Tequila's Secrets

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dimanche 27 mai 2007

Il pleut, il pleut bergère...

Bon, il faut bien l'avouer, pour cette dernière journée de vacances, j'aurais aimé voir plus de lézards et moins d'escargots.

escargot

P-O-S-I-T-I-V-O-N-S: La nature avait besoin d'eau! Les nappes phréatiques se remplissent! Les couleurs sont si belles après la pluie!

Comment se faire larguer en 10 leçons (How to Lose a Guy in 10 Days)

Sahara m'a donné envie de voir d'autres films de Matthew McConaughey... d'où celui-ci. Le scénario de départ est simplissime, pour une comédie romantique qui ne devait pas avoir de grandes prétentions, et qui réussit néanmoins à faire rire. Oh, pas tout le temps, hein, ce n'est pas non plus la comédie du siècle, mais j'ai vu de bons moments.

Nous avons donc une jeune journaliste blonde mais intelligente (tapez pas!), obligée par sa rédactrice en chef d'écrire un "article-réalité" sur le thème "comment se faire larguer en dix jours". A elle de dénicher un homme, et de ne lui épargner aucun travers féminin jusqu'à ce qu'il prenne la poudre d'escampette. De l'autre côté, un brillant chef de pub qui accepte un pari pour obtenir le budget qu'il convoite: rencontrer une femme, et faire en sorte qu'elle soit amoureuse de lui au bout de dix jours.

Benjamin va donc non seulement tout supporter de la part d'une femme collante, versatile et hystérique mais en plus endosser le rôle de l'homme parfait, tandis que Andie multiplie les clichés dans l'espoir de se faire larguer. Evidemment, c'est bourré de clichés, évidemment la fin est très convenue, et l'intérêt du film réside uniquement dans quelques scènes, en particulier lorsque la demoiselle débarque pendant la partie de poker ultra-masculine... et provoque un carnage.

Comment se faire larguer en 10 leçons (How to Lose a Guy in 10 Days) Réalisé par Donald Petrie, Avec Kate Hudson, Matthew McConaughey, sorti le 11 Juin 2003.


©United International Pictures (UIP)

Sahara

Résumons l'histoire... on a d'un côté un chasseur de trésors, Dirk, ex-navy seal, et son meilleur pote, Al, exactement du même acabit. De l'autre, on a un Docteur de l'OMS, Eva, qui soupçonne avoir découvert une nouvelle épidémie... Tous ont besoin de se rendre au Mali pour vérifier leur théories respectives, un Mali militarisé, tenu par des chefs de guerre et un gouvernement qui visiblement ne veut pas de leur présence sur son sol.

Le résultat est un film d'action façon Indiana Jones... de la vitesse, des explosions, de la chance, de l'humour, des paysages superbes, de la baston, de l'archéologie, des fusillades, des adversaires qui ne pensent qu'à s'enrichir et toutes les cascades requises par le genre que ce soit sur un train, un bateau, en haut d'un bâtiment, sous un hélicoptère etc.



Au final on a un bon divertissement, moderne, avec à la clef une menace à la fois écologique et sanitaire, et même si l'intrigue a un peu de mal à démarrer, elle est néanmoins bien ficelée.

Nos deux aventuriers endossent à merveille leurs rôles respectifs: Matthew McConaughey est très convaincant en chevalier des temps modernes, et Steve Zahn, "Al", dans un second rôle plus déjanté. Seul bémol, je n'ai pas été super convaincue par le jeu d'actrice de Penelope Cruz, "Dr Eva".

Sahara, réalisé par Breck Eisner, avec Matthew McConaughey, Steve Zahn, Penélope Cruz, sorti en juin 2005.


(Photos copyright SD)

samedi 26 mai 2007

Zzzzzzzzzzzzzzzzz

Guépard au Zoo de Doué la Fontaine

Guépard au Zoo de Doué la Fontaine.

En fait, quand il est 3h30 du matin et que ça fait 4 fois que Pitchoun #2 vous appelle pour aller aux toilettes, même bien embrumée de sommeil, on se dit que ça cache quelque chose (l'instinct maternel, sans doute!) Et quand pour solutionner le problème on se décide à dormir avec ledit Pitchoun #2, Pitchoun #1 refuse catégoriquement de rester seul dans sa chambre. Et dormir dans le lit de la chambre d'amis avec deux petiots, c'est tout sauf du repos. Visiblement c'est chouette de dormir avec maman, mais si elle pouvait prendre moins de place, ce serait super. Sales gosses.

vendredi 25 mai 2007

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Décidément, si j'avais commencé à regarder à reculons le premier opus à cause de tout un tas de préjugés (un film issu d'une attraction?! quelle idée saugrenue!), cette saga me donne beaucoup de plaisir.


Photo ©Buena Vista International

Je n'aime pas particulièrement Johnny Depp, mais dans ce rôle de pirate fantasque et outrancier, je trouve qu'il joue à merveille... Le gentil petit couple (contre lequel je n'irai certainement pas me battre) est charmant également, et le film est bien servi par tout un tas de second rôles tous plus savoureux les uns que les autres.

Et puis bon, c'est du grand spectacle... il y a de la bataille, de beaux effets spéciaux, des paysages magnifiques, de l'humour au premier, second et troisième degré, du romantisme, des décors sublimes, du drame, de l'amour, des retournements de situation, du suspense, de la poésie également, souvent emprunte de tristesse... bref, tout est réuni pour faire de ce film un grand divertissement.

A noter que malgré tout le merchandising qui est fait en leur direction, ce n'est pas un film à conseiller à de jeunes enfants... pas forcément à cause des scènes de bataille, car même si les morts se comptent par dizaines, je ne crois pas avoir vu une seule goutte de sang. Plutôt parce que certaines scènes suggérées sont très fortes, en particulier la scène d'ouverture du film, avec une longue file de prisonniers conduits à l'échafaud, et plusieurs pendaisons collectives, dont celle d'un jeune garçon.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, mais la dernière fois qu'on avait vu Jack Sparrow, c'était en bien mauvaise posture face au Krakken commandé par Davy Jones... nous retrouvons ses "amis" bien décidés à le ramener de son purgatoire afin de réunir la confrérie des pirates et d'en finir avec Davy Jones maintenant au service de la Compagnie des Indes. Force est de constater pourtant qu'en ramenant Jack Sparrow, chacun des protagonistes de l'aventure poursuit un objectif personnel. A partir de là, les alliances se font et se défont à une vitesse vertigineuse au rythme des intérêts et des profits de chacun.

La fin m'a laissée légèrement... sur ma faim. Outre quelques points d'interrogation (en particulier à propos de 9 pièces de 8), disons que dans les dernières minutes je m'attendais à une meilleure exploitation de la fureur de Calypso... et que dix ans, c'est long. Trèèèèèèèèèèèèèès long. Même si ça dépends de la journée, comme le dit le beau Will. Et de ses conséquences! (restez jusqu'à la fin du générique!) Disons que je suis sortie de la salle en espèrant que nous aurons un jour un Pirates... 4 tant il reste de pistes à explorer.

Si vous avez aimé les deux premiers épisodes, foncez voir celui-là également! Par contre, si vous n'aimez ni les hommes-poissons, ni les pirates à l'hygiène douteuse, ni les scènes d'abordage... passez votre chemin sans regrets.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (Pirates of the Caribbean: At World's End), Réalisé par Gore Verbinski, Avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, sorti le 23 Mai 2007.

Virée en Suède

J'adôôôôôôre Ikéa... ses peluches acidulées, ses lanternes inox, ses ustensiles de cuisine improbables, ses coussins déjantés, ses jolis pots en verre de toutes les tailles, ses milliers de bougies de toutes les couleurs, et le demi-million de bricoles dont on a absolument pas besoin mais qui sont si irrésistibles dans le magasin. Même le sac bleu à la caisse paraît archi-pratique et indispensable.

Par contre, s'il avaient pu continuer à faire les éléments de bibliothèque qu'on avait choisi il y a quelques années, ç'aurait été top. Les plans sur la comète tirés depuis la maison auraient été plus utiles. Parce que là, il n'y avait plus de 60 cm de large, mais que du 40 et du 80. Et moi, c'est 60 qu'il fallait, idéalement. Bon, il y avait encore la bonne couleur, c'est déjà pas mal... Reste plus qu'à monter tout ça... et ranger les livres!

jeudi 24 mai 2007

Casino Royale de Ian Fleming

Déjà, dés les premières lignes, on sent que le livre n'est pas tout jeune: (1) parce que la devise est l'ancien franc, et (2) parce que les féministes ont tout de même bien fait bouger les choses. Je ne vais pas écrire que je me suis indignée en lisant certains propos de James, mais il y aurait à redire!

"Women were for recreation. On a job, they got in the way and fogged things up with sex and hurt feelings and all the emotional baggage they carried around. One had to look out for them and take care of them."

"He was quite honest to himself about the hypocrisy of his attitude towards her. As a woman, he wanted to sleep with her, but only when the job had been done."

"He gazed for a moment into the mirror and wondered about Vesper's morals. He wanted her cold and arrogant body. He wanted to see tears and desire in her remote blue eyes and to take the ropes of her black hair in his hands and bend her long body back under his."


Ensuite, c'est bel et bien le premier opus des aventures de Bond. On y découvre de quelle manière il a obtenu son "00", son permis de tuer. On y découvre aussi la recette de son cocktail favori.

" 'Three measures of Gordon's, one of Vodka, half a measure of Kina Lillet. Shake it very well until it's ice-cold, then add a large thin slice of lemon-peel. Got it?'
'Certainly, Monsieur.' The barman seemed pleased with the idea.
'Gosh, that's certainly a drink' said Leiter.
Bond laughted. 'When I'm ... er... concentrating,' he explained, 'I never have more than one drink before dinner. But I do like that one to be large and very strong and very cold, and very well-made. I hate small portions of anything, particularly when they taste bad. This drink's my own invention. I'm going to patent it when I can think of a good name.'
He watched carefully as the deep glass became frosted with the pale golden drink, slightly aerated by the bruising of the shaker."


Et enfin, c'est vrai que le film Casino Royale reprend intégralement certaines scènes du livre, en particulier l'air des bijoux, mais aussi la convalescence... et que la demoiselle (agent double forcée pour sauver la peau de celui qu'elle aime) se suicide.

Par contre, pas de camp de rebelle (et pour cause, les méchants sont encore les Russes en cette période de guerre froide), pas d'Afrique, pas de Caraïbes, pas non plus de Venise. Le livre débute alors que James est déjà au Casino, prêt à jouer contre Le Chiffre. Pas d'Aston Martin, James roule dans une puissante Bentley, qui lui appartient et qu'il bichonne amoureusement depuis 10 ans. Et c'est au Baccarat que se jouent les millions au Casino. Très traditionellement, c'est une sorte de parapluie hongrois qui manque de peu James alors qu'il est dans sa période de chance au jeu... et un tapis à pointes métalliques déroulé depuis la voiture des bandits (et ré-enroulé ensuite, c'est de la haute technologie!) qui envoie la Bentley de James dans le décor.

Mais pour moi, la plus grosse différence, c'est quand même l'attitude de Bond envers Vesper. Le film est diablement plus romantique. Parce que si dans le livre Bond est prêt à démissionner (parce qu'il a eu les foins de perdre sa virilité) et même s'il demande Vesper en mariage, jamais il ne se dit amoureux d'elle. Et quand il découvre qu'elle est un agent double, dans une lettre qu'elle lui laisse pour expliquer son geste, il ne la voit plus qu'en temps qu'espion, et relègue aux oubliettes ce qu'ils ont partagé. Lorsqu'il parle d'elle, c'est avec le terme "bitch". Un homme charmant, vraiment ;)

Voir ma critique du film.

Comme un lézard au soleil...

Iguane photograpié au Mexique, en fait. Mais peu importe. Pour la première fois de la semaine il fait beau, chaud, et je lézarde sur mon transat. (Mode prévention du cancer ON) Oui, j'ai mis de la crème, et non je ne resterai pas des heures au soleil (Mode prévention du cancer OFF). Et ça fait du bien...

Iguane du Mexique

mercredi 23 mai 2007

Dans la série "J'apprends à dessiner..."

Mon grand (4 ans) est à fond dans les dessins en ce moment. Les châteaux, les fleurs, les soleils, les papillons, quelques bonhommes... à la sauce petite section de maternelle, évidemment.



Pour l'encourager, je lui ai montré l'autre jour comment on dessine une toile d'araignée, façon grande fille de 32 ans qui n'a jamais eu aucun sens artistique, et ça a donné ça, étape par étape.



Et mon p'tit gars a bien accroché...



Alors j'ai cherché sur internet d'autres modèles "étape par étape" (parce que moi, à part une toile d'araignée...) et je suis tombée sur la collection "J'apprends à dessiner...". Commande sur Amazon, et hop, le surlendemain, on reçoit:
- J'apprends à dessiner les animaux de A à Z
- J'apprends à dessiner les engins de chantier
- J'apprends à dessiner les animaux d'Afrique

Et là, non seulement j'arrive à dessiner une pelle excavatrice (!), mais aussi un yack, un tigre... ô miracle! avec une méthode destinée aux enfants à partir de 5 ans, pour la première fois de ma vie je fais un dessin qui ressemble à quelque chose. Il était temps!

Avec Pitchoun #1, on commence par l'escargot, puis le requin, le rhinocèros, la souris... et ma foi, même si je donne un coup de main avec la gomme de temps en temps, il se débrouille fort bien (c'est la maman qui parle!).




C'est très encourageant et il s'approprie après quelques essais l'escargot, qu'il dessine maintenant sans regarder le livre (pas parfaitement, hein, mais parfois ça mérite une place sur le frigo!). On se lance maintenant directement au feutre, qu'il maîtrise mieux que le crayon de bois, tant pis pour les erreurs!





La méthode est très bien faite. Sur la page de gauche, le dessin en 4 étapes, et le catalogue des formes à maîtriser (cercle, trait, arc, dents de scie, courbe etc.). Sur la page de droite, le dessin colorié et mis dans un décor adéquat. Pas de texte, et grâce au catalogue de formes, on identifie aisément le niveau de difficulté du dessin.

Inutile de préciser que c'est également intéressant pour l'apprentissage du vocabulaire... même si je me demande où ils sont allés chercher le xérus (sorte d'écureuil à minuscules oreilles) et le zorille (croisement d'un raton laveur et d'une moufette?).

Et il faut bien l'avouer, on se prend facilement au jeu. Même quand Pitchoun #1 a terminé, je me surprends à tenter de nouveaux animaux avec ses feutres et j'ai bien du mal à refermer les livres ;)

Immortel (Ad Vitam)

Je dois avouer que même si le nom de Enki Bilal me disait quelque chose, jamais je n'ai ouvert une de ses bandes dessinées.

C'est un joli film, dont l'ambiance m'a fait penser au "Cinquième Élément", les voitures un peu rétros peut être, et l'idée des niveaux différents dans la ville. Les décors sont superbes. Les effets spéciaux également. C'est très surprenant de voir cohabiter des humains et des personnages dessinés, mais l'on s'y fait. C'est quand même à des années lumière de "Qui veut la peau de Roger Rabbit", je vous rassure.

L'histoire est celle d'un Dieu à tête de faucon tout droit sorti de l'Egypte Antique, qui dispose de quelques heures pour emprunter le corps d'un homme afin de se reproduire avec une "femme" dont c'est la destinée. Une Femme qui vient d'arriver sur la planète, aux cheveux et aux larmes de couleur bleue. Une Femme guidée par un passeur dont on sait peu de choses. Une Femme étudiée par une scientifique d'un laboratoire qui visiblement est prépondérant dans la vie de la planète. L'Homme est un rebelle qui s'est opposé à ce laboratoire trente ans plus tôt, a été congelé toutes ces années, et profite d'une défaillance du système pour mettre les voiles. Le Dieu doit possèder la Femme, l'Homme veut l'aimer et la respecter, la Femme déteste le Dieu qui la viole et voudrait croire en l'Homme.


Photo ©UFD

La fin du film est très poétique, le Dieu est à nouveau en stase dans sa pyramide, l'Homme qui a fini de purger sa peine retrouve la Femme qui est née à nouveau en haut d'une Tour Eiffel, et l'Enfant faucon vole autour d'eux tandis qu'ils (re)font connaissance.

Ce qui est difficile, finalement, pour moi, c'est qu'après plus de dix ans de ma vie rythmés par la série Stargate, j'ai du mal à voir un Dieu Faucon sans penser Go'auld, surtout quand il vit dans un sarcophage à l'intérieur d'une pyramide volante.

Immortel (Ad Vitam), Réalisé par Enki Bilal, Avec Linda Hardy, Thomas Kretschmann, Charlotte Rampling, sorti le 24 Mars 2004.

Nos Amis les Terriens

J'ai une confession à faire; j'ai une légère tendance à écouter Europe 1 une bonne partie de la journée. Surtout le matin. Et Jacques Pradel, qui tient la tranche 9h -10h30, il a fait une super émission pour la sortie du film "Nos Amis les Terriens" de Bernard Werber. Le Bernard en question était là, accompagné de Claude Lelouch, producteur si mes souvenirs sont bons. Jacques Pradel, un type bien habituellement, avait adoré le film, et franchement, au bout d'une heure trente, j'étais persuadée qu'il s'agissait d'un chef d'oeuvre. Un petit bijou. Enfin l'homme était étudié par des extra terrestres en tant qu'espèce animale, avec tous les clichés du genre! Quant à la scène de sexe, jamais on n'avait filmé ainsi un couple faisant l'amour! Et le poulet, le poulet, mes amis, un caméraman était spécialement affecté au poulet tant il jouait avec naturel (!). Par l'odeur alléchée, patati, patata, vous devinez la suite.

Eh bien non, ce n'est pas un chef d'oeuvre. C'est même très soporifique. Récapitulons l'histoire. Des extra-terrestres découvrent la Terre, les espèces animales qui y vivent, et évidemment s'intéressent en particulier à l'étude de l'homme qui semble être l'animal dominant les autres. Leurs biologistes, zoologistes et autres scientifiques décident donc de nous étudier à la fois in vivo et in vitro. Outre le côté rétro, cliché, et lent, très lent, de l'étude de nos moeurs dans notre milieu naturel, le fim suit également des spécimens prélevés au Bois de Boulogne et installés dans un aquarium géant. Les scientifiques subviennent à leurs besoins au fur et à mesure qu'ils les découvrent: se vêtir, manger, aller aux toilettes, construire, trouver sa place dans le groupe (dominé, dominant, souffre-douleur ou autonome) et enfin, se battre pour le droit de possèder la télécommande -même s'il n'y a pas de télé- (et quand on en arrive là dans le film, la bonne nouvelle, c'est que ça se termine bientôt). Ces "rats" de laboratoire sont soumis à des privations, des prélèvements, des tests, du stress... et les réactions des uns et des autres sont disséquées, avec évidemment des conclusions erronnées (la baffe dans un couple fait partie de la parade nuptiale, les préservatifs sont utilisés pour sélectionner les spermatozoïdes les plus valeureux etc.)

Au final, les sujets étudiés sont relâchés dans le Bois de Boulogne, sans souvenirs de ce qui leur est arrivé. A peu près tous en bon état, sauf le souffre-douleur, qui y a laissé sa peau. Je comprends que l'exercice ait été intéressant à faire, je veux dire, examiner l'homme comme on examinait une espèce animale il y a 100 ou 200 ans, c'est intriguant, mais ça ne mène pas loin. Ce qui m'a le plus chiffonnée, c'est que je pense qu'aujourd'hui nos éthologues sont beaucoup plus prudents dans leurs hypothèses, et évidemment, c'est difficile d'imaginer qu'une race extra-terrestre plus "avancée" que nous n'ait pas des éthologues encore plus affûtés.

Nos Amis les Terriens, Réalisé par Bernard Werber, Avec Pierre Arditi, Audrey Dana, Boris Ventura Diaz, sorti le 18 Avril 2007.

Casino Royale

Horreur, James Bond est blond. Sacrilège, il n'est pas invincible. Il se traîne même plutôt lamentablement dans la poursuite traditionnelle des cinq premières minutes, je me suis surprise à faire des Ohhhhhhhhhhhhh et des Aaaaaaaaaaaaaah d'admiration pour le gars qu'il poursuit et qui, lui, bondit comme une gazelle.

Bon, en fait, ce qui m'a le plus déplu dans ce Bond, ce ne sont pas les longueurs terriblement longues des parties de poker, ou du happy end avant l'heure à Venise. Ce n'est pas non plus les trucs que je n'ai pas compris, genre, pourquoi la CIA prend contact avec le vilain monsieur mais lui laisse tranquillement le temps de kidnapper la copine de James? Qui est le copain de la copine? Qui arrive à temps pour sauver les bijoux de famille? Pourquoi la demoiselle tient-elle absolument à se suicider?

Non, j'ai surtout regretté que "M" soit mariée. "M" aurait une vie en dehors du QG?

Sérieusement, quelque part au fond de moi, j'ai toujours vu James Bond comme étant la même personne, peu importe les acteurs qui jouent le rôle. Une sorte de héros qui traverse les années sans vieillir. Pour moi il n'y a qu'un James Bond, et là, du coup, ré-entendre cette histoire de permis de tuer qui vient de lui être délivré, ça me chiffonne. Tout comme le voir inventer en "live" la recette de son fameux cocktail.

En résumé, pas un grand James Bond pour moi... les puristes regretteront également que sa nouvelle Aston Martin ne fasse que quelques kilomètres avant d'être pulvérisée. Ce n'est pas la première fois, mais quand même.


©Gaumont Columbia Tristar Films

Casino Royale, Réalisé par Martin Campbell, Avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, sorti le 22 Novembre 2006.

Voir ma critique du livre.

Taper l'incruste

Purée, je reviens avec les pitchouns et les grands-parents d'une virée centre ville pour prendre le petit train touristique. 20 places par wagon. Trois wagons. Tous vides quand on s'installe. Et qui vient faire le troisième sur la banquette de mes parents? Un inconnu. Un inconnu qui se présente et fait la conversation. Et pourquoi je devrais avoir un inconnu sur toutes mes photos, hein, je vous le demande? Et du même coup, on peut plus se parler en privé. Remarquez, il aurait pu être décrépi, ivre et s'asseoir près de moi. Ah non, il n'y avait plus de place. Juste décrépi et ivre alors. Mais quand même.

Séries télé

Bon, je ne saurais que trop vous conseiller, en matière de séries télé, que d'aller faire un tour sur le blog de La Sorcière (voir la rubrique "Liens"). Non seulement vous y trouverez toutes les séries (et quand je dis toutes, c'est toutes!), mais également les dernières news, des analyses de podcasts, et des reviews fort bien faites avec des captures d'écran aux petits oignons. Si vous ne devez cliquer que sur un lien, c'est celui-là, et je ne suis même pas payée pour le dire ;)

Desperate Housewives: épisode 323 (final de la saison 3)

Toutes les bonnes choses ont une fin... pardon, une pause. Le final de la saison 3 donc. (Euh, inutile de préciser que si vous ne l'avez pas vu et ne tenez pas à vous gâcher le plaisir, STOOOOOOOOOOOOOP!)

Contrairement aux saisons 1 et 2, pas d'énigme en fil rouge dont on aurait la solution dans ce final... avec le départ de Bree en court de saison pour cause de maternité de l'actrice, l'énigme concernant le passé d'Orson s'est résolue un peu tôt, entrainant le départ des deux pestes associées, sa mère et son ex-femme.

Du coup, ces derniers épisodes manquaient un peu de sel. Disons que les aventures de nos héroïnes éponymes étaient intéressantes, mais qu'il manquait un peu de suspense pour assaisonner le tout... évidemment, le cliffhanger y remèdie. Récapitulons:

  • Gabrielle embrasse goulûment Carlos le jour même de son mariage avec Viktor, après avoir découvert qu'elle n'est guère plus qu'une "Trophy Wife" destinée à gagner le soutien de la communauté latino.
  • Bree s'est embarquée avec son mari et son fils dans une grande aventure: faire croire à tout Wistéria Lane qu'elle est enceinte tandis que Danielle, réellement enceinte, est enfermée au couvent. Vivement la naissance... d'autant que ce n'est pas très clair que Danielle a accepté le plan... en connaît-elle toutes les subtilités? A quand le retour du neveu prodigue d'Eddie, le papa biologique du bébé?
  • Lynette va devoir à la fois gèrer son cancer, sa mère (ancienne alcoolique, rescapée d'un cancer et qui apparemment avait l'habitude de molester ses enfants)... il faut bien dire que Tom a accepté l'argent et la présence de sa belle-mère, et qu'il considère cela comme la pénitence de Lynette pour son aventure avec Rick.
  • Carlos a découvert qu'Eddie lui avait menti, qu'elle ne souhaitait pas avoir d'enfant et continuait à prendre la pilule... bref, que sa volonté de lui donner un enfant n'était qu'une stratégie pour le garder alors qu'il voulait la quitter.
  • Susan a épousé Mike... en douce pour lui éviter d'avoir à payer pour le mariage coûteux que Ian était prêt à lui offrir. Ces deux-là sont fantastiques ensemble. Même si je plains Mike de tout coeur!

L'épisode se termine par un plan des pieds d'Eddie, qui visiblement vient de se pendre à l'aide d'un foulard de soie, laissant un message pour son "beloved Carlos"... A suivre donc.

Titre M6: Rien n'est plus important au monde / Titre Canal +: Quand la mère se montre

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