Tequila's Secrets

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mardi 09 décembre 2008

Firefox

Penchée sur ma vidéothèque, j'ai pensé que du Clint Eastwood avec un soupçon d'avion de chasse ultra perfectionné, ça ne pourrait qu'être un super film. J'avais tort, je me suis terriblement ennuyée... Déjà, d'un point de vue histoire, la Guerre Froide a quand même plutôt mal vieilli, et quand en plus il s'agit des aventures d'un vétéran de la Guerre du Vietnam, hanté par les atrocités vues là-bas... ça n'allège pas la sauce. Qui ne prends pas (il n'y avait vraiment personne d'autre, pour cette mission ?).

Nous avons donc un vétéran qui est introduit sous couverture en URSS pour aller voler un prototype de MiG-31, avec un système d'armement révolutionnaire puisqu'il suffit de penser à une arme et à un objectif pour atteindre l'objectif avec l'arme sus-citée. Trop fort. Ceci dit, on ne voit guère l'avion que pendant le dernier quart du film, après d'interminables trajets en voiture et autres courses-poursuites à pied. La musique, destinée sans doute à nous faire dresser les cheveux sur la tête, est soporifique à souhait, presque autant que les transes du vétéran.

Pour résumer... c'est long (2h17 !), c'est lent, et ça n'a aucun intérêt, même si comme moi, on aime bien la silhouette du (vrai) MiG-31. Et puis pour être franche, je ne supporte pas que parfois Clint (enfin, Mitchell Gant) parle en Russe avec le KGB alors qu'entre eux les officiers du KGB parle anglais... on finit par ne plus savoir qui est qui parmi les militaires.

Firefox Clint Eastwood
Tous droits réservés

Réalisé par Clint Eastwood. Avec Clint Eastwood, Freddie Jones, David Huffman. Sorti le 17 Décembre 1992.

dimanche 30 novembre 2008

Nuits Blanches à Seattle (Sleepless in Seattle)

Il y a quelques temps, le nom de Seattle m'évoquait la comédie romantique de 1993, dont je n'avais pas gardé de réel souvenir... hier soir, en regardant le générique de début, trois noms m'ont sauté aux yeux... ceux de Tom Hanks, Meg Ryan, et Nora Ephron. Parce que "Vous Avez un Message", par contre, je crois que je commence à la connaître par coeur :)

Alors peut être que j'ai regardé "Nuits Blanches à Seattle" en étant particulièrement attentive aux points communs... mais clairement, à la fin du film, j'ai eu le sentiment d'avoir vu le brouillon de "Vous Avez un Message". Ne vous méprenez pas, c'est une charmante comédie, mais qui commence quand même par un enterrement, et dans laquelle on devine combien un petit garçon et son papa ont été malheureux pendant les 18 mois qui précédent le Noël pendant lequel tout commence. Et si tout le reste du film est traité avec humour, autant les seconds rôles que les dialogues... je crois que le fantôme de Maggie plane sur l'ensemble de l'histoire. Contrairement à "Vous Avez un Message", qui n'a rien de dramatique.

La nuit de Noël, un petit garçon passe à l'antenne d'une radio nationale pour dire que son papa a besoin d'une nouvelle femme. Et des milliers de femmes vont leur écrire... Peu convaincu par la femme que Sam se décide à fréquenter, Jonah est séduit par l'une de ces lettres, et décide de se rendre au rendez-vous fixé en haut de l'Empire State Building, le jour de la St Valentin. C'est Annie, une journaliste qui vient de se fiancer, qui a écrit, émue par ce petit garçon et cet homme qu'elle a entendus à la radio. Elle va même jusqu'à aller les voir en cachette à Seattle, sans jamais comprendre pourquoi elle en arrive à ce point là, si ce n'est son amour pour le film "An Affair To Remember"... (qui me rappelle un autre film dans lequel les deux héros se promettent de se retrouver quelque part six mois plus tard... j'aurais vu un remake ?).

Doctor Marcia Fieldstone: People who truly loved once are far more likely to love again. Sam, do you think there's someone out there you could love as much as your wife?
Sam Baldwin: Well, Dr. Marcia Fieldstone, that's hard to imagine.
Doctor Marcia Fieldstone: What are you going to do?
Sam Baldwin: Well, I'm gonna get out of bed every morning... breath in and out all day long. Then, after a while I won't have to remind myself to get out of bed every morning and breath in and out... and, then after a while, I won't have to think about how I had it great and perfect for a while.
Doctor Marcia Fieldstone: Tell me what was so special about your wife?
Sam Baldwin: Well, how long is your program? Well, it was a million tiny little things that, when you added them all up, they meant we were suppose to be together... and I knew it. I knew it the very first time I touched her. It was like coming home... only to no home I'd ever known... I was just taking her hand to help her out of a car and I knew. It was like... magic.


C'est l'entière atmosphère du film qui m'a rappelé "Vous Avez un Message"... la bande son tout d'abord, dont on sent que chaque chanson au charme désuet a été choisie avec un soin infini... "Back in the saddle" au moment où le personnage joué par Tom Hanks se décide à demander un RDV à une femme pour la première fois depuis plus de 15 ans, c'est tout simplement parfait. Surtout quand Tom Hanks se la joue cow-boy ;) Tom Hanks est toujours brillant, et plein d'humour, même à propos de lui-même... Meg Ryan est toujours à la recherche du prince charmant, avec ce romantisme totalement naïf qui lui va si bien, qu'il lui vienne d'un film, ou des livres de Jane Austen... Son personnage est d'ailleurs dans les deux cas très influencé par la figure maternelle, qui lui a appris ce qu'est la magie de l'amour, et ce qu'elle ne retrouve pas dans le couple qu'elle forme au début de chaque film avec un homme gentil... oui, juste gentil. Dans chaque film, elle en vient donc à rendre sa liberté à l'autre... parce qu'évidemment, un mariage dans lequel on s'attend juste à être de bons amis, et à vivre confortablement l'un avec l'autre serait voué à l'échec.

Walter: Marriage is hard enough without bringing such low expectations into it.

Et même si Sam et Annie n'ont jamais réellement d'échange épistolaire, l'idée d'écrire est présente tout au long du film... par les milliers de lettres que Sam reçoit, par la lettre que Jonah envoie à Annie, par celle qu'Annie écrit à Sam, avec toutes les suppositions que chacun fait sur la véritable nature de l'autre. L'allusion de Tom Hanks à "Fatal Attraction" est superbe, et nous renvoie à la coïncidence de "Vous Avez un Message", lorsqu'un serial killer est arrêté le soir où Joe n'est pas venu au rendez-vous fixé avec Kathleen. Quant à la réalisation... difficile de rater le parallèle entre les scènes ou Joe et Kathleen ne se rencontrent pas alors qu'ils suivent le même chemin tous les jours... et celles où Sam et Annie se ratent de si peu, à l'aéroport ou à l'Empire State Building. C'est drôle, fascinant, et touchant à la fois.

En résumé, j'aurais tendance à dire que Nora Ephron a appris de ses erreurs de "Nuits Blanches à Seattle" pour sa formidable réusite de "Vous avez un Message"... pas de veuvage, pas d'enfants si ce n'est ceux des autres, pas d'éloignement géographique, et des partenaires encore moins perturbés le jour de l'inévitable rupture pour avoir le champ libre. J'irais même plus loin... si Kathleen et Joe mettent plus longtemps à se reconnaître, c'est bien pour que l'on imagine leur couple plus solide sur le long terme, et que l'on s'identifie plus facilement. Annie et Sam ont cette aura magique des contes de fée... ils s'aiment sans même avoir encore échangé autre chose qu'un "Hello...".



Réalisé par Nora Ephron. Avec Meg Ryan, Tom Hanks, Bill Pullman. Sorti le 17 novembre 1993.

dimanche 23 novembre 2008

L'Arme Fatale 3

Je dois avouer que j'ai moins ri devant celui-là , même si le duo que forment Lorna et Martin est tout de même particulièrement savoureux. Je pense notamment à la scène d'antologie pendant laquelle ils examinent chacun les cicatrices de l'autre, mais finalement, chacune de leurs scènes est particulièrement ciselée point de vue dialogues. Et si dans le précédent opus Martin se trouvait une poupée fragile et naïve à aimer, ce coup-ci il s'agit d'une femme de caractère, et ça a l'avantage de me plaire beaucoup plus. C'est sans doute la raison pour laquelle la mort de Rika m'avait laissée aussi indifférente.

Ceci dit, même si je le trouve un chouia en-dessous du 2, il y a quand même un paquet de scène très drôles, et d'autres à couper le souffle, dont malheureusement je me souvenais suffisamment pour ne pas avoir d'effet de surprise. Si des années plus tard je suis encore capable de ressortir les répliques d'un film, forcément, ça gâche un peu le plaisir. Par contre, je pense que c'est quand même révélateur de combien c'est un BON film.

Réalisé par Richard Donner. Avec Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci. Sorti le 12 Août 1992.




vendredi 21 novembre 2008

L'Arme Fatale 2

J'ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce second opus, très drôle malgré des moments particulièrement dramatiques. Souvenez-vous, c'est dans celui-là que Roger se retrouve cloué pendant plus de 20 heures sur ses toilettes piégées. C'est dans celui-là également que la voiture neuve de la femme de Roger part en lambeaux au fur et à mesure du temps qui passe... C'est dans celui-là encore que l'on fait la connaissance de Leo Getz, qui sauve sa peau en étant témoin à charge... et qui n'en croit pas sa chance, ou son malheur, de se retrouver à devoir suivre en permanence ses deux anges gardiens. Roger est fidèle à lui-même, père de famille avant tout, et Martin est beaucoup moins tourmenté que dans le premier épisode, et d'autant plus drôle.



L'histoire débute par une longue course poursuite, cette fois-ci nos deux amis sont aux trousses de trafiquants Sud-Africains qui se servent allégrement de leur immunité diplomatique pour blanchir des palettes complètes de billets de $1000. Et Martin et Roger vont à nouveau légèrement oublier les règles en vigueur dans la police pour faire tomber les méchants. Très légèrement, vous vous en doutez... :)

[Rudd fires at Riggs, hitting him several times. Riggs falls, writhing in pain. Arjen's gun clicks empty. Roger aims at him]
Roger Murtaugh: [shouting] DROP IT, ASSHOLE!
Arjen Rudd: [holds up his wallet] Diplomatic immunity!
[Roger slowly rolls his head on his neck, takes aim, and fires - his bullet goes through Rudd's wallet, and then his head]
Roger Murtaugh: has just been revoked!


Réalisé par Richard Donner. Avec Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci. Sorti le 02 Août 1989.


jeudi 20 novembre 2008

L'Arme Fatale 1

Je suis persuadée que je n'avais pas revu ce film depuis plus de 10 ans... et pour être honnête, je ne me souvenais que de la fin, je me suis donc bien laissée prendre par l'intrigue, qui n'a pas mal vieilli du tout pour un film qui affiche 21 ans au compteur. Certes les voitures sont antiques, certes le jean de Mel Gibson n'est pas coupé à la dernière mode, mais dans l'histoire, ça n'a pas une grande importance. Et puis vu que l'on voit Mel Gibson nu dans les dix premières minutes, finalement, le jean, on s'en fout ;)

Ceci dit, le personnage campé par Mel Gibson, Martin Riggs, est tellement caricatural que par moments il perd en crédibilité, malgré qu'il soit fabuleusement bien joué... ses moments psychotiques et suicidaires sont à vous glacer les sangs, même si parfois ça traîne un peu en longueur. L'histoire c'est celle de deux flics de Los Angeles, aux caractères, vies, méthodes, diamétralement opposés, et qui vont devoir collaborer sur l'affaire du meurtre d'une prostituée... et si le travail d'équipe n'est pas sans heurts, l'un comme l'autre vont rapidement apprendre à remettre leur vie dans les mains de leur partenaire.



Malgré quelques lourdeurs et quelques incohérences, c'est un bon film du genre, qui alterne le grand spectacle et les dialogues plutôt bien écrits. C'est également une bonne étude de caractères, qui pose les bases entre nos héros, et qui est un fort bon prélude à la savoureuse suite de la saga.

Réalisé par Richard Donner. Avec Mel Gibson, Danny Glover, Gary Busey. Sorti le 05 Août 1987.


samedi 15 novembre 2008

Flawless

Pour le coup, j'ai bien aimé ce film, à l'atmosphère absolument délicieuse, j'adore cette époque de libération de la femme dans les années 60. J'adore la sensualité et la féminité du personnage incarné par Demi Moore, tellement fragile et tellement ambitieuse à la fois, derrière un masque de parfaite froideur qui lui permet de se fondre dans ce milieu très uniquement masculin. La scène de bal, lorsque ses collègues semblent soudainement découvrir qu'elle n'est pas comme eux au vu des outrageuses avances de leur client est... édifiante. Si elle a gagné son indépendance à force de travail, d'intelligence, elle n'en est pas moins qu'une femme objet, qui ne mérite que mépris puisqu'elle a préféré mener une carrière plutôt que fonder une famille.

Flawless Demi Moore Michael Caine
Tous droits réservés

L'histoire m'a rappelé les casses improbables menés par les 11, 12, ou 13 de l'équipe d'Ocean. Un homme d'entretien souhaite arrondir sa pension de retraite. Une femme est fatiguée de n'être qu'une femme aux yeux de ses collègues. A eux deux, ils vont voler plus de 2 tonnes de diamants sous les yeux du service de sécurité... je ne vais pas vous révéler comment, parce que c'est la beauté de ce film. Je ne vais pas non plus vous révéler les raisons profondes de chacun, parce qu'elles font partie du suspense... très bien mené.

C'est un de ces films où vous avez envie de congratuler les protagonistes (bien joué !) au moment du générique de fin. Les décors sont superbes, le rythme vous donne le temps de réfléchir à l'énigme, sans jamais sombrer vers l'ennuyeux. Quant au casting... rien à redire.

Réalisé par Michael Radford. Avec Demi Moore, Michael Caine, Lambert Wilson.

vendredi 14 novembre 2008

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Pour être honnête, je crois que la seule raison pour laquelle j'ai regardé ce film jusqu'au bout (l'Homme a abandonné à mi-film), c'est que Robert Ford (incarné par Casey Affleck, le frère de Ben) est plutôt beau gosse. Et oui, je sais bien que ce n'est pas une bonne raison ! Ceci dit, Brad Pitt et Casey Affleck jouent très bien, et l'on retiendrait presque parfois son souffle lors de leurs duels psychologiques menés avec leurs armes à portée de main.

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Casey Affleck Brad Pitt
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L'histoire raconte l'assassinat de Jesse James par Robert Ford, et au vu du film, je ne suis pas persuadée que le lâche soit celui qu'on le dit. Mais à part ça, je n'ai pas grand chose à ajouter. C'est terriblement long (2h39), et à part peut être pendant les 20 dernières minutes, je me suis beaucoup ennuyée. Les paysages, très crépusculaires, n'ont pas la beauté à laquelle on pourrait s'attendre, même tous les chevaux sont bais foncés ou noirs. Il se dégage de ce film une mélancolie permanente, un désoeuvrement, une lassitude, une impuissance, une résignation à laquelle je n'ai pas adhéré.

Réalisé par Andrew Dominik. Avec Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard. Date de sortie : 10 Octobre 2007


jeudi 13 novembre 2008

Lions et Agneaux (Lions for Lambs)

C'est un film intéressant... qui, vu de ma fenêtre, pourrait presque être un docu-fiction. Je n'ai pas senti de parti-pris politique (je suis peut être naïve à ce sujet), j'ai reçu ce film comme étant plutôt une invitation à la réflexion... êtes-vous prêt à vous battre pour une cause qui vous semble juste ? Etes-vous prêt à tenir votre position ? Etes-vous prêt à vous impliquer, à payer de votre personne ? Jusqu'où iriez-vous ?

A Washington, un sénateur de l'Illinois consacre une interview d'une heure à la journaliste, Janine Roth, qui l'a désigné comme présidentiable... il lui offre sur un plateau une exclusivité concernant un changement de tactique en Afghanistan, qu'il présente comme une stratégie gagnante, et non la tentative de la dernière chance. De petits groupes vont prendre des positions stratégiques, et les tenir coûte que coûte. Jeune journaliste à l'époque de la Guerre du Vietnam, et échaudée par le fait d'avoir cautionné la Guerre, d'avoir cru le gouvernement américain sur parole six ans plus tôt, Janine doute. Comment traiter cette information ?

Lion for Lambs meryl strep tom cruise
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Senator Jasper Irving: What I can say is that this strategy has patience and determination at its core. It ensures that it puts our fighting men in spots where they can face, and fight, and kill the enemy, so that we can then go on about rebuilding that country. And if it takes ten years, that's how long we stay, we do whatever it takes.
Janine Roth: [quoting the Senator] Whatever it takes.
Senator Jasper Irving: Whatever it takes.


En Californie, un professeur de Science Politique a convoqué un élève brillant mais absentéiste. Il a une heure pour comprendre la démotivation de l'élève, Todd Hayes, qui est pourtant à l'origine du débat le plus animé et profond qu'il lui ait été donné d'arbitrer, et tenter de le convaincre de donner un sens à sa vie. A quoi bon être intelligent si ce n'est pas pour faire une différence au sein de la société ? Pourquoi ne pas utiliser ses capacités naturelles pour changer les choses ? Pour le convaincre, il va évoquer avec lui deux autres de ses étudiants, Ernest et Arian, qui ont poussé leur engagement jusqu'à partir en Iraq, pensant qu'à leur retour ils pourraient réellement faire une différence.

En Iraq, un hélicoptère décolle avec à son bord un petit groupe de militaires... alors qu'ils sont pris pour cible à proximité du site stratégique visé, Ernest riposte et chute, se blessant gravement. Adrian saute à sa suite... les secours arriveront-ils à temps alors que les Talibans progressent vers eux ? Quelles décisions vont-ils prendre pour ré-affirmer leur engagement ? Comment en sont-ils arrivés à la conclusion que l'engagement leur permettrait de faire la différence ?

C'est un film intéressant, très porté sur les dialogues... trois lieux, peu de seconds rôles, peu d'effets spéciaux, beaucoup de sobriété. Les performances sont brillantes... j'ai été subjuguée par Tom Cruise et Meryl Streep, leur language du corps à tous les deux est juste parfait. Les deux engagés sont excellents également, en particulier Michael Peña (Ernest)... j'ai beaucoup aimé la fraternité entre ces deux hommes issus de minorités, mal à l'aise à l'idée de devenir des héros, mais prêts à se battre pour la grandeur de leur pays.

Réalisé par Robert Redford. Avec Tom Cruise, Meryl Streep, Robert Redford, Michael Peña. Sorti le 21 Novembre 2007.


dimanche 09 novembre 2008

Madagascar 2: Escape to Africa

Allez, autant vous le dire de suite, je fais partie des privilégiés qui l'ont vu en avant-première aujourd'hui dans un Kinépolis. Na :) Et c'est plutôt un bon second opus, très drôle, même si globalement je crois que je suis quand même moins emballée que par le premier. Ceci dit, le premier, je l'ai vu tant de fois que je crois n'avoir laissé passer aucun détail... ce qui n'est pas le cas en un seul visionnage au ciné.

Je vais commencer par le moins bon, enfin, à mon goût, avant de vous dire ce que j'ai aimé... Je crois que déjà, la bande son est beaucoup moins enthousiasmante... même si on n'échappe pas au "I like to Move It" ou à une nouvelle interprétation de "New York"... ça colle moins bien à l'histoire, et du coup, à part "Coppacabana", je n'ai pas retenu grand chose. J'ai également eu l'impression d'une plus grande segmentation entre les scènes enfants et les scènes adultes, le comique de situation et les dialogues humouristiques... et c'est un peu dommage.

Mais ne vous méprenez pas, hein, c'est du très bon divertissement... l'histoire, c'est celle de nos amis du Zoo de New York, bien décidés à rentrer chez eux dans l'avion... commandé et réparé par les pingouins, qui sont toujours aussi drôles. Ils arrivent même à squatter le logo DreamWorks au début du film ;) Vous devinerez aisément que cela ne se passe pas tout à fait comme prévu, et que nos amis se retrouvent en Afrique, pour un retour à "la vie sauvage", au milieu de leurs semblables, enfin, si l'on peut dire. Entre Moto-Moto l'hippopotame séducteur ("Moto" signifie "chaud" en Swahili... bref, je ne vous fais pas de dessin !), le lion coiffé à la Elvis et les girafes fatalistes... ils sembleraient presque normaux. Presque.

Je dois avouer que j'ai adoré toutes les scènes avec l'avion... avec lequel les pingouins font des miracles, et dans lequel King Julian est terriblement drôle. C'est bien sûr très mignon de découvrir quelle fut l'enfance d'Alex, et de quelle manière il s'est retrouvé Roi de NY... Un bon point également pour une séquence très bien réalisée qui retrace à la façon d'un reportage la disparition du cargo sur lequel nos amis avaient embarqué, et l'émotion qui s'est emparée de la ville... bref, si vous n'avez pas vu le premier, vous comprendrez quand même celui-là. Et autant le premier épisode était centré sur la quête du "moi" intérieur, autant celui-ci touche à l'identité, et à ce qui rend chacun unique... on reparle aussi d'amitié, et on aborde l'amour. Se retrouver enfin dans un groupe appartenant à sa propre espèce, c'est quand même pour chacun d'eux un grand changement, même s'ils l'abordent avec plus ou moins d'enthousiasme ! Évidemment nos amis ont les hormones qui les démangent, avec les implications inévitables que ces désirs peuvent avoir sur leur bonne entente à tous les 4, et je dois avouer que ça aussi, ça m'a bien plu. Beaucoup de clin d'oeils également vers d'autres films, le plus évident étant bien sûr Le Roi Lion, avec le retour de l'enfant prodigue, chassé et re-chassé à cause des manigances de celui qui veut prendre la place de mâle dominant. Petite allusion aux Gremlins également, 'sont pourtant pas jeunes, ceux-là !

Un peu déçue néanmoins par le fait qu'il y ait tant de "gens"... je continue de trouver que la force de ces personnages ne vient pas de leur interaction avec l'homme, et pour le coup, en plus, nous retrouvons la vieille dame qui avait vaincu Alex dans la Gare Grand Central, je ne l'aimais déjà pas trop à l'époque, je ne l'aime pas plus aujourd'hui, d'autant que les animaux ne sont quand même pas tendres avec les gens, et que je n'aime pas les voir trop violents. Ceci dit, elle est quand même un ressort très drôle de l'histoire, à mi-chemin entre Robin des Bois et Koh-Lanta, et j'aurais presque pu, parfois, l'applaudir des deux mains !

Réalisé par Eric Darnell, Tom McGrath. Avec Ben Stiller, Chris Rock, Jada Pinkett. Sortie le 03 décembre 2008.

vendredi 07 novembre 2008

Medieval Pie: Territoires Vierges (Virgin Territory)

Sur ce coup là, P'tit Mousse, je ne félicite pas ton frangin ;) Non, je plaisante, en réalité j'avais bien besoin d'un film qui me permettrait de m'évader tant je serais affligée! :) Son titre me rappelait évidemment les American Pie, dont je ne garde pas d'excellents souvenirs, mais qui ont le mérite de me faire rire pour peu que je sois dans l'humeur. Et pour le coup, je n'ai pas été déçue, il y a quand même quelques scènes assez terribles... celle où les deux paysannes très émoustillées donnent une leçon de traite... très suggestive... aux deux godelureaux qui en ont marre d'entendre vanter les mérites de la virginité. Ou encore celle où la vierge effarouchée et la fille facile s'échappent en triant les bandits fesses à l'air par ordre de taille (je vous laisse deviner ce qu'elles mesurent !).

A part ces scènes peu intellectuelles, c'est tout de même très shakespearien. Ne rigolez pas, je m'explique :) Déjà, moi, l'Italie de cette époque, ça me fait toujours penser à "Beaucoup de Bruit pour Rien" (Much Ado About Nothing) qui est une comédie que j'adore, tant au cinéma qu'en lecture. Mais au-delà de cela, le trame est typiquement dramatique... une jeune fille, promise à un Comte Russe, perd ses parents lors de l'épidémie de peste noire. Aussi belle que riche, elle est évidemment convoitée par l'homme le plus puissant de la ville (Gerbino), tandis qu'elle est amourachée d'un beau jeune homme (Lorenzo)... moins fortuné qu'elle. Pour échapper au mariage que tente de lui imposer Gerbino, là voici qui fuit la ville en même temps que Lorenzo pour aller attendre le Comte dans une de ses propriétés à la campagne. Evidemment elle est suivie par Gerbino, et évidemment ces messieurs, le Comte y compris, vont se battre pour elle.

Bon, si je vous révèle que Lorenzo profite de son étape dans un couvent pour déflorer tous les anges qui y sont enfermés, c'est tout de suite moins Shakespearien... mais ça réussit l'exploit d'être à la fois relativement sensuel et très drôle :) Sérieusement, j'ai passé un bon moment devant ce film aux dialogues quasi-entièrement à double sens... sans compter les chouettes duels à l'épée pendant lesquels Lorenzo, qui fut un Jedi dans une autre vie, manie l'épée aussi prestement que le sabre laser. Et puis que de beaux mâles... l'oeil vif, la musculature saillante, fougueux... tous de très beaux spécimens ! (Je parle des chevaux, évidemment, pas des hommes. Quoique !)



Réalisé par David Leland. Avec Hayden Christensen, Mischa Barton, Tim Roth, Matthew Rhys. Sorti le 23 juillet 2008.

jeudi 30 octobre 2008

Les Rivières Pourpres 2

Sans avoir vu le 1, j'ai plutôt bien accroché à celui-ci... c'est un bon suspens, bien emmené, servi par des acteurs intéressants, même si la brunette est fade face à Jean Reno et Benoît Magimel.

Le côté religieux de l'intrigue m'a bien plu, d'autant que l'on comprend très vite qu'il faut chercher une explication rationnelle... et non mystique. L'histoire, c'est celle de tueurs à l'apparence de moines, les anges de l'Apocalypse, qui crucifient, emmurent, égorgent... bref, liquident de manière violente des hommes prénommés comme les apôtres et exercant le même métier qu'eux, et qui seraient les gardiens d'un trésor secret... le tout sur fond de Ligne Maginot et de rivalité franco-allemande.


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Jean Reno, toujours aussi pince-sans-rire, est délicieux, surtout secondé par un Benoît Magimel pugnace et très humain à la fois. Il faut vraiment que je regarde le 1, tiens.

Réalisé par Olivier Dahan. Avec Jean Reno, Benoît Magimel, Camille Natta. Sorti le 18 Février 2004.


mardi 28 octobre 2008

Saw

Il faut être honnête, le seul intérêt (!) de ce film bourré d'incohérences, ce sont les quelques scènes mi-gores mi-écoeurantes devant lesquelles on détourne quelques instants les yeux. Et peut être aussi que les deux acteurs principaux sont plutôt beaux gosses, mais vu la situation dans laquelle ils sont fourrés, on a pas forcément envie d'aller batifoler à leurs côtés.

John: Dr. Gordon, this is your wake-up call. Everyday of your working life you have given people the news that they're gonna die soon. Now *you* will be the cause of death. Your aim in this game is to kill Adam. You have until six on the clock to do it. There's a man in the room with you. When there's that much poison in your blood, the only thing left to do - is shoot yourself. There are ways to win this, hidden all around you. If you do not kill Adam by six, then Alison and Diana will die, Dr. Gordon... and I'll leave you in this room to rot. Let the game begin.

Nous voilà donc (enfin, eux, pas nous) au prise avec un tueur en série qui ne tue pas. Disons qu'il place ses victimes dans la position de faire des choix pour sauver leur peau, choix qui sont souvent... mortels. Il y a un certain raffinement dans la torture qui m'a rappelé Seven, que je n'avais pas aimé non plus. C'est surtout très tordu, pas crédible un instant (en même temps, c'est pas plus mal...) et plein d'invraisemblances qui donnent l'impression d'avoir été lésé. Je veux dire, on supporte les lenteurs du film, les scènes peu convaincantes, les raccourcis qui arrangent bien le réalisateur... en espérant qu'à la fin, tout cela s'expliquera par un scénario bien ficelé. Du tout. Clairement, le but ultime du film, c'est d'être une collection de tableaux qui jouent sur nos peurs.

Et ça, ça marche pas mal, tant que l'on ne se doute pas encore que l'on est mené en bateau... J'ai du mal à croire qu'on en soit au cinquième opus.

Réalisé par James Wan. Avec Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover. Sorti le 16 Mars 2005.

mardi 21 octobre 2008

Enfants, Halloween et Vidéos

Pour mettre les petiots dans l'ambiance de cette fin d'octobre, outre d'avoir décoré la maison, j'ai aussi ressorti les vidéos ad'hoc...

C'est évidemment l'époque idéale pour regarder "Mickey au Club des Méchants", un spicilége d'une heure de dessins animés Disney sur le thème d'Halloween... certains sont délicieusement rétros, comme celui narré en voix off et entièrement en rimes qui voit Mickey se débattre avec sa nouvelle maison. L'on y retrouve également Dingo qui apprend le métier de fantôme, ou les fameux Riri, Fifi et Loulou qui en font voir de toutes les couleurs à leur oncle Donald, parfois sans paroles, uniquement en musique. C'est joli, ça fait peur juste ce qu'il faut, ça fait aussi rire de bon coeur, et c'est très agréable à regarder, même si cela n'a pas le réalisme technique de ce qui sort actuellement des Studios.

N'oubliez pas non plus l'intemporel "Casper le Fantôme", qui convient aux plus petits comme aux grands (ben oui, y'a plusieurs niveaux de visionnage, si je puis dire !)... tenez, je l'avais reviewé ici...

Pour les grands, c'est le moment de voir ou revoir les oeuvres de Tim Burton...

Tout d'abord "Sleepy Hollow: la Légende du Cavalier sans Tête" (que je n'ai jamais reviewé, ce n'est pourtant pas faute de l'avoir vu et revu)... l'histoire d'un enquêteur affecté à un village où chacun semble avoir un secret, avec pour mission de démasquer le tueur en série qui décapite ses victimes. Comment les choisit-il ? Qui est-il ? C'est noir, c'est effrayant, c'est une énigme à la Tim Burton menée au rythme du galop d'un destrier qui semble sorti tout droit des enfers, et dont l'épée du cavalier s'abat sur les têtes avec la régularité d'un métronome.



Et enfin "L'étrange Noël de Monsieur Jack"... tenez, pekA en parlait ici. Je serais personnellement un pouillème moins enthousiaste, mais ça reste un classique qu'il faut avoir vu pour son esthétique hors du commun.





(Jetez un oeil sur mes autres billets sur le thème d'Halloween!)

lundi 20 octobre 2008

Desperate Housewives 5x03: Kids Ain't Like Everybody Else

Je dois avouer que j’ai pris un plaisir un chouia sadique dans cet épisode à regarder les démêlés conjugaux des Scavo… une fois de plus Lynette tente de recadrer Tom avec lequel elle fait pourtant preuve d’une remarquable patience, c’est quand même, assez clairement, le cinquième (sixième ?) enfant du foyer. Les voilà donc en train de mettre un peu d’ordre dans leur garage deux voitures (dans lequel Lynette adorerait pouvoir en rentrer au moins une)… avec un Tom qui a bien du mal à se débarrasser de tout ce à quoi il pourrait avoir un jour le temps de se mettre (quand il ne sera plus père à plein temps d’une flopée d’enfants, propriétaire d’une pizzéria, et accessoirement… mari). Il y a une brèche dans le couple, et le nouveau mari d’Edie s'y engouffre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Comme toujours, en face, Lynette a plus d’un tour dans son sac (on pourrait même dire qu’elle ne recule devant aucun subterfuge !), mais au final, c’est le pro de la manipulation qui gagne… et c’est très bien ficelé. Jouer sur le fait que Tom pourrait la tromper si elle ne lui laisse pas la liberté de s’éclater comme il en a envie, c’est mettre le doigt exactement là où ça fait mal chez les Scavo.

J’étais bien heureuse de voir Gaby repasser en mode combat, j’aimerais assez qu’elle en ait assez enduré, et qu'elle sorte la tête de l’eau… C’est pas tout cela, mais la voir brader son Aston Martin pour boucler ses fins de mois, et se retrouver à acheter une poubelle… à Andrew, qui ne lâche pas un centime, j’aurais presque envie de la plaindre. Encore plus quand le couple d’acheteurs avoue vouloir son cabriolet pour la nounou de leurs enfants, et quand elle se démène pour $300, une somme qu’elle devait dépenser de manière quasi-quotidienne chez l’esthéticienne quelques années plus tôt.

Du côté de Susan, j’aime beaucoup l’aisance qui s’est installée entre Jackson et Mike… je ne sais pas ce que cela va donner, mais à voir Susan entourée par ses hommes, je me dis que peut être qu’à deux ils réussiront à lui mettre du plomb dans le crâne ?! Quant à la voir débarquer chez Gaby une bouteille à la main pour régler leurs comptes… c’est très très mignon, d’autant plus que sous l’influence de la tequila, Gaby quitte rapidement son costume de mère de famille parfaite ;) (déjà très discret, c’est vrai !)

Et enfin, chez les Hodge, c’est Danielle, son mari, et Benjamin qui débarquent après trois ans de négociations… Orson est fou de joie et prêt à tout pour passer du temps avec celui qui fut son fils, tandis que Bree a bien du mal à retenir sa désapprobation devant la manière dont Bree élève Benjamin… impossible pour elle de se taire à la fois devant le fait qu’il soit végétarien, juif, et que ce soit Danielle qui l’éduque à domicile plutôt que de l’envoyer à l’école… Évidemment, ça ne rate pas, à peine arrivés, déjà repartis… et Orson n’épargne pas Bree… lui qui a découvert à son retour de prison que son fils leur avait été enlevé par sa mère biologique, et que sa femme s'était investie corps et âme dans son entreprise…

dimanche 19 octobre 2008

Event Horizon: la Vaisseau de l'Au-delà

J'étais prévenue qu'il était plutôt du côté horreur que SF, mais je me suis fait avoir quand même. Ca commence comme une jolie promenade dans l'espace, avec un équipage fort sympathique, des personnages comme je les aime, névrosés, mais attachants... un beau petit vaisseau qui vole au-secours de l'Event Horizon, qui avait disparu sept ans plus tôt, et qui vient de refaire surface. Certes, le docteur, paléontologue de renom dans un univers parallèle, fait des cauchemars. Mais bon, qui n'en fait pas ?

Ca se corse à bord dudit Event Horizon, dont le coeur gravitationnel commence par engloutir le petit jeune de l'équipe, avant de le restituer tout juste bon au suicide, non volontaire. (Du coup, le terme suicide est peut être pas trop approprié. Mais bref.) Explosion, vaisseau de secours HS, tout le monde se retrouve à bord de l'Event Horizon, visiblement ravi d'avoir trouvé de nouvelles âmes à tourmenter. La gentille mère de famille se met à voir partout son enfant atrocement brûlé, le capitaine est confronté au revenant d'un p'tit gars qu'il a abandonné lors d'un incendie, tandis que le Dr Weir (Event Horizon, Dr Weir, ça ne vous rappelle rien ?) retrouve avec un certain plaisir sa femme qui s'est ouvert les veines. Bref, que du bonheur. Ajoutez à cela la découverte de l'équipage précédent en sale état, et une entrée terrifiante du livre de bord, et vous aurez un tableau fidèle du film.



Je crois que ce n'est pas un mauvais exemple du genre, même si les ficelles sont sûrement un peu grosses, et même s'il n'y a pas vraiment de surprises. Qui s'en sort, à vous de le deviner ;)

Réalisé par Paul W.S. Anderson. Avec Sam Neill, Laurence Fishburne, Kathleen Quinlan. Sorti le 6 mai 1998.


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ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .