Tequila's Secrets

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vendredi 14 mai 2010

The Voyage, J12: Homassassa Springs & Tarpon Springs



La veille, nous avons décidé de modifier notre programme pour y ajouter une journée à Seaworld, mi-aquarium, mi-parc d'attractions... Du coup, nous ignorons Tampa et Clearwater pour aller directement à Homassassa Springs, qui est en partie une réserve naturelle sous-marine (la source de la rivière Homassassa) et un parc qui accueille nombre d'espèces autochtones, des individus pour la plupart blessés et incapables de survivre en milieu naturel.

homassassa springs

Tel les lamantins, qui bénéficient ici d'un grand terrain de jeu, qui permet aussi de réhabituer ceux qui vont retourner chez eux à une vie moins confinée qu'au Seaquarium, par exemple.

homassassa manatee lamantin

Homassassa Springs, c'est aussi beaucoup d'oiseaux blessés qui ne connaîtront plus que la captivité... et qui cohabitent avec des dizaines d'oiseaux sauvages, qui trouvent là, j'imagine, un certain confort de vie! (Je n'ose pas penser que les vautours sont juste là pour attraper les plus faibles dés que les touristes ont le dos tourné!)

homassassa vautour

Nous y caresserons un bébé alligator de deux ans, bien vif ;)

homassassa alligator

Et nous y rencontrerons également une bonne partie des were-personnages de la saga Sookie Stackhouse de Charlaine Harris (alias True Blood à la télévision): la panthère,

homassassa florida panther panthère were

le renard,

homassassa florida fox renard were

et le loup... :)

homassassa florida wolf loup were

Du côté de la source, l'observatoire sous-marin permet l'observation de dizaines de poissons... et des lamantins quand ça leur chante d'y faire une apparition, ce qui ne fut pas notre cas!

homassassa fish

Les écureuils sont omni-présents, et si des panneaux demandent de ne pas les nourrir, pour leur santé, nous en verrons un se faufiler sans vergogne dans la remise d'une baraque qui vend des douceurs :)

homassassa squirrel écureuil

homassassa squirrel écureuil

Nous déjeunons sur place avant de chercher une plage pas trop loin pour finir la journée avant de repartir vers Orlando... Nous avions en effet prévu d'aller à Crystal River, mais le monsieur sur qui je tombe au téléphone me dit que ses expéditions à la recherche des lamantins ne se font que le matin.

Du coup, direction Tarpon Springs, où nous trouverons une plage au bord d'une immense crique plutôt vaseuse, pour la plus grande joie des pitchouns. Le coin regorge en effet de bernard-l'ermites et de crabes et ils n'ont pas trop de l'après midi pour attrapper leur content de bestioles, y compris cette petite raie (à moins qu'il ne s'agisse de tout autre chose?). Edit: on me souffle dans les commentaires qu'il s'agit d'une limule... mea culpa!

tarpon springs

Nous restons là jusqu'au coucher du soleil, avant de prendre notre douche et de nous changer dans le confort du camping-car, et de dîner dans un restaurant Longhorn, sorte de Buffalo Grill haut de gamme dont j'aurais bien ramené quelques pots de sauce au poivre! Il nous reste ensuite à rouler jusqu'à Orlando, ce sera notre dernier grand trajet.

tarpon springs

tarpon springs

tarpon springs

jeudi 13 mai 2010

The Voyage, J11: Six Miles Cypress Slough Preserve, Venice & St Petersburg

Nous commençons la journée dans une réserve naturelle, pour une promenade les yeux et les oreilles grands ouverts... les animaux vivent ici en totale liberté, mais nous espérons bien en voir quelques-uns!

six miles cypress slough preserve

Comme souvent, l'accueil est assuré par un écureuil... on a beau en voir tous les jours, ils sont tellement mignons qu'on ne s'en lasse pas. :)

six miles cypress slough preserve

six miles cypress slough preserve

Nous allons parcourir le marécage sur cette promenade en planches, idéale pour éviter que l'on piétine l'environnement ou empiète sur le territoire des animaux. La végétation est luxuriante, et l'eau omni-présente sous nos pieds. Nous verrons fugacement plusieurs fois des loutres, impossibles à photographier, malheureusement, et nous nous arrêtons à chaque fois qu'un bruissement de feuilles attire notre attention!

six miles cypress slough preserve

six miles cypress slough preserve

six miles cypress slough preserve

Comme partout, nous verrons des alligators, des tortues...

six miles cypress slough preserve

Mais également ce serpent que nous regardons chasser/pêcher pendant de longues minutes.

six miles cypress slough preserve

Juste avant de quitter les lieux, c'est une laie et 4 petits qui surviennent à quelques mètres de nous!

six miles cypress slough preserve

Et bien sûr, les écureuils :)

six miles cypress slough preserve

Direction Venice sur les conseils du Lonely Planet... "A propos, saviez-vous que Venice est la capitale floridienne de la dent de requin? Ces dernières finissent en effet sur le rivage depuis des siècles: il suffit de marcher sur la plage dans la partie sud de Caspersen Beach pour en trouver." Ca semble trop beau pour être vrai, mais bon, qui ne tente rien n'a rien ;)

Nous voilà donc sur la plage Caspersen, bien décidés à trouver des dents de requin. D'ailleurs, il y a des dents de requin dessinées sur tous les panneaux, ça prouve bien qu'il doit y en avoir! Deux heures plus tard, toujours rien. Dans l'eau, les plus acharnés sont équipés avec des épuisettes/tamis métalliques... de notre côté, nous n'avons que nos mains. Ceci dit, vu qu'en théorie il suffit de se pencher pour les ramasser, c'est quand même frustrant. Même en allant là où les autres ne sont pas, c'est à dire un peu plus loin dans l'eau, avec masques et tuba, nous revenons bredouilles. Grumpf.

Nous reprenons la route, avec en ligne de mire le Sunshine Skyway Bridge, long de 6,4 kilomètres, et au bout duquel les kite surfers s'en donnent à cœur joie!

sunshine skyway bridge

Direction St Petersburg pour la fin de journée, là encore sur les conseils du Lonely Planet. Nous mettons le cap sur une ancienne jetée ferroviaire, transformée en ponton de pêche, et au bout de laquelle, je cite, "se dresse une structure pyramidale inversée, colorée et massive, abritant un centre commercial sur 5 niveaux, 3 restaurants et un petit aquarium." Rien de tel qu'un peu de shopping pour nous remettre de notre déception de l'après-midi, et en plus, il paraît qu'on peut jeter des poissons aux pélicans ;)

St Petersburg

Les pélicans sont au rendez-vous, sagement rangés sous la balustrade depuis laquelle on peut leur jeter du poisson frais. Certains arrivent, d'autres repartent... en toute liberté. Les petiots ne se privent pas et jettent tantôt en l'air, tantôt tout près, tantôt loin... et je suis étonnée par la discipline des bestiaux!

St Petersburg pélicans

Au centre commercial, les magasins de souvenirs du rez-de-chaussée sont tous plus ringards et vulgaires les uns que les autres... les restaurants occupent les autres étages, ainsi que le minuscule aquarium! Alors que nous jetons quand même un œil dans un magasin, nous sommes reconduits à la porte, c'est l'heure de la fermeture... On trouvait cela louche qu'il y ait si peu de voitures sur le parking, je crois que maintenant, on sait pourquoi! Cerise sur le gâteau, pour le coucher de soleil vanté par le Lonely Planet, on repassera, la jetée est plein est...

Pour nous remettre de notre relative déception, nous dînons d'une délicieuse (comprendre épicée et huileuse) pizza à emporter dans le camping car... avant de trouver un RV park pour la nuit, tout près de notre première étape demain!

mercredi 12 mai 2010

The Voyage, J10: Delnor-Wiggins Pass State Park & Sanibel

Au réveil, comme d'habitude, les petiots se précipitent dehors pour explorer leur territoire. Je les récupère avant qu'ils ne se mettent à patauger dans l'étang que je soupçonne rempli d'alligators, coup de chance ils n'iront pas jusqu'aux sanitaires communs squattés par d'énormes blattes (!), mais un tronc d'arbre voisin foisonne de criquets, pour leur plus grand plaisir!

criquet everglades

Le camping est très masculin: pas de vélos, pas de guirlandes lumineuses, pas de flamands roses en plastique, pas de nains de jardin et encore moins de château de la Belle au Bois Dormant (véridique!) pour agrémenter les emplacements. Par contre, ça ne manque pas de quads, de golfettes tout-terrain et d'autres véhicules visiblement destinés à explorer les environs!

quad everglades

Nous commençons la journée au Delnor-Wiggins Pass State Park, près de Naples, avec la ferme intention d'explorer le récif proche de la plage. Arrivés sur place, une petite reconnaissance nous permet de constater que le soleil, qui a disparu pendant que nous roulions, n'est pas près de revenir. Du coup, nous nous rabattons sur le ramassage de coquillages en attendant de voir si nous échappons ou non à la pluie.

delnor wiggins recreation area naples florida

Autour de nous, les familles remballent et regagnent leurs voitures, y compris celles qui avaient réservé les barbecues placés en bord de plage... si les autochtones s'enfuient, ça s'annonce mal ;) Nous restons sur la plage jusqu'aux premières gouttes de pluie, et décidons d'attendre un moment dans le camping-car que l'averse se calme.

delnor wiggins recreation area naples florida

Les échassiers prennent leurs aises, et de notre côté, nous surveillons la montée des eaux!

delnor wiggins recreation area naples florida

delnor wiggins recreation area naples florida

La pluie perturbe nos intentions, je n'avais rien noté de particulier à faire en intérieur dans les environs, et par contre, nous avons plusieurs plages à explorer dans les jours à venir... Nous décidons de maintenir le programme initial, et nous mettons les voiles en direction notre prochaine étape, Sanibel, île renommée pour la variété de coquillages que l'on trouve sur ses plages!

sanibel florida

Arrivés sur une première plage, Pitchoun #1 dort de si bon cœur que l'Homme se dévoue pour faire lui aussi la sieste, tandis que je vais explorer le bord de l'eau avec Pitchoun #2...

sanibel florida

sanibel florida

Le temps n'a pas découragé les promeneurs, en short et coupe-vent, nous faisons comme tout le monde, et nous fouillons du regard et des mains le bord de l'eau pour dénicher de belles pièces...

Lorsque nous retournons au camping-car une heure plus tard, les marmottes émergent tout juste, et nous prenons la direction d'une autre plage quelques kilomètres plus loin... cette fois-ci, tout le monde s'y met! Sous nos yeux, les pélicans assurent le spectacle en plongeant à tour de rôle...



Nous reprenons le camping car pour faire le tour de Sanibel et Captiva, sa voisine immédiate. A part au niveau des plages publiques, tout le littoral est inaccessible, ce sont de belles propriétés qui se sont appropriées la vue sur l'océan... à noter que quasiment toutes sont d'ailleurs à vendre!

Nous nous arrêtons sur notre dernière plage de la journée pour regarder se coucher le soleil... et en attendant qu'il veuille bien sortir des nuages, ce sont des dauphins qui attirent notre regard en folâtrant à quelques dizaines de mètres de la plage.

sanibel florida

sanibel florida

sanibel florida

Et si vous vous posiez la question, oui, nous sommes revenus en France avec des coquillages :)

coquillages sanibel florida

mardi 11 mai 2010

The Voyage, J9: John Pennekamp State Park

Nous sommes aujourd'hui au bord de la réserve naturelle sous-marine située à la pointe est de la Floride, et nous avons fermement l'intention de mettre le nez sous l'eau ;)

Première étape, la plage située à quelques mètres de notre camping car, où nous nageons jusqu'à la bouée qui nous signale une épave... sans rien y voir. La visibilité est plus que moyenne, il ne reste qu'à espérer qu'elle sera meilleure au large, d'autant qu'en chemin, nous n'avons entrevu qu'un malheureux petit poisson.

Direction l'embarcadère, donc, pour une excursion d'environ 2h30... 30 minutes aller, 1h30 sur place, et 30 minutes retour. Le discours du park ranger est très sécuritaire, et il insiste longuement sur le fait qu'il faut être un bon nageur pour s'aventurer dans l'eau. Vu que tout le monde doit enfiler un gilet de sauvetage (et de préférence le gonfler, sauf si on a VRAIMENT envie de plonger souvent), que pas une vague n'agite l'océan, et qu'en plus il nous indique clairement les limites de la zone dans laquelle nous devons rester... on trouverait presque ça un peu exagéré!

Autour de l'amarre du bateau, un grand banc de calamars de récif...

calamar de récif floride reef squid florida

Et en parlant de récif, nous avons l'habitude d'être ignorés par les poissons au milieu desquels nous plongeons, et ce n'est pas du tout le cas du poisson de floride, qui file se cacher à notre approche, et consent à ressortir timidement si nous restons immobiles, ce qui n'est jamais une mince affaire sous l'eau, surtout pour les petiots qui ne tiennent pas en place ;) Ceci dit, les coraux sont très beaux...

corail floride coral florida

homard floride florida

Du coup, nous explorons plutôt l'herbier, ce qui nous permet d'admirer des dizaines de conques qui broutent tranquillement sur le fond sablonneux, et de nous retrouver nez à nez avec une raie de belle taille...

conque floride conch florida

raie floride stingray florida

Sans compter les barracudas, omniprésents... (pas étonnant que les poissons soient nerveux!)

barracudas floride florida

Comme d'hab, une petite vidéo des moments forts!



De retour sur la terre ferme... nous embarquons sur un second bateau, à fond de verre celui-ci, pour une sortie sur un autre spot. Le bateau est quasi vide, du coup, les petiots s'en donnent à cœur joie entre les deux ponts... pour ma part, j'ai eu la bonne idée de prendre un bouquin dans mon sac (Shakespeare's Curse de J. L. Carrel), je profite donc de la croisière pour lézarder au soleil.

Arrivés sur le récif, les passionnantes explications du park ranger sur les poissons ne compense pas le fait qu'il fait -12°C à l'intérieur du bateau, et qu'il cause tellement vite que j'ai du mal à traduire un minimum pour les enfants qui se lassent très rapidement. On s'exile donc pour le reste de la croisière sur le pont supérieur, au soleil, où nous sommes accueillis avec empressement par un autre ranger qui nous refile illico un bonbon à la menthe. Nous ne sommes pas malades, mais on ne se fait pas prier pour le prendre ;)

Allez, pour tout vous dire, avec tous les carnassiers que nous avons vu sous l'eau, nos emplettes du jour font la part belle au requin ;)



A la marina, il nous reste à rincer nos combinaisons, prendre une bonne douche chaude, et en route vers les Everglades, que nous traverserons en partie de nuit! Mais avant cela, pause dîner dans notre chaîne de restaurants préférée, Cracker Barrel, pour un délicieux repas très américain. A $35 pour 4 avec boissons à volonté et doggy bag pour emporter les restes, on aurait tort de se priver de leurs petits déjeuners bacon/biscuits/baked potato/eggs (servis à toute heure!) ou des somptueux filets de truite au poivre. Bref.

Nous avons dîné et nous avons fait le plein, il est temps de nous engager sur le Tamiami Trail, la route qui relie la côte est et la côte ouest de la Floride en coupant à travers les Everglades. Route bordée par un canal du même nom, dans lequel, même en roulant, nous apercevons quantité d'alligators...

Le GPS nous a trouvé un RV Park en bord de route... signalé d'ailleurs par une panthère géante ;) Une minuscule caravane fait office de Night Office, d'où surgit dans la nuit un homme à l'allure de grizzli. Les formalités administratives (habituellement similaires à celles d'un hôtel + descriptif du camping car) se résument à payer cash pour notre immense emplacement (le moins cher du séjour!) ... avant que notre hôte nous y accompagne en quad. Je vous rassure, nous y dormirons sur nos deux oreilles!

camping everglades

lundi 10 mai 2010

The Voyage, J8: Miami Seaquarium

Aujourd'hui, nous mettons le cap sur l'île de Key Biscayne, près de Miami, pour visiter le Seaquarium, un parc un peu tristounet à voir en terme de décor quand on a l'habitude des parcs Disney... ceci dit, nous venons surtout pour voir le spectacle de l'orque, un animal que les enfants n'ont encore jamais vu "pour de vrai".

C'est également l'occasion de voir nos premiers lamentins, comme tous les parcs animaliers de la région le seaquarium accueille des lamentins en convalescence (ceux-ci se font décimer à l'état sauvage par les hélices des bateaux qui sillonnent leurs cours d'eau), qui parfois finiront leurs jours en captivité, comme les deux plus gros sur la photo ci-dessous, parce que les séquelles de leur accident sont trop handicapantes.

miami seaquarium lamentin manatee

miami seaquarium lamentin manatee

Direction le premier spectacle de dauphin pour un show enthousiasmant, rythmé par une bande son très rock...

miami seaquarium dauphin dolphin

miami seaquarium dauphin dolphin

miami seaquarium dauphin dolphin

miami seaquarium dauphin dolphin

Le second spectacle de dauphins, sensé évoquer Flipper, nous laisse par contre sur notre faim...

miami seaquarium dauphin dolphin

C'est d'ailleurs presque l'heure de déjeuner, nous filons donc acheter quelques poissons frais, on ne peut en effet qu'admirer le sens du business des gérants du parc qui vous vendent 5 poissons pour $4 afin que vous puissiez nourrir leurs otaries ;) Ceci dit, comment résister à la vue de si belles moustaches?

miami seaquarium otarie

Le spectacle des otaries est d'ailleurs très drôle, et tout le monde rit de bon cœur aux facéties des uns et des autres!

miami seaquarium otarie

miami seaquarium otarie

Remarquez l'aigrette, qui va méthodiquement faire le tour de toutes les boites contenant les poissons-récompenses dissimulées dans le décor... contrôle réglementaire de la bonne mise en place du couvercle ;)

miami seaquarium otarie

Il nous reste à voir l'orque, qui se trouve dans un bassin avec deux dauphins d'une autre espèce... Peu de photos de ce spectacle, que j'ai préféré filmer, depuis le film Orca, je garde une tendresse particulière pour la baleine tueuse!

miami seaquarium orque killer whale

miami seaquarium orque killer whale

miami seaquarium orque killer whale

Nous l'approchons de tout près à la fin du spectacle... définitivement un superbe animal!

miami seaquarium orque killer whale

Après un dernier coup d'œil aux alligators, aux tortues, aux iguanes, aux aquariums récifaux... et aux lézards locaux (!) nous reprenons la route vers la pointe sud de la Floride.

miami seaquarium lezard

Du pont qui nous ramène vers Miami, la vue sur le skyline est superbe, du coup, nous en profitons pour faire une petite pause photo ;)

skyline miami

skyline miami

skyline miami

Nous tenons à aller jusqu'à Key Largo ce soir, pour profiter pleinement de la journée sur place demain, et mine de rien, il y a une trotte à parcourir, surtout que la vitesse sera limitée à 35 miles à l'heure. Du coup, le camping-car est tellement silencieux qu'à part la conductrice, tout le monde pique un petit somme ;)

Nous arriverons pour une fois de bonne heure (18 heures) au camping situé en bord de plage, plage que nous délaisserons au profit de la piscine, qui se trouve à 30 mètres à peine de notre emplacement! L'eau est chaude, les petiots s'éclatent sous l'eau, et on se délasse avec délice!



Après des courses au supermarché du coin, et une gigantesque pizza arrosée de pink lemonade à volonté, nous rentrons chez nous à pied, dans le noir et sous les étoiles :)

dimanche 09 mai 2010

The Voyage, J7: Gold Coast & Miami

Premier événement marquant de la journée, Pitchoun #1 perd enfin sa première dent, branlante depuis des semaines! Le camping-car étant fermé très hermétiquement la nuit pour cause de moustiques (non, même une souris ne peut pas se faufiler par une moustiquaire!), la petite souris ne passera pas, alors que nous avons pourtant eu de longues conversations sur la monnaie qu'elle déposerait: dollar ou euro? Pire, c'est la seule chose que j'oublierai lorsque nous rendrons le camping-car! Après l'avoir sortie 17 fois de mon porte-monnaie pour qu'il puisse l'examiner encore et encore, j'avais fini par la laisser dans un des porte-gobelets de la cabine... Oups.

blowing rocks preserve gold coast

Nous sommes à la Blowing Rocks Preserve, qui offre semble t-il un époustouflant spectacle à marée haute, avec les vagues qui s'engouffrent dans les rochers et en ressortent façon geyser. L'horaire des marées n'étant pas coopératif, nous y sommes à marée basse, pour une belle promenade dans un sable très profond, sur une plage encore une fois déserte, à part pour les méduses échouées là.

blowing rocks preserve gold coast

blowing rocks preserve gold coast

Direction Loxahatchee Airboat Tours pour une promenade dans les Everglades, avec un guide dont le visage est dissimulé derrière une casquette, des lunettes de soleil, une épaisse couche de crème solaire blanche, et une barbe bien fournie. Dommage qu'il faille choisir entre le casque anti-bruit (l'hélice fait un barouf d'enfer!) ou ses explications fort intéressantes hurlées au-dessus de nos têtes!

blowing rocks preserve gold coast

Peu d'alligators sont au rendez-vous, l'hiver a été froid et pluvieux, le niveau de l'eau est bien au-dessus de la moyenne, la saison des amours n'a pas encore commencé... Nous verrons par contre pas mal d'oiseaux, qui ne s'envolent pas tous sur notre passage :) Ceci dit, ça fait du bien quand le moteur s'arrête!

blowing rocks preserve gold coast

blowing rocks preserve gold coast

Nous reprenons la route vers Miami, où nous ferons une promenade en ville pour admirer les façades art déco...

miami art déco

miami art déco

miami art déco

miami art déco

avant de goûter dans notre premier Starbucks, au bord de Miami Beach ;)

miami art déco

samedi 08 mai 2010

The Voyage, J6: Gold Coast

Ainsi nommée pour le nombre de gallions espagnols partis à la conquête du Nouveau Monde qui y ont fait naufrage. Premier arrêt au Sebastian Inlet Park, dans un petit musée où sont exposés nombres d'objets sortis de l'eau, dont des pièces d'or ;)

treasure museum gold coast

La plage attenante au musée est parfaitement déserte, un vrai coin de paradis...

 plage beach gold coast

Nous partons ensuite à la recherche de l'épave de l'Urca de Lima, qui serait accessible en masque/tuba depuis une plage quelques dizaines de kilomètres plus au sud.

Renseignements pris auprès d'un des sauveteurs, l'emplacement n'est plus signalé par une bouée, et vu les ouragans récents, à son avis, il n'y a plus grand chose à voir. Par contre, pour s'aventurer aussi loin en mer (!) il faut une bouée de plongée, que nous filons donc acheter dans un magasin du coin. Retour sur la plage, c'est marée haute, beaucoup de vagues, visibilité nulle sous l'eau, et pour couronner le tout, c'est une journée à méduses. Je renonce définitivement après m'être emberlificotée dans la ligne d'un pêcheur vers laquelle le courant m'a entraînée alors que j'aidais Pitchoun #2 à réajuster son masque.... On se contentera de jouer dans les vagues, d'étrenner notre ballon de football américain, et de ramasser des plumes de mouettes (qui resteront sur place) et des noix de coco, qui feront office de bateau aux enfants pendant le reste du séjour :)

 plage beach gold coast

Le soir venu, nous décidons de rouler jusqu'à notre prochaine étape pour gagner du temps sur le programme du lendemain... Coup de chance, nous sommes sur un pont pour les dernières minutes de soleil de la journée...

sunset coucher soleil gold coast

sunset coucher soleil gold coast

C'est ensuite que les choses se compliquent. Comme d'habitude, nous faisons confiance au GPS pour nous indiquer le camping le plus proche de notre destination. Pas de bol, la première adresse nous emmène direct sur un immense chantier. Deuxième essai, nous arrivons devant ce qui est probablement une petite agence de voyage. Il est déjà tard, du coup on cherche un Wal-Mart, une chaîne de supermarché bien connue pour sa tolérance envers les RV garés pour la nuit sur son parking. Celui que nous trouvons a, bien en évidence, un panneau "Overnight Camping Forbidden". On reprend la liste d'adresses, et on tente la troisième... qui n'est autre qu'une résidence pour RV, certes, mais à l'année. Juste après avoir fait demi-tour, nous avisons un RV garé sur un parking d'une petit centre commercial, et nous filons nous garer derrière lui. Il est plus de minuit, nous sommes épuisés.

Nous serons réveillés vers 4 heures du mat' par un camion poubelle, et c'est un camion de lavage qui prendra ensuite le relais jusqu'à six heures...

vendredi 07 mai 2010

The Voyage, J5: Animal Kingdom

Journée ludique en perspective, parmi les parcs Disney qui se trouvent à Orlando, j'ai choisi Animal Kingdom (mi-zoo et mi-parc d'attraction), qui n'a pas d'équivalent en France... l'un des "quartiers" est dédié aux dinosaures, qui ont toujours beaucoup de succès auprès des petiots (bon, OK, de moi également!).

animal kingdom orlando

animal kingdom orlando

Comme toujours, les décors sont absolument splendides, et nous prenons le petit déjeuner en Asie, entre les ruines laissées aux singes et l'Everest... qui n'est autre qu'une montagne russe habitée par le Yéti, qui pose évidemment quelques problèmes en arrachant les rails du train juste avant notre passage. Nous faisons l'effort d'aller chercher des Fastpass (note: un ticket qui permet d'être prioritaire pendant un créneau horaire précis) pour les attractions qui nous semblent les plus courues, du coup, pas de file d'attente, pas l'occasion de lire les panneaux d'avertissement... et nous sommes tous les 4 aussi surpris les uns que les autres quand les wagons du roller coaster commencent à dévaler la pente en marche arrière! Les petiots ressortent impressionnés, mais ils en redemandent :)

Direction un spectacle avec des oiseaux, très drôle, qui présente beaucoup d'oiseaux africains en vol, et surtout ce perroquet qui fera hurler la salle de rire en interprétant 3 chansons différentes au micro. Nous rions beaucoup également devant ce bel échassier qui jette, rattrape, re-jette, re-rattrape inlassablement un lézard en caoutchouc - c'est sa technique pour assommer ses proies.

animal kingdom orlando

Nous verrons également de près notre premier "bald eagle"...

animal kingdom orlando

Pendant ce temps là, dans le ciel, un petit avion se charge de nous évangéliser avec bonne humeur... "JESUS 4GIVES", "GOD LOVES YOU"... Je dis avec bonne humeur, car il terminera par un smiley géant ;)

animal kingdom orlando

Direction DinoLand où nous déjeunerons d'une cuisse de dinde à manger avec les doigts, ou plutôt les dents... à la préhistoire, mieux valait être carnivore ;)

animal kingdom orlando

animal kingdom orlando

L'attraction phare, c'est Dinosaur, un voyage dans le passé dont le but est de ramener un iguanodon, tel Aladar, le héros du dessin animé Dinosaures, qui nous accueille devant son attraction. Imaginez une sorte de train fantôme qui vous secoue dans tous les sens et vous permet de rencontrer de près, de très près même, quelques espèces sympathiques, et d'autres... moins. Les carnotaures sont là, tout comme les raptors et les ptéranodons, et inutile de vous dire que l'impact imminent de LA météorite n'arrange pas les choses. C'est tellement bien qu'on le fait deux fois tout de suite, et qu'on reviendra dans la dernière demi-heure avant la fermeture pour le faire encore trois fois. Quand on aime...

animal kingdom orlando

La jungle du Maharajah recèle des ruines mystérieuses, des félins, des oiseaux, des poissons... et beaucoup de zones didactiques. Devant chaque enclos, des animateurs sont présents pour répondre aux questions et présenter des artefacts, et la mise en scène est parfaite.

animal kingdom orlando

animal kingdom orlando

animal kingdom orlando

Nous embrayons vers l'Afrique, pour un safari en camion 4x4 impressionnant à souhait. La piste a beau être en "dur", elle est fabriquée pour procurer des sensations, avec des nids de poule, des gués, des passages boueux et des ponts de bois.

animal kingdom orlando

La promenade commence tranquillement, dans un décor superbe, agrémenté de baobabs et de termitières. Nous croisons toutes sortes d'animaux, parfois de très très près, et si le premier rhinocéros dort bien tranquillement, nous en croiserons un second à quelques mètres à peine du camion, qui ne nous accordera d'ailleurs pas un regard. Rien à voir avec le safari de Planète Sauvage, donc, même si j'entrevois à un moment un 4x4 à l'intérieur du parc, au final, les seuls animaux qui me semblent être tenus à distance par de l'eau sont les éléphants. La promenade s'accélère sur la fin suivant un scénario précis, et les sensations sont au rendez-vous!

animal kingdom orlando

Nous apprendrons plus tard, en faisant un tour en train dans le parc, que tous les animaux de la savane sont rentrés chaque soir dans des enclos individuels, chaque espèce étant dressée à venir à l'appel d'un son précis. Nous verrons d'ailleurs les étables aux dimensions hors-normes des girafes, des éléphants et des rhinos... le parc a du "rab" de tous les animaux, qui alternent donc entre la savane (sous les yeux du public) et des enclos plus petits, certes, mais au calme. Un autre "behind-the-scenes" très didactique, c'est l'aperçu d'une salle d'op' vétérinaire.

animal kingdom orlando

Nous ressortirons trempés des rapides de la rivière Kali, mais nous étions prévenus! Qu'à cela ne tienne, nous sécherons vite au soleil de la Floride, pourtant moins brûlant en cette fin d'après midi. Il nous reste à aller faire un tour du côté de Discovery Island, où trône un immense baobab dans le tronc et les racines duquel sont sculptés des dizaines d'animaux. Sous l'arbre, c'est le spectacle en 3D présenté par Tilt (1001 Pattes), qui fera évidemment beaucoup rire les petiots, bizarrement, pas besoin de comprendre l'anglais pour reconnaître une punaise qui se lâche. Comme quoi... Perso, j'aurais pu me passer des araignées qui descendent subitement au bout de leur fil au-dessus de nos têtes ;)

C'est dans ce coin-là aussi que nous nous faisons copieusement disputer par les loutres, qui visiblement attendent avec impatience qu'arrivent les poissons du soir!

animal kingdom orlando

Nous quittons le parc à la fermeture, vers 20 heures... direction la côte est!

animal kingdom orlando

Arrêt au McDo pour récupérer le dîner, que nous dévorons en roulant... Sitôt repus, les petiots s'endorment sur leurs banquettes respectives, confortablement allongés avec oreillers et doudous, et nous nous arrêterons finalement vers 22 heures dans un "Christian" RV Park pour la nuit...

jeudi 06 mai 2010

The Voyage, J4: Kennedy Space Center

De retour au Kennedy Space Center, nous mettons le cap vers Hubble, qui fête cette année ses vingt ans. Le film en IMAX 3D est passionnant, et même les petiots à qui je traduis le plus important sont emballés par cette rétrospective du lancement, de la réparation effectuée dans l'espace... et par les images prises par Hubble qui nous emmènent littéralement au cœur de l'univers et des galaxies.

Dommage que le hall adjacent qui présente entre autres des maquettes soit glacial, nous y aurions volontiers passé plus de temps!

space shuttle hubble kennedy space center

Ensuite, retour aux premières années de la conquête spatiale, les missions Mercury et Gemini...

gemini kennedy space center centre de contrôle

capsule gemini kennedy space center

capsule gemini kennedy space center

fusées gemini kennedy space center

Passage par The Rocket Garden en plein jour, pour revoir les fusées à l'échelle 1. Des militaires et des forces de l'ordre de toutes sortes se photographient tour à tour devant les fusées... les petiots se tiennent à carreau, impressionnés par cette débauche d'uniformes, et pour ma part, je leur envie le badge VIP qu'ils arborent pour la plupart sur leur poitrine!

rocket garden kennedy space center

rocket garden kennedy space center

Nous embarquons ensuite dans un bus pour rejoindre les autres lieux du KSC ouverts au public... avec comme premier arrêt, les missions Apollo. Nous sommes en terrrain connu, outre le film Apollo 13, que nous avons du voir au moins 17 fois, nous avons regardé il n'y a pas si longtemps la série documentaire When We Left Earth: the NASA missions (que je vous recommandais chaudement à l'époque).

En terrain connu, donc, c'est dire si je ne m'attendais pas à être aussi émue en rentrant dans la salle de contrôle pour revivre le premier lancement d'une fusée Saturn V, une véritable géante de 110 mètres de haut. Je traduis au fur et à mesure pour Pitchoun #2, à côté de moi, qui n'ouvre la bouche que pour me demander durant les dernières secondes du compte à rebours: "ils vont réussir?" (Je ne réponds pas, je le laisse regarder...)

apollo kennedy space center saturn V

apollo kennedy space center saturn V

Quand les portes de la salle s'ouvrent, nous émergeons dans un hangar aux dimensions pharaoniques, dans lequel est suspendue, au-dessus de nos têtes, une Saturn V. Aucune photo ne peut rendre justice à cette incroyable fusée, qui m'émeut au point que mes yeux se brouillent. C'est incroyable d'imaginer que des hommes aient construit une telle géante, et l'aient envoyée dans l'espace en espérant qu'elle permettrait à d'autres d'aller jusqu'à la lune. Et c'est évidemment encore plus impensable de se dire que des hommes avaient les c******* le courage de prendre place dans ce qui n'est ni plus ni moins qu'une véritable bombe.

apollo kennedy space center saturn V

Nous déambulons doucement sous les trois étages, le nez en l'air, avant de découvrir le module lunaire, le module de service, et enfin le module de commande, dans lequel les astronautes revenaient sur terre.

apollo kennedy space center

Nous déjeunerons sur place, sous un LEM, au Moon Rock Café...

LEM apollo kennedy space center

Avant de reprendre notre ballade dans le hangar, histoire de jeter un coup d'œil au minivan des astronautes...

minivan apollo kennedy space center

et à la Corvette (oui, quand on est astronaute, on a le droit de s'la jouer un peu!)

corvette apollo kennedy space center

corvette apollo kennedy space center

Après avoir touché la véritable roche lunaire, c'est l'heure de faire le tour du magasin de souvenirs, que nous rapporterions bien tout entier :)



Nous terminons par un petit tour à l'extérieur, afin de voir de plus près les deux pas de tir, celui d'où est parti "notre" navette il y a quelques heures...

launchpad kennedy space center

et celui qui était déjà converti pour le programme Orion, prêt à accueillir les fusées Ares, nous verrons justement une tour de lancement depuis notre bus quelques minutes plus tard.

launchpad kennedy space center

launchpad kennedy space center

Sans oublier le VAB, le plus grand bâtiment au monde, dans lequel étaient déjà assemblées les Saturn V, et où sont aujourd'hui encore assemblées les navettes sur l'ensemble réservoir principal/booster.

VAB Vehicle Assembly Building kennedy space center

Direction les Stations Spatiales...

La toute première, Skylab...

skylab kennedy space center

Mir...

mir kennedy space center

et enfin l'ISS...

iss station spatiale internationale kennedy space center

Une galerie vitrée nous permet même de voir l'intérieur de l'ISS Processing Facility, où sont assemblés et contrôlés les différents modules de l'ISS avant de rejoindre leur destination finale via la Cargo Bay d'une navette. Pour entrer dans les zones entourées de cordons jaunes, les techniciens doivent revêtir leur "bunny suit"...

iss station spatiale internationale kennedy space center

iss station spatiale internationale kennedy space center

tels ceux qui travaillent justement sous nos yeux (enfin, dés qu'ils arrêtent de nous faire signe de la main!)

iss station spatiale internationale kennedy space center

Il nous reste encore à visiter quelques halls moins passionnants, tels celui des robots d'exploration où les enfants craquent quand même devant un rover en Légo... ou encore celui consacré à la faune autour du KSC. Nous rejoignons finalement notre RV en toute fin d'après midi, direction Orlando et le camping Fort Wilderness, au sein de l'immense resort Disney.

Changement de décor, ce sera notre camping le plus cher (et au check-in le plus long!), mais les emplacements sont spacieux, et le comité d'accueil se compose d'un écureuil et d'une aigrette. (Je me serais par contre bien passée des moustiques qui lancent une attaque en règle à l'instant où je m'assieds sur la terrasse.)

fort wilderness campground

Nous partageons une pizza au restaurant à thème avant de regarder depuis la plage le feu d'artifice tiré au Magic Kingdom voisin... Il est près de 22h30 quand nous allons nous coucher, cela fait 19 heures que nous sommes debout, et demain nous passerons la journée à déambuler dans les allées d'Animal Kingdom, l'un des parcs Disney!

dimanche 02 mai 2010

The Voyage, J4: Discovery, mission STS-131

Avant de commencer le récit de cette -longue- journée, revenons un peu en arrière...

Je crois que la première fois que nous avons évoqué l’idée d’aller assister au décollage d’une navette spatiale, c’était en 1998. Et puis les années passent, et avec elles l’achat d’une maison, plusieurs changements d’employeur et la naissance de nos deux garçons.

C'est en 2009 que la NASA annonce la fin du programme des navettes spatiales ; une fois la construction de l’ISS – la Station Spatiale Internationale- achevée, les 3 orbiteurs restants (Discovery, Atlantis et Endeavour) seront mis à la retraite, après presque 30 années de loyaux services malgré la perte de Challenger au décollage en 1986 et de Columbia en 2003 lors de son retour sur Terre.

Début 2010, plus de doute possible, le planning de lancement de la NASA affiche les 5 derniers vols. Trop tard pour s’organiser pour celui de février, le mois de mai c’est la haute saison touristique, juillet celle des ouragans… et en septembre, ce sera la rentrée scolaire pour les petiots, CP et CE1, impossible de rater les premiers jours d’école. Notre choix se porte donc sur la mission STS-131, décollage prévu le 18 mars.

Mi-février, la NASA annonçe le report du décollage, les températures rigoureuses ne permettant pas de sortir Discovery de son hangar pour l’emmener au Vehicle Assembly Building, où se fait l’assemblage de l’orbiteur avec son réservoir principal et ses deux boosters. On positive… les billets d’avion n’étaient pas encore réservés, le camping car non plus, et nous serons finalement absents en partie pendant les vacances de Pâques !

Dimanche 4 avril

18H

Après une demi-journée estivale sur la plage de Daytona, nous arrivons à Titusville, pavoisée de drapeaux américains. Sur le rivage, tournés vers l’océan, des dizaines de camping-cars sont garés les uns à côté des autres, et pas de doute, sur l’horizon, la silhouette blanche du VAB, le bâtiment d’assemblage, se détache nettement. Des centaines de personnes prennent ainsi l’apéritif au bord de la route, pour la plupart une paire de jumelles à la main. Nous cherchons des yeux la silhouette de la navette sur son pas de tir… que nous verrons mieux à la nuit tombée, sous les feux des projecteurs.

Nous décidons de continuer vers le Kennedy Space Center pour avoir des nouvelles fraîches, quitte à revenir dîner plus tard en ville… Sur le NASA causeway/parkway, la route surélevée longue de 7 miles qui relie Titusville au domaine de la NASA, la vue est entièrement dégagée. Miles après miles, les silhouettes du pas de tir et du VAB grossissent sur le côté gauche de la route. C’est frustrant d’être à la fois si proche, et encore si loin ! Nous passons devant le Astronaut Hall of Fame, devant lequel est garée une réplique grandeur nature d’une navette. Je la connais par cœur, et pourtant, en la voyant en vrai pour la première fois, je suis encore surprise par ses proportions…

Bientôt, ce sont des silhouettes de fusées qui apparaissent. The Rocket Garden, un jardin presque à la française dans lequel sont exposées les fusées qui ont jalonné la conquête de l’espace. Ce jardin fait rapidement place à notre troisième navette de la soirée, une réplique nommée Explorer… et à un réservoir principal, flanqué de deux boosters. Après des mois de préparation et d’anticipation, nous voilà arrivés au Visitor Complex du Kennedy Space Center. Renseignements pris, des centaines de visiteurs sont attendus avant même 23 heures, heure à laquelle le site ré-ouvrira ses portes à ceux munis du précieux sésame.

19H

Nous retournons dîner à Titusville, au milieu d’une foule qui arbore fièrement t-shirts et casquettes de la NASA, et dont le lancement à venir monopolise toutes les conversations. Dehors, le pas de tir brille de mille feux, et les projecteurs qui balaient la nuit captent tous les regards.

STS-131 space shuttle discovery launchpad vab night

21H

Une fois garés sur le parking du KSC, nous remontons par curiosité la file d’attente qui patiente en attendant l’ouverture des portes. Il y a des couples de tous les âges, des groupes d’amis, des familles avec enfants, plusieurs bébés... Tous sont venus avec des oreillers, des couvertures ou des chaises pliantes en prévision d’une nuit à la belle étoile qui s’annonce inoubliable. Avec un pincement de regret, nous optons pour une nuit courte, certes, mais passée dans le confort de notre camping car.

Lundi 5 avril

3H

Lorsque le réveil sonne, nous sommes tous les 4 parés au décollage ! Après fouille de nos sacs et passage sous les portiques de sécurité, nous découvrons le jardin des fusées illuminé par des projecteurs, véritable paradis pour photographe amateur.







Nous avons trois heures à passer avant le décollage, ce qui nous laisse le temps de déambuler tranquillement dans les allées et d’examiner l’intérieur et l’extérieur d’Explorer, réplique exacte d’une navette.



5H

Il est temps de se trouver une place dans un des espaces où les plus acharnés campent depuis déjà plusieurs heures. Nous cherchons une vue relativement dégagée du ciel immédiatement au-dessus du pas de tir, ce qui n’est pas une mince affaire au milieu des palmiers qui procurent une ombre nécessaire en journée. Nous optons finalement pour un petit emplacement libre près de l’extrémité des boosters exposés avec Explorer… à part des fils électriques, rien ne devrait nous gâcher la vue, et cerise sur le gâteau, nous pouvons voir la navette sur le pas de tir grâce à l’écran géant installé à proximité. Les enfants frétillent d’impatience, nous aussi, mais c’est la foule entière qui retient sa respiration à chaque point météo donné au milieu du commentaire des préparatifs !

5H45

Autour de nous, un par un nos voisins fixent sur des trépieds leur matériel, qui va de la longue vue à l’appareil photo en passant par le caméscope. Le geste est contagieux, et je me retrouve bientôt en train de fixer notre caméscope, avec lequel j’aimerais capturer l’ambiance du lancement. J’ai l’intention de garder en main mon appareil photo, au moins pendant les premières secondes du décollage, pendant lesquelles l’intensité lumineuse sera suffisante pour photographier sans trépied.

6H15

Le commentateur vient d’annoncer que la Station Spatiale Internationale, destination finale de Discovery, va passer à la verticale du KSC d’une seconde à l’autre. Tous les regards se tournent vers le ciel, et nous la découvrons juste au moment où elle apparaît sur l’écran géant… Sitôt disparue, ce sont tous les regards qui convergent à nouveau en direction du pas de tir.

6H20

Les toutes premières lueurs de l’aube apparaissent sur notre droite. Comme la foule massée autour de nous, nous guettons sur l’écran géant la fin du compte à rebours…

6H21

A l’instant où la flamme jaillit sur la vidéo de la fusée sur son pas de tir, une lueur d’une incroyable intensité embrase l’horizon, puis le ciel tout entier… Discovery vient de décoller, sans un bruit, mais dans une grande explosion de lumière, dont l’intensité ne faiblit pas. Je crois que je compte une dizaine de secondes avant que le son nous atteigne, un fantastique crépitement qui me rappelle celui d’une allumette que l’on vient d’enflammer.





Tandis que Discovery s’élève vers le ciel, le bruit s’intensifie encore quelques secondes avant de décroître et de disparaître.



Ne reste alors sous nos yeux émerveillés que la fumée des moteurs, et un point lumineux qui continue de s’élever, avant de décrire une courbe et de redescendre vers l’horizon.

6H24

Les deux boosters ont été largués et retombent vers la terre, ceci dit, contrairement à ce que nous pensions le jour même, ce n'est pas eux que nous voyons, mais tout simplement la fumée des trois moteurs de Discovery... Le ciel s’éclaircit de secondes en secondes. Encore quelques instants, et nous perdrons Discovery de vue.



Des applaudissements retentissent autour de nous, pour ma part, je suis encore sous le choc d’avoir assisté au décollage d’une navette spatiale. L’avant-dernier décollage de Discovery, l’une des toutes dernières étapes d’un programme spatial qui ne compte plus que 3 missions. Autour de nous, nos voisins plient bagages.

Nous resterons encore là de longues minutes, à regarder disparaître doucement dans le ciel toutes traces du lancement ; les premiers rayons du soleil qui caressent la fumée des échappements de Discovery nous offrent un spectacle de toute beauté, irréaliste.



Les portes du KSC ne sont pas encore ouvertes au public, nous en profitons pour nous rendre au Shuttle Launch Experience, un simulateur de lancement de navette dont les astronautes vantent unanimement le réalisme. Nous ne serons pas déçus, après l'expérience que nous venons de vivre, se retrouver à son tour dans la navette, même si c'est avec 30 autres personnes dans la Cargo Bay... c'est magique!





8H

Il fait déjà trop chaud pour notre tenue de la nuit, jean et pull... nous retournons au camping car nous changer et déposer une partie de notre matériel, nous avons encore toute une grande journée devant nous pour vivre et revivre la conquête de l'espace :) La suite de cette journée, c'est ici!

samedi 01 mai 2010

The Voyage, J3: NASCAR et plage à Daytona

Notre camping étant juste à côté du speedway, ce sera notre premier arrêt... Même si nous sommes plutôt Formule 1 que Nascar, l'immensité de l'ovale sous nos yeux impressionne, et les panneaux Sunoco sont un joli clin d'oeil au dessin animé Cars!

daytona nascar speedway

daytona nascar speedway

daytona nascar speedway

Ensuite, direction l'océan!

daytona beach

daytona beach

Nous rangeons notre RV sur une place de parking en bord de plage avant d'aller déjeuner dans un restaurant orienté NASCAR, entre deux combinaisons de pilote et sous une carrosserie de voiture de course. Derrière la vitre, le spectacle est permanent entre les motards qui roulent torse nu et sans casque (le bandana noué façon pirate est visiblement suffisant!) et les pick-ups tous plus massifs les uns que les autres. Nous avions garé notre RV à côté d'un Hummer jaune, et c'est maintenant une Mustang qui nous fait de l'oeil :)

rv mustang daytona beach

Sur la plage, l'après midi est très chaude, et tout le monde commence par aller jouer dans les vagues. On se croirait en plein été, difficile d'imaginer qu'il y a quelques jours c'était tout juste le début du printemps! Nous sommes installés juste à côté de la jetée emblématique de Daytona, les pélicans patrouillent au-dessus de nos têtes, l'eau est plutôt bonne, les enfants sont ravis de galoper après les mouettes et de jouer au foot... Ça sent les vacances ;)

jetée daytona beach

daytona beach

Pas question de s'aventurer à plus de 100 pieds dans l'eau sans se faire siffler illico par les lifeguards, qui surveillent les baigneurs depuis leurs 4x4 et leurs quads, et n'hésitent d'ailleurs pas à se mouiller pour aller chercher les récalcitrants si nécessaire! (Spectacle garanti...)

daytona beach

Nous plions bagage en fin d'après-midi... après un bon rinçage dans les jets d'eau glaciale en bord de plage, c'est la douche chaude qui nous attend sur le parking. Trop cool, le camping car. Une fois propres, secs et rhabillés, il ne reste plus qu'à sortir les glaçons du congélateur, remplir les verres, et reprendre la route, direction Titusville!

daytona beach

vendredi 30 avril 2010

The Voyage, J2: Gatorland & RV

Premier petit-déjeuner sur le sol américain... nous cherchons longuement le chocolat en poudre pour préparer les chocolats chauds des petiots, avant de le découvrir sous forme liquide. Les céréales plaisent, les pâtisseries font moins l'unanimité :)

Sur le parking de l'hôtel, nous découvrons sous le soleil les voitures entrevues hier soir. Je ne suis pas surprise par les "limos" traditionnelles, mais version Hummer, c'est une première!

limousine

limousine hummer

Direction Gatorland pour la matinée, décrit par le Lonely Planet comme un parc "tranquille, tourné vers la Floride d'antan. Petit, bêbête et kitsch sur les bords (...)". La jeune femme qui vend les billets a un merveilleux accent du sud, au point que j'en oublierais presque d'écouter ses explications pour me perdre dans les sonorités. Mais au-delà de l'accent, elle arrive à caser un "honey" à peu près tous les cinq mots, je pourrais l'écouter pendant des heures. "Now, honey, you don't want to miss that, because, honey..."

Nous filons direct au Gator Wrestling Show, pendant lequel un animateur plein d'humour lutte avec un alligator, perpétuant ainsi sous nos yeux une tradition historique, qui permettait aux cowboys de délocaliser les alligators qui se montraient trop entreprenants avec leur bétail. C'est drôle, c'est impressionnant, et en plus on peut s'asseoir sur l'alligator à la fin ;)

alligator wrestling gatorland orlando

alligator wrestling gatorland orlando

alligator wrestling gatorland orlando

alligator wrestling gatorland orlando

alligator wrestling gatorland orlando

alligator wrestling gatorland orlando

Gatorland, c'est aussi des alligators qui attrapent au vol les saucisses que vous leur jetez, des alligators de toutes tailles, des histoires d'alligators...

alligator aigrette egret gatorland orlando

alligator blanc gatorland orlando

alligator gatorland orlando

alligator gatorland orlando

Sans compter des alligators qui sautent hors de l'eau pour attraper des poulets - là encore, dans un show plein d'humour.

alligator jumparoo gatorland orlando

alligator jumparoo gatorland orlando

alligator jumparoo gatorland orlando

Et des oiseaux, à commencer par les aigrettes (great egret & snowy egret).

alligator aigrette egret gatorland orlando

alligator aigrette egret gatorland orlando

aigrette egret gatorland orlando

(celle-ci nous a fait l'honneur de nous démontrer sa technique de pêche au harpon)

aigrette egret gatorland orlando

aigrette egret gatorland orlando

Et puis les cigognes (wood stork), les hérons (tri-colored heron & great heron), le quiscale (grackle)...

cigogne wood stork gatorland orlando

tri colored heron gatorland orlando

great blue heron gatorland orlando

quiscale grackle gatorland orlando

Plein d'oiseaux qui nichent donc juste au-dessus des alligators, comportement qui n'est pas si suicidaire que l'on pourrait le croire puisque les alligators éloignent quantité de prédateurs. Ceci dit, les petiots n'ont pas intérêt à rater leur envol!

egret aigrette gatorland orlando

egret aigrette gatorland orlando

egret aigrette gatorland orlando

cormorant gatorland orlando

Je ne vais pas vous raconter qu'il nous a fallut plus de deux heures pour rejoindre pendant l'après-midi l'endroit où nous devions récupérer notre camping-car, distant d'à peine 1/2 mile. Non, je ne m'étendrai pas là-dessus, ça peut arriver à tout le monde. (Le premier qui rigole...)

camping car RV

Cette fois-ci, on prend la route pour de vrai, direction Daytona!

feux tricolores USA

Au programme de la soirée sur place: courses afin d'être autonomes pour les p'tits déj, les rafraîchissements et les p'tites faims. Ensuite, dîner chez Mc Donalds (le premier, la veille nous avons tenté le Burger King) et recherche de notre premier camping. Nous arrivons bien après l'heure de fermeture de l'office, et nous installons dans un emplacement signalé disponible pour les "late-night arrivals". Vu notre peu d'expérience du sujet, nous comprendrons le lendemain, sous le soleil, que la dalle en béton est une terrasse, et non l'endroit où garer le véhicule ;)

Pour terminer, qu'avons nous ramené de cette journée?

jeudi 29 avril 2010

The Voyage, J1: De Paris à Orlando via Charlotte

Avant de quitter Roissy, p'tit coup d'oeil indiscret sur les avions présidentiels français :)

avion présidentiel français

Nous voyagerons sans doute avec moins de classe, mais notre A330 sent encore bon le neuf, et les télés individuelles plaisent beaucoup aux petiots qui frétillent à l'idée de tout ce qu'ils vont pouvoir regarder... Et quelque chose comme neuf heures plus tard, pas de doutes, nous sommes aux États-Unis.

charlotte north carolina

Je pourrais même vous dire que Charlotte a un goût de Madeleine, je crois d'ailleurs reconnaître des montagnes sur lesquelles j'ai skié, là, dans le fond... Mais Charlotte, c'est surtout le territoire d'US Airways, la compagnie avec laquelle nous voyageons... du coup, des US Airways, on en voit plein. De toutes les tailles. On finirait presque par s'en lasser!

us airways charlotte north carolina

us airways charlotte north carolina

En attendant notre tour de décoller, on aurait presque pu aller faire un tour au Musée de l'air...

musée de lair charlotte north carolina

Mais beaucoup d'eau plus tard... nous voilà à Orlando!

vue aérienne

(Avec les vues aériennes, on comprend rapidement pourquoi la Floride compte autant d'alligators... et de moustiques!)

vue aérienne orlando

Évidemment, US Airways a perdu l'une de nos trois valises... et non, pas celle qui contient toutes nos affaires de plongée, dont nous aurions pu facilement nous passer quelques jours. Ceci dit, vu que je sais ce que c'est que de débuter des vacances sans rien à se mettre sur le dos, nos affaires sont soigneusement réparties moit/moit afin que tout le monde ait des vêtements de rechange. Pour ce premier soir, nos trousses de toilette manquent tout de même à l'appel (pas de démaquillant dans le kit fourni par US Airways, pourtant très complet!), tout comme le sac qui contient tous les chargeurs de nos appareils électroniques (1 GPS, 2 ordinateurs, 2 appareils photo, 1 caméscope, 2 téléphones). Heureusement, un coup de téléphone vers minuit nous prévient que la valise vient d'être livrée à l'hôtel... ça tombe bien, on venait juste de réussir à s'endormir.

Notre voiture de location en attendant de récupérer le camping car demain après-midi (les assurances américaines obligent à passer une nuit sur le sol américain AVANT de vous laisser repartir au volant d'un Recreational Vehicle - RV) est une Mercury Grand Marquis. Ce n'est pas ce que j'avais loué, mais c'est mieux, on fera donc avec ;) Grand moment de solitude dans le parking de l'aéroport en cherchant à débloquer le frein à main, puis à comprendre comment le levier de vitesse au volant fonctionne... le moteur est prometteur, mais la boite automatique et les limitations de vitesse drastiques ne me laisseront pas en profiter beaucoup!

mercredi 23 décembre 2009

Musée des Arts Forains (Les Pavillons de Bercy)

Pas de photo potable de ce lieu plein de mystères et de magie, je dois avouer que ces derniers jours à Paris ont été assez Rock n' Roll pour ma part... Disons que vu mon état général il aurait fallu que je passe mes journées assise sous une couette avec un bon bouquin et une provision de mouchoirs à proximité. Ce n'était pourtant pas mon but en montant à Paris, et vu que je ne voulais surtout pas priver mes enfants de la joie de crapahuter dans les rues de la capitale, j'ai fait de mon mieux. Ceci dit j'avais pris le chargeur de mon vieux Nikon au lieu de celui de mon réflex, que j'ai donc à peine utilisé, et je n'avais pas suffisamment mes esprits pour me servir correctement de mon compact (c'est là que l'on se rend compte que l'appareil ne fait pas tout le travail!). Il aurait fallu que j'arrive à connecter quelques neurones supplémentaires, et je plains d'ailleurs de tout cœur ceux qui m'ont accueillie, je n'ai pas été une hôte idéale, loin de là, entre ma crève et le travail à faire... bref, revenons-en à nos moutons, donc.

Ou plutôt au Musée des Arts Forains, qui ne se contente pas d'exposer vieux manèges et jeux de foire en tous genres, puisque le public est vivement convié à prendre part à la fête. Tenez, le manège avec les vélos, par exemple, si les adultes ne se portaient pas volontaires pour pédaler de toutes leurs forces, il serait évidemment beaucoup moins drôle pour les plus petits, qui profitent de la balade sans faire le moindre effort! Les plus grands (5 ans et 6 ans 1/2) y ont pris beaucoup de plaisir, il faut dire que ça tourne très vite, surtout au début. Ensuite... eh bien ensuite, comme dans les galères, il faudrait quelqu'un pour donner le rythme, j'en ai vu qui faiblissaient rapidement :) La plus jeune (3 ans et quelques mois) n'a pas osé s'y frotter, mais elle a du coup largement profité du carrousel de chevaux de bois. Il y avait pas mal d'autres jeux à disposition, mais plutôt à destination des plus grands, puisqu'ils nécessitaient adresse et précision. Pour résumer, pour peu que vous ayez gardé une âme d'enfant, si vous avez envie de plonger dans une ambiance chaleureuse faite de tentures rouges et d'éclairage feutré, je crois que vous pouvez y aller entre adultes.

Le spectacle de magie m'a beaucoup plu, tout comme aux enfants... le manipulateur était excellent, et j'ai beaucoup aimé son discours à l'attention autant des enfants que des parents. Il a révélé quelques uns de ses trucs aux enfants, sauf qu'évidemment, il s'agissait à chaque fois de l'explication la plus simple, la plus grossière, dirais-je même. Les enfants étaient implacables, n'hésitant pas à le huer, et nous, parents, étions bluffés lorsqu'il passait la vitesse supérieure en mettant en œuvre tout son talent de manipulation. Je dois dire que je ne me suis pas remise du verre de vin disparu littéralement sous mes yeux avec son contenu, et réapparu d'on-ne-sait-où quelques minutes plus tard, toujours sous mes yeux, contenu y compris. Fichtre.

Les Pavillons de Bercy

samedi 19 septembre 2009

Salon de l'habitat 2009 (Angers)

Rapide visite du Salon de l'habitat aujourd'hui, et coup de cœur pour deux associations...

L'outil en Main tout d'abord, qui propose à des jeunes de 9 à 14 ans de découvrir des métiers sous la tutelle d'artisans retraités... De la menuiserie à la couture en passant par la maçonnerie ou la mosaïque, les enfants sont initiés dans de véritables ateliers, dans lesquels ils mettent la main à la pâte et réalisent eux-mêmes des objets. L'association est nationale, avec des délégations régionales... je vous invite à jeter un coup d'œil sur leur site internet pour en savoir plus. Je dois avouer que je trouve l'idée très bonne, même si elle ne développe pas forcément une vocation, cette prise de contact avec des métiers manuels ne peut qu'être bénéfique quand on voit le plaisir qu'ont les enfants à créer!

Transformeurs ensuite, spécialisée dans le recyclage artistique. Je dois avouer que j'ai vu de jolies choses et que je trouve intéressante l'idée de regrouper en un lieu des artistes qui se penchent sur la même problématique: recycler pour créer une œuvre d'art... un objet unique. Tout cela se passe à Nantes, et là encore, je vous invite à suivre ce lien vers leur site internet.


Tous droits réservés

Et enfin, je voulais juste tirer mon chapeau à la dessinatrice qui réalise en direct et à une vitesse absolument effarante de splendides croquis correspondants aux projets d'aménagement des personnes qui s'arrêtent sur le stand d'un des cuisinistes. Je ne sais pas si les discussions se terminent systématiquement par une vente, mais les enfants et moi, nous sommes restés scotchés devant son expertise du sujet et son efficacité!

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ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .