Tequila's Secrets

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lundi 15 juin 2009

Tropic Thunder (Tonnerre sous les Tropiques)

Autant vous le dire tout de suite, ce film est très con. Réalisé et joué par Ben Stiller, et il n'y a pas à dire, on retrouve sa patte à tous les niveaux... Mais j'ai ri de bon cœur (pas tout le temps certes, mais suffisamment), et ça, c'est finalement assez rare devant un film! J'ai également trouvées très drôles les bandes annonces qui précèdent le film... surtout accompagnées de titres bien connus de bandes originales. Bref, à voir.

L'histoire, c'est celle d'un groupe d'acteurs au talent discutable et plus ou moins sur le retour qui sont en train de filmer un film de guerre au Vietnam... aucun d'entre eux n'est prêt à admettre qu'il n'est plus une star, et encore moins prêt à reconnaître que l'autre est meilleur acteur. Lorsqu'un léger malentendu survient, grillant d'un coup plusieurs millions de dollars d'effets spéciaux, le réalisateur décide de larguer ses acteurs dans la jungle, et de les filmer façon télé-réalité pour sauver son film... Malheureusement pour eux, la jungle recèle des surprises, y compris de vraies mines et une bande de narco-farmers qui ne plaisantent pas, mais alors, pas du tout. Notre bande de joyeux lurons va mettre un peu de temps à comprendre que tout ce qui leur arrive ne fait pas forcément partie du script d'origine, pour notre plus grand plaisir.

tonnerre sous les tropiques Ben Stiller Robert Downey Jr
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Ben Stiller est très bon dans ce genre d'exercice, et mon Matthew McConaughey, qui campe encore une fois un branleur friqué, tire relativement bien son épingle du jeu dans cette complète absurdité ambiante. Mais mon préféré, c'est bien sûr Tom Cruise... qui est absolument génial. Tellement bien planqué dans un personnage cynique, calculateur et complètement frappé que s'il n'était ses yeux, je ne l'aurais jamais reconnu, d'autant qu'il ne nous a pas habitués à autant de vulgarité dans ses personnages... ni à être aussi... libéré.

Les Grossman: First, take a big step back... and literally, FUCK YOUR OWN FACE! I don't know what kind of pan-pacific bullshit power play you're trying to pull here, but Asia Jack is my territory. So whatever you're thinking, you'd better think again! Otherwise I'm gonna have to head down there and I will rain down in a Godly fucking firestorm upon you! You're gonna have to call the fucking United Nations and get a fucking binding resolution to keep me from fucking destroying you. I'm talking about a scorched earth, motherfucker! I will massacre you! I WILL FUCK YOU UP!

Vous l'avez compris, c'est un film à prendre au premier degré, éventuellement aussi au second... mais en aucun cas sérieusement ;)

Réalisé par Ben Stiller. Avec Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr. Sorti le 15 Octobre 2008.


samedi 13 juin 2009

Panique à Hollywood (What Just Happened)

Je suis tombée sur ce film en vérifiant la filmographie de Bruce Willis: je suis toujours en cure de désintoxication de Hugh Jackman, j'essaie de revenir à des valeurs sûres... Bon, et puis Robert de Niro, Sean Penn et la petite dame qui jouait Kelly dans Santa Barbara à une époque... tout cela me paraissait très prometteur. Ce qui me fait dire que j'ai sans doute raté quelque chose, parce qu'à part quelques scènes intéressantes, il n'y avait pas trop de quoi lever les yeux de mon repassage :)

panique à hollywood
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Nous voilà donc embarqués pour quelques jours aux côtés de Ben, un producteur très occupé à jongler à chaque instant de la journée entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle... tout en se déplaçant d'une crise à l'autre au volant de son Cayenne (splendide pub, soit dit en passant!), le téléphone vissé sur l'oreille. Simultanément occupé à mettre la pression d'un côté, à l'encaisser de l'autre, à gérer les personnalités à fleur de peau d'un acteur et d'un réalisateur, et à tenter d'assurer son avenir financier, le tout sans (trop) délaisser ses deux familles, en particulier sa seconde ex-femme dont il ne sait pas si elle regrette ou non leur séparation. Lui non plus, d'ailleurs.

C'est donc l'histoire d'un homme qui marche (maladroitement, parfois) sur des œufs à chaque instant de la journée, et si la réalisation est par moment très intéressante (j'ai beaucoup aimé les temps d'attente, par exemple), il manque quelque chose d'essentiel à ce film: une intrigue. Je veux dire, c'est vaguement amusant, son histoire, mais il n'y a pas de début, et (presque) pas de chute. Somme toute, donc, vu que cela ne nous emmène nulle part... ça m'a laissée sur ma faim.

Réalisé par Barry Levinson. Avec Robert De Niro, Catherine Keener, Sean Penn. Sorti en 2008.

jeudi 11 juin 2009

Seven pounds (Sept vies)

Difficile de parler de ce film sans gâcher une partie du suspense de la première demi-heure, celle pendant laquelle on regarde Ben Thomas en se demandant où est-ce qu'il veut bien en venir avec ses incursions dans les vies de parfaits inconnus. Ce film, c'est la recherche de rédemption d'un homme, qui a perdu ce à quoi il tenait le plus, détruit bien plus encore, et qui va tenter de retrouver la paix en donnant tout. Non pas auprès de ceux qui souffrent de ses erreurs, qu'il ne se sent sans doute même pas digne de soulager. Non, il va choisir des inconnus qui auraient bien besoin d'aide... et leur offrir ce dont ils ont besoin.

Je ne peux guère en dire plus, parce que c'est un film très émouvant, emprunt également de beaucoup de tendresse et de petits bonheurs... et que je ne veux pas vous gâcher la surprise. Je crois que pour l'apprécier pleinement, il faut vivre les journées de Ben au même rythme que lui, et se laisser porter par les événements et par ses émotions, refoulées ou non.

Will Smith, Rosario Dawson seven pounds sept vies
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J'ai trouvé que c'était plutôt bien réalisé, j'adore me poser des questions devant ces petits riens que la caméra vous montre pendant tout le film, ce plan anodin sur tel ou tel objet qui finalement va prendre une grande importance dans la suite des événements. J'aime quand aucun plan n'est superflu... et aucun dialogue non plus ;)

Réalisé par Gabriele Muccino. Avec Will Smith, Rosario Dawson, Woody Harrelson. Sorti le 14 janvier 2009.


lundi 08 juin 2009

Hancock

Je ne veux pas faire ma maligne, mais un super héros nommé Hancock... c'était prometteur. C'est quand même pas innocent, si? Bon, OK, j'arrête :)

Je n'ai pas été convaincue par l'histoire, d'autant qu'une fois n'est pas coutume, mais le résumé d'imdb prête à confusion et je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai regardé... Hancock est un solitaire, perpétuellement de mauvaise humeur, bagarreur et grossier, un peu imbibé par l'alcool, et s'il arrête encore les méchants et sauve les gentils, il n'est plus le super-héros de personne tant il cause de dégâts matériels et fait d'erreurs de jugement. Coaché par un expert en relations publiques sur le retour, Hancock reprend du poil de la bête, avant de découvrir qu'il n'est pas le seul à avoir de super pouvoirs...

hancock will smith
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A part des effets spéciaux qui tiennent la route et deux ou trois dialogues qui prêtent vaguement à sourire (malheureusement perdus au milieu d'énormément de vulgarité), je n'ai pas grand chose de positif à dire sur ce film, et je me demande bien pourquoi Will Smith est allé se fourrer là-dedans, à part pour amuser ses gamins.

Réalisé par Peter Berg. Avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman. Sorti le 09 Juillet 2008.


vendredi 05 juin 2009

Blade runner

Je me souvenais avoir vu ce film étant jeune, lors d'une diffusion à la télévision, et ne pas y avoir accroché à l'époque. Je ne l'avais jamais revu depuis, et même si je sais que c'est un monument du cinéma de science fiction, je dois avouer que je me suis ennuyée fermement devant. Pour être franche, j'imagine que le fait d'avoir vu l'intégralité de la série Battlestar Galactica n'est pas étrangère à cette impression de déjà-vu-mais-en-mieux.

L'histoire, c'est celle de replicants, des robots à forme humaine, qui viennent sur Terre avec une exigence pour leur créateur, l'allongement de leur espérance de vie, limitée à 4 années... un blade runner, Deckard, est chargé de les retrouver et de les descendre, dans un Los Angeles futuriste et décadent, où les plus beaux immeubles sont à l'abandon sous une pluie diluvienne, et la misère humaine omniprésente.

Le texte d'introduction qui défile sur l'écran au début de l'histoire m'a fait bondir... des replicants ont été créés avec des profils spécifiques (divertissement, armée, main d'oeuvre...) pour accomplir certaines tâches que les hommes ne souhaitaient plus accomplir. Avec le temps, ceux-ci développant des émotions humaines posant problème, ils ont été envoyés sur des colonies et bannis... revenir sur Terre est désormais pour eux synonyme de peine capitale, joliment appelée "retirement" (retraite), de la main des blade runners. Discrètement, pour contrôler plus facilement les futures générations de replicants, des expérimentations ont été faites par leur créateur, Tyrell, visant à leur implanter des souvenirs, afin qu'ils se posent moins de questions à propos d'eux-mêmes et de leur humanité... certains ne savent ainsi même pas qu'ils sont des robots. Et évidemment, tout cela fait très Battlestar Galactica. Surtout avec l'emploi du terme "skinjobs", et avec Edward James Olmos dans le cast :-)

blade runner harrison ford edward james olmos
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Ce film est postérieur de 4 années à la première série BSG... une chose est sûre, la seconde série BSG s'est forcément inspirée de Bladerunner... j'y ai vu trop de clins d'œil pour qu'il s'agisse uniquement de coïncidences, y compris la sensualité de Pris, le fait qu'elle se serve de ses charmes pour obtenir la coopération d'un scientifique... ou encore la manière dont Rachael se retourne contre les siens pour l'amour d'un humain, qui ne voit d'abord en elle qu'une machine.

Deckard: She's a replicant, isn't she?
Tyrell: I'm impressed. How many questions does it usually take to spot them?
Deckard: I don't get it, Tyrell.
Tyrell: How many questions?
Deckard: Twenty, thirty, cross-referenced.
Tyrell: It took more than a hundred for Rachael, didn't it?
Deckard: [realizing Rachael believes she's human] She doesn't know.
Tyrell: She's beginning to suspect, I think.
Deckard: Suspect? How can it not know what it is?


Réalisé par Ridley Scott. Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young. Sorti le 15 Septembre 1982, repris le 5 Décembre 2007.


jeudi 04 juin 2009

Paperback Hero

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas commencer la review par mon impression, mais par vous donner un aperçu de l'histoire, vous allez comprendre pourquoi. Jack est le conducteur d'un train de la route, en plein outback australien. Sur son trajet vers Sydney, il fait systématiquement étape dans une petite ville, à moins que ce ne soit un hameau, dans lequel il a ses habitudes. Il y retrouve Hamish, son copain vétérinaire fiancé à Ruby, qui traite par avion les terres des exploitations voisines. Et quelques autres âmes dont la seule distraction semble être le bar. Je dois avouer que malgré les paysages superbes... le décor a un côté sordide. Seul pendant des journées entières au volant de son camion avec son chien Lance, Jack a donc écrit un roman à l'eau de rose, qu'il a fait publier au nom de Ruby, et qui connaît une célébrité inattendue. Et lorsque l'éditrice débarque pour emmener Ruby faire la promotion de son livre... Ruby accepte de jouer le jeu à la condition que Jack leur paie le beau mariage qu'Hamish ne peut pas lui offrir. Voilà donc Jack et Ruby en route vers Sydney, le premier coachant la seconde, qui découvre au fil des kilomètres et des pages que Jack a mis beaucoup d'eux dans cette histoire...

paperback hero hugh jackman
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24 heures après l'avoir vu, je ne sais toujours pas que penser de ce film, dont j'ai beaucoup aimé certains moments, mais qui sombre parfois dans des clichés du genre, certains agréables, et d'autres moins poétiques. La scène inévitable dans laquelle Jack abandonne son short et son marcel de routier pour apparaître en costume à la soirée... où il découvre Ruby, non en combinaison de pilote, mais dans une délicieuse robe rouge, coiffée et maquillée... c'est un classique du genre, toujours savoureux. Je crois même que Hugh Jackman a rejoué quasiment la même avec Nicole Kidman dans Australia. Quant au moment où Jack monte sur scène pour chanter une chanson d'amour (Crying, de Roy Orbison) en duo avec Ruby... c'est une astuce usée et abusée, mais c'est toujours très joli (surtout que Hugh Jackman sait chanter, pas de doutes!). Le type qui pète sans arrêt, par contre, j'aurais pu m'en passer, voyez.

paperback hero hugh jackman
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L'écriture est parfois très belle, comme cette jolie métaphore quand Amish rend sa liberté tout en douceur à Ruby en lui expliquant qu'en l'attendant dans le salon de thé l'autre jour, il en a bu six tasses parce qu'il ne savait pas comment dire à la serveuse qu'il n'aimait pas le thé. Ou quand Ruby préfère crasher son avion auquel elle tient pourtant tellement plutôt que de blesser Lance, le chien de Jack.

Le plus difficile, finalement, c'est de ne pas avoir accroché complètement à Ruby, qui m'a souvent laissée perplexe, même si elle est par moments très attendrissante. Je n'ai pas réussi à comprendre pourquoi elle s'était laissée prendre au piège de ce mariage avec Hamish, même si, on l'a bien compris, le fait d'exiger un beau mariage était certainement un appel à l'aide ou une échappatoire. J'aurais bien aimé comprendre pourquoi elle et Jack sont devenus amis plutôt qu'amants, en fait... d'autant que de son côté à lui au moins, il n'y a pas d'ambiguiïté, son "I love you (...) I always have" est on ne peut plus clair. Je n'ai pas non plus été séduite par les personnages secondaires... qui sont certes présents à l'écran, mais ne servent pas à grand chose.

Un dernier bon point tout de même pour la BO... je n'arrive à me sortir de la tête ni Crying, ni I drove all night :) C'est amusant, Allociné classe ce film en drame et imdb en comédie romantique... c'est p'têt qu'il n'est pas simple à appréhender, ce Paperback Hero...



Réalisé par Antony J. Bowman. Avec Claudia Karvan, Hugh Jackman, Angie Milliken. Sorti en 1998.


mardi 02 juin 2009

Swordfish (Opération Espadon)

Eh bien jeunes gens, celui-là, il était pas mal du tout, c'est même une excellente surprise. Il faut bien dire que j'aime beaucoup Travolta, et que j'étais ravie de le retrouver face à un petit jeune (tout est relatif!) comme Hugh Jackman. Mais bon, le casting c'est une chose, et oui, on admire la plastique de Hale Berry sous toutes ses coutures, pour le plus grand plaisir des hommes, j'imagine, mais il n'y a pas que le casting... C'est un joli suspense bien mené, avec son lot de scènes d'action, de bagarres et de surprises en tous genres. C'est bien écrit, et je me suis laissée prendre sans difficulté par l'histoire, qui n'est pas aussi simple qu'elle n'en a l'air, loin de là.

swordfish hale berry hugh jackman john travolta
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Stanley, qui vient de boucler deux années de prison pour avoir hacké par idéalisme le réseau du FBI, est donc recruté, bon gré mal gré, par un mystérieux Gabriel qui souhaite récupérer des fonds blanchis par le gouvernement afin de mener une guerre contre le terrorisme... la motivation première de notre chevalier des temps modernes, ce sera la possibilité de soustraire sa fille, qu'il adore, à son ex-femme, actrice remariée à un magnat du porno. C'est un ressort classique, mais j'aime beaucoup le fait que Stanley se batte pour sauver sa fille, c'est très Die Hard sur le principe, et c'est plutôt bien joué, d'autant que la petiote est très crédible dans son rôle.

Je dois avouer qu'il y a des scènes savoureuses, notamment celle pendant laquelle Gabriel donne à Stanley soixante secondes pour cracker un mot de passe. Gabriel qui, non seulement lui colle un revolver sur la tempe, mais confie à une jeune femme une mission bien particulière (Gabriel: Oh she's good isn't she!). C'est très osé... et ça marche particulièrement bien à l'écran -je n'avais d'ailleurs jamais rien vu de tel, j'en suis restée les yeux écarquillés comme des soucoupes!- L'évasion en bus est là encore digne d'un Die Hard, quant à la prise d'otages... certaines images sont très dures, Gabriel ne reculant devant rien pour persuader les autorités de sa détermination, et Travolta joue son rôle à la perfection.

Stanley: How can you justify all this?
Gabriel: You're not looking at the big picture Stan. Here's a scenario. You have the power to cure all the world's diseases but the price for this is that you must kill a single innocent child, could you kill that child Stanley?
Stanley: No.
Gabriel: You disappoint me, it's the greatest good.
Stanley: Well how about 10 innocents?
Gabriel: Now you're gettin' it, how about a hundred - how about a THOUSAND? Not to save the world but to preserve our way of life.
Stanley: No man has the right to make that decision; you're no different from any other terrorist.
Gabriel: No, you're wrong Stanley. Thousands die every day for no reason at all, where's your bleeding heart for them? You give your twenty dollars to Greenpeace every year thinking you're changing the world? What countries will harbor terrorists when they realize the consequences of what I'll do? Did you know that I can buy nuclear warheads in Minsk for forty million each? Hell, I'd buy half a dozen and even get a discount!


Sérieusement, en regardant la date de sortie du film, je comprends pourquoi je suis passée à côté à sa sortie au cinéma, je ne dois pas être la seule, d'ailleurs, et je dois dire que ça place ce film dans une perspective encore différente... j'ai le sentiment qu'il est sorti au plus mauvais moment. Comment aurait-il été reçu quelques mois plus tôt (on ne peut pas vaincre le terrorisme par le terrorisme?)... ou quelques mois plus tard (œil pour œil, dent pour dent?)

Réalisé par Dominic Sena. Avec John Travolta, Hugh Jackman, Halle Berry. Sorti le 12 septembre 2001.


dimanche 31 mai 2009

Scoop

Rétrospectivement, je crois qu'il ne peut y avoir que trois raisons de regarder ce film. Soit vous êtes fan de Woody Allen, et vous allez être séduit par son personnage, Sidney, un magicien qui va se faire passer pour le père d'une journaliste en vue de l'aider à démasquer un serial killer. Et je dois avouer que sans être fan, j'ai assez aimé le bonhomme, avec ses tics de langage, son humour et sa bonne volonté. Soit vous êtes fan de Scarlett Johansson, et disposé à tolérer qu'elle soit attifée de manière informe et passe son temps le nez en l'air à regarder son partenaire masculin (pas Woody, Hugh).

scoop woody allen scarlett johansson
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Soit vous êtes fan de Hugh Jackman, et vous avez très envie de le voir déambuler en costume ou en peignoir, pour pouvoir admirer à loisir sa haute silhouette (oui, il est beau ET grand ET bien foutu), ses épaules et son beau visage. Je le préfère avec les cheveux un petit peu plus en folie, cela dit, et c'est quand même très dommage qu'il n'ait pas pris le soin de jouer. Quand je vois la platitude de son jeu dans ce film comparé à ce qu'il est capable de faire par ailleurs... je reste perplexe. A croire que même lui n'a pas réussi à rentrer dans l'histoire, ce que je peux d'ailleurs très bien comprendre.

scoop woody allen hugh jackman scarlett johansson
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L'histoire, donc... une jeune femme américaine, étudiante en journalisme, se retrouve par le truchement d'un tour de magie récipiendaire d'un scoop sur lequel est tombé un reporter récemment décédé. Un jeune Lord serait donc le tueur au tarot, qui assassine des prostituées... et pour vérifier l'information, la voilà qui succombe au charme dudit Lord, lui-même bien amusé par sa naïveté et sa fraîcheur. Je pense que l'histoire est surtout un prétexte pour que Woody Allen s'amuse un peu dans cette comédie romantique qui n'a quand même... rien de très drôle. Ni de très romantique, d'ailleurs. A tel point que je me suis demandé s'il ne fallait pas tout prendre au second degré, s'il ne s'agissait pas finalement d'une parodie, mais auquel cas ils ne sont pas allés assez loin... Pour résumer, donc, celui-là, vous pouvez sans doute faire l'impasse... à moins que quelque chose ne m'ait échappé!

Réalisé par Woody Allen. Avec Scarlett Johansson, Hugh Jackman, Woody Allen. Sorti le 01 novembre 2006.


vendredi 29 mai 2009

Someone Like You (Attraction Animale)

Frak, j'ai eu hier une journée détestable, compensée par une délicieuse soirée avec Hugh Jackman. Je n'arrive pas à savoir si je suis chanceuse ou pathétique ;)

Allez, pour être franche, j'ai beaucoup aimé cette comédie romantique, qui est charmante et servie par de chouettes acteurs. Certes, Hugh Jackman est très beau en caleçon au saut du lit, et cerise sur le gâteau, il se donne dans son rôle, ce qui n'est pas toujours le cas cf Scoop dont je parlerai une autre fois. Mais ce n'est pas QUE Hugh Jackman (même si cela suffirait probablement, soyons honnête!)... Ashley Judd est parfaite, tout comme Marisa Tomei (craquante dans Ce que veulent les femmes) et Greg Kinnear (souvenez-vous, l'excellent journaliste rétrograde/révolutionnaire de Vous avez un Message). C'est un très joli casting pour un film certainement sans grande prétention, mais attendrissant et rafraîchissant... en plus d'être bien écrit (inspiré d'un livre de Laura Zigman, à ajouter sur ma liste de lecture?). En bref, une bonne comédie romantique.

ashley judd greg kinnear someone like you attraction animale
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L'histoire, c'est celle d'une jeune femme qui ne croit plus vraiment en l'amour, mais qui succombe néanmoins au charme d'un de ses collègues de travail. Ledit collègue, qui, au moment d'emménager ensemble, prend soudainement de la distance, avant de rompre et de renouer avec son ex. Échaudée par cette expérience, et inspirée par son colocataire qui ramène tous les soirs chez eux une femme différente, Jane échafaude une brillante théorie comparant les hommes... aux taureaux, qui ne saillissent apparemment pas la même vache deux jours de suite (je l'admets, les cinq premières minutes du film sont déroutantes!). Théorie qui va lui offrir une célébrité nationale, et exaspérer celui qui attend qu'elle veuille bien lui ouvrir son cœur, vous vous en doutez.

ashley judd hugh jackman someone like you attraction animale
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Oui, je sais, je suis une incorrigible romantique. Eh bien je le revendique. Na.

Réalisé par Tony Goldwyn. Avec Ashley Judd, Hugh Jackman, Greg Kinnear, Marisa Tomei. Sorti le 5 septembre 2001.


jeudi 28 mai 2009

X-Men Origins: Wolverine

Autant le dire tout de suite, cet épisode des aventures de Wolverine soulève certainement moins de questions morales que la trilogie des X-Men, même s’il nous amène à nous interroger sur ce qui sépare l’homme de l’animal. Surtout quand l’homme en question dispose d’un instinct de chasse et de survie ultradéveloppé, habitué qu’il est à être traqué comme un animal, ou utilisé en temps que tel par l'armée, dressé à l’attaque. Non, celui-là totalise beaucoup plus de scènes d’action, plus de violence, de souffrance également... et de manière générale, il est très noir, sans les traits d’humour auxquels les mutants m’avaient habituée. Nous sommes loin du message d’espoir et de tolérance que véhicule la trilogie des X-men, même si elle verse également beaucoup de sang.

La séquence d’introduction est très forte, et nous montre les circonstances particulières dans lesquelles Logan (Hugh Jackman) et Viktor (Liev Schreiber) –ils aiment bien tourner ensemble, ces deux là !- sont devenus frères de sang… avant de nous les montrer combattant côte à côte dans toutes les guerres, depuis la guerre de sécession à la guerre du Vietnam.

x-men origins wolverine hugh Jackman
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Je ne vais pas vous dévoiler ce qui suit, mais la transformation de Logan en Wolverine est très bien gérée, d’autant que nous en avons vu des bribes dans la trilogie X-men – ce que l’on a bien voulu nous dévoiler-, et que finalement découvrir comment il en est arrivé là, suivre son raisonnement et les circonstances qui ont mené à sa transformation… c’est très intéressant. Faire un prequel qui se tienne n’est pas une chose facile, et pour le coup, c’est particulièrement réussi… c’est tellement bien mené que j’irais bien jusqu’à dire qu’on peut regarder celui-là avant ou après les autres, et que cela ne doit faire aucune différence au final. Le regarder avant donne des clefs supplémentaires pour comprendre le Wolverine de la trilogie, tandis que le regarder à postériori permet de repérer des personnages ou des détails qui auront leur importance plus tard… (Pour pinailler, je dirais bien juste que je regrette que l'on apprenne pas d'où lui vient sa coiffure, à Wolverine... mais c'est presque hors sujet!)

Réalisé par Gavin Hood. Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber. Sorti le 29 avril 2009.


mercredi 27 mai 2009

X-Men: la trilogie

Je dois avouer que j'ai été très agréablement surprise par ces super-héros, découverts en fouillant la filmographie de Hugh Jackman, mon obsession du moment (vous me direz, il y a pire...). J'avais déjà vu quelques images du second épisode, auxquelles je n'avais pas compris grand chose, il faut bien avouer que c'était depuis le fauteuil de mon dentiste, et sans le son et en prenant le film en plein milieu, j'avais des circonstances atténuantes. Mais à part cet aperçu, vu que les BDs de Marvel ne font pas partie de mes lectures habituelles, je découvrais complètement l'univers.

Les intrigues n'ont rien de très original, c'est toujours le même principe, avec le mégalomane qui cherche à prendre le contrôle du monde, des super-héros qui interviennent, se font mal, découvrent des choses sur eux-mêmes, etc. Tout semble perdu et puis hop, finalement, les gentils s'en tirent (plus ou moins) bien.

Non, ce qui est intéressant, ce sont les questions morales posées par ces films, qui vont du coup bien au-delà d'un -man classique (remplacez le "-" par le préfixe de votre super-héros préféré, il y en a des tas). Mais laissez-moi vous rappeler en deux mots le pitch de la trilogie X-men... Parmi les hommes qui naissent aujourd'hui (enfin, dans un futur pas si lointain) l'on découvre des mutants, homme et femme, dont les super-pouvoirs se révélent à l'adolescence. Certains sont télépathes, d'autres télékinésistes, il y en a qui peuvent voler, se téléporter, maîtriser les éléments naturels, passer à travers les murs, prendre la forme de n'importe quel individu, d'autres ont adopté des caractéristiques animales, comme la faculté de faire repousser un membre ou de se servir de sa langue comme d'une arme... Évidemment, ces mutants posent de multiples problèmes potentiels dans une société qui craint que ceux-ci ne se servent de leurs pouvoirs pour faire le mal, et au sein même des mutants comme de tout groupe social, les opinions divergent à propos de leur manière d'envisager l'avenir sur une terre qu'ils partagent aujourd'hui avec les humains.

Et justement pour représenter ces deux groupes, l'on retrouve deux amis de toujours, Charles et Erik, aujourd'hui opposés. Charles a fondé une école dans laquelle les jeunes mutants peuvent apprendre à canaliser leurs pouvoirs, et surtout à ne pas se laisser dominer par un sentiment de toute puissance, somme toute bien naturel. Charles lutte pour la tolérance et l'intégration, tandis qu'Erik lutte pour l'anéantissement des humains. Déporté pendant son enfance en camp de concentration, séparé de ses parents envoyé dans les chambres à gaz, il refuse catégoriquement l'idée que l'on puisse à nouveau restreindre sa liberté... et organiser le génocide de sa race (supérieure, quelle ironie!).

X-men
X-Men, tous droits réservés

J'ai donc trouvé particulièrement intéressant ce parallèle, parce que regardons les choses en face: si demain des mutants voyaient le jour parmi nos enfants, que ferions-nous? Je n'ai aucune peine à imaginer qu'effectivement, on chercherait à les recenser, et qu'en les recensant, on les priverait d'une liberté individuelle à laquelle ils ont le droit. Nous avons déjà du mal à tolérer qu'une personne ne soit pas de la même couleur ou de la même religion que la notre, alors comment pourrait-on vivre au milieu de mutants sans les transformer en bête de cirque?

X-men
X-Men 3: l'affrontement final, tous droits réservés

Pour prolonger la réflexion, combien de temps faudrait-il pour se demander si les mutants sont l'avenir de la race humaine, ou une anomalie génétique? Pour envisager par exemple leur stérilisation? Leur confinement dans des réserves? Un contrôle médicamenteux ou au contraire une exploitation de leurs pouvoirs? Ce que je veux dire, c'est que tout cela, nous l'avons déjà vécu, nous le vivrons à nouveau (tiens, ça me rappelle quelque chose, cette réflexion! - "All of this has happened before, and will happen again", BattleStar Galactica), et je ne suis pas persuadée que nous ferons des meilleurs choix. C'est pour cela aussi que j'ai aimé cette trilogie, qui a le mérite de nous confronter à nouveau à notre peur de ne pas être la race dominante sur la Terre.

Évidemment, on peut également se poser la question en temps que parent: pourrions-nous accepter la différence de notre enfant? Chercherions-nous à faire à tout prix le bonheur de notre enfant en l'acceptant tel qu'il est, peu importe ses pouvoirs ou son physique, ou lui demanderions-nous de réprimer sa nature profonde? Ce qui nous amène directement au sujet du troisième épisode: si un laboratoire découvrait une manière de supprimer une fois pour toutes la mutation chez une personne, les humains devraient-ils l'imposer aux mutants? Pourraient-ils l'utiliser comme une arme? Les mutants devraient-ils s'interdire de devenir humains? La mutation est-elle une maladie ou une bénédiction? Là-dessus encore, les protagonistes sont très divisés... entre ceux qui en tirent un bénéfice personnel, ceux qui aiment ce sentiment de toute puissance, ceux dont les pouvoirs ne leur font pas endurer de discrimination... Mais pour cette jeune fille qui ne peut pas toucher une personne sans mettre la vie de cette dernière en danger, abandonner son pouvoir n'est-il pas le seul moyen de vivre une vie épanouie?

En résumé, je me réveille un peu tard mais c'est très intéressant à regarder, et je ne peux que vous y inciter. Cerise sur le gâteau, les acteurs sont beaux (même si Wolverine mériterait de faire un tour chez le coiffeur...), les actrices également, le casting est d'ailleurs plutôt réussi, même chez les plus jeunes. Quant aux décors, aux costumes et aux effets spéciaux (mention toute particulière à Nightcrawler/Kurt Wagner ci-dessous sur ces deux derniers points, quoique Mystique est également fascinante)... tout est parfait pour nous plonger dans une ambiance de SF/Fantastique, pas si distance que cela de notre époque.

X-men
X-Men 2, tous droits réservés

X-Men: Réalisé par Bryan Singer. Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen. Sorti le 16 août 2000.
X-Men 2: Réalisé par Bryan Singer. Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen. Sorti le 30 Avril 2003.
X-Men l'affrontement final: Réalisé par Brett Ratner. Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen. Sorti le 24 Mai 2006.



mardi 26 mai 2009

The Prestige

Excellent film avec Hugh Jackman, Christian Bale et Michael Caine (quelle affiche !) qui nous fait rentrer dans les coulisses des spectacles de magie du 19ème siècle... l'histoire de deux magiciens qui deviennent rivaux lorsque la femme de l'un d'entre eux se tue au cours d'un tour pendant lequel elle est plongée, pieds et mains liées, dans un coffre-fort rempli d'eau. Le ton est donné. Tour après tour, spectacle après spectacle, année après année, les deux rivaux vont s'affronter depuis leurs scènes de théâtre respectives, pour la gloire et la vengeance. Chacun va aller jusqu'à écrire un journal intime qu'il remettra à l'autre de manière détournée, pour qu'il sache à quel point il est décidé à aller jusqu'au bout de leur rivalité.

J'ai adoré ce film, à la fois pour le côté coulisses tout à fait passionnant, mais surtout pour l'étude de caractères. The Great Danton face à The Professor, à la vie, à la mort... ils ne reculent devant rien pour prendre le dessus l'un sur l'autre, ce qui est particulièrement triste vu les circonstances de leur querelle de départ. Pas de surprise de ce côté-là, il n'y a pas haine plus puissante que celle qui existe entre deux ex-amis, au point d'oublier avec le temps les réelles raisons qui les ont poussés l'un contre l'autre pour ne devenir qu'une intense querelle professionnelle, complètement obsessionnelle: être meilleur magicien que l'autre.

Cutter: Every great magic trick consists of three parts or acts. The first part is called "The Pledge". The magician shows you something ordinary: a deck of cards, a bird or a man. He shows you this object. Perhaps he asks you to inspect it to see if it is indeed real, unaltered, normal. But of course... it probably isn't. The second act is called "The Turn". The magician takes the ordinary something and makes it do something extraordinary. Now you're looking for the secret... but you won't find it, because of course you're not really looking. You don't really want to know. You want to be fooled. But you wouldn't clap yet. Because making something disappear isn't enough; you have to bring it back. That's why every magic trick has a third act, the hardest part, the part we call "The Prestige".

Je ne veux pas vous dévoiler plus l'histoire, qu'il vous faut absolument découvrir, mais je peux vous dire que j'ai pris un plaisir fou à tenter de démêler les dessous de chaque scène, et à relever les indices permettant de deviner au moins une partie de l'intrigue. C'est extrêmement bien écrit, et j'ai pris beaucoup de plaisir également à réfléchir après coup aux paroles des uns et des autres, à toutes ces répliques qui ont un double sens, et à comprendre la portée des premières scènes. Vous savez, c'est le genre de film qui prend une seconde dimension une fois que l'on en possède la clef, un peu à la manière de Sixième Sens ou du encore du film Les Autres. On peut le regarder une seconde fois immédiatement juste pour comprendre chaque scène de A à Z, et je suis particulièrement sensible à ce genre d'artifice, que je recherche également dans mes lectures. C'est à mon sens une grande qualité.

Juste un petit mot supplémentaire pour vous dire qu'il n'y a pas que de la magie dans ce film, mais bel et bien du fantastique qui m'a fait penser à David Copperfield et à ses grandes illusions. Quelque part, je crois qu'on veut tous croire qu'il est possible de faire de la vraie magie, celle qui n'implique pas de truc, ne recourt à aucune illusion, aucun mécanisme, celle qui est, tout simplement.

Comme le dit Michael Caine, alias Cutter, à Angier (Hugh Jackman): You're a magician, not a wizard.

the prestige Hugh Jackman Christian Bale Michael Caine
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A voir, absolument. (Et probablement à lire, aussi, puisqu'il s'agit de l'adaptation d'un roman de Christopher Priest... je m'en occupe dés que je peux).

Je sais que la plupart d'entre vous ne sont pas fan des vidéos, mais regardez ce trailer... si cela ne vous donne pas envie de regarder le film, je mange mon chapeau (et cette fois, ce ne sera pas de la magie !)



Réalisé par Christopher Nolan. Avec Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine . Sorti le 15 novembre 2006.


jeudi 21 mai 2009

Pour moi, une belle histoire, c’est…

P’tite Mousse nous challenge sur le sujet, mais si, , dans les commentaires… alors lâchons-nous :) Je commence.

Pour moi, une belle histoire, c’est souvent une histoire de tolérance. Une histoire dans laquelle les personnages principaux vont apprendre à aimer une personne (parfois eux-mêmes, d’ailleurs) pour ce qu’elle est, et non pour ce qu’ils voudraient qu’elle soit. Aimer quelqu’un tel qu’il est, sans lui demander de changer. J’aime voir grandir ainsi les personnages… les voir dépasser leurs préjugés, aller au-delà des apparences, ignorer les on-dit, pour enfin accepter au final ce qui semblait inadmissible au départ. Qu’il s’agisse de deux amants, de deux amis, d’un parent et de son enfant… cela fait partie de mes belles histoires.

Je suis très sensible également à ces histoires dans lesquelles la confiance joue un grand rôle. J’adore voir deux personnages qui ne partagent rien être obligés de s’en remettre totalement l’un à l’autre pour atteindre un objectif commun. J’aime qu’une histoire joue sur cette intuition qui fait que parfois, en rencontrant quelqu’un, on lui fait immédiatement confiance, que ce soit en amitié, en amour, ou en affaires.

Une belle histoire, c’est souvent aussi, pour moi, une histoire plausible… pas forcément réaliste, mais dans laquelle il y a une logique que l’on peut suivre. J’aime bien comprendre le cheminement des personnages. Si dans leur tête ils vont d’un point A à un point B, je veux voir ou savoir la route qu’ils prennent. Que ce soit montré ou que j’ai toutes les cartes pour le deviner, peu importe, mais je ne veux pas que l’on me dise que c’est marraine la bonne fée qui s’en est occupé d’un coup de baguette magique.

Voilà donc déjà trois raisons pour lesquelles je peux trouver qu’une histoire est belle… une histoire, hein, parce que ce qui fait un bon film… c’est une autre histoire ;) Et puis hop, je remets un lien vers un billet qui donnait également quelques indices à propos de mes goûts cinématographiques… c’était .

mercredi 20 mai 2009

Deception (Manipulation)

J’ai beaucoup aimé ce film à suspense, certainement un des meilleurs que j’ai vu depuis longtemps. Cela commence tout doucement comme une histoire d’amitié entre deux hommes très différents : le comptable invisible et solitaire, et le beau loup de la finance qui a dans son téléphone une mystérieuse liste de numéros de femmes disponibles pour une nuit d’amour à l’hôtel… L’un va dévergonder l’autre, et nuit après nuit, notre comptable savoure sans réserve son plaisir, jusqu’à ce qu’il se retrouve face à face avec une mystérieuse S, et rompe les règles du club.

Je ne vais pas vous en dévoiler plus sur l’intrigue, parce que comme dans The Game (mais si, souvenez-vous, avec Michael Douglas), rien n’est ce qu’il semble être, et c’est bon de voir ses certitudes s’écrouler au fur et à mesure qu’avance ce thriller et que les éléments se mettent en place. Gagnera, ou gagnera pas ?

deception manipulation Hugh Jackman, Ewan McGregor, Michelle Williams
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Je ne suis pas une grande fan d’Ewan Mc Gregor, mais je dois avouer que sa transformation au fur et à mesure du film est parfaite, tout comme celle de Hugh Jackman… ils sont tous les deux très crédibles sur une grande palette d’émotions, et c’est un plaisir que de les voir se donner la réplique. J’étais également contente de retrouver Michelle Williams, bien plus jolie que dans ses précédents films, même si franchement, elle pourrait avoir quelques kilos de plus. Ceci dit, peu importe, le casting est très bon, tout comme la réalisation… et l’intrigue, qui nous laisse perplexe jusqu’aux toutes dernières minutes sur l’identité de celui ou de celle qui aura le dernier mot.

Réalisé par Marcel Langenegger. Avec Hugh Jackman, Ewan McGregor, Michelle Williams. Sorti le 3 septembre 2008.

mardi 19 mai 2009

The Fountain

J'étais très alléchée par le pitch sur imdb, au point que je l'ai relu après avoir vu le film, en me disant que j'avais du mal comprendre... il y a de temps en temps un film comme celui-là, qui, lorsqu'il se termine, me fait me retourner vers l'Homme et lui demander "T'y as compris quelque chose, toi?"

Trois histoires s'entremêlent... celle de Tomas, un conquistador qu'Isabel, Reine d'Espagne, envoie en Nouvelle Espagne chercher l'arbre de vie, tout droit sorti du jardin d'Eden, et ce afin de mettre un terme à l'Inquisition. Celle de Tom, qui recherche un traitement au cancer dont sa femme, Izzie est atteinte. Izzie qui passe ses derniers instants de vie à réfléchir sur la mort, en particulier telle qu'elle est décrite dans les légendes mayas, tandis que son mari refuse d'accepter que la mort soit inéluctable. Et enfin celle de Tommy, voyageur de l'espace, qui emmène un arbre de vie moribond renaître dans l'explosion d'une étoile...

the fountain hugh jackman
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Dis comme cela, on trouverait presque un sens au film, mais pour ma part, à l'exception peut être de quelques dialogues et d'une scène à couper le souffle tant sa réalisation est parfaite, je vais vite l'oublier... Un bon film, ce n'est malheureusement pas aussi simple que de coller ensemble une histoire d'amour, une légende, et de belles images mystiques et oniriques...

Réalisé par Darren Aronofsky. Avec Hugh Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn. Sorti le 27 décembre 2006.


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