans doute parce que j'ai trop aimé ces livres et qu'adapter 600 pages en deux heures n'est pas une mince affaire, surtout si on veut faire justice à l'œuvre de départ. Vous me direz que cela a déjà été fait avec brio, certes. Mais malgré la beauté et le grandiose du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, j'ai vraiment regretté un certain nombre des choix qui ont été faits... au point que je n'ai jamais revu la trilogie.

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
Tous droits réservés

Avec Harry Potter, c'est encore un peu différent... en fait, je ne suis pas persuadée que ces films peuvent être pleinement compris par quelqu'un qui n'a pas lu les livres... il y a un certain nombre de choses qui sont montrées, mais non expliquées, alors qu'elles sont pourtant essentielles à l'histoire. Dans l'Ordre du Phoenix je pense par exemple au fait qu'un personnage de tableau a accès aux tableaux de lui placés dans d'autres lieux. A Barty Crouch et à son fils, à Sybil Trelawney et à la prophétie... J'ai régulièrement le sentiment que l'auteur de l'adaptation a fait le choix de monter celle-ci pour les lecteurs, ce qui ne me dérange pas outre mesure puisque j'ai lu et relu plusieurs fois les 7 tomes, et non pour offrir Harry Potter à ceux qui ne souhaitent pas le lire.

Et à mon sens, le Prince de Sang-Mêlé n'échappe pas à la règle... en scène d'intro à Hogwarts, on retrouve Harry en capitaine de son équipe de Quidditch, Ginny à ses côtés, et un Ron terrifié par la balle. C'est une scène qui n'apporte strictement rien à la trame du film... et si elle était utile dans le livre puisque les matchs sont un fil rouge pendant toute la saison (et le prétexte au premier baiser de Harry et Ginny), la placer ainsi de manière isolée ne peut qu'être un cadeau aux lecteurs. Tout comme l'installation des jumeaux Wesley dans leur nouveau business...

Dans l'ensemble, j'ai quand même beaucoup aimé ce film qui est sûrement l'un des meilleurs... mais comme souvent, parce qu'il met des images sur des lieux et sur des scènes dans lequels je me suis si souvent trouvée plongée lors de la lecture, pas vraiment pour l'interprétation des personnages, même si les acteurs jouent de mieux en mieux. Daniel Radcliffe tire bien son épingle du jeu, mais j'ai encore beaucoup de mal avec Emma Watson (Hermione) et Rupert Grin (Ron) que je trouve très artificiels. Mention spéciale à Evanna Lynch (Luna) et Bonnie Wright (Ginny) que je trouve par contre très justes, à la fois dans leur jeu et dans l'adaptation à l'écran des personnages de J.K. Rowling.

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
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Pour résumer brièvement l'histoire, l'étau se resserre autour de Hogwarts, de Harry... et de tous ceux qui s'opposent au Dark Lord. Et malgré l'épée de Damoclés suspendue au-dessus de leurs têtes, nos élèves préférés sont à la recherche de la raison la plus valable de continuer le combat... l'amour. Il y a ceux qui expérimentent, et ceux qui souffrent de les voir expérimenter. Et puis il y a celui qui a déjà les responsabilités d'un adulte, même s'il n'est encore qu'un enfant pour lequel s'inquiète sa mère.

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
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Réalisé par David Yates. Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson. Sorti le 15 Juillet 2009.

dimanche 19 juillet 2009

Terminator 3: Le Soulèvement des Machines

Je ne vous fais pas de dessin, deux Terminator arrivent du futur, nus, l'un pour éliminer John Connor et ses lieutenants, l'autre pour protéger John et Kate... contre eux-mêmes. Le tout est évidemment prétexte à des tas de poursuites en voiture (en camion de pompier, en camion grue, à moto...), à des bagarres qui n'en finissent pas entre les deux Terminator, et à des scènes qu'il vaut mieux éviter de regarder à l'heure de l'apéritif. Ou du repas. Le Jugement Dernier est inéluctable, même si en changeant les choses dans le #2 John et Sarah l'ont retardé... et le film se termine justement par celui-ci.

Arnold Schwarzenegger Kristanna Loken Terminator 3
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Je ne vais pas faire l'unanimité, mais je crois que j'ai presque préféré celui-là aux deux premiers. John Connor est moins insupportable, et même s'il est très nouille quand il pense que le Terminator qui le protège aujourd'hui est celui qu'il a fait fondre dans le #1 (et d'après ce que l'on découvre, il ne s'améliorera pas avec l'âge!)... il a parfois des éclairs de lucidité charmants, et une petite pointe d'humour délicieuse. C'est très bon également pour son égo que ce Terminator là n'ait pas été envoyé pour le protéger lui, mais pour protéger sa future femme, Kate Brewster... et qu'il ne réponde pas à ses ordres (bien fait!). La dame en question est doublement intéressante puisqu'enfin l'on nous laisse entrevoir ce qui aurait pu se produire si le John du futur n'avait pas décidé de se donner un coup de main dans le passé pour renforcer ses chances. Enfin, c'est comme cela que je l'ai compris. Je me demande bien pourquoi ce n'est pas avec Kate que John attend un gamin dans Terminator Renaissance. J'ai raté quelque chose?

Réalisé par Jonathan Mostow. Avec Arnold Schwarzenegger, Kristanna Loken, Nick Stahl. Sorti le 06 Août 2003.

vendredi 10 juillet 2009

Terminator 2: le Jugement Dernier

Le vrai point positif de ce Terminator, c'est qu'il a le mérite de nous apprendre des choses. Par exemple, comment Sarah Connor a pu engranger tout ce qui est nécessaire à la formation de son futur chef de la résistance de fils. Dommage que ce faisant elle ait perdu le contact avec son fils, justement. Il faut bien dire que pour un jeune garçon, vivre dans des caches et voir sa mère se taper tous les chefs de guerre qu'elle rencontre sous prétexte de parfaire sa formation... c'est rarement la meilleure manière de devenir un homme équilibré. C'est même un miracle qu'il ait encore envie de sauver l'humanité après cela! Mais bon, exit la petite serveuse naïve et niaise, et bienvenue à la psychopathe... c'est déjà pas mal. C'est ironique tout de même que le John du futur soit prêt à sacrifier sa mère pour sauver le monde alors que le John du présent est prêt à sacrifier le monde pour sauver sa mère. Il a bien grandi aussi, celui-là.

terminator 2 arnold schwarznegger
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De la bouche du Terminator, nous apprenons également la chaîne d'événements qui a conduit au Jugement Dernier, depuis la récupération de la puce neuronale du précédent Terminator à la décision (fatale) de supprimer l'homme du commandement stratégique. Skynet balance la gomme sur les Russes, qui répliquent... et hop, fin de l'humanité et place à l'ère des machines. Bref, tout s'explique, et c'est fort intéressant de découvrir tout cela, y compris de comprendre pour Sarah s'est retrouvée enfermée dans un asile. Il faut d'ailleurs bien toutes ces informations pour supporter le gamin parce que si le John Connor adulte a une haute opinion de lui-même, celui de 13 ans est un sacré crétin.

J'y peux rien, les films qui ont pour héros un gamin qui croit déjà tout savoir et qui se permet de donner des ordres, ce n'est pas ma tasse de thé. Et quand en plus il croit malin d'apprendre à une machine à se comporter comme un être humain et éprouve le besoin de se confier à elle, je décroche. Et puis bon, Sarah Connor n'est pas prête de regagner ses galons de mère si elle pense sincèrement que le Terminator ferait un père idéal pour son fils... Allez, j'arrête de râler ;) L'histoire est la même que pour le premier opus puisque c'est un Terminator qui débarque du futur pour liquider un membre de la famille Connor, définitivement on ne change pas une équipe qui gagne. Enfin, presque. Le bonus, c'est que vu que le John du futur a expliqué à sa mère que chacun est maître de son destin, la Sarah du présent va prendre les choses en main pour tenter d'éviter le Jugement Dernier, tout en tentant d'échapper au Terminator... et d'éviter que John n'y passe.

Malgré ses défauts, je crois que je préférais le premier opus, au moins on avait pas à supporter John ;) Ceci dit, j'adore la manière dont Sarah et le Terminator rechargent leurs armes... c'est trop classe :)

Réalisé par James Cameron. Avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong. Sorti le 16 Octobre 1991.


jeudi 09 juillet 2009

Terminator

Je comprends l'engouement suscité par la Saga et l'histoire en elle-même, qui est intéressante, mais j'ai le sentiment que sauf à être déjà fan, il est un peu tard pour regarder le premier opus, qui a quand même beaucoup vieilli. Une fois que l'on réussit à s'affranchir des brushings bouffants de ces dames, il faut encore passer outre le jeu mécanique de Schwarzenegger (d'un autre côté, il joue super bien puisqu'il interprète un cyborg qui n'a QUE l'apparence d'un humain) et ses répliques cultes (mais rares).

Terminator Michael Biehn Linda Hamilton
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Je ne vais pas dire que le moment le plus intéressant du film c'est l'arrivée de Kyle et du Terminator à notre époque, nus, mais le coeur y est. Déridez-vous, je plaisante, bien sûr :) Ceci dit, je n'ai pas réellement vu l'intérêt des séquences du futur, d'autant que pour une bonne moitié, l'on a aucune idée de ce que l'on voit. Les explications de Kyle sont parcimonieuses... je trouve que cela manque grandement d'informations ou d'images sur la manière dont les machines ont pris le contrôle. Remarquez, vu qu'il n'était même pas né, c'est pas franchement étonnant. Je m'étonne aussi de ne pas le voir plus surpris par notre monde, vu celui dans lequel il a grandi... il s'adapte remarquablement bien, sans s'étonner à la vue de quoi que ce soit, ou presque. Au point de trouver lui-même en magasin tout ce qu'il lui faut pour fabriquer ses explosifs... et de conduire beaucoup mieux que dans Renaissance! La seule chose qui le chamboule, c'est quand Sarah lui demande s'il a laissé une femme derrière lui (enfin, dans le futur). D'un coup, le voilà humain.

Nous avons donc John Connor qui décide depuis le futur d'envoyer dans le passé Kyle Reese pour protéger une serveuse ni intelligente, ni futée, ni militante et même pas jolie mais qui va avoir pitié du brave Kyle (conditionné par John pour qu'il soit amoureux avant même de la rencontrer) et lui faire l'amour afin que John, futur leader de la Résistance, puisse voir le jour et gagner contre les machines. Ah non, parce qu'il a déjà gagné, ce n'est pas moi qui le dit, c'est Kyle qui l'explique aux flics. Pour empêcher les machines de gagner dans leur tentative de la dernière chance, donc. Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est comment John peut être ainsi l'artisan de la rencontre de ses parents. Sans le John du futur, ses parents n'auraient jamais pu se rencontrer, mais alors d'où vient le John du futur? J'ai beau tourner le schmilblick dans tous les sens, je ne comprends pas. Ceci dit, les paradoxes temporels, ce n'est pas ma tasse de thé, même si j'ai vu au moins 118 fois les Retour vers le Futur.

Je vais aussi passer rapidement sur le fait que la brave petite serveuse devienne une experte capable d'enregistrer des tas de cassettes pour aider son fiston 40 ans plus tard alors qu'elle a passé à peine 24 heures avec un type qui aurait pu lui expliquer plein de choses s'il n'avait pas été occupé (1) à lui faire l'amour, (2) à lui mettre des baffes -et réciproquement- et (3) à garder la voiture sur la route et/ou tirer sur le Terminator. Mettre un bandeau de guérilla dans ses cheveux n'a jamais transformé personne en guérillero, si?

Au final, si je remets en perspective avec le fait que c'est de la SF qui date de 1985, ce n'est quand même pas si mauvais ;) Je regrette juste n'avoir strictement rien appris de plus que ce que je savais déjà avec Terminator Renaissance.

Réalisé par James Cameron. Avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton. Sorti le 24 Avril 1985.

mercredi 08 juillet 2009

Braquage à l'anglaise

Je suis toujours très déçue quand je tombe sur un film comme celui-là, dont l'idée de départ est alléchante et les acteurs plutôt bien castés (bon, la bande des Ocean's ... alias Brad Pitt, Matt Damon et George Clooney, ça l'aurait bien fait également). Malgré ces atouts, le film tombe à plat... ce qui est vraiment dommage. Difficile de dire clairement ce qui manque, mais ce qui est sûr, c'est que je l'ai trouvé parfois long et ennuyeux même s'il y a également de très bons moments. Ceci dit, j'ai peut être trop l'habitude des super productions qui ne se perdent pas dans des digressions qui ne font pas avancer le schmilblick.

L'histoire se déroule dans les années 70, c'est celle d'une bande de magouilleurs à la petite semaine qui se voit offrir sur un plateau le casse d'une banque. Qu'ils exécutent presque à la perfection avant de comprendre que l'enjeu les dépasse puisque dans les coffres des particuliers qu'ils ont braqué figure de quoi incriminer à la fois la couronne britannique, des membres éminents du gouvernement, un trafiquant de drogue, un roi du porno et une bonne partie de la police de la ville. Manipulés ou menacés par à peu près tous ceux qu'ils ont compromis, comment s'en sortiront-ils sans y laisser trop de plumes?

braquage à l'anglaise jason stratham
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Le plus intéressant avec ce film, c'est évidemment que ce soit une histoire vraie... qui laisse sans voix. Encore un scénario que l'on aurait même pas osé écrire si c'était une fiction :) Allez, juste un dernier petit mot pour dire que j'apprécie à sa juste valeur le double sens du titre anglais... The Bank Job. La supériorité de la VO n'est encore une fois plus à prouver ;)

Réalisé par Roger Donaldson. Avec Jason Statham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore. Sorti le 6 Août 2008.


dimanche 05 juillet 2009

Terminator 4: Renaissance

Je dois avouer une grave lacune cinématographique... je n'ai jamais vu la saga Terminator. Je crois que c'est parce que je n'aime pas du tout Scharwenegger, et que le voir parader pendant deux heures, c'est trop pour moi. Du coup, je sais bien que j'en ai vu un, de Terminator, dont je n'ai retenu que le fait qu'il se retrouve dans une bassine de plomb à la fin, et encore plus vaguement d'un garçon sur une moto. C'est juste, me direz-vous, pour aller voir le dernier opus au ciné. Certes. Mais j'ai lu récemment chez La Sorcière toutes ses reviews de The Sarah Connor Chronicles... et, raison ultime, Transformers 2 n'avait pas de séance à une heure qui me permettait d'avoir couché mes enfants avant de les abandonner lâchement. Non pas que je sois fan des Transformers, mais bon, j'ai vu le 1 récemment :)

Je suis donc relativement bien placée pour vous dire que vous pouvez voir cela sans avoir vu les épisodes précédents, je n'ai pas eu l'impression de rater grand chose en ce qui concerne l'intrigue. Ne connaissant pas John Connor (alias Christian Bale), j'ai succombé illico au charme de Marcus Wright (Sam Worthington), ce qui n'était sans doute pas l'idée du siècle, mais je ne suis pas la seule... l'on m'excusera donc sans autre forme de procès, merci d'avance.

Terminator renaissance christian bale sam worthington
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Tout comme l'on excusera le réalisateur pour les incohérences dans la psychologie des personnages et les invraisemblances diverses et variées (d'un autre côté, c'est de la SF, hein, pas une biographie), et l'on portera une attention indéfectible aux splendides vaisseaux (décidément, moi et les trucs qui volent...) et aux robots tous mieux fichus les uns que les autres. C'est marrant, parce que quand je vois John Connor cracker en dix secondes un terminator-moto pour s'en servir comme moyen de transport, je trouve ça beaucoup trop facile, et je suis à la limite de me dire que c'est pas crédible un instant (!). Tandis que McKay, lui, quand il s'interface en un tour de main avec une technologie Ancienne, ou Wraith, ou de n'importe quelle civilisation extra-terrestre... et peut modifier tout ce qu'il veut depuis son portable... ça ne me choque pas. Mais bon, lui, c'est un génie. Connor se tourne systématiquement vers sa maman pour trouver la solution à ses problèmes ;)

L'histoire, c'est donc celle de la Résistance face aux machines, qui ont cette fois-ci comme allié une machine qui pense être humaine, parfaite pour infiltrer l'ennemi. Ou plutôt un humain amélioré qui ne sait pas qu'il est une machine. (Encore ?!) Ce serait mentir que de dire que tout cela ne m'a rien rappelé, surtout quand c'est l'amour qui une fois de plus sauve l'humanité, message que l'on a déjà vu être véhiculé deux ou trois fois dans des films...

Ceci dit, je ne vais pas cracher dans la soupe, j'ai passé un bon moment au ciné devant un film dont les effets spéciaux sont bien léchés, et p'têt même que cela me décidera à voir les autres ;)

Réalisé par McG. Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin. Sorti le 3 juin 2009.

samedi 04 juillet 2009

L'Age de Glace 3 - Le temps des dinosaures

Bon, je crois que je n'ai pas besoin de vous répéter à quel point j'avais adoré la bande annonce et les extraits qui fleurissaient depuis déjà quelques mois sur le net... eh bien pas de mystère, j'ai beaucoup aimé ce troisième opus, et les enfants aussi!

L'on retrouve bien évidemment notre bande de joyeux drilles sur le point de s'agrandir -Ellie attend un bébé- à moins que ce ne soit de réduire ses effectifs puisque Diego s'encroûte et Sid rêve d'être maman. Comme souvent, c'est grâce à Sid que l'aventure commence, cette fois-ci lorsqu'il laisse remonter à l'âge de glace un tyrannosaure qui vivait bien tranquillement (ou presque) sous terre, à des températures plus clémentes. Un dinosaure effrayant en cache un terrifiant (Rudy le spinosaure!), un fruit innocent... une plante carnivore, et une belette légèrement siphonnée... Buck, le guide idéal. Ajoutez à cela un accouchement impromptu, des gaz aux effets inattendus, 3 bébés t-rex qui ne savent pas à quelle mère se vouer, un pteranosaure qui se prend pour un avion de chasse, un futur père stressé face à une future maman qui garde les pieds sur terre, une bande son parfaite et un paquet d'allusions à des films bien connus... secouez le tout, et vous obtenez un divertissement très drôle, tout à fait au niveau des deux premiers, aucune perte de vitesse à signaler.

Point de vue rires, je dois avouer que c'est encore Scrat qui rafle la mise, toutes ses apparitions à l'écran (pourtant déjà largement diffusées) sont absolument hilarantes. Qu'il succombe ou non au charme de Scratinette, il n'est pas épargné, le pauvre, mais c'est définitivement pour notre plus grand plaisir :)

Réalisé par Carlos Saldanha. Avec Ray Romano, John Leguizamo, Denis Leary. Sorti le 3 juillet 2009.

vendredi 03 juillet 2009

Jane (Becoming Jane Austen)

Connaissant un petit peu la vie de Jane Austen, je dois avouer que j'avais une certaine appréhension à le regarder... savoir qu'elle est restée célibataire alors qu'elle a écrit 6 des plus belles histoires d'amour de la littérature anglaise, c'est finalement assez triste, et je ne voulais pas voir "ma" Jane se faire briser le cœur par un homme. J'avais donc ce film depuis longtemps, sans oser me résoudre à y jeter un œil. J'ai finalement laissé couler un peu d'eau sous les ponts depuis mon exploration des adaptations cinématographiques de ses œuvres en avril dernier () avant de le sélectionner.

Anne Hathaway James McAvoy Laurence Fox Becoming Jane
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J'ai donc été très agréablement surprise par ce film, qui ressemble tant aux adaptations faites des œuvres de Jane que cela en est à la fois troublant et fascinant. Les relations entre Jane et sa soeur Cassandra, entre Jane et sa mère, Jane et son père, les bals, les histoires d'amour contrariées par les convenances et la fortune... En voyant ce film, il y a tant de Jane dans les histoires qu'elle écrit que c'est un jeu de recoller les morceaux du puzzle et de retrouver laquelle de ses connaissances a inspiré tel ou tel personnage. Quel événement réel a inspiré un passage de l'un de ses romans. A la différence près que ses fictions ont toutes une fin heureuse...

Jane Austen: C'est l'histoire de la vie d'une jeune femme. De deux jeunes femmes. Qui méritent bien mieux que ce qu'elles ont.
Cassandra Austen: Elles ne sont pas les seules.
Jane Austen: Et de deux jeunes gens qui en revanche ont reçu bien plus qu'ils ne le méritaient... et ils ne sont pas les seuls. Cassandra Austen: Comment commence l'histoire?
Jane Austen: Mal...
Cassandra Austen: Et puis?
Jane Austen: Elle empire... avec de l'humour, du moins j'espère...
Cassandra Austen: Comment ça finit?
Jane Austen: L'épilogue de leur histoire est formidablement heureux.
Cassandra Austen: Deux brillants mariages?
Jane Austen: Deux scintillants mariages... avec des hommes riches...

Je n'oublie pas que ce n'est évidemment qu'un film, et qu'il s'inspire certainement librement et largement des fictions, justement, pour alimenter la biographie. Mais cela ne change rien au fait que c'est très émouvant... et que ça m'a beaucoup plu. Petite précision en passant, d'ailleurs, nul n'est besoin d'être fan de Jane Austen pour regarder avec délice cette jolie histoire d'amour... qui sait, cela vous donnera peut être envie de lire ses livres, ou de regarder les très beaux films -d'amour, encore- tirés de ses œuvres. Et pour faire un choix parmi ceux-ci, c'est ici que ça se passe.

Anne Hathaway James McAvoy Becoming Jane
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Réalisé par Julian Jarrold. Avec Anne Hathaway, James McAvoy, James Cromwell. Sorti le 17 octobre 2007.


jeudi 02 juillet 2009

Le Cercle des Poètes Disparus

Ce film m'avait fait une grande impression à sa sortie, j'avais 16 ans, et je dois dire que j'hésitais à le regarder à nouveau, à tort, parce que c'est vraiment un excellent film. Avec le recul, il y a déjà le plaisir de revoir nombre d'acteurs qui sont aujourd'hui connus avec un paquet d'années de moins... à l'époque où ils étaient encore jeunes et innocents ;)

L'histoire, c'est celle d'un professeur de littérature, John Keating, merveilleusement interprété par Robin Williams, qui bouleverse le conformisme d'une institution privée pour apprendre à ses élèves à penser par eux-mêmes... et à profiter du jour présent. Carpe Diem. Les conséquences seront tragiques et vont changer à tout jamais la vie de ces adolescents qui découvrent ce qu'est la liberté d'opinion sans pouvoir l'exercer...

John Keating: I always thought the idea of education was to learn to think for yourself.
Nolan: At these boys' age? Not on your life!

Cercle des poètes disparus Robin Williams Ethan Hawke Robert Sean Leonard
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Je pense que si l'on faisait un sondage, une grande majorité serait capable de citer ce Carpe Diem qui a réconcilié avec le latin toute une tranche d'âge. Vivre la vie que l'on veut, profiter du temps présent, essayer d'obtenir ce que l'on souhaite même si on doit pour cela prendre le risque de ne pas réussir ... les messages de ce film n'ont pas pris une ride, mais aujourd'hui, en tant que maman, ce qui me touche particulièrement, c'est cette inquiétude de risquer un jour perdre complètement le contact avec mon enfant. Un échec merveilleusement dépeint dans ce film au travers de deux jeunes garçons, l'un qui reçoit deux années de suite le même cadeau pour son anniversaire et l'autre qui veut être acteur et non médecin. Et j'ai évidemment peur qu'un jour nos souhaits d'avenir ne soient plus en phase du tout, qu'ils ne veulent plus devenir pilotes, par exemple ;) mais surtout que l'on arrive plus à communiquer. Quoi de plus terrible que de ne plus être capable de comprendre son enfant, de ne même pas chercher à le comprendre? Quoi de plus terrible que d'avoir uniquement des conversations à sens unique, toutes terminées par un ordre? Quoi de plus terrible que d'interdire à un enfant de réaliser ses désirs, surtout quand il arrive à le faire sans que ce soit au détriment de quoi que ce soit d'autre? Quoi de plus terrible pour un enfant que ses parents ne soient pas fiers de lui? Qu'ils ne le soutiennent pas?

Regardez-le à nouveau... vous ne serez pas déçu.

John Keating: They're not that different from you, are they? Same haircuts. Full of hormones, just like you. Invincible, just like you feel. The world is their oyster. They believe they're destined for great things, just like many of you, their eyes are full of hope, just like you. Did they wait until it was too late to make from their lives even one iota of what they were capable? Because, you see gentlemen, these boys are now fertilizing daffodils. But if you listen real close, you can hear them whisper their legacy to you. Go on, lean in. Listen, you hear it? - - Carpe - - hear it? - - Carpe, carpe diem, seize the day boys, make your lives extraordinary.

Réalisé par Peter Weir. Avec Robin Williams, Ethan Hawke, Robert Sean Leonard. Sorti le 17 janvier 1990.


mercredi 24 juin 2009

Anges et Démons

Je dois avouer que j'ai plutôt bien aimé cette adaptation du livre de Dan Brown, que j'avais lui-même trouvé bien meilleur que le Da Vinci Code... J'ai le tort d'avoir lu le livre au moins deux fois, donc j'ai repéré assez facilement les différences, sans que les choix qui ont été faits lors de l'adaptation me choquent. L'intrigue a été légèrement simplifiée, le nombre de personnages et les relations qui les unissent également, mais je pense que le résultat final est ma foi assez réussi. J'ai par contre eu l'impression que ce film était situé après le Da Vinci Code, alors que dans les livres, c'est le contraire: j'ai rêvé, ou vous avez eu le même sentiment? Et puis pendant que j'en suis aux différences, j'ai noté avec amusement que si le Professeur Langdon a un rôle plutôt physique dans le bouquin, avec entre autres trois confrontations très musclées avec le tueur et une chute de plusieurs milliers de mètres depuis un hélicoptère, ce ne devaient pas être les passages favoris de Tom Hanks puisqu'aucune de ces scènes ne se trouve dans le film. Se ferait-il vieux, ou a t-il juré qu'on ne l'y reprendrait plus avec un rôle physique après Seul au Monde?

L'histoire, c'est donc celle des Illuminati, un groupe composé en majorité d'éminents scientifiques, mais également d'artistes, tous persécutés, et qui referait surface au Vatican à l'occasion de la mort du Pape, avec pour objectif d'anéantir l'Eglise Catholique. Le Professeur se lance donc dans une course contre la montre pour retrouver les 4 cardinaux qui vont être assassinés en des lieux stratégiques de Rome, afin d'avoir une chance de découvrir l'anti-matière qui a été dissimulée au sein même du Vatican avant que celle-ci n'explose.

anges et démons Tom Hanks
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Personellement, je vous le conseille, mais si vous avez plus de 2h20 devant vous, lisez plutôt le livre de Dan Brown, qui prend le temps de s'attarder sur beaucoup de points qui ne sont qu'effleurés dans le film, notamment les relations conflictuelles entre la science et la religion, ou encore le cérémonial qui entoure la mort d'un Pape et l'élection de son successeur. Le film a par contre l'intérêt de nous emmener voir Rome et le Vatican, et je dois avouer que j'aime beaucoup pouvoir découvrir de visu les lieux évoqués dans un livre...

Réalisé par Ron Howard. Avec Tom Hanks, Ewan McGregor, Stellan Skarsgard. Sorti le 13 Mai 2009.

dimanche 21 juin 2009

L'amour de l'or (Fool's Gold)

Je crois que je vais finir par croire que pour que Matthew McConaughey accepte un rôle, il suffit de lui en proposer un dans lequel il peut avoir une (belle) fille à chaque bras, être régulièrement à moitié nu/ivre/blessé et pratiquer au moins un sport extrême. L'histoire est presque accessoire. Et je trouve quand même ça dommage, je ne dis pas que c'est un super acteur, mais dans Contact ou dans Règne de feu, il nous avait fait de belles compositions, alors pourquoi se cantonne t-il à ces rôles de beaux gosses branleurs?

Bref, l'histoire, c'est celle d'un couple qui a cherché pendant 8 ans à localiser l'épave qui contiendrait un fabuleux trésor... Tess s'est lassée, a demandé le divorce, et paf! c'est juste à ce moment là qu'il découvre un fragment d'assiette significatif, au milieu de l'explosion de son bateau. Un milliardaire croise heureusement dans les parages sur son fabuleux yacht, équipé de tout ce qu'il faut pour mener à bien des recherches sous-marines, et hop, les affaires reprennent. Si ce n'est que Finnigan doit quelques dizaines de milliers de dollars à un parrain local, qui entend bien lui-aussi récupérer le trésor, même s'il doit leur passer sur le corps.

amour de l'or Matthew McConaughey Kate Hudson
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A la manière d'un Benjamin Gates, voilà nos deux divorcés sur la piste de l'Aurelia, résolvant énigme après énigme tout en étant talonnés par les méchants, qui sont aussi très bêtes. Encore plus que certains des gentils. Sauf que les méchants sont vraiment très méchants alors que les gentils sont surtout très braves. C'est par contre très loin d'un Benjamin Gates, et à part quelques jolies images sous-marines, il n'y a pas grand chose à retirer de ce film, pas assez sérieux pour nous tenir en haleine, mais pas assez drôle pour nous faire rire, tout au plus esquisser parfois un sourire. Encore raté.

Réalisé par Andy Tennant. Avec Matthew McConaughey, Kate Hudson, Donald Sutherland. Sorti le 30 Avril 2008.


jeudi 18 juin 2009

Hanté par ses ex (Ghosts of Girlfriends Past)

Je me demande quand j'aurai la chance de voir Matthew McConaughey à nouveau dans un bon film. J'aime toujours autant son accent, mais à le voir se perdre dans des comédies romantiques plus que moyennes... je commence à perdre patience. A moins que ce ne soit moi qui en demande trop? Parce que les adaptations de A Special Caroll de Dickens, de manière générale j'aime bien, ce qui me laisse d'autant plus perplexe. Enfin... lui, au moins, il n'a pas du s'ennuyer pendant le tournage!

ghosts of girlfriends past hanté par ses ex matthew mcconaughey
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L'histoire, c'est celle d'un séducteur impénitent qui reçoit la visite de trois fantômes (passé, présent et futur) la veille du mariage de son p'tit frère, qu'il adorerait réussir à décourager de se passer la corde au cou. Ce n'est pas que c'est mauvais (enfin, si, un peu quand même), mais je crois que la seule chose de vraiment drôle, c'est de voir Michael Douglas dans le rôle de l'oncle qui apprend à un ado comment séduire une femme. P'têt aussi de voir Connor (joué par Matthew, donc) faire son grand numéro de drague sur la mère de la future mariée. C'est affreusement cliché, mais ça m'a fait sourire.

Bon, évidemment ça se termine bien, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... blabla, blabla.

Réalisé par Mark Waters. Avec Jennifer Garner, Matthew McConaughey, Michael Douglas. Sorti le 17 Juin 2009.

mardi 16 juin 2009

Home (Yann Arthus Bertrand, Luc Besson)

Je vais faire ma politiquement incorrecte, mais j'avoue avoir du mal à comprendre l'engouement suscité par Home. Je veux dire, évidemment qu'il faut protéger notre planète, et évidemment qu'il est temps de se mobiliser individuellement au quotidien. J'ai effectivement vu de belles images, mais qui m'ont beaucoup moins touchée que des émissions comme Ushuaïa savaient le faire, et je crois que c'est du à plusieurs choses.

Premièrement au fait que la réalisation nous emmène constamment d'un continent à un autre, et d'un climat à un autre, enfin, c'est ce que l'on le suppose au vu de la variété des images... Et c'est en effet l'un de mes grands reproches puisque à part quand le lieu est cité dans le commentaire de Yann Arthus Bertrand, rien n'indique où l'on se trouve (ni planisphère, ni nom de lieu), et j'ai trouvé cela extrêmement frustrant. Si vous êtes touché ou intrigué par l'un des lieux survolés, il faut vous rendre sur le site internet, et cliquer sur le globe pour essayer de retrouver l'image qui vous a ému... J'aurais voulu connaître le nom de chaque animal, celui de chaque ethnie, celui de chaque région... Comment peut-on donner envie de protéger une planète en ne montrant que des images? en n'enseignant rien? en ne restant qu'à un niveau superficiel d'explications? Vous me direz qu'à la fin il y a cet abécédaire (si je puis dire, l'ordre alphabétique n'étant pas toujours respecté) des pays. Certes.

Deuxièmement, j'ai entendu tellement de chiffres que je n'ai ai retenu aucun. C'est vrai que je n'ai pas pris de notes, et du coup, la seule chose qui me reste de Home, c'est que les pays industrialisés poussent le bouchon trop loin, et que l'arrogance de l'homme ne connaît pas de limites. En résumé, rien de très nouveau... Je suis également très réservée sur la diabolisation de certaines images et de certains modes de vie via le commentaire. J'imagine qu'il a obtenu de tout le monde toutes les autorisations nécessaires pour le droit à l'image, mais je ne peux pas dire que j'approuve la démarche d'aller filmer des personnes dans leur vie de tous les jours, en train d'exercer leur métier (avez-vous remarqué ceux qui clairement regardent la caméra... savent-ils pourquoi ils sont filmés?) pour ensuite en faire un pamphlet, même s'il se veut optimiste.

Troisièmement, Yann Arthus Bertrand est certainement un grand photographe, mais utiliser une seule personne pour lire un commentaire, surtout comme il le fait, de manière très monocorde, ce n'est sans doute pas la meilleure manière de garder l'intérêt des spectateurs, enfin, le mien, en tous les cas. Ajoutez à cela que tous les cinq mots en moyenne vous retrouverez un mot issu de la liste suivante, et vous commencerez sans doute à comprendre pourquoi j'ai décroché: trois-quart; moitié; pourcent; lien (ou encore "tout est lié"); maillon.

Quatrièmement, j'apprécie peu que ce documentaire ait pu servir des intérêts politiques (la date de sortie ne pouvait pas être une coïncidence, faut pas nous prendre pour des truffes)... et encore moins les séquences d'intro et de fin qui introduisent toutes les marques du groupe PPR. J'ai eu du mal à lire les petites lettres du générique, mais j'ai quand même entrevu que le film avait été "compensé carbone". Ah oui, il n'a pas fait tout ça seul depuis une montgolfière? Au-delà des déplacements, je n'ose imaginer les heures passées en vol à attendre la bonne image, dans les bonnes conditions météo. C'est un peu hypocrite, non, pour un gars qui a ce privilège de voyager partout et de voir tout ce qu'il y a de plus beau dans le monde de dénoncer notre société basée sur le pétrole?

Allez, je termine cette review (discordante avec l'opinion générale, je le reconnais!) par une imitation de Nicolas Canteloup... à écouter avec l'esprit ouvert! Nicolas Canteloup le 9 juin sur Europe 1 (si vous êtes pressé, allez directement à 8mn 53s)

Réalisé par Yann Arthus-Bertrand. Produit par Luc Besson. Sorti le 5 Juin 2009.

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ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .